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J. 307, fi
498 MANUEL
qnefois en effel deux cônes aboutissent à un seul mamelon, ou bien l’on trouve deux mamelons au sommet d’un seul cône.
PI.307, fig.6 Les calices ou entonnoirs sont de petits conduits membraneux qui, cl une part, embrassent la circonférence des mamelons, et qui, de 1 autre, s ouvrent profondément dans le bassinet. Leur nombre varie entre six et deux environ , parce que souvent 1 un d eux appartient à plusieurs mamelons à la fois. Leur diamètre est toujours proportionné au nombre des mamelons qu’ils embrassent, et ils sont entourés de beaucoup de graisse. Jls conduisent dans le bassinet l’urine qui coule des mamelons.
On nomme bassinet une petite poche membraneuse qui occupe la partie postérieure âkt la scissure. Le bassinet est placé derrière l’artère et la veine rénales ; allongé de haut en bas , aplati d’avant en arrière , il est irrégulièrement ovale , et se rétrécit beaucoup inférieurement pour se continuer avec l’uretère. Il présente ordinairement le long de son bord externe, et un peu en arrière, les orifices des calices qui versent l’urine dans sa cavité.
1*1 . 3oG, fîg • 1, L'uretère est un long canal excréteur, membraneux, cylindroïde, qui porte l’urine dans 2 la vessie. Il s’étend obliquement entre le bassinet, avec lequel il se continue, et le bas-
fond de la vessie , dans laquelle il s’ouvre. Il commence dans la sinuosité du rein par une portion évasée , à laquelle on donne le nom d’ infundibulum , de là il descend obliquement jusqu a la symphyse sacro-iliaque , pénètre dans l’excavation pelvienne jusqu a la face postérieure et inférieure de la vessie , en convergeant vers celui du côté opposé, et, après avoir traversé obliquement l’épaisseur des parois de- cet organe dans une étendue de quelques lignes , il vient s’ouvrir dans sa cavité aux angles postérieurs du trigone. Son orifice est oblique , plus étroit que le canal lui-même , dépourvu de valvules , et dirigé en devant et en dedans. Dans son trajet l’uretère est en rapport , en arrière , avec le muscle psoas, et avec les vaisseaux iliaques et hypogastriques; en avant , avec le péritoine, les vaisseaux spermatiques , et dans l’excavation du bassin , avec le canal déférent , dont il croise la direction.
Les calices , le bassinet et l’uretère sont formés de deux membranes; l’une extérieure et celluleuse, beaucoup plus mince dans les calices que dans le bassinet, et surtout dans l’uretère, où néanmoins elle est très-extensible et contractile; l’autre, interne et muqueuse , est également plus mince dans les calices que dans les autres parties de son trajet, et paraît se réfléchir sur la surface des mamelons pour pénétrer, d'après les remarques de quelques anatomistes, dans les orifices des canaux excréteurs.
3 0 De la vessie.
La vessie est un réservoir musculo- membraneux , logé dans l’excavation du bassin, entre le pubis et le rectum dans l’homme , entre cet os et le vagin dans la femme. Elle est destinée à recevoir et à contenir l’urine pendant un certain temps, et à l’expulser ensuite. Chez l’homme, la vessie est conoïde; chez les femmes, et surtout chez celles qui ont eu plusieurs enfans , cet organe est arrondi , et a même plus d’étendue transversalement que verticalement. Les dimensions de la vessie varient suivant les âges, les sexes, les individus. Haller, et depuis lui , la plupart des anatomistes, prétendent que la vessie de la femme a plus de capacité que celle de l’homme ; mais cette disposition est bien loin d être générale.
Considérée à 1 extérieur, la vessie offre six régions.
1° Une région supérieure ou le sommet de la vessie; elle est plus ou moins allongée, et n’est revetue par le péritoine qu’en arrière, à moins que la vessie ne soit très - grosse. Celte région est en rapport avec les circonvolutions de l’iléon. De son centre on voit s’élever 1 ouraque, espèce de cordon fibreux qui remonte jusqu’à l’ombilic, entre la ligne blanche et le péritoine , au milieu des deux artères ombilicales, et qui sera examiné ailleurs. 2° Une légion inférieure, bornée en avant, chez l’homme, par la prostate, et en arrière par un repli que forme le péritoine en se portant sur le rectum ou le vagin , suivant le sexe; sa partie la plus reculée, plus large que le reste, porte le nom de bas-fond de la vessie ; chez •
I homme , cette face repose sur le rectum, les vésicules séminales, les canaux déférens , une portion des uretères, et sur une assez grande quantité de tissu cellulaire graisseux.
