C. Du rectum
Le rectum , ou la troisième portion du gros intestin, occupe la partie postérieure du Pl. 297. bassin , et termine les voies digestives. Il s’étend depuis le côté gauche de l’articulation sacro-vertébrale jusqu’au sommet du coccyx , continue en haut avec l’S iliaque du colon , et se terminant en bas à l’orifice nommé anus , après avoir éprouvé un léger renflement.
Il est supérieurement incliné de gauche à droite , et se dirige , en gagnant sa ligne médiane d’arrière en avant , jusqu’au-dessous de la proslrate , entouré dans la partie supérieure par le péritoine, qui le fixe lâchement au sacrum par un repli nommé mésorectum , et séparé plus bas, chez l’homme , du bas-fond de la vessie par les canaux déférens et les vésicules séminales. Tout-à-fait inférieurement il est en rapport avec la prôstrate , puis se courbe un peu d’avant en arrière avant de se terminer à l’anus ; sa paroi antérieure forme avec la vessie la cloison recto-vésicale. Chez la femme, cette même paroi, en rapport pi. 312, fig.5.
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avec la matrice et le vagin, dont elle est séparée en bas par un espace celluleux triangugulaire , sert à former la cloison recto-vésicale.
La surface interne du rectum offre, vers sa partie inférieure, un certain nombre de rides longitudinales, nommées colonnes du rectum-, elles sont formées par la membrane muqueuse et le tissu cellulaire sous-muqueux, et dépendent de la contraction des fibres musculeuses circulaires. L’extrémité inférieure est très-rétrécie , et se termine par une ouverture appelée Y anus. Cette ouverture , à peu près circulaire, un peu allongée d’avant en arrière, se trouve placée entre le coccyx qui est en arrière et le périnée qui est en avant, et profondément cachée, pendant la station, par le rapprochement des fesses. Son pourtour, qu’on appelle la marge de l’anus, présente des plis radiés , dus à la contraction de son muscle sphincter ; il est garni , chez les hommes, de poils que l’on trouve rarement chez les femmes. L’anus est pourvu d'un muscle constricteur et d’un muscle relevcur qui ont été décrits ailleurs.
Comme l’intestin grêle et l’estomac , le gros intestin est composé d’une tunique séreuse ou péritonéale , d’une tunique musculaire et d’une tunkjue muqueuse. Ces trois tuniques sont unies entre elles par deux couches de tissu cellulaire analogues aux couches celluleuses qui appartiennent aux autres portions du canal intestinal ; seulement la couche sous-muqueuse du cæcum et du colon est plus épaisse que celle de l’intestin grêle.
Organisation des gros intestins .
Le péritoine, qui forme la tunique séreuse , revêt les parties antérieure et latérales du cæcum , et se porte ensuite sur les parois de l’abdomen. Chez quelques sujets cependant il forme derrière l’intestin un repli plus ou moins étendu, auquel on donne le nom de mésoccecum. Il enveloppe de la même manière le colon dans presque toute sa circonférence , mais il forme à sa face concave plusieurs replis qui fixent les diverses portions de cet intestin aux parois abdominales. Ces replis , appelés mésocolons , sont distingués en
1° Mésocolon lombaire droit. Il se continue, quand il existe, avec le mésocœcum par sa partie inférieure, et fixe le colon ascendant au-devant de la région lombaire correspondante.
2° Mésocolon transverse. C’est le plus considérable des replis de ce nom. Il part du bord concave de l’arc du colon , qu’il soutient, et forme une cloison horizontale et mobile qui sépare la région épigastrique de l’ombilicale. Il est plus large dans son milieu qu’à ses extrémités, et a une forme à peu près demi-circulaire. Il est composé de deux feuillets : l’un , inférieur , se continue avec le mésentère ; l’autre , supérieur, se prolonge dans l’arrière cavité des épiploons.
3° Mésocolon lombaire gauche , lequel se comporte envers le colon descendant comme celui du coté droit envers le colon ascendant; en bas, il se continue avec le suivant.
