‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 214 sur 279 · PI. 263, 2G · texte numérisé non relu

PI. 263, 2G

La veine iliaque externe commence où finit la veine crurale. Placée au-dessous et en dedans de l’artere iliaque externe , elle se comporte absolument comme elle , et reçoit les veines correspondantes aux branches fournies par cette artère , telles que les veines épigastrique et circonflexe iliaque; elle reçoit de plus chez l’homme une assez grosse branche qui vient des membranes du testicule et qui entre dans l’abdomen par l’anneau inguinal.

B. Des veines qui donnent naissance a la veine hypogastrique .

La veine hypogastrique , placée derrière l’artère du même nom , est formée par des

PI.a5i, fig. 1.

PI. s5i, fig. 1.

PI. 252, fig. 2.

PI. 'iSl, fîg. 3.

PI. 252, fig. 1.

446 MANUEL

branches correspondantes aux branches fournies par cette artère , et par les veines suivantes :

Veines vésicales. Ces veines diffèrent suivant le sexe.

Cher nomme , elles prennent naissance sur le gland . c. forment deux roues nommes JL dorsales de' la rej Quelles montent sur le dos de cet organe du même nom , se réfléchissent de haut en bas , et se divisent bientôt en plusie branches Celles-ci reçoivent des veines qui viennent du scrotum, du dartos de la tunique vaginale ; elles s’unissent à des divisions de la veine honteuse interne , et se portent ver's les racines du corps caverneux pour pénétrer dans le bassin . udessous de l’arcade des pubis. Parvenues sur les parues latérales de la vessie forment sur cet organe par leurs anastomoses avec des veines qui sortent de “rois t de la prostate , un plexus fort considérable d’où prennent naissance plusieurs u oncs qui , après avoir reçu quelques veinules du rectum et des vestcules sem, unies , vont enfin s’ouvrir dans la veine iliaque interne, non lo.p de ! obtuiatnce.

Cher la femme, les veines vésicales résultent de la jouet, on des re.nes dorsale du

s^rfarasmmosée's avec les veines honteuses interne et externe, elles vont former sur les* parties latérales de la vessie et du vagin un plexus qu, donne naissance, comme dans l'homme , aux troncs terminaux. Ces derniers reçoivent de nombreux rameaux provenant des cloisons recto-vaginale et vcs.co-vaginale.

- ^ sae.es fraies — Z 33“ ‘*T l -‘érieure’du sacrum pour s’ouvrir dans la veine hypogastrique.

P1.14„5SÎ. son, formées par la jonction des veines iliaque

externe et hypogastrique. ... insnti’à l’articulation des quatrième

Elles s’étendent depuis la symphyse sat " J rf S 1 donner naissance à et cinquième vertébrés des lombes - / “ - -u s ^ ^ ^

— X in- — —

De la veine cave inférieure.

J a veine cave inférieure commence ordinairement vers l’articulation des quatrième

., vertèbres des lombes. Elle monte le long de la partie latcialc droi

Î 13 des vertèbres; parvenue au-dessous du foie , elle décrit une légère courbure

aFcon av tl est touillée à droite , et se trouve ensuite reçue soit dans une

Idp ouverture pratiquée dans cet organe , soit dans une simple échancrure qu on ventableouveitu ep q ^ ^ ^ Je Après quoi la veine .nfer.eure

remarque entie le l . s. lraïers l’aponévrose phrénique; et, se dirigeant

pénétré dans le permar P ’ cnhaut, eUe s’introduit dans l'oreillette droite

PI. u53.

rieure , et qui est garnie de la valvule d’Eustachi. Elle est successivement en rapport , en devant , avec l’artère iliaque primitive droite , le péritoine , le duodénum , le foie , et avec le péricarde ; à gauche , elle cotoie l’aorte.

La veine cave inférieure reçoit les veines sacrée moyenne , lombaires , spermatiques , rénales , capsulaires , hépatiques et diaphragmatiques inférieures.

1° La veine sacrée moyenne , née des extrémités capillaires de l’artère du même PI. 25r,fig. i nom , monte h côté d’elle sur la face antérienre du coccyx et du sacrum, et va s’ouvrir dans l’angle de réunion des deux veines iliaques primitives.

2° Les veines lombaires sont au nombre de quatre, et symétriques. Elles sont for- PI. 25i,fig.i niées chacune par deux branches, l’une abdominale et l’autre dorsale , qui correspondent aux branches des artères lombaires. Les radicules de la branche abdominale s’anastomosent avec celles des veines intercostales inférieures , épigastrique et circonflexe iliaque. Les branches dorsales communiquent avec les sinus vertébraux au niveau des trous de conjugaison. Le tronc qui résulte de la jonction de ces deux branches se porte transversalement en dedans , entre le muscle psoas et le corps des vertèbres.

