‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 205 sur 279 · C. Artère circonflexe antérieure · texte numérisé non relu

C. Artère circonflexe antérieure

E4Ie provient assez fréquemment de la précédente. Elle se dirige en avant , entre les P. muscles coraco-brachial , la courte portion du biceps, et les tendons réunis du grand dorsal et du grand rond, se réfléchit ensuite sur la partie supérieure de l’humérus et passant derrière le tendon de la longue portion du biceps , elle pénètre dans le muscle deltoïde, ou elle se termine. Cette artère donne plusieurs rameaux à la capsule de l’arti culation scapulo-humérale et à l’attache du muscle sous-scapulaire. Au lieu de se rendre au muscle deltoïde, elle pénètre quelquefois dans la coulisse bicipitale pour se répandre sur la capsule articulaire. ^

De l' artère brachiale ou humérale.

L’artère brachiale commence où finit l’axillaire, et s’étend ordinairement jusque au-dessous du pli du coude. De profonde et d’interne qu’elle est supérieurement, elle PI devient superficielle et plus antérieure inférieurement. En avant , l’artère brachiale est en a’ rapport, de haut en bas, avec le muscle coraco-brachial, l’aponévrose brachiale les tégumens , avecl’aponévrose du muscle biceps, la veine médiane basilique, et de nouveau a\ec les tégumens. En arrière, elle est séparée du muscle triceps par une couche de tissu adipeux ; plus bas , elle repose sur le muscle brachial antérieur. En dedans, elle est cotovée par le nerf médian et par la veine brachiale , et recouverte par la peau. En dehors elle est appliquée supérieurement sur l’humérus , dont elle est séparée cependant par l’extrémité lnierieure du muscle coraco-brachial. Plus bas, l’artère brachiale est logée dans l’intervalle qui existe entre les muscles brachial antérieur et biceps , et plus inférieurement encore elle est en rapport avec le tendon de ce dernier muscle.

I.’artère brachiale donne naissance à des branches antérieures , postérieures , externes et internes , et de sa bifurcation naissent les artères radiale et cubitale.

P). 22/j, Gg.

PI. ii\, fif

PI. 22 j . fig.

PL 22 j, fig.

Pi.224.Gg.

ri. 275, fig.

m MANUEL

Branches antérieures <k tarière brachiale. Ces branches, variables pour le nombre je volume « la disposiùon, mais ordinairement au nombre de deux, sont des.mees au muscle

Lirons et aux tégumens. ,, ,

Branches postérieures. Aussi variables que les précédentes , celles-c, se rendent au muscle

brachial antérieur. Quelques-uns de leurs ramuscules descendent pour gagner le b, ceps .

d’autres remontent dans le deltoïde. , , • ,

- Les branches externes sont fort petites. Elles pénètrent dans le muscle coraco-brachial ,

ou bien se rendent aux tégumens.

Branches internes. Il y en a de superjicielles èt de profondes. Parmi les branche supe cielles , les unes remontent dans le deltoïde et jusque dans le muscle grand pectoral , elles s’anastomosent avec les artères thoraciques et circonflexes Les autres se perdent pour plupart dans le muscle triceps. Une d’elles accompagne xe nerf cubital jusqu a 1 ep ocblée. Les branches profondes sont au nombre de deux , la collatérale externe et la collate-

^TZTère collatérale externe ou humérale profonde. D’un volume assez considérable, cette artère naît de la brachiale, ordinairement au niveau delà gouttière de 1 humérus qui reçoit le nerf radial. Elle descend avec ce nerf de devant en arrière, entre les tiois portions du muscle triceps , auquel elle laisse des rameaux , ainsi qu’à l’humerus ; en sortant mr l’intervalle qui sépare ce même muscle du brachial anterieur , elle descend supeificiellement placée sur la face externe et inférieure du bras , pour se partager bientôt en deux branches. Une de ces branches se perd dans le muscle triceps, près de son insertion à l’olécrane ; l’autre marche entre le muscle brachial antérieur et les legumens , et se distribue à ces parties, ainsi qu’au muscle grand supinateur. Les rameaux de ces branches s’anastomosent avec ceux de l’artère récurrente radiale fournie par la radiale.

