‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 220 sur 279 · DE LA DIGESTION ET DES SÉCRÉTIONS · texte numérisé non relu

DE LA DIGESTION ET DES SÉCRÉTIONS

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Destiné à recevoir les substances alimentaires, pour les soumettre successivement à différens actes qui les rendent propres à la nutrition de toutes les parties du corps , le canal intestinal se compose d’un long tube anfractueux qui s’étend de la bouche à l’anus.

Les diverses parties de ce canal, chargées chacune d’une fonction spéciale, ont reçu des noms particuliers : les alimens solides sont soumis dans la bouche à la mastication , à l’in- pi. salivation; réduits en bols alimentaires, ils passent de cette cavité dans le pharynx et 1 œsophage pour entrer dans l’estomac , où ils subissent de nouvelles élaborations. Ils sont convertis en chyme dans cette dilatation du tube digestif, et , pénétrant dans l’intestin grêle ( le duodénum , le jéjunum et l’iléon) , ils subissent dans cet organe l’influence de la bile, du suc pancréatique et des sucs intestinaux, pour former le chyle ou la partie essentiellement nutritive des alimens. C’est aussi dans cette partie du canal intestinal que se fait l’absorption du chyle. Mais les alimens ne sont point totalement convertis en chyle et absorbés pour servir à la nutrition; une grande partie , réfractaire au travail de la digestion , doit être rejetée au dehors , et former les fèces ou matières stercorales; celles-ci passent de l’intestin grêle daus les gros intestins ( cæcum , colon et rectum ) , où elles changent de consistance , de couleur et de forme ; elles perdent successivement ce qu’elles ont retenu de nutritif, deviennent de plus en plus excrémentitielles à mesure quelles cheminent, et elles s'amassent enfin dans la dernière portion du tube digestif ( le rectum ) , où elles sont retenues comme dans une sorte de réservoir, jusqu’à ce qu’elles soient définitivement expulsées par 1 acte de la défécation. Les substances alimentaires , à mesure qu elles passent dans les différentes parties du tube digestif, sont soumises à l’action des sucs muqueux de sa membrane interne et à celle d’autres liquides sécrétés par des glandes placées sur le trajet de ce canal , et qu’on peut considérer comme des organes accessoires de la digestion. Ainsi dans la bouche, les substances alimentaires subissent l’action de la

PI 293, fig. 3

PL 391, fig.

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salive qui vient des glandes salivaires : dans le duodénum elles sont soumises à 1 action de la bile et du fluide pancréatique , qui sont sécrétés , l’un par le foie, et l’autre par e

paC’est3 encore aux organes de la digestion qu’on doit rapporter les organes de la sécrétion urinaire ( les reins , les uretères , la vessie , le canal de l’urèthre ) et la rate , dont on ignore encore les usages , mais qui a les connexions les plus intimes avec l’estomac , et se trouve liée à tout l’appareil de la digestion par le système de la veine-porte.

A. De la bouche.

La bouche esl une cavité de forme ovalaire , circonscrite , en avant et sur les côtés, par les dents , les lèvres et les joues ; en arrière, par le voile du palais et le pharynx ; en haut, par la voûte palatine; et en bas, par la langue. Sa direction est horizontale. Ses divers diamètres, vertical, antéro-postérieur et transverse, très-vanables suivant les individus , varient beaucoup encore suivant le degré d’abaissement delà mâchoire inferieure , de protection des lèvres et d’écartement ou de resserrement des joues. Les parois de la bouche pt les organes qu’elle renferme sont tapissés par une membrane muqueuse commune.

' En bas, celte membrane part du bord libre de la lèvre inférieure; elle en recouvre toute la face postérieure , et se réfléchit sur le corps de l'os maxillaire , en formant sur a partie moyenne un repli nommé 1 e frein de la lèvre inférieure. Parvenue aux gencives, qu e e forme en recouvrant une lame d’un tissu fibro-muqueux d une nature particulière , elle envoie des prolongemens dans les alvéoles , et après avoir tapisse la face postérieure du corps de l’os maxillaire inférieur, elle se porte sur la face tnfeneure de la langue, à la partie moyenne de laquelle elle forme le frein de cet organe. Elle en recouvre successivement les faces inférieure et supérieure , et gagne l’épiglotte , où elle se continue avec la membrane muqueuse du larynx et avec celle du pharynx.