Les veines lombaires s’envoient réciproquement des rameaux d’anastomose au devant de la colonne vertébrale. Celles du côté gauche sont plus longues que celles du côté droit , et passent derrière l’aorte.

3° Les veines spermatiques varient suivant les sexes.

Chez l'homme , elles prennent naissance d’un lacis veineux nommé plexus spermatique , PI. 247, 26:! . dont les radicules sortent de la substance du testicule à travers la tunique albuginée ; au devant de la tète de l’épididyme. Les rameaux de ce plexus , après s’être anastomosés avec les racines des veines dorsales de la verge , vésicales , honteuses internes , se réunissent pour former quatre ou cinq branches qui montent au-dessous de la tunique vaginale , et enveloppent le conduit déférent , en communiquant fréquemment entre elles. Parvenues au-delà de l’anneau inguinal , ces branches se réunissent elles-mêmes en un seul tronc qui cotoie le muscle psoas jusqu’au détroit supérieur du bassin , pour se diviser bientôt et former au-dessous du rein un second plexus connu sous le nom de corps pampiniforme. Ce plexus, auquel concourent un grand nombre de veines adipeuses , qui sortent du tissu graisseux placé autour du rein , est augmenté encore par plusieurs rameaux provenant du mésocolon et du mésentère , et il donne naissance à un tronc qui , remontant entre le péritoine et le muscle psoas , va enfin s’ouvrir , celui du côté droit , dans la veine cave , au-dessous de la veine rénale ,

et celui du côté gauche , dans la veine rénale correspondante.

Chez la femme, les veines spermatiques ou de F ovaire ont leurs racines dans un PI. 252, Gg.i,

plexus situé dans l’ovaire et à sa surface. De ce plexus qui reçoit des branches des 3'

parties latérales de l’utérus , du ligament rond et des trompes de Fallope , sortent

plusieurs branches qui se rassemblent dans l’épaisseur du ligament large de l’utérus , passent au devant et en travers de l’artère iliaque externe , et gagnent le détroit supérieur du bassin pour se comporter ensuite comme dans l’homme.

4° Les veines rénales naissent dans la substance du rein par un très-grand nombre de P|- 247. ^ racines qui marchent à côté des rameaux artériels; elles s’ouvrent, chacune dans la partie pi. 263.^ 1

MANUEL

correspodante de la veine cave inférieure. La veine rénale du côté gauche est plus longue que celle du côté droit ; elle reçoit la veine spermatique correspondante.

PI. 247. 5° Les veines capsulaires , au nombre de deux , une de chaque côté , ne diffèrent pas des

artères du même nom , et vont s’ouvrir dans les veines rénales.

PI. 247. 6° Les veines hépatiques naissent de tous les points de la substance du foie. Quelques-unes

d’entre elles sont irrégulières , et s’ouvrent séparément dans la veine cave. Les autres sont distinguées en veines hépatiques moyennes , gauches et droites. Les premières sont peu nombreuses ; elles proviennent du lobe de Spigel , et se déchargent dans la veine cave entre les veines hépatiques droites et les hépatiques gauches. Celles-ci, nees dans le lobe gauche , sortent du foie près du ligament latéral gauche, et se jettent- dans la veine cave au moment où celte veine traverse le diaphragme. Les veines hépatiques droites sortent de la face inférieure du lobe droit du foie, et vont se décharger également dans la veine cave , mais beaucoup au-dessous des précédentes.

PI. 247, 263- 7° Les veines diaphragmatiques inférieures sont satellites des artères du même nom, et

se comportent comme elles.

Des veines du rachis et de la moelle épinière.

PI. 254, a55.

Dans toute la longueur du canal rachidien, ordinairement depuis le trou occipital , mais quelquefois aussi depuis la face supérieure de l'apophyse basilaire jusqu’au coccyx , entre la partie postérieure du corps des vertèbres et la dure-mère , et sur les parties latérales du grand ligament vertébral postérieur, régnent deux grands conduits veineux, connus sous les noms de grandes veines rachidiennes ou de sinus vertébraux . Ces sinus n’ont pas dans toute leur étendue la même disposition : ainsi dans la région cervicale ils sont souvent composés de veines qui forment des espèces de plexus , et ils sont en général plus volumineux dans les régions dorsale et lombaire, où ils se rapprochent davantage des troncs veineux proprement dits.

