‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 221 sur 279 · iig · texte numérisé non relu

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MANUEL

rement à travers l’extrémité postérieure de la glande sublinguale , reçoit souvent de celle-ci un petit conduit excréteur , et forme ainsi le canal de Bartholin , qui s’ouvre à côté de celui de Warthon.

Le conduit de Warthon , moins volumineux que le conduit parotidien , a des parois plus minces et plus extensibles. Il est tapissé intérieurement par un prolongement de la membrane muqueuse de la bouche.

Les artères de la glande sous-maxillaire sont petites , mais très -nombreuses , et elles proviennent des artères faciale et linguale Ses veines accompagnent les artères précédentes. Ses nerfs sont fournis par les branches linguale et dentaire inférieure du nerf maxillaire inférieur, et principalement par le ganglion sous-maxillaire.

3° De la glande sublinguale.

PI. iox, fig. 2. La glande sublinguale n’est souvent qu’un appendice de la glande sous-maxillaire. Elle a la forme d’une amande , et se trouve située presque horizontalement derrière les parties latérales de la symphyse du menton. Elle est en rapport , en haut , avec la membrane muqueuse de la bouche , au-dessous de laquelle elle fait saillie dans cette cavité ; en bas et en arrière , avec le muscle mylo-hyoïdien et la glande sous-maxillaire , et en dedans , avec le muscle génio-glosse qui la sépare de celle du côté opposé.

La glande sublinguale a plusieurs conduits excréteurs. Les uns, au nombre de deux ou trois, et Quelquefois davantage, viennent s’ouvrir dans le conduit de Warthon séparé ment , ou réunis en un seul tronc, lequel s’ouvre quelquefois aussi immédiatement dans la bouche. Les autres naissent de la partie supérieure de la glande, et aboutissent dans la bouche , sur les parties latérales du frein de la langue. Tous ces conduits ont la même structure que celui de Warthon.

Les artères de la glande sublinguale sont fournies par la faciale et la linguale; ses nerfs viennent de l’hypoglosse et de la branche linguale du nerf maxillaire inférieur.

B. Du pharynx.

PI. 68, fig. i, Le pharynx est un canal musculo-membraneux , symétrique, irrégulièrement infundi buliforme , placé sur la ligne médiane du corps , et qui fait suite h la bouche , pour se continuer lui-même avec l’œsophage. Attaché supérieurement à l’apophyse basilaire de l’occi-

Pl. 1 38. pital, il s’étend, de haut en bas, derrière les fosses nasales, le voile du palais, l'isthme du gosier et le larynx , jusque vers la cinquième vertèbre cervicale. Il est couché entre les gros troncs vasculaires et nerveux du cou , au-devant de la colonne vertébrale , et sur les muscles longs du cou , grands et petits droits antérieurs de la tête, uni à ces diverses parties par un tissu cellulaire lamelleux , dépourvu de graisse, et très-extensible.

La cavité du pharynx , rétrécie en haut et latéralement par les apophyses ptérygoïdes , s’élargit beaucoup à sa partie moyenne, pour se rétrécir encore inférieurement jusqu’au niveau de la trachée-artère, où commence l’œsophage. Dans cette dernière portion, et à partir de l’ouverture supérieure du larynx environ , ses parois sont contiguës les unes aux autres , et , chez la plupart des sujets , l’on remarque immédiatement au-dessus

îrl"aTCe,dei,rPha8e "ne COa,ctation bruscI"e . qui dépend d’un changement de 'ar T. "S C? mUSCulairCS’ En arrière > la cavité du pharynx n’offre rien de re-

quable. En avant , elle présente, de haut en bas , les ouvertures postérieures des fosses nasales et vers le milieu du bord externe de chacune d’elles, les orifices des trompes 1 tustachi, au-dessous, la face postérieure du voile du palais et de la luette; plus has 1 ouverture posténeure de la bouche , la base de la langue , l’épiglotte, l’ouverture supéneure du larynx et la face postérieure de cet organe.

Le pharynx est essentiellement formé par des muscles , par une aponévrose , et par une PI 68 membrane muqueuse. Les muscles on. été décrits dans la myologie sous les noms d

“ 7 Süpeneur’ 7V “ inf<;,'ieur- de « «h P^o.pUryngins ,

posent ler S SUperPUSilion el ‘entrecroisement des faisceaux qui les corn-

foneT i?de";rieUre u- Sl'PérieUre,da Phary,1,[ CSl Par une aponévrose, plus

des fibres de ^ q“e SUr “ CÔ‘& ’ et à la<lne"e vic""ent »xer une partie

fibres des muscles constricteurs supérieurs. Cette aponévrose s’attache, en haut à Ta

LÏÏrjT' ’ “ 56 C°”f0nd’ e" bas’ avec le pharynx > d'où lui vient son nom de cep Halo-pharyngienne.

La membrane muqueuse du pharynx se continue en avant avec celle des fosses nasales des trompes d'Eustachi , de la bouche , du larynx ; en bas , avec celle ,1e 'J Tpi” “ e pos teneur, de 1 organe, elle est unie aux muscles et à l'aponévrose par un tfslû J. ulaire filamenteux ; de chaque coté , elle se réfléchit sur les piliers du «ode du palais et penchant dans intervalle qui sépare latéralement les cartilages thyroïde et cricoïde 'elle

noidfons65 “ P°Sté,'leure <•« uelui-ci , et y es. appliquée sur les muscles a’ryté-

îdiens , cnco-arytenmdiens postérieurs et thyro-aryténoïdiens; en haut, elle forme une sorte de cul-de-sac qu, correspond à la base du crâne , derrière l'ouverture postérieure

( r “u SeUemembra"B *** '“Sei“e. lisse, et dépourvue de villosités. Recouerte par un epithelium assez mince, elle contient beaucoup de follicules muqueux abon dans surtout vers la partie supérieure de l'organe. Dans ce, endroit aussi elle Jst pïôs' épaisse qu inferieurement. Sur le larynx, elle présente ordinairement quelques plis Le pharynx reçoit des artères de la carotide externe , de la thyroïdienne Supérieure de la labiale, de la linguale, et de la maxillaire interne. Ses veines se rende» dam les branches voisines de la jugulaire interne. Ses nerfs viennent du gfosso.pharvngien du pneumo-gastnqne e, du nerf de la cinquième paire. Ses vaissfaux lymphatique', së I dans les ganghons situés près de la bifurcation de la veine jugulaire interne.

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