4° Mésocolon iliaque. Celui-ci appartient à l’S iliaque du colon. Il varie beaucoup dans son étendue; il est plus large à sa partie moyenne qu’à ses extrémités; il se continue en haut avec le mésocolon lombaire gauche , et en bas avec le mésorectum.
Le péritoine recouvre les faces antérieure et latérales du rectum , et, en se portant de la partie postérieure de cet intestin au sacrum, il donne naissance à un repli triangulaire
qu on nomme mésorectum. Le mésorectum se continue avec le mésocolon iliaque. Il contient clans sa cavité beaucoup de tissu cellulaire.
La tunique musculaire est formée de fibres longitudinales et de fibres circulaires. Les P1.3oo, fig.-; longitudinales sont les plus superficielles. Elles semblent naître de l’appendice cœcal , et Parcourent toute l’étendue du cæcum et du colon, réunies en trois bandes, dont deux sont antérieures et une postérieure. Ces bandes sont beaucoup moins longues que l’intestin , et ce sont elles qui déterminent les bosselures extérieures et les cellules intérieures, en le fronçant en quelque sorte sur lui-même. Parvenues au rectum , les fibres longitudinales s épanouissent, pour ainsi dire, en même temps qu’elles augmentent de volume et de force, et elles forment à cet intestin une enveloppe qui l’accompagne l’espace de cinq à six pouces environ. Les fibres circulaires sont placées au-dessous des précédentes, et présentent la meme disposition que dans l’intestin grêle. Celles qui entourent le rectum deviennent plus nombreuses et plus volumineuses à mesure que les fibres longitudinales se raréfient, et, à la partie inférieure de l’organe, elles revêtent une teinte rougeâtre qui leur a valu de quelques anatomistes le nom de muscle sphincter interne de l'anus.
La membrane muqueuse du cæcum et du colon ne présente presque plus de valvules con- P1 • 399> % $• niventes, et ses villosités sont moins apparentes que celles de l’intestin grêle. Maison y aperçoit un très- grand nombre de follicules mucipares isolés, ou glandes de Brunner. La membrane muqueuse du rectum offre, entre les colonnes décrites plus haut, des bandes nombreuses, tantôt obliques, tantôt transversales, dont le bord libre est incliné en haut, et qui forment ainsi des espèces de lacunes dont le fond est étroit et déclive. On y aperçoit en outre des villosités rougeâtres et les orifices des follicules mucipares.
Les artères du cæcum et du colon viennent des mésentériques supérieure et inférieure Les veines de ces deux intestins donnent naissance aux deux mésaraïques qui vont se rendre à la veine porte. Leurs vaisseaux lymphatiques sont beaucoup moins nombreux que ceux de l’intestin grêle. Leurs nerfs viennent des deux plexus mésentériques.
Le rectum reçoit un très-grand nombre d’artères qui lui sont fournies par la mésentérique inférieure, par 1 hypogastrique et la honteuse interne. Ses veines aboutissent, les unes à la veine hypogastrique, et les autres à la veine mésentérique inférieure. Ses nerfs proviennent des plexus sciatique et hypogastrique.
DES ORGANES DE LA SECRETION ET DE l’eXCRETION DE LA BILE.
Les organes de la sécrétion et de l’excrétion de la bile , sont le foie , la vésicule biliaire et les conduits hépatique , cystique et cholédoque.
Le foie est la plus volumineuse de toutes les glandes. C’est un organe impair, non symé- ^3, Vf, trique, très-pesant, d’une couleur qui varie du jaune plus ou moins foncé au rouge-bru- 3°4' nâtre, dont la forme représente assez bien une portion d’ovoïde coupé suivant sa longueur Il occupe tout l’hypochondre droit et la partie supérieure de l’épigastre; chez la femme, il dépasse assez souvent les côtes abdominales, et descend plus ou moins bas dans le flanc droit. Suivant Sæmmerring, le poids du foie, dans un individu adulte de moyenne stature varie de deux à cinq livres. 11 correspond, en haut au diaphragme, en bas à l’estomac, a«
Texte . .»