Les sinus vertébraux ne sont pas toujours simples ; on les trouve quelquefois doubles et même triples de chaque côté. Ils présentent aussi quelquefois des interruptions. Dans leur intérieur, on rencontre assez souvent, comme dans ceux de la dure-mère, des brides transversales qui n’ont pas de distribution régulière.

Les racines inférieures de ces sinus sont répandues dans la substance des vertèbres coccygiennes, et dans les parties molles situées derrière le sacrum et le coccyx. Il n’est pas rare quelles forment aux derniers nerfs de la queue de cheval une espèce d’enveloppe plexiforme.

A la partie supérieure du canal vertébral les sinus vertébraux jettent dans le trou condylien antérieur un rameau qui va s’ouvrir dans la veine jugulaire interne.

Entre ces deux points , on les voit souvent former autour du pédicule des masses latérales des vertèbres , des especes d’arcs dont les extrémités pénètrent dans les trous de conjugaison , et communiquent avec les veines postérieures du rachis, avec les veines vertébrales, intercostales, lombaires , et avec les veinules très-nombreuses qui rampent sur l’enveloppe ményngienne de la moelle épinière. La convexité de ces arcs est tournée

en dedans; elle donne naissance à un rameau transversal qui, s’anastomosant avec un rameau semblable , fourni par le sinus du côté opposé , forme avec lui un véritable sinus transverse sur la partie moyenne de la face postérieure des vertèbres, et elle reçoit les veines qui sortent du corps de ces derniers os, et qu’on doit appeler veines du corps des vertèbres.

Ces veines , dont la disposition est très-variable , naissent du corps et des masses latérales des vertèbres. Logées dans des canaux creusés dans l’épaisseur du corps des vertèbres , elles y sont réduites à la membrane interne du système veineux. Leurs racines communiquent avec toutes les veines qui entourent les parties anterieure et latérales de la colonne vertébrale , et se rendent dans des espèees d arcades veineuses : de ces arcades partent des conduits plus volumineux, qui se jettent également dans la partie convexe d’une arcade plus considérable laquelle se rapproche de la face postérieure du corps des vertèbres, et la partie concave de cette dernière donne ordinairement naissance à deux troncs qui passent derrière le ligament vertébral postérieur pour aller s’ouvrir dans les grandes veines rachidiennes.

Les veines du corps des vertèbres ont presque toujours une direction horizontale ; on observe que le plus souvent elles sont à une distance à peu près égale de la face supérieure et de la face inférieure du corps de la vertèbre à laquelle elles appartiennent. Telle est leur disposition la plus ordinaire, mais elles offrent de grandes différences suivant les sujets et suivant les vertèbres.

Les veines de la face postérieure de l'épine sont nombreuses et assez volumineuses. Nées dans les tégumens , le tissu cellulaire et les muscles de l’épine, elles pénètrent profondément entre les faisceaux de ces derniers, et vont s’ouvrir soit dans le plexus veineux qui remplit les trous de conjugaison , soit dans celui qu’on rencontre sur la paroi postérieure du canal vertébral , en traversant, dans ce dernier cas, l’épaisseur des ligamens jaunes.

On trouve entre la paroi postérieure du canal rachidien et la face correspondante de la gaine ményngienne de la moelle , un plexus veineux dont les mailles sont entrelacées dans tous les sens , mais dont la direction principale est longitudinale. Ce plexus est beaucoup plus épais dans la région cervicale que dans les régions inférieures, et il offre dans ces dernières plusieurs interruptions. Au niveau des trous de conjugaison , les veines de ce plexus suivent le conduit fourni par la dure-mère à chaque nerf vertébral , et elles en sortent bientôt pour aller s’anastomoser avec les veines intercostales.

Les veines spinales ou de la moelle épinière naissent des extrémités capillaires des artères du même nom. Elles consistent en un nombre plus ou moins considérable de rameaux grêles et flexueux , formant une sorte de plexus sur les deux faces de la moelle , assez souvent plus volumineux à la partie inférieure de cet organe qu’à la supérieure, mais qui se réunissent , ceux de la face postérieure en deux troncs , ceux de la face antérieure en un ou plusieurs troncs, pour aller s'ouvrir dans les veines cérébelleuses inférieures , ou dans les sinus pétreux supérieurs. Les veines spinales envoient des rameaux d’anastomose aux veines plexiformes contenues dans les trous de conjugaison.

P1.257,fig.3 4, 5, 6.7, 8

PI. 256, fig. 1

PI. 256, fig.2

Texte.

MANUEL

PI. 209, fig. 3.

PI. 209, fig.2

PI. 25o.

3° Des veines cardiaques ou coronaires du cceur .

a. Des veines cardiaques postérieures .

