DU PANCRÉAS
Le pancréas est une glande impaire, allongée, profondément située dans l’abdomen, et couchée transversalement derrière l’estomac, au-devant de l’aorte et au niveau des première et seconde vertèbres lombaires, entre les trois courbures du duodénum.
Sa /ace antérieure est recouverte par le feuillet supérieur du mésocolon transverse; clic est en rapport avec l’estomac et la première portion du duodénum. Sa face postérieure est appuyée sur la veine cave et sur l’aorte. Elle offre supérieurement un sillon qui loge les vaisseaux spléniques. Son bord supérieur est quelquefois traversé par l’artère cœliaque, et 1 inférieur est séparé de la portion transversale du duodénum par les vaisseaux mésentériques supérieurs. Son extrémité gauche, qu’on appelle la queue du pancréas , est très-mince ; elle s étend presque toujours au-dessous de la rate, jusque vers la capsule surrénale gauche. Son exttémilè droite , ou la Le te du pancréas , est plus large, ordinairement arrondie et plongée dans du tissu cellulaire graisseux. Elle est embrassée par la seconde courbure du duodénum. Presque toujours on trouve dans ses environs un prolongement glanduleux plus ou moins considérable, qui a été nommé, par JVinslow et quelques autres anatomistes, le petit pancréas.
Le pancréas n a pas de membrane propre : il est seulement environné d’une couche de tissu cellulaire, qui envoie des prolongemens dans son intérieur. Il a une grande analogie de structure avec les glandes salivaires. Son parenchyme, d’un blanc grisâtre ou rougeâtre, parait composé de lobes et de lobules granulés , distincts et réunis par du tissu cellulaire. C’est de chacune des granulations de ces lobes que naissent les radicules de sou conduit excréteur, lesquelles sont très-déliées, et se réunissent à la manière des veines. Le conduit même, nommé canal pancréatique , marche en serpentant dans l’épaisseur de 1 organe; parvenu derrière la seconde portion de l’intestin duodénum, il devient libre , et présente alors le volume d une plume de corbeau : il s’ouvre à angle aigu dans le canal, cholédoque , près de son orifice , ou s’accolle simplement au côté gauche de ce conduit pour entrer isolément dans le duodénum.
MANUEL
PS. 3o3.
Les artères du pancréas, nommées pancréatiques , sont très- multipliées et fort petites. Elles viennent de la cœliaque, de la splénique, de la mésentérique, de la gastro-épiploïque droite, delà coronaire stomachique et des capsulaires gauches. Ses veines se rendent dans les racines de la veine porte, et en particulier dans les veines splénique et petite mosaraïque. Ses nerfs émanent du plexus solaire, et ses vaisseaux lymphatiques vont se distribuer dans des ganglions auxquels le pancréas donne son nom.
Le pancréas sécrète un liquide appelé suc pancréatique , lequel paraît avoir beaucoup d’analogie avec la salive , et se mêle avec la bile pour être versé dans l’intestin duodénum.