9o l 'artère collatérale interne prend naissance du côté interne de 1 artere brachiale , aux ’ environs de l’épitrochlée. Elle se porte en dedans , derrière le nerf médian , et au-devant du muscle brachial antérieur, donne des rameaux à ce muscle, au rond pronateur , a l’articulation huméro-cubitale, aux tégumens, et, traversant l’aponévrose intermediaire aux muscles brachial antérieur et biceps, elle se divise presque aussitôt en deux branches. De ces branches, l’une coloie le bord interne de l’humérus jusqu’à l’épitrochlee , ou elle se ramifie , après avoir donné un rameau qui accompagne le nerf cubital jusque sur 1 avantbras ; l’autre se rend dans la cavité de l'olécrane , et se perd dans la partie inferieure c u muscle triceps. Les rameaux de cette artère s’anastomosent avec ceux des artères récurrentes , cubitales antérieure et postérieure venant de l’artère cubitale.

Les deux branches cle terminaison de l’artère brachiale, ou les artères radiale et cubitale , naissent ordinairement un peu au-dessous du pli du bras , et s’écartent l’une de 1 autre a angle aigu ; mais quelquefois elles naissent beaucoup plus haut.

De l'artère radiale.

, L’artère radiale descend à la partie externe de la face antérieure de l’avant-bras , en

S ^ suivant la direction de l’artère brachiale. Arrivée au poignet elle se porte en dehors, -lisse sous les tendons muscles extenseurs et long abducteur du pouce, et, passant

entre les deux premiers os du métacarpe , elle gagne la paume de la main , où elle forme l’arcade palmaire profonde.

Considérée à V avant-bras , l’artère radiale a les rapports suivans : en arrière, elle repose PI. 27 fig sur le radius, dont elle est séparée de haut en bas par du tissu adipeux , parle muscle 2' rond pronateur, par le muscle long fléchisseur du pouce, et enfin par le muscle carré pronateur, au-dessous duquel elle est immédiatement appuyée sur l'os. En avant, elle est recouverte par la veine radiale , par le muscle grand supinateur, et en bas immédiatement par la peau. En dedans , elle cotoie les muscles rond pronateur, grand palmaire et fléchisseur superficiel. En dehors , elle est en rapport avec le nerf radial et le muscle long supinateur.

Dans cette partie de son trajet elle donne des branches antérieures, postérieures, externes et internes.

Branches 1 intérieures . Variables pour le nombre et la disposition , elles percent l’aponévrose , et se distribuent à la peau.

Les branches postérieures se répandent dans les muscles long fléchisseur du pouce et carré pronateur.

Branches externes. Elles sont assez nombreuses, et se jettent presque toutes dans les pi. muscles loug supinateur, radiaux, et dans le grand abducteur du pouce. La première et 2- r

la plus volumineuse de ces branches porte le nom d’artère récurrente radiale. Cette artère ^ ' *

se dirige d abord en dehors, puis ensuite de bas en haut jusqu’auprès de l’olécrane , où elle se ramifie et s anastomose avec l’artère humérale profonde. De l’arcade formée ainsi par 1 artère récurrente radiale , entre les muscles grand et petit supinateurs et le brachial antérieur, sortent de nombreux rameaux pour les deux muscles supinateurs , les deux radiaux externes , l’extenseur commun des doigts, le grand abducteur et les deux extenseurs du pouce.

Branches internes. Ordinairement très-nombreuses, elles se perdent presque toutes daus pp M/( ,;,r les muscles superficiels de la face antérieure de l’avant-bras. Deux d’entre elles existent 5constamment, et naissent tout-à-fait inférieurement. L’une se porte en dedans sur le bord inlérieur du carré pronateur, et forme , par son anastomose avec une branche de l’artère cubitale, une arcade qui envoie des ramuscules , en haut, au muscle carré pronateur, en bas , aux ligamens du carpe. L’autre branche descend au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe, perce le muscle court abducteur du pouce, et va s’anastomoser avec l’extrémité de l’arcade palmaire superficielle, après avoir jeté de nombreux rameaux dans les muscles et dans la peau de l’éminence thénar.