La grande veine cardiaque postérieure naît sur le sommet du cœur. Elle monte dans le sillon du bord droit de cet organe, à côté d’une des branches de l’artère cardiaque postérieure, et, après avoir reçu un assez grand nombre de branches latérales, elle s engage dans la rainure qui sépare les oreillettes des ventricules, pour aller s’ouvrir, par un tronc commun , à la partie postérieure de l’oreillette droite du cœur.

La petite veine cardiaque postérieure a la même origine que la précédente ; elle monte dans le sillon de la face correspondante du cœur, reçoit les rameaux veineux de cette face et de la cloison des ventricules , et, se portant sur l’oreillette , elle vient s unir à la precedente.

b. Des veines cardiaques antérieures .

Les veines cardiaques antérieures , variables pour le nombre , mais toujours beaucoup plus petites que les postérieures , naissent comme elles sur le sommet du cœur. Leurs racines communiquent avec celles de ces mêmes veines; elles se réunissent, sur la face antérieure du cœur, en deux ou trois branches , et ces branches se réunissent elles-mêmes presque toujours en un seul tronc qui monte sur la rainure auriculo-ventriculaire , et se jette dans la grande veine cardiaque postérieure.

4° Du système de la veine porte.

La veine porte est formée par la réunion de deux veines considérables, les veines splénique et mésentérique supérieure, qui rapportent le sang de tous les organes contenus dans la cavité abdominale, excepté les reins, la vessie et l’utérus.

Veine splénique. Ses racines, répandues dans la substance de la rate, se réunissent non loin du fond de la scissure de cet organe , pour donner naissance à des branches dont le nombre varie depuis trois ou quatre jusqu’à sept ou huit. Ces branches forment bientôt , par leur jonction sur le pancréas , un tronc considérable , moins flexueux que 1 artère splénique , et qui se dirigeant de gauche à droite , entre cette artère et le pancréas , se jette dans la veine mésentérique supérieure, au-devant de la colonne vertébrale.

La veine splénique reçoit dans ce trajet les veines correspondantes aux vasa breviora f lesquelles sont garnies de véritables valvules. Elle reçoit aussi les veines gastro-épiploïques droite et gauche, les veines duodénales , pancréatiques , coronaire stomachique, et la veine petite mésaraïque , ou mésentérique inférieure. Les qnemières sont satellites des artères du même nom, et rapportent le sang des organes auxquels il a été porté par ces arLères. La petite mésaraïque a ses racines dans la partie gauche du colon transverse, le colon descendant et dans le rectum. Les branches qui viennent de ces organes marchent à côté des divisions correspondantes de l’artère mésentérique inférieure, et le tronc veineux qui résulte de leur réunion accompagne cette artère elle-même jusqu’au-dessus de l’S iliaque du colon. Là, elle l’abandonne, et remontant entre le colon transverse et la colonne vertébrale, elle s’engage sous le pancréas pour aller se jeter dans la veine splénique.

Veine mésentérique supérieure ou grande mésaraïque. Les divisions de cette veine ne diffèrent

pas de celles de 1 artère du même nom , qu’elles accompagnent dans tout leur trajet. Après être montée pendant quelque temps à droite et un peu en devant du tronc artériel lui-même , la veine mésentérique supérieure s’en sépare au niveau du bord adhérent du mésocolon transverse ; elle passe alors sous le pancréas, et, après avoir reçu des veines de cet organe et du duodénum , elle s’unit à angle obtus avec la veine splénique.

Résultant de la jonction des veines splénique et mésentérique supérieure, le tronc de la 'eine porte se dirige obliquement en haut et en arrière jusqu’au sillon transversal du foie , où i! se divise en deux branches. Il a environ quatre pouces d étendue. Placé d’abord sous la petite extrémité du pancréas et derrière la portion descendante du duodénum , il est ensuite en rapport immédiat avec les conduits biliaires et l’artère hépatique qui le recoin rent, et il est environne d un grand nombre de filets nerveux et de vaisseaux lymphatiques. Ses deux branches, écartées à angle droit, forment sous le foie une espèce de canal, auquel des anatomistes ont donne le nom de sinus de la veine porte : toutes deux s’accolent aux branches de 1 artère hépatique. La division droite pénètre dans le lobe correspondant du foie, et s y ramifie. La division gauche s’avance jusqu’au ligament de la veine ombilicale, et , après avoir jeté un rameau considérable dans le lobe de Spigel , elle s’introduit dans le lobe gauche , où elle se divise et se subdivise un grand nombre de fois. Les dernières divisions des branches de la veine porte s’anastomosent avec les radicules des veines hépatiques , dans lesquelles elles déchargent le sang qu’elles reçoivent des organes de la digestion.

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