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colon transverse , au colon lombaire droit, au rein droit;. en arrière, à la colonne vertébrale, à l’aorte, à la veine cave, à la veine porte; en avant, à la base de la poitrine.
Sa face supérieure est convexe; elle est lisse, libre, et divisée, par le grand repli falciforme du péritoine , nommé ligament suspenseurdufoie, en deux portions de grandeur inégale.
PI. 3c>4, fïg. 2. Sa face inférieure est irrégulièrement convexe et concave ; ce qui fait que les anatomistes
ont divisé le foie en trois lobes, un grand lobe ou lobe droit ; un petit lobe , lobule , ou lobe inférieur , un lobe moyen ou lobe gauche. Cette face inférieure présente
1° Un sillon appelé horizontal ou longitudinal ( sillon de la veine ombilicale ), qui séparé le lobe droit du lobe gauche, s’étend du bord antérieur au bord postérieur du foie, et loge chez le fœtus la veine ombilicale dans sa moitié antérieure , le canal veineux dans sa moitié postérieure.
2° Un autre sillon , nommé transversal ou sillon de la veine porte, qui reçoit en effet le sinus de la veine porte , et dans lequel on trouve aussi le commencement du canal hépatique et les artères du même nom.
3° Le sillon de la veine cave inférieure , qui est placé sur le bord postérieur de 1 organe , et loge la veine cave inférieure.
4° L 'éminence porte postérieure (lobule , petit lobe du foie , lobe de Spigel ) , sorte de mamelon fort volumineux , qui est situé derrière le sillon transversal.
ô° L 'éminence porte antérieure , placée à droite du sillon de la veine ombilicale, et audevant de laquelle se trouve la portion du foie désignée par quelques anatomistes sous le
nom de lobe carré. ' ,
6° Des enfoncemens qui correspondent à la face supérieure de 1 estomac, a la vésicule
biliaire , à l’arc du colon, au rein droit, etc.
Le bord antérieur du foie est mince; il est convexe et semi-lunaire dans sa totalité, mais il présente des échancrures qui correspondent h la vésicule biliaire , à l’origine du sillon de la veine ombilicale et à l’estomac. Sa portion droite suit le contour de la base de la poitrine. Le bord postérieur est épais et arrondi dans ses deux tiers droits. Il est attache au diaphragme dans toute son étendue par le ligament coronaire, près de ses extrémités par deux autres replis du péritoine nommés ligcimens triangulaires du foie , et dans sa partie moyenne il est uni à ce muscle par du tissu cellulaire très-serré. On remarque sur ce bord la fin du sillon de la veine ombilicale , le sillon de la veine cave inférieure , et les troncs des veines sus-hépatiques.
L 'extrémité droite du foie est tuberculeuse , arrondie, et appuyée contre le diaphragme. L’ extrémité gauche est mince, également arrondie, et correspond à l’œsophage. Chez certains individus, elle s’avance plus ou moins dans l’hypochondre gauche, et se trouve même quelquefois en contact avec la rate.
Le foie est formé d’un tissu parenchymateux , de tuniques , de vaisseaux sanguins et lymphatiques , de nerfs et de conduits excréteurs.
La tunique extérieure du foie est un prolongement du péritoine qui se réfléchit du diaphragme sur cet organe. Libre par sa face superficielle, et adhérent à la tunique sousjacente par sa face profonde, ce feuillet séreux n’enveloppe pas la totalité du foie. Il manque sur toute la portion de ce viscère qui est attachée au diaphragme, le long de l’insertion du
ligament suspenseur et des ligamens latéraux, ainsi que dans les divers sillons et dans 1 échancrure qui loge la vésicule biliaire.
La tunique profonde est celluleuse. Elle tapisse toute la surface externe du foie, sans en excepter les sillons et la fosse occupée par la vésicule biliaire , et elle pénètre dans l’interieur de 1 organe en formant des gaines celluleuses aux divisions des vaisseaux sanguins et du conduit hépatique. Cette membrane, connue sous le nom de capsule de Glisson, est surtout apparente dans les points du viscère qui ne sont pas recouverts par la tunique péritonéale. ?