En haut , elle commence sur le bord libre de la lèvre supérieure, dont elle tapisse toute la face postérieure pour se réfléchir sur le bord alvéolaire , en donnant naissance a un frein analogue à celui de la lèvre inférieure. Elle envoie un prolongement dans chaque alvéole delà mâchoire correspondante , et , se portant à la voûte palatine , qu elle revet dans toute son étendue , elle va sur le bord libre du voile du palais se continuer avec la

m^TerPart“saîartérales, la membrane muqueuse de la bouche, partant de la commissure des lèvres, recouvre la face interne des joues, au mdieu de laquelle face elle est percee Dar l’orifice du conduit de Stenon. Elle tapisse ensuite les piliers du voile du palais , et , dans leur intervalle , les glandes amygdales , après quoi elle se continue avec la membrane

raTaamrmbrantamuqueuse de la bouche contient dans son épaisseur un grand nombre de follicules mucipares, et elle est recouverte d’un épithélium très-prononce. ....

Les üvres sont deux espèces de voiles mobiles , plus ou moins épais suivant les individus placés au-devant des mâchoires , et qui servent à la mastication et à la prononciation. On les distingue en supérieure et en inférieure, et il existe entre elles une fente transversale qui est X ouverture antérieure de la bouche.

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La lèvre supérieure est ordinairement sur un plan un peu antérieur à celui de la lèvre inférieure. Sa face antérieure , convexe transversalement , présente à sa partie moyenne une gouttière qui semble faire suite à la cloison du nez. Sa face postérieure est concave , et embrasse 1 arcade alvéolaire. Son bord libre est concave, tourné en bas; d’un rouge plus ou moins fonce, recouvert d un epiderme très-prononcé , il offre sur la partie moyenne une légère saillie bornée sur les côtés par deux enfoncemens.

La lèvre inférieure est assez souvent plus volumineuse que la supérieure. Sa face antérieure présente inférieurement un enfoncement transversal qui la sépare du menton , et supérieurement , et sur la ligne médiane, une très-légère saillie verticale. Sa face postérieure n offre rien de remarquable. Son bord libre, tourné en haut, est convexe transversalement, et présente à sa partie moyenne une légère dépression, qui est bornée latéralement par deux petites saillies.

Les lèvres, par leur réunion sur les parties latérales de l’ouverture de la bouche , forment deux angles qu on nomme leurs commissures. Ces commissures , ordinairement un peu enfoncées et recouvertes par la lèvre supérieure, sont plus minces que les autres parties des lèvres.

La couche cutanée des lèvres ne diffère de la peau des autres régions du corps que par sa plus grande finesse. Elle est unie aux parties sous-jacentes par un tissu cellulaire serré qui contient peu de graisse, et se trouve recouverte, dans l’homme adulte, d’une plus ou moins grande quantité de poils , qui ne se rencontrent que très-rarement chez la femme. A la lèvre supérieure, ces poils portent le nom de moustaches . A la lèvre inférieure, où ils sont moins abondans, ils se remarquent surtout dans l’enfoncement transversal placé au-dessus du menton, et ils font partie de la barbe proprement dite.

La couche musculaire est formée, celle de la lèvre supérieure, parles muscles releveurs communs, releveurs propres, petits zygomatiques et abaisseurs des ailes du nez; celle de la lèvre inférieure, par les muscles carrés et releveurs du menton; celle des commissures, par les muscles buccinateurs , triangulaires , canins et grands zygomatiques; enfin celle du bord libre de l’une et de l’autre lèvre, par le muscle orbiculaire. Tous ces muscles ont été décrits précédemment.

La couche muqueuse est remarquable par sa rougeur, par le petit nombre de villosités PI. 292,% 4. qu on y remarque, et par son épithélium fortement prononcé. Elle est percée à la face postérieure des lèvres par l’orifice d’un grand nombre de follicules mucipares , connus sous le nom de glandes labiales , et situées entre la membrane muqueuse et la couche musculeuse.

On a vu plus haut que les artères des lèvres sont fournies par les branches labiales submentales, mentonnières, buccales, sous-orbitaires, alvéolaires et transversales de la face. Les veines correspondent à ces diverses artères. Les vaisseaux lymphatiques des lèvres se rendent dans les ganglions placés au-dessous du menton , et dans la région parotidienne. Leurs nerfs viennent des branches sous-orbitaires , mentonnières, et des nerfs faciaux.

