C. De l’artère obturatrice
'PI. 2JJ, tig. 1.
PI. 2^0, fig. T.
PI. 2 {O, fig. J.
L’artère obturatrice naît quelquefois de l’artère épigastrique , mais beaucoup plus souvent de l’hypogastrique ou de la fessière. Dans ce dernier cas , elle se porte en avant et en dehors , puis ensuite en dedans sur le muscle obturateur interne , et , parvenue au tiou sous-pubien , elle le traverse ayec le nerf obturateur, pour se diviser presque aussitôt en deux branches , V une postérieure , l’autre antérieure. Dans ce trajet, 1 artère obturatrice donne successivement : 1° un rameau assez considérable qui se rend au muscle iliaque interne ; 2° de nombreux ramuscules destinés au muscle obturateur interne et aux ganglions lymphatiques des environs ; 3° enfin une branche qui , des bords du trou souspubien , se porte derrière la symphyse du pubis, et dont les ramuscules répandus sur le périoste s’anastomosent avec ceux de l’artère opposée.
La branche postérieure de l’artère obturatrice descend sur le bord externe du trou souspubien , entre les deux muscles obturateurs : on la voit quelquefois se terminer dans ces muscles’, mais ordinairement elle gagne la tubérosité sciatique, se réfléchit en dehors sous le muscle carré , et va distribuer ses ramifications aux muscles de la partie postérieure de la cuisse, et à l’articulation coxo-fémorale. Un de ses rameaux s’introduit dans la cavité cotyloïde par son échancrure inférieure, et se perd dans le tissu cellulaire et la capsule synoviale de la même articulation.
La branche antérieure descend entre les muscles premier et second adducteurs , auxquels elle fournit des rameaux, ainsi qu’au troisième adducteur, aux muscles obturateur externe, pectiné, droit interne, et à la peau des parties génitales et de la partie supérieure et interne de la cuisse. Cette branché donne , à son origine, un rameau qui descend sur le bord interne du trou sous-pubien, et qui, avec un rameau semblable de la branche postérieure, forme autour de ce trou une couronne anastomotique.
Branches internes de l'artère hypogastrique.
Ce sont les artères hémorrhoïdale moyenne, utérine et vaginale.
A. De l’artère hémorrhoïdale moyenne.
Cette artère, quand elle existe, varie beaucoup pour le volume et l’origine. Elle des- Pl.a33,fi8
a"ec leTarlt b ’nterTre, 1“ ’ 61 " ramifie <*ans cet “‘«stin , en s’anastomosant
« les ai tei es hemorrhoidales supérieure et inférieure. Quelques-unes de ses ramifications
se lendent au bas-foifd de la vessie, et au vagin chez la femme.
B. De V artère utérine.
Elle provient quelquefois de l’artère Immense interne, et se porte entre le vagin et la PI *33 * ? ’ en leçoivent des rameaux; puis s’engageant dans l’épaisseur du ligament PL a3£ *
large, elle remonte en serpentant sur le côté correspondant de l’utérus, et se divise en ïameaux nombreux qui se répandent sur les deux faces de cet organe, ainsi que dans la trompe de Fallope , dans le ligament rond et sur le vagin.