Les vaisseaux sanguins du foie sont fort nombreux. Les uns y apportent le sang qui doit scr\ ir à sa nutrition et à ses fonctions physiologiques : ce sont l’artère hépatique et la >eine porte ; les autres emportent le sang qui a séjourné dans l’organe : ce sont les veines hépatiques. Les premiers de ces vaisseaux ont une direction horizontale , dans le sens du grand diamètre du viscère , et les orifices des branches divisées sont affaissés sur euxmèmes, ce flu* dépend de leur gaine celluleuse, qui les empêche d’adhérer à la substance du ioie. Les veines hépatiques, au contraire, se dirigent toutes vers le bord postérieur de 1 organe, et leur adhérence intime à sa substance fait qu’on les trouve toujours béantes quand on coupe le tissu du foie.
Les vaisseaux lymphatiques du foie sont fort nombreux ; ils sont, les uns superficiels , les autres profonds. Ses nerfs sont aussi très-multipliés ; ils viennent du nerf pneumo-gastrique, du diaphragmatique et des plexus hépatiques. Tous ces vaisseaux et ces nerfs sont plongés au milieu d’un parenchyme, à la formation duquel ils concourent, et dont la texture est assez difficile à apprécier dans l’état sain. Cependant, quand on examine avec soin le tissu du foie, on voit qu’il est formé d’une substance d’un rouge plus ou moins foncé , laquelle est séparée par des lignes d’un blanc jaunâtre, qui s’entrecroisent en divers sens. C’est du rapport de ces deux substances, et de la quantité de sang qu’elles contiennent , que dépendent les divers aspects du parenchyme de ce viscère dans l’état sain et dans certains étals pathologiques.
La substance blanche ou aréolaire paraît recevoir peu de sang ; elle est traversée par d’assez gros vaisseaux, mais ces vaisseaux ne s’y ramifient pas. La substance rouge, au contraire, est très-vasculaire, d’apparence caverneuse, et paraît formée de granulations obrondes, peu consistantes, desquelles proviennent les conduits bilifères qui doivent former le canal hépatique , et qui commencent l’appareil excréteur de la bile, composé du canal hépatique, du canal cystique , de la vésicule biliaire et du conduit cholédoque.
2° Le canal hépatique naît dans la substance rouge du foie par des radicules très-déliées, ri.3o4,fi qui se réunissent successivement en ramuscules et en rameaux. Ces rameaux, qui accompagnent les divisions de l’artère hépatique et de la veine porte , et sont comme elles enveloppés par la capsule de Glisson, se réunissent eux -mêmes en deux, trois ou quatre branches, de la convergence desquelles résulte le tronc du canal. Ce canal est cylindrique, de la grosseur d’une petite plume à écrire, et long d’un pouce et demi environ; il descend entre les deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique , au milieu d'une grande quantité de tissu adipeux , au-devant de la veine porte, derrière la branche droite de l’artère
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PI.3o/,,fig.i
PI. 3o j, fig . i 2, 5.
PI. 3o.j, fig . I
P].3o5; fig. i
hépatique , à gauche du col de la vésicule biliaire , et il ne tarde pas à se réunir au canal eystique.
3° Le canal cyslique est placé , comme le précédent, dans l’épaisseur de l’épiplon gastrohépatique , et s’étend du col de la vésicule biliaire à la partie supérieure du canal cholédoque , qu’il concourt à former en se réunissant à angle aigu avec le canal hépatique. Un peu moins long et plus grêle que ce dernier, le canal cyslique est souvent cotoyé, à gauche, par l’artère cyslique, et il est silué au-devant de l’hiatus de TP inslow.