Le voile du palais est une cloison mobile, de forme à peu près quadrilatère, qui sépare PL 29a, ug. 3, la bouche du pharynx. Ses deux faces antérieure et postérieure deviennent, la première inférieure et 1 autre supérieure, pendant la déglutition et l’acte du vomissement. Son bord

PI. 292, li

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supérieur est assez épais; il s’attache à la voûte du palais ; \' inférieur flotte au-dessus de b base de la langue , et présente à sa partie moyenne un appendice nomme U* -

La luette, formée parles muscles palato-staphyhns , vattebeaucoupsuvat letud

vidas : elle a une forme conique, et, saillante au m.heu J e d P . ^semble

faire du bord inférieur de cet organe une arcade a double cintre , teimi

PaC^^ voile du palais , réunis supérieurement , son. séparés inférieurement par un espace triangulaire où sont logées les amygdales. Le pilier anterieur es veruca 1. • renferme dans son épaisseur le muscle glosso-staphylin , et se continue avec 1. pilier postérieur a une direction oblique d avant en arriéré , est orme p du muscle pharvnso-staphylin , et se continue avec le pharynx. . , , .

Z IctJ^use du voile du palais est formée par une duphcature qui resu te de réunion sur le bord libre de l’organe, des membranes buccale et pitui ane. On trouv sous cette membrane, surtout au-dessous du feuillet buccal et sur la luette, un gran nombre de follicules mucipares jaunâtres , serrés les uns contre les autres , qui s ouvrent

à la surface du voile du palais par des orifices distincts.

La couche musculaire du voile du palais et de ses piliers a été décrite sous les noms muscles pêrislaphylins internes et externes , glosso-staphylins , pharyngo-staphylms palalo-

S'lfv”flc du palais reçoit ses artères des branches maxillaires internes , labiales et pha rvn viennes supérieures^ Ses veines s’anastomosent avec celles de la langue et du pharynx . sis nerfs viennent du ganglion sphéno-palatin et du nerf glosso-pharyngien

L’ïl elv le à peu pré! quadrilatère , circonscrit en haut et sur les eûtes par le vo, e du palais et se pihersl et en bas par la base de la langue , est 1 ouverture poster, eure delà tüt : Couverte,; ne peut varier que de haut en bas, car sur les parues latérales

elle est bornée par les apophyses ptérygoïdes. . ,

Les avtyg&des ou lors, lies sont deux amas de follicules mucipares , plus ou moins vo i„e .xlfvant les individus , et placés entre les piliers du voile du palais. Elles ont la r me d’un ovoïde, dont la grosse extrémité est tournée en haut-, la petite e st couchee sui la base de la lingue’. Leur face externe est appuyée contre le muscle constricteur superleu'

I, , u liarynx ; V interne répond à l’isthme du gosier. Les amygdales ont une couleur gri ,

1“ SC formées P#r »» P»'P«“ ’ •»*><>««« ‘ “lui des follicu,es ^ “ ,

de lltnguT Elles son. divisies en plusieurs loges , et présentent intérieurement des ceilllcs qui s’ouvrent sur leur face interne par des oriflees excréteurs tres-distmcts , et ans

, lu a vdllires Internes. Leurs nerfs sont fournis par le plexus formé autour de ces organes par ,es nerfs lingual et glosso-pharyngien , et que, pour celte raison, quelques auteurs

'10rMl:::;l:;Zfrparo, latérales de la bouche. Extérieurement, elles se conti- ” i 1 les autres parties de la face. Intérieurement, elles sont limitées , en

avant Ipar les^eonimissurcs Z lèvres; en arrière, par les piliers antérieurs du voile du

palais; en haut et en bas, par un repli que forme la membrane muqueuse de la bouche.

La couche culanée des joues est très-fine. Chez l’homme adulte, elle est garnie , dans une partie de son étendue , des poils de la barbe. Elle présente dans la vieillesse et chez les valétudinaires des rides qui n’existent pas sur les sujets jeunes et bien portans.

La couche musculaire des joues est formée par les muscles buccinateur, masséter, grand i et petit zygomatiques , et par la partie supérieure du peaucier. Entre le buccinateur, le grand zygomatique et la peau, on trouve une plus ou moins grande quantité de tissu adipeux qui produit la saillie des joues en dehors.

La couche muqueuse est très-mince. Elle est percée çà et là par les orifices excréteurs d’un grand nombre de follicules mucipares placés au-dessous d’elle , et nommés glandes buccales. Plusieurs de ces glandes réunies entre elles forment, entre les muscles masséter et buccinateur, deux petits corps connus sous le nom d e. glandes molaires , parce que leur orifice excréteur est placé vis-à-vis la dernière dent molaire. Près de la troisième dent molaire supérieure se remarque aussi , sur la membrane muqueuse , une légère saillie qui correspond à l’orifice du canal parotidien.