Chez la femme, elle répond au vagin. 3° Une région antérieure, laquelle répond au pubis, dont elle est séparée par du tissu cellulaire et adipeux , et présente vers sa partie inférieure un petit cordon fibro-celluleux déprimé, qui l’unit à la symphyse pubienne, et qu’on appelle le ligament antérieur de m vessie . Cette face n’est point recouverte par le péritoine, mais quand la vessie est distendue par une grande quantité d’urine, la partie supérieure de sa région antérieure vient se mettre en rapport presque immédiat avec la ligne blanche et les muscles abdominaux. 4° Une région postérieure ; elle est revêtue entièrement par le péritoine , et bornée inférieurement par les replis que forme cette membrane en se portant sur le rectum dans l’homme et sur l’utérus dans la femme, et qui sont nommés improprement les ligamens postérieurs de la vessie. 6° Deux régions latérales, qui sont plus larges en bas qu en haut, où elles sont tapissées par le péritoine. Inférieurement elles correspondent aux ancres ombilicales, aux canaux déférens, aux vaisseaux et aux nerfs hypogastriques, et aux muscles releveurs de l’anus , dont elles sont séparées par du tissu cellulaire graisseux.
Enfin le col de la vessie, vu en dehors, représente, chez l’homme, une espèce de cône tronqué, embrassé, en devant, par la prostate, environné en arrière par du tissu cellulaire sillonné de vaisseaux , et en rapport latéralement avec les muscles releveurs de l’anus; il est presque honzonlal chez l’adulte, tandis qu’il est oblique en bas et en avant jusqu’à la puberté; il repose sur le rectum. Chez la femme, le col de la vessie est moins long, et appuie sur le vagin.
La face interne de la vessie présente , dans plusieurs parties de son étendue , des rides P!.3o8, (ig 3 irrégulières qui disparaissent dans l’état de plénitude de l’organe. On y voit aussi, dans certains cas, des saillies formées par des faisceaux de la membrane musculeuse au-dessous de la membrane muqueuse. Lorsque ces saillies sont très-prononcées , on donne à l’organe le nom de vessie à colonnes.
On appelle trigone vésical un espace triangulaire, lisse, placé en dedans de la vessie, PJ.3o8,fig.p au-devant de son bas-lond. Les deux angles postérieurs de ce triangle répondent à l’embouchure des uretères , lesquels s’ouvrent au-devant d’une légère saillie oblique, formée parla membrane muqueuse; l’angle antérieur aboutit à un tubercule oblong, plus ou moins saillant , qu on nomme la luette vésicale. Le bas-fond proprement dit est la partie la plus déclive de la paroi inférieure; moins large d’avant en arrière que transversalement , il est compris entre la base du trigone et la paroi postérieure. L’orifice interne du canal
PI. 3o8, fig
de l’urèlre , qu’on appelle aussi le col de la vessie , occupe la partie inférieure de la paroi antérieure ; il est semi-lunaire , et embrasse la luette vésicale.
La vessie est formée de trois tuniques. La plus superficielle, ou la tunique séreuse , lui est fournie par le péritoine , et ne tapisse que le sommet , la partie supérieure des régions latérales et la face postérieure de l’organe. Elle est unie à la tunique sous-jacente au moyen d’un tissu cellulaire lâche, en sorte qu’elle ne participe que très-peu à la distension de i, l'organe. La tunique moyenne est musculaire ; scs fibres sont blanchâtres et plus ou moins prononcées ; les plus superficielles sont en général les plus longues , et se portent surtout ■ des parties antérieure et postérieure du col vers le sommet de l’organe, ce qui fait qu’on rencontre toujours dans ces deux portions de la vessie un plan musculaire plus épais que partout ailleurs. Les fibres profondes sont plus courtes , et ont une direction oblique ou même transversale. Elles sont très-nombreuses en arrière de la vessie , où elles forment le trigone, et en bas, où elles deviennent circulaires pour former le sphincter du col. Ces diverses fibres musculaires, quand elles viennent à s’hypertrophier, forment les faisceaux saillans des vessies dites à colonnes. La tunique interne ou muqueuse est mince, blanchâtre, et pourvue d’un très-petit nombre de villosités. Ses follicules mucipares sont très -peu visibles, quoique probablement très-abondans. Celte membrane est fort extensible , mais peu rétractile. Un tissu cellulaire lamelleux et dense l’unit à la tunique musculaire.
Le col de la vessie présente plus d’épaisseur et de résistance que le corps. Les fibres musculaires y sont fort nombreuses , et lui forment une espèce de sphincter beaucoup plus prononcé en bas qu’en haut. En outre , quelques anatomistes ont trouvé au-dessous d’elles une substance blanchâtre, extensible quoique résistante, élastique, laquelle contribue à former la luette vésicale , et se prolonge en s’amincissant jusque près de la base du tri-one. Enfin le tissu cellulaire sous-muqueux et la membrane muqueuse elle-même sont comparativement plus épais dans le col que dans les autres régions de la vessie.
Les artères de la vessie naissent des hypogastriques , des ombilicales , des ischiatiques , des hémorrhoïdales moyennes et des honteuses internes. Ses vein«s , plus nombreuses que les artères, se déchargent dans le plexus veineux hypogastrique. Ses nerfs émanent des plexus sciatique et hypogastrique. Ses vaisseaux lymphatiques se rendent spécialement dans les ganglions hypogastriques.
DES ORGANES GENITAUX DE l’hOMME.
Ces organes , très-nombreux, doivent être décrits dans 1 ordre physiologique de leurs fonctions; ce sont : 1° les testicules et leurs enveloppes; 2° les canaux déférens et le cordon testiculaire; 3° les vésicules spermatiques et les canaux éjaculateurs ; 4° le pénis et les organes qui en dépendent.