4° La vésicule biliaire est un réservoir membraneux, pyriforme, situe dans un enfoncement superficiel de la face inférieure du lobe droit du foie. Dans quelques sujets, on 1 a trouvée sous le lobe gauche ; d’autres ont présenté deux vésicules. Enfin, chez quelques individus, on n’aperçoit aucun vestige de cet organe. La vésicule biliaire est dirigée obliquement , de sorte que sa grosse extrémité se porte en avant , en bas et à droite. On lui distingue , 1° un corps , dont une portion est unie au foie par du tissu cellulaire lamelleux et par quelques vaisseaux sanguins, que leur couleur jaunâtre, après la mort, a fait considérer à tort, par quelques anatomistes, comme des canaux destinés a porter directement la bile clu foie dans la vésicule; l’autre portion est libre, et unie au colon par un repli du péritoine; 2° un fond qui est arrondi et qui ne dépasse pas ordinairement le bord antérieur du foie, mais qui quelquefois descend plus ou moins bas dans 1 abdomen, et devient accessible au palper, au côté externe du muscle droit; 3° un col ou sommet, qui est recourbé , et se continue avec le canal eystique.
5° Le canal cholédoque est formé par la réunion des canaux hépatique et cyslique. Il est plus volumineux que chacun de ces derniers, et long d’environ trois pouces et quelques lignes. Il descend entre l’artère hépatique et la veine porte , derrière l’extrémité droite du pancréas , et, s’engageant bientôt entre les tuniques du duodénum , il parcourt dans leur épaisseur un trajet très-oblique d’environ un pouce , pour venir s’ouvrir au sommet d’un tubercule qu’on rencontre à la partie postérieure et interne de la portion verticale de cet intestin , près de l’embouchure du canal pancréatique, et assez souvent par un orifice qui lui est commun avec ce canal.
Les voies biliaires ne sont composées que de deux tuniques , si l’on excepte la vésicule dont la portion libre du corps et le fond sont recouverts par le péritoine.
La tunique intérieure est muqueuse; elle n’est qu’un prolongement ou un appendice de la membrane muqueuse du duodénum , mais elle présente des caractères qui lui sont particuliers , et qui varient suivant la partie qu’elle tapisse. Très-ténue et très-extensible dans toute son étendue, elle est lisse et polie dans les trois quarts supérieurs du canal cholédoque et dans le canal hépatique; mais il n en est pas de meme dans le reste de son trajet. Dans le quart inférieur du canal cholédoque , elle présente des plicatures longitudinales. Dans le conduit cyslique et le col de la vésicule, elle forme une valvule spiroïde, qui a été assez bien représentée par Aug. TT aller dans ses Annolahones Academiccc , et qui a particulièrement fixé l’attention de M. Amussat dans ces derniers temps. Enfin , dans le corps, et le fond de la vésicule, la membrane muqueuse est rugueuse, r.eticulee , plissee sur elle-même en forme de cellules arrondies ou polygones; ces cellules sont en général trèspetites, et quelques-unes sont profondes d’une ligne environ..
La tunique extérieure est celluleuse; quoique dense et serrée, elle est extensible, et parsemée d un très-grand nombre de vaisseaux. Suivant M. Amussat, cette membrane serait musculaire, et décélérait sa nature sur des vésicules hypertrophiées.
Le foie est 1 organe sécréteur de la bile. On pense généralement qu’il imprime au sang de la \ eine porte qui le traverse certaines modifications relatives à l’hématose; mais la nature de ces modifications est tout-à-fait inconnue.
Le canal hépatique est le conduit excréteur de la bile. Ce liquide est tantôt transmis directement au duodénum, tantôt porté en partie dans la vésicule par le canal cystique, qui est aussi chargé de la ramener au canal cholédoque , après un séjour plus ou moins prolongé dans ce réservoir. M. Amussat a émis l’opinion, peu fondée peut-être, que la valvule spiroïde dont est garni le canal cystique et le col de la vésicule , sert à faire monter la bile du canal hépatique dans la vésicule, à la manière d’une vis d’Archimède, et il a vu fes plans de cette valvule s’appliquer les uns contre les autres pendant l’expulsion d’un liquide qu’il avait injecté dans la vésicule.