‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 227 sur 279 · Des reins · texte numérisé non relu

Des reins

Les reins , organes sécréteurs de l’urine , sont deux glandes situées profondément der* rière le péritoine, au milieu d’une grande quantité de tissu cellulaire et adipeux , sur les parties latérales de la colonne vertébrale , au niveau des deux dernières vertèbres dorsales et des deux premières lombaires. Celui du côté droit est placé un peu plus bas que celui du côté gauche , ce qui dépend de la présence du foie. Il existe quelquefois trois reins ; sur d’autres sujets on n’en rencontre qu’un seul, placé transversalement au-devant du rachis , la scissure tournée en bas.

La couleur des reins est d’un rouge obscur tirant sur le brun ; leur forme , qui est d’un ovoïde comprimé sur deux faces , et èchancré sur son bord interne, est analogue a

.celle d’un haricot.

Leur face antérieure est très-convexe, et correspond, à droite, à la portion verticale du duodénunj, , au colon ascendant et au foie; à gauche, au colon descendant et à la rate. La face postérieure est presque plane; elle est en rapport avec les piliers du diaphragme et les muscles psoas , carré des lombes et transverse abdominal, Le bord externe est convexe, épais, et tourné en arrière; le bord interne est incliné en avant, et présente une échancrure plus ou moins profonde, laquelle reçoit les vaisseaux rénaux, et porte le nom de scissure du rein. L’extrémité supérieure est épaisse , arrondie ; elle est embrassée par la capsule surrénale, et inclinée vers la colonne vertébrale; l’extrémité inférieure est plus nnnee , et s’écarte davantage du rachis. Chaque rein reçoit de l’aorte une artère considérable, dont les ramuscules se continuent avec les veines, avec les radicules du canal excreteur, ou se terminent dans le tissu même de l’organe; les veines correspondantes se rendent a la veine cave. Les vaisseaux lymphatiques du rein sont nombreux , et vont se rendre dans des ganglions placés autour de l’artère et de la veine rénales. Les nerfs viennent du plexus rénal.

Les reins sont enveloppés d’une membrane fibro-celluleuse , peu extensible, qui est unie au tissu de ces organes par des filamens de même nature qu'elle, et par des ramuscules vasculaires. Celte membrane s’enfonce dans la scissure, et se réfléchit sur le bassinet. Llle envoie des prolongemens sur les vaisseaux sanguins.

Le parenchyme du rein est plus consistant que celui des autres glandes. Il est composé !’ de deux substances distinctes, l’une extérieure, appelée corticale, l’autre intérieure, P nommée tubuleuse ou médullaire.

La première de ces substances forme une couche extérieure d’une ou deux lignes d’épaisseur , d’une couleur fauve-obscure ou rougeâtre. En dedans, elle fournit plusieurs prolongemens en forme de cloisons, entre lesquels se trouvent placés les faisceaux de la substance tubuleuse. Examinée au microscope , elle paraît composée de granulations qui se séparent assez facilement les unes des autres , et qui sont formées par les extrémités capillaires des vaisseaux sanguins. En outre, on y aperçoit un très-grand nombre de petits canaux blancs et très-flcxueux , qu’on appelle conduits de Ferrein; ces conduits forment une grande partie de la substance corticale , et paraissent être les conduits excréteurs des granulations glanduleuses.

La substance tubuleuse ou intérieure représente plusieurs faisceaux conoïdes, tronqués enveloppes de tous côtes, si ce n’est vers leur sommet, par la substance corticale. La base de tous ces cônes est arrondie et tournée vers la périphérie du rein; leur sommet est tourné vers la cavité du bassinet. La substance tubuleuse est d’un rouge pâle; son tissu est dense, ferme, mais facile à diviser dans le sens des faisceaux. Il paraît formé d’une multitude de canaux extrêmement déliés , convergens , très-serrés les uns contre les autres près du sommet des cônes , et qui ne sont autre chose que les conduits de Ferrein de la substance corticale, devenus droits. Les cônes se terminent par des tubercules ou mamelons dont l’ensemble est désigné par plusieurs anatomistes sous le nom de substance mamelonnée, et dont la surface lisse présente les orifices des canaux qui versent Turine dans les calices. Ces tubercules sont séparés les uns des autres par des intervalles remplis de tissu adipeux. Leur nombre varie, et n’est pas toujours égal à celui des cônes; queî- Texte. r. o

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