Les joues reçoivent leurs artères des branches labiale, transversale delà face, buccale, alvéolaire supérieure et sous-orbitaire. Leurs veines sont satellites des artères. Leurs vaisseaux lymphatiques descendent clans les ganglions cervicaux. Leurs nerfs proviennent des nerfs sous-orbitaire, facial, buccal, massétérin , et du plexus cervical.

La paroi supérieure de la bouche est constituée par le palais ou voûte palatine. Cette voûte , circonscrite en avant et sur les côtés par l’arcade dentaire supérieure, est à peu près parabolique d’avant en arrière , plus profonde et plus étroite antérieurement que postérieurement , et présente sur la ligne médiane une saillie longitudinale , formant une espèce de raphé. On remarque aussi entre les deux dents incisives moyennes une petite caroncule membraneuse qui répond à l’orifice inférieur du canal palatin antérieur, et sur les parties latérales de cette voûte , des saillies transversales plus prononcées en avant qu'en arrière. La membrane muqueuse de la voûte palatine est épaisse, dense, et elle adhère au périoste au moyen de prolongemens fibro-celluleux qui s’étendent de l’une à l’autre membrane. Entre ces prolongemens, se rencontrent un assez grand nombre de lollicules mucipares, nommés glandes palatines , et dont les orifices excréteurs sont apparens , surtout vers le voile du palais.

Les gencives sont formées par un tissu rougeâtre qui couvre les arcades alvéolaires , adhère exactement au collet des dents, et laisse entre elles des cloisons saillantes. Elles paraissent composées d’une substance pulpeuse, d’une couche fibreuse , qui n’est qu’un prolongement du périoste , et de la membrane muqueuse buccale , laquelle , après s’être enfoncée dans les alvéoles , envoie un prolongement dans chaque cavité dentaire.

Les artères du palais et des gencives supérieures sont fournies par les branches palatines, alvéolaires, sous-orbitaires , labiales et buccales, et celles des gencives inférieures, par les submentales et les mentionnières. Les veines de ces organes correspondent aux artères précédentes; leurs nerfs proviennent des nerfs palatins, faciaux, sous-orbitaires, dentaires supérieurs et inférieurs, et du ganglion naso-palatin.

Texte.

PI. 62, fig. 1; 63, fig. 1; 66, fig. 1 .

PI. 292, fig. 2

PI. 292, fig. 3

et 5.

PI. ,3, fig. ,, 2, et 3.

MANUEL

Des glandes salivaires. „

Les glandes salivaires sont paires , symétriques , et au nombre de trois de chaque côté : la parotide, la maxillaire, la sublinguale.

1 ° De la glande parotide.

La glande parotide est la plus volumineuse des glandes salivaires. Placée dans 1 excavation qui existe sur les parties latérales de la face , entre le bord, postérieur de la macho.ire inférieure , le conduit auditif externe et 1 apophyse mastoide du temporal , elle s’étend de haut en bas, depuis l’arcade zygomatique jusqu à l angle de la mâchoire. En avant , elle correspond à la partie postérieure de la face externe du muscle massetei , à la branche de la mâchoire, dont elle est séparée par des branches du nerf facial, et au muscle ptérygoïdien interne. En arrière, elle est en rapport avec le conduit auditif externe, (apophyse mastoïde et le bord antérieur du muscle sterno-mastoïdien. En dehors , elle est séparée des tégumens par une couche assez épaisse de tissu cellulaite, pai le muscle peaucier, par des ganglions lymphatiques , et par des fdets nerveux qui viennent des branches antérieures et supérieures du plexus cervical superficiel. En dedans , elle est couchée sur l’apophyse styloïde, sur les muscles qui s’y attachent, sur le muscle digastrique, et elle correspond à l’artère carotide externe. En haut , elle couvre le côté externe de l’articulation temporo-maxillaire , et se prolonge quelquefois sous 1 arcade zygomatique. En bas , il n’est pas rare de la voir en contact immédiat avec la glande sous-maxillaire, ou meme se continuer avec elle.

La glande parotide est traversée par un grand nombre des branches du nerf facial, par les artères transversale de la face et auriculaire postérieure, et par la veine qui fait communiquer entre elles les veines jugulaires interne et externe. Assez souvent aussi on rencontre dans son épaisseur l’artère carotide externe.

