DU CERVELET
Le cervelet occupe la partie postérieure et inférieure du crâne; bien moins considérable que le cerveau, il n'en forme dans l'homme adulte que la huitième ou la neuvième partie. Il est régulier , symétrique , et peut être comparé à deux sphéroïdes déprimés , placés horizontalement à côté l'un de l'autre, et confondus à leur point d'union. Il est plus mou que le cerveau , et d'une couleur grise rougeâtre à l'extérieur.
La surface du cervelet résulte d'un assemblage de lames grises, épaisses d'une ligne Cl demie environ , et placées de champ les unes contre les autres. Concentriques et régulières, ces lames sont plus grandes en arrière qu'en avant, et séparées par des sillons profonds , dans lesquels s'enfonce la pie-mère. Les unes appartiennent à la face supérieure du cervelet, elles autres à sa face inférieure. Elles ne se confondent pas entre elles, et aucune ne fait le tour de l'organe.
Chaque lobe du cervelet offre ordinairement trente à trente-cinq de ces lames à sa face supérieure , et vingt-quatre à trente à l'inférieure.
En écartant ces lames principales , on ea trouve beaucoup d'autres plus petites et plus minces, qui sont pour ainsi dire sculptées sur leurs côtés, les unes au-dessus des autres , et cachées dans les sillons. Ces lames secondaires sont de longueur différente; aucune ne paraît à la superficie du cervelet , et toutes sont fixées par leur base à une des circonvolutions primitives, dont elles semblent former les ramifications. Quelques analomistes pensent que le nombre de ces lames s'élève de six à sept cents.
Les lames primitives , bien que séparées par des sillons , se réunissent, se groupent au nombre de deux, trois, quatre, cinq ou six, de manière à former des lobules fasciculés à la surface du cervelet. Ces lobules sont séparés les uns des autres par des sillons courbes larges et superficiels. Ils ne sont pas parallèles , mais se coupent presque tous à angle plus ou moins aigu ; leur nombre est ordinairement de seize : cinq supérieurs , neuf inférieurs, et deux postérieurs.
Iu9.face supérieure du cervelet est aplatie, obliquement dirigée en arrière et en dehors recouverte par la tente du cervelet. Elle présente à sa partie antérieure et moyenne une
P1..49.(ig.> pfiSo.
Pl. i5],dg. 2.
Pl. l52.