Derrière le poignet , l’artère radiale est recouverte par les muscles grand abducteur et P1.225,iïg. 1 extenseurs du pouce ; elle est appuyée sur les ligamens du carpe et sur l’extrémité supé- 2’ rieure du premier os métacarpien. Elle donne naissance à des branches externes et internes.

Branches externes. Au nombre de trois , elles sont destinées au pouce. La première se PJ.225,<ig. 1 perd dans 1 attache du muscle court abducteur du pouce. La seconde, nommée artère 2' dorsale du pouce , descend derrière le premier os métacarpien et la première phalange du pouce, jette des ramuscules dans le périoste, dans le muscle court abducteur et dans la peau , et se termine en s’anastomosant avec l’artère collatérale externe. La troisième

PI. 225, >ig- I,

PI. 224, fig. 1,

PI. 22.5, fig. 2

Fl. 22 fig

414 MANUEL

cotoie le tendon «lu muscle grand extenseur du pouce, sur le bord interne du premier os métacarpien , et envoie des ramuscules au périoste et au muscle abducteur de 1 index. Branches internes . Il y en a deux. L une est destinée au carpe, et 1 autre au métacarpe.

V artère dorsale du carpe, recouverte par les muscles radiaux externes et extenseurs des doigts , marche transversalement en dedans sur la seconde rangée des os du carpe , et elle se termine en s’anastomosant avec une branche de 1 artère cubitale, apres avoir foui ni des rameaux supérieurs qui se répandent sur 1 articulation du poignet , et des rameaux inférieurs qui se rendent aux muscles interosseux et aux tégumens.

L 'artère dorsale du métacarpe descend ordinairement le long du second os métacarpien jusqu a la partie moyenne de la face dorsale de la main , où elle se perd dans le muscle abducteur de l'index et dans la peau.

Dans la paume de la main , l’artère radiale se partage en deux branches. L’une s’avance dans l’intervalle des deux premiers os du métacarpe, et se divise en deux rameaux destinés au bord interne du pouce et au bord externe de l index. L autre branche se porte transversalement jusqu’aux environs du doigt annulaire , et se termine en s’anastomosant avec une branche de l’artère cubitale , au-dessous des muscles court fléchisseur et opposant du pouce. Elle forme une légère courbure , convexe en bas , qui porte le nom d 'arcade palmaire profonde. Recouverte par les muscles adducteur du pouce, fléchisseurs des doigts et lonvbricaux , l’arcade palmaire profonde est appuyée sur les os métacarpiens et les muscles interosseux. Elle donne des rameaux supérieurs , inférieurs , antérieurs et postérieurs.

Les rameaux supérieurs se répandent dans les ligamens du carpe , et dans les muscles adducteur, petit fléchisseur et opposant du pouce.

Les rameaux inférieurs descendent clans les espaces interosseux, depuis le second jusqu’au quatrième , et parvenus aux environs des articulations métacarpo-phalangiennes , ils se divisent en ramuscules qui se perdent sur les doigts : le dernier est destine aux muscles court fléchisseur et opposant du doigt auriculaire.

Les rameaux antérieurs se rendent dans les muscles lombricaux.

Les rameaux postérieurs ou artères perforantes sont au nombre de trois. Ils percent les muscles inlerosseux , et viennent s’anastomoser, sur la face dorsale de la main, avec l’artère dorsale du carpe.

De l artère cubitale.