La glande parotide est environnée d’une couche membraneuse de tissu cellulaire qui pénètre entre les lobules dont elle est composée. Ces lobules , formés par des granulations arrondies, très-petites, d’un gris rougeâtre, et réunies entre elles par du tissu cellulaire filamenteux , sont séparés par des vaisseaux et des nerfs. Chaque granulation paraît recevoir une artériole et des filets nerveux , et donner naissance à une veinule , ainsi qu à une des radicules du canal excréteur. Ces radicules, du conduit excreteur , en se réunissant, forment successivement des rameaux, des branches, et celles-ci un tronc ou canal nommé conduit de Stenon ou conduit parotidien.

Le conduit parotidien se dégage de la partie antérieure de la glande à huit ou dix lignes au-dessous de l’arcade zygomatique ; il reçoit dans cet endroit une ou deux branches fournies par un prolongement de la parotide , ou par une petite glande isolée plus ou moins volumineuse , laquelle est placée tantôt au-dessus, tantôt au-dessous de lui, quelquefois même sur son trajet, et a reçu de Haller le nom d 'accessoire de la glande parotide. lise porte presque horizontalement en avant sur la face externe du muscle masséter , entre l’artère transversale de la face et un des rameaux du nerf facial, se contourne sur

le bord antérieur de ce muscle, et , s’enfonçant dans le tissu adipeux de la joue , il perce successivement le muscle buecinateur et la membrane muqueuse de la bouche; il fait un coude dans l’épaisseur de la joue, en se portant un peu en avant : son orifice , garni d’un repli muqueux, vient aboutir dans la face interne de la joue, au niveau de la seconde dent petite molaire supérieure , ou vis-à-vis l’intervalle qui sépare cette dent de la première grosse molaire, à trois lignes environ de l’arcade alvéolaire.

Le conduit parotidien est séparé de la peau par les fibres supérieures du muscle peau- < 1er et par le muscle grand zygomatique, qui croise obliquement sa direction. Ses parois sont composées de deux membranes, l’une , intérieure, qui n’est qu’un prolongement de la membrane muqueuse de la bouche; l’autre, extérieure, de nature fibro-celluleuse , remarquable par son épaisseur , sa densité et son peu d’extensibilité, et qui, près du

muscle buecinateur, donne naissance à une aponévrose mince qui recouvre la face externe de ce muscle.

La glande parotide n a pas de tronc artériel qui lui soit propre, mais elle reçoit un grand nombre de branches des artères qui la traversent, de la carotide externe, de l'auriculaire postérieure, de la transversale de la face et de la temporale. Ses veines se jettent dans les branches des veines jugulaires interne et externe. Ses nerfs viennent des nerfs facial , maxillaire inférieur, et du plexus cervical superficiel. Ses vaisseaux lymphatiques sont assez nombreux , et se portent dans les ganglions placés à sa surface ou sous le bord inférieur et derrière l’angle de la mâchoire.

2° Dr la glande sous-maxillaire.

Leltc glande est placée au côté interne de la branche et du corps de l’os maxillaire inferieur, dans l’anse formée par le muscle digastrique. Elle est irrégulièrement ovoïde, et en rapport, dans sa circonférence, avec le muscle peaucier, avec un assez grand nombre de ganglions lymphatiques, avec la face interne de l’os maxillaire inférieur et du muscle pterygoïdien interne, avec l’artère faciale qu’elle embrasse, avec les muscles mylo-hyoïdien, hvo-glosse et stylo-glosse , et avec le nerf lingual. Son extrémité antérieure est assez fréquemment bifurquée, et alors sa portion superficielle s’avance vers l’insertion du muscle digastrique , tandis que la portion profonde s’engage derrière le muscle mylo-hyoïdien , et touche la glande sublinguale. Son extrémité postérieure est unie immédiatement , ou au moyen de tissu cellulaire, à la glande parotide, avec laquelle elle a une grande analogie de structure; seulement sa capsule celluleuse est beaucoup plus mince, et ses lobules sont plus volumineux.

Le canal excréteur de la glande sous-maxillaire est connu sous le nom de conduit de JVarthon Formé, comme celui de Stenon , par des radicules très -fines qui sortent des granulations de la glande , il se sépare de celle-ci vers son extrémité antérieure , s’engage, avec le nerf lingual , entre les muscles mylo-hyoïdien et hyo-glosse, puis entre le muscle gemo-glosse et la glande sublinguale, dont il reçoit assez souvent plusieurs petits conduits excréteurs, et vient s’ouvrir dans la bouche, sur la partie antérieure et latérale du frein ce la langue, par un orifice très-étroit, placé au sommet d’un petit tubercule saillant, n prolongement formé par la substance de la glande sous- maxillaire se porte ordinai-

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