DO STERNUM
Le sternum est un os impair, symétrique , allongé , aplati d’avant en arriéré , occupant la région antérieure et moyenne de la poitrine.
Sa face antérieure ou cutanée est légèrement convexe et présente quatre lignes transversales plus ou moins prononcées , qui indiquent les points où se sont réunies les pièces principales dont l’os se compose dans le jeune âge.
Sa face postérieure ou mèdiastine est un peu concave , et offre les lignes transversales ci-dessus indiquées ; elle répond au mediastin anterieur.
L 'extrémité supérieure est épaisse; elle présente au milieu une échancrure remplie par le ligament interclaviculaire, et de chaque côté une cavité revêtue de cartilage, arrondie, convexe et concave en sens opposé , qui s’articule avec la clavicule.
L 'extrémité inférieure est formée par un prolongement nommé l’ appendice xiphoidc. , Cet appendice est simple ou bifurqué , pointu ou mousse , courbé ou droit , court ou épais suivant les individus ; quelquefois il est percé d’un trou à son milieu.
, Les bords du sternum sont épais , surtout en haut. Ils présentent sept cavités articulaires qui reçoivent l’extrémité du cartilage de prolongement de chacune des sept premières cotes. La première est triangulaire et rugueuse ; les suivantes sont anguleuses et placées aux
extrémités de chacune des lignes transversales de l’os. Ces cavités sont séparées les unes des autres par des échancrures , qui terminent en avant les espaces intercostaux.
Le sternum est composé de tissu celluleux , recouvert à l’extérieur par une couche fort mince de tissu compacte. Dans le fœtus il est formé de six pièces principales qui , examinées PI - 26. fig. 2. de haut ai bas , se développent elles-mêmes le plus souvent : la première par deux points ; la seconde par un seul ; les troisième , quatrième et cinquième , tantôt par un point , et tantôt par deux ; enfin la sixième ou l’appendice xiphoïde , toujours par un seul point. Ce n’est que dans un âge assez avancé , que ces pièces se réunissent les unes avec les autres , pour ne plus constituer qu’un seul os.
DESCÔTES.
Les côtes sont des os irréguliers , grêles , allongés , et placés les uns au-dessus des autres , pp 2<3; 2?, pour former les parois latérales de la poitrine : on en compte douze de chaque côté. Elles sont courbées en arc , assez épaisses et arrondies en arrière, minces et aplaties en avant.
Ou les désigne ordinairement par leur nom numérique en les comptant de haut en bas.
Elles s’articulent toutes en arrière avec la colonne vertébrale ; en avant, les sept supérieures se joignent au sternum, et ont été appelées côtes sternales ou vraies côtes ; les cinq inférieures ne se prolongent pas jusqu’à cet os , et ont reçu le nom de côtes as le, male s , abdominales ou fausses côtes. Les deux dernières , à raison de leur mobilité , ont été nommées côtes flottantes.
La longueur des côtes, peu considérable dans la première, augmente de presque la moitié dans la seconde, et ensuite successivement jusqu’à la huitième. A partir de cette dernière , elle va en diminuant jusqu’à la dernière , qui est la plus courte. Leur largeur diminue insensiblement de la première à la dernière ; elle est en générale plus prononcée eu avant qu’en arrière. Leur direction varie. La première est horizontale ; les autres sont de plus en plus inclinées, de sorte que leur extrémité postérieure est plus élevée que l’antérieure. La plupart des côtes sont plus courbées en arrière qu’en avant , et torses sur ellesmêmes , de façon que l’une de leurs extrémités est toujours relevée lorsqu’on les place sur un plan horizontal. On distingue dans les côtes :
1° Le corps ou la partie moyenne ; il est mince , aplati , convexe en dehors, concave en dedans. Sa face externe présente en arrière une éminence nommée la tubérosité, laquelle PL 25. fig. 6. s’articule par une facette convexe et lisse qui la surmonte , avec l’apophyse transverse de la vertèbre dorsale correspondante. Plus en avant on voit une ligne saillante qu’on appelle angle des côtes, et au niveau de laquelle ces os paraissent coudés. Cet angle se trouve pi. 29. d autant plus éloigné de la tubérosité , qu’il appartient à des côtes plus inférieures. En avant de 1 angle , la surface externe des côtes et lisse est assez large. La face interne des côtes est Pt, 27. concave, étroite, et recouverte par la plèvre. Leur bord supérieur est mousse et épais;
1 inférieur est plus mince et comme tranchant. Il offre en arrière une gouttière qui loge les nerfs et les vaisseaux intercostaux.
2° L 'extrémité postérieure ou vertébrale des côtes est articulée avec la colonne vertébrale , à I aide d’une tête légèrement aplatie, ordinairement munie de deux facettes planes. Celles-ci sont séparées l’une de l’autre par un angle saillant , et sont en rapport avec chacune des
PI. 25. fig. 5
PI. 25 fig. 7
PI. 2Ô. fig.
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demi-facettes creusées sur le corps des vertèbres dorsales. Cette tete est soutenue par un col allongé, aplati ou arrondi , qui est appuyé en arrière contre 1 apophyse transverse de la vertèbre correspondante.
3° L 'extrémité antérieure ou sternale est aplatie , et plus large que la précédente dans les côtes supérieures ; elle est plus mince qu'elle , au contraire , dans les dernières côtes. Elle offre une facette oblongue , concave , qui reçoit le cartilage de prolongement auquel elle est fort adhérente.
Parmi les côtes , il en est qui présentent des caractères particuliers ; ce sont :
A. La première côte. Elle est horizontale , plus courte et plus large que les autres. Sa face supérieure offre une gouttière sur laquelle passe l’artère sous-clavière; sa face inférieure, inclinée en dedans , est lisse et sans gouttière ; son bord interne est concave , mince , tranchant ; X externe est arrondi , et présente en arrière la tubérosité. La première côte n’a point d’angle. Sa tête est arrondie, n’offre qu’une seule facette, et se trouve supportée par un col fort étroit. Son extrémité antérieure est plus large que dans les autres côtes.
B. La seconde côte. Elle est beaucoup plus longue que la précédente, et presque horizontale comme elle. Sa face externe est obliquement dirigée en haut , et l’interne en bas. Celleci n’offre en arrière qu’une gouttière à peine marquée; l’angle est peu prononcé ; la tête a une double facette.
C. La onzième côte. Elle est courte , peu courbée , sans tubérosité , et par conséquent sans rapports articulaires avec l’apophyse transverse correspondante; son angle est peu marqué, placé très-en avant; sa tête est volumineuse, munie d’une seule facette articulaire ; sa face interne n’offre pas de gouttière ; son extrémité antérieure est mince.
D. La douzième côte , encore moins courbée que la précédente, sans tubérosité et sans gouttière , diffère de la onzième en ce qu’elle est plus courte et manque entièrement d’angle. Son extrémité antérieure est allongée en pointe.
Les côtes sont formées à l’extérieur de tissu compacte , et à l’intérieur , de tissu diploïque. Elles se développent d’abord par un point d’ossification ; vers la dix-huitième année il paraît deux autres petits points, l’un pour la tête , et l’autre pour la tubérosité. Ces deux dernières pièces ne tardent point à se confondre avec la portion principale de l’os.