L’artère cubitale descend sur la partie antérieure et interne de l’avant-bras , jusqu’à la paume de la main , où, après avoir formé l’arcade palmaire superficielle , elle revient pour s’anastomoser avec une branche de l’artère radiale. Elle est successivement en rapport , en avant , avec le nerf médian , avec les muscles rond pronateur , grand palmaire , petit palmaire , fléchisseur superficiel des doigts et cubital antérieur. Dans l’écartement de ces deux derniers muscles, elle est recouverte par 1 aponévrose et les tégumens, et a la main par le muscle palmaire cutané et l'aponévrose qui en naît. En arrière, elle est couchée sur le muscle brachial antérieur, sur le fléchisseur superficiel des doigts , le carré pronateur, sur le ligament annulaire antérieur du carpe, et sur les tendons des muscles fléchis-

seurs des doigls. En dedans, elle cotoie le nerf cubital, le muscle cubital antérieur et l’os pisiforme. En dehors, elle longe le muscle fléchisseur superficiel des doigts.

A son origine, l’artère cubitale donne naissance à Y artère récurrente cubitale antérieure. Pl.,3j fi. r Celle-ci descend d’abord un peu en dehors, entre les muscles brachial antérieur, rond 2’ pronateur et grand palmaire, auxquels elle donne des rameaux, puis elle remonte en devant vers l’épitrochlée , et communique avéc l’artère collatérale interne. Le muscle fléchisseur superficiel des doigts, le périoste de l’humérus et la peau en reçoivent des rameaux.

A l’avant-bras, on voit naître de l’artère cubitale des branches internes, externes, antérieures et postérieures.

Branches internes. Elles sont très-variables pour le nombre et la disposition. Deux d’entre PI. m5 fi„. , elles cependant sont assez constantes. L’une naît aux environs du poignet, et s’anastomose -, avec l’artère dorsale du carpe, ou se répand sur le bord cubital de la main. L’autre, ou 1 artère récurrente cubitale postérieure , se sépare de la cubitale un peu au-dessous de la récur- PL 2a5, C‘ 8' 5‘ rente cubitale antérieure. Elle se porte d’abord en bas et en dedans, devant le muscle fléchisseur profond des doigts, puis se renversant en haut entre l’épitrochlée et l’olécrane, elle passe entre les deux insertions du muscle cubital antérieur , et s’anastomose avec les artères collatérales externe et interne. Elle distribue des rameaux aux muscles fléchisseurs communs des doigts, cubital antérieur et triceps, aux ligamens de l’articulation du coude et à la peau.

Les branches externes sont fort nombreuses, et se perdent pour la plupart dans les PI. 22j, fi» 2 muscles fléchisseur superficiel et cubital antérieur. Une d’elles concourt à former l’arcade que j ai signalée sur le bord inferieur du muscle carré pronateur.

Les branches antérieures , également fort nombreuses , se perdent dans les muscles superficiels et antérieurs de 1 avant-bras On en voit ordinairement une accompagner le nerf médian jusqu’au poignet.

La branche postérieure est Y artère interosseuse. Née de l'artère cubitale, un peu au-dessous de la tubérosité bicipitale, cette artère se dirige en arrière, et se bifurque bientôt pour donner naissance aux artères interosseuse antérieure et postérieure.

1° Artere inlerosseuse antérieure. Cette artère descend au-devant du ligament interosseux, et, le traversant derrière le muscle carré pronateur, elle s’avance avec les tendons du muscle extenseur commun des doigts jusque sur le carpe, où elle se ramifie et s’anastomose avec 1 artere dorsale du carpe. L’artère interosseuse antérieure laisse de nombreux rameaux sur son passage; les antérieurs se répandent dans les muscles long fléchisseur du pouce, fléchisseur profond des doigts, et carré pronateur ; les postérieurs percent le li°ament inlerosseux pour se rendre aux muscles de la région profonde et postérieure de 1 avant-bras.

PI 225, f.’g. 2.

2° Artere inlerosseuse postérieure. Celle-ci passe au-dessus du ligament interosseux; par- PI. «5 fi..,, venue au-dessous du muscle anconé , elle donne naissance , par sa bifurcation , aux artères 2t récurrente radiale postérieure et inlerosseuse postérieure proprement dite.

V artère récurrente radiale postérieure remonte entre les muscles cubital postérieur et Pl 2a5 fi. , ancone, jusqu’aux environs de l’épicondyle, où elle communique avec les artères collaterale externe et récurrente radiale. Elle répand ses rameaux dans les muscles cubital

MANUEL

PI. 225, fi". ! ,

P). 22 J, li" • 1 ,

postérieur, aneoné et triceps , dans les ligamens de l’articulation et le périoste des os du

bras. .

L 'artère interosseuse postérieure proprement dite descend entre les muscles court supinateur et long abducteur du pouce, puis entre les deux couches des muscles postérieurs t e l’avant-bras jusqu’au carpe, où elle s’anastomose avec l’artère interosseuse anterieure. Dans ce trajet , elle jette des rameaux dans la plupart des muscles de la lace postérieure de l’avant-bras.

Arcade on artère palmaire superficielle. Dirigée de dedans en dehors , cette artère représente une arcade dont la convexité regarde en bas. Sa concavité ne fournit que quelques ramusculcs destinés aux muscles lombricauxet au ligament annulaire du carpe. De sa convexité émanent .ordinairement cinq branches appelées artères collatérales des doigts. La première de ces artères descend sur les muscles de l’éminence hypolhénar, auxquels elle laisse des ramuscules , et s’avance sur le bord interne du petit doigt jusqu’à son extrémité. Les autres branches descendent dans les intervalles interosseux, et, arrivées à l’extremite mierieure des os métacarpiens , elles se divisent chacune en deux rameaux , l’un pour le bord externe du doigt qui est en dedans, et l’autre pour le bord-interne du doigt qui est en dehors. Le dernier de ces rameaux se rend au bord interne du pouce , et s anastomose Par arcade dans la pulpe de ce doigt, avec l’artère dorsale du pouce; les autres s anastomosent entre eux dans la pulpe des doigts , après avoir laissé sur leur passage des ramifications nombreuses qui se répandent sous forme d’arcades sur les tendons et les gaines des muscles fléchisseurs, et avoir envoyé des ramuscules au périoste des phalanges, a leurs ligamens et à la peau.

Des artères fournies par l'aorte thoracique.

Les unes naissent en avant , les autres latéralement.

branches antérieures de l’aorte thoracique.

Ces branches sont les artères bronchiques , les œsophagiennes et les médiastines postérieures.

1° Des artères bronchiques.

Pl. 2 ! 2 . 2 1 '

Les artères bronchiques offrent beaucoup Je variétés. On en voit quelquefois deux pour eliauue uouinon ; mais le plus souvent il n’y en a que deux , une droite et une gauche. La LJ,, revient de l’aorte ou de la première intercostale, et plus rarement de 1 artere mammaire interne. Après avoir donné des rameaux à l’œsophage, elle serpente sur la oartie nostérieure de la bronche droite jusqu’à la racine du poumon, et jette des lamusrnles sur la plèvre , sur le péricarde et les glandes bronchiques. L artère Ironèhtqae gauche •t de l’aorte près de la précédente , et se comporte comme elle sur la bronche gauche. Nous avons vu comment ces artères se terminent dans les poumons. (Foy« organtsation

des poumons. )

2° Des artères (œsophagiennes supérieures.

'Sariables pour le nombre, nées de l’aorte thoracique, ces artères, après avoir donné PIdes rameaux aux plèvres , à l’aorte , au canal thoracique et au tissu cellulaire du médiastin postérieur , se recourbent sur l’œsophage et se perdent dans ses parois. Elles s’anastomosent en bas avec les artères œsophagiennes inférieures fournies par l’artère coronaire th oracique.

3° Des artères médt'aslines postérieures.

Nees de aorte des œsophagiennes et des intercostales, les artères médiastines postérieures PI. se perdent dans le tissu cellulaire du médiastin postérieur et sur les parois de l’aorte en s anastomosant avec les rameaux de la mammaire interne qui se rendent au thymus. ’

BRANCHES LATERALES DE l’aORTE THORACIQUE,

PI

Artères intercostales inférieures ou aortiques.

Le nombre de ces artères varie de huit à dix, suivante nombre des espaces intercostaux qui reçoivent des rameaux de l’intercostale supérieure. Elles se séparent de l’aorte sous un angle légèrement aigu, et se portent aussitôt obliquement en haut et en dehors sur le corps des vertebres. Les artères intercostales droites sont plus longues que les gauches ; elles sont reçues dans la gouttière que présente le corps des vertèbres, et passent SOUS 1 œsophage et la veine azygos. Les intercostales gauches ont bientôt abandonné le corps des \ertcbres , et ne sont recouvertes que par les ganglions thoraciques et la plèvre

branches01 » leS artères du même nom se partagent en deux

La branche dorsale, après avoir jeté des ramuscules sur le périoste des vertèbres et PI fourni de petites branches qui communiquent avec l’artère qui est au-dessus et celle au est au-dessous, envoie par le trou de conjugaison un rameau qui se perd dans les membranes de la moelle cpimere ; puis s’engageant entre les apophyses transverses et travée sam les muscles transversaires épineux , elle se perd dans les muscles long dorsal et sacro lombaire, ainsi que dans les téguniens.

La branche intercostale proprement dite serpente légèrement dans l'espace intercostal au-dessons de la plevre , et par sa bifurcation donne bientôt naissance à deux rameaux ’ t|ui s engagent entre les muscles intercostaux internes et externes. L’un , inférieur lon-è quelque temps le bord supérieur de la côte qui est au- dessous , et se ramifie s’ur so°„ penoste. L autre, superum, cotoïc la côte qut est au-dessus, logé dans la gouttière que présente le bord inférieur de celte côte; et, parvenu à son bord antérieur, il se porte au milieu de 1 espace intercostal, pour aller se terminer au-devant du thorax ou dans les muscles de 1 abdomen , suivant que l'artère d'où il provient est plus ou moins inférieure

Pi.

Pi . 22’

m MANUEL

Le rameau intercostal supérieur laisse de nombreuses ramifierons aux muscles intercostaux, à la plèvre , au périoste des eûtes ; il en envoie aussi clans les mue . de la poitrine, et ses ramuseules terminaux s'anastomosent avec les artères voisines et avec

les branches de l’artère mammaire interne. .. .

La dernière artère intercostale passe sous le pilier correspondant du diaphragme , auquel elle laisse des ramuseules. Après sa bifurcation , la branche intercosta e piopi menu dite gagne , sans se diviser , le bord inférieur de la dern.ere cote qu elle ) qu’à sa partie moyenne , pour se ramifier dans les muscles larges de 1 abdomen.

des artères fournies par l’aorte abdominale.

Elles sont distinguées en antérieures, en latérales , en postérieure et en inférieures.

Branches antérieures .

Ces branches sont les artères diaphragmatiques inférieures, l'artère cœliaque et les arltres mésentériques supérieure et inférieure.

1° Des artères diaphragmatiques inférieures.

Ces deux artères naissent d’un tronc commun , ou à côté 1 une de 1 autr<j > innnét . ment au-dessous de l’entrecroisement des fibres charnues des piliers du diaphragme. < es montent chacune le long du pilier correspondant de ce muscle, auquel elles laissent c es ramuseules, et se divisent bientôt en deux branches, après avoir envoyé des rameaux, celle du côté droit à la capsule surrénale droite, au pancréas et au foie; celle du cote gaue ie a la capsule surrénale correspondante et à l’œsophage. La branche interne de 1 artere diaphragmatique inférieure droite envoie d’abord au-devant de l’œsophage un rameau d anastomose à celle du côté gauche, puis traversant les adhérences du foie au diaphiagme, elle o-agne les environs de la veine cave , jette des ramuseules dans le péricarde , et se eimine par beaucoup de rameaux , dont les uns se rendent au foie , tandis que les autres se perdent dans le diaphragme , en communiquant avec l’artère diaphragmatique Le plus considérable de ces derniers forme, avec un rameau semblable de la bian interne de la diaphragmatique inférieure gauche, une arcade anastomotique autour de l’aponévrose centrale du diaphragme. La branche interne de la diaphragmatique infencuie gauche se porte sur la région antérieure du muscle , et se comporte comme la precedente. La branche externe des artères diaphragmatiques inférieures se porte transversa einen en dehors du centre phrénique, et se ramifie dans les attaches correspondantes du du phra-me Ses rameaux terminaux s’anastomosent avec ceux de la branche interne e intercostales. Quelques-uns se rendent dans la capsule surrénale , et quelquefois a gauc

jusque dans la rate.

2° De l'artère cœliaque.

L’artère cœliaque naît de l’aorte entre les piliers du diaphragme; elle se dirige en avant et à droite , et se divise bientôt , pour donner naissance aux artères coronaire stomachique ,

hépatique et splénique. Elle est en rapport , en haut , avec le petit lobe du foie; en bas , avec le pancréas; à gauche , avec le cardia; à droite , avec le pylore, dont elle est séparée par un intervalle assez grand.

A. Artère coronaire stomachique .

Dirigée en haut, en avant et à gauche, vers le côté droit du cardia, cette artère se pp recourbe bientôt après sur la petite courbure de l’estomac , dont elle suit la direction P12229, %• *> jusqu au pylore , où elle s’anastomose avec l’artère pylorique. Elle donne des branches à 1 œsophage et à l’estomac.

Des branches œsophagiennes , les unes verticales montent plus ou moins haut sur l’œsophage, auquel elles se distribuent, en s’anastomosant avec les œsophagiennes aortiques ; les autres transversales forment autour du cardia une sorte de demi-couronne, dont quelques rameaux s’étendent jusqu’au grand cul-de-sac de l'estomac. Les branches gastriques de 1 artère coronaire varient pour le nombre et le volume. Elles se séparent le long de la petite courbure de l’estomac, et se portant sur les deux faces de ce viscère , elles se ramifient entre ses membranes musculeuse et muqueuse, auxquelles elles se distribuent: elles s anastomosent avec les rameaux des artères gastro-épiploïques droite et gauche.

Il n est pas rare de voir 1 artère coronaire stomachique envoyer une branche volumineuse au foie.

B. Artère hépatique.

Née de l’artère cœliaque, elle se porte à droite et en avant vers le pylore , puis remontant à droite devant la veine-porte et derrière le canal hépatique, elle gagne le col de la vésicule biliaire et le sillon transversal du foie, où elle se bifurque. Au côté droit du pylore , l’artère hépatique donne naissance à X artère pylorique. Cette dernière artère se dirige de droite à gauche, et cotoie quelque temps la petite courbure de l’estomac, pour s anastomoser avec la terminaison de l’artère coronaire. De l’artère pylorique partent de nombreux rameaux pour les deux faces de l’estomac et le pylore. A droite et au-dessous du pylore, 1 artère hépatique fournit l’artère gastro-épiploïque droite. Celle-ci descend entre le duodénum et le pancréas, jusqu’à la grande courbure de l’estomac, dont elle suit alors la direction jusqu’au milieu de celte courbure pour s’anastomoser avec l’artère gastroepiploïque gauche. Dans sa portion verticale, cette artère donne des rameaux au duodénum et une petite branche au pancréas. Dans sa portion horizontale , elle fournit en haut sur les deux faces de l’estomac des rameaux considérables qui communiquent avec les artères coronaire et pylorique, et elle en envoie en bas, au colon transverse et aux feuillets du grand épiploon.

Des deux branches de terminaison de l'artère hépatique, la droite, après avoir croisé la diieclion du canal hépatique, donne naissance à X artère cystique , laquelle envoie un rameau assez volumineux entre le foie et la vésicule biliaire , et gagne le col de celte dernièie pour se ramifier dans ses parois. Après quoi elle s’enfonce dans le sillon transversal du foie , el se îépand en rameaux dans son lobe droit. La branche gauche se porte en dedans et en haut dans le même sillon, et se divise dans le lobe gauche et le lobule du foie.

PI. cia 7 , 228,

aaf), fig. ! .

PI 229, p£ «

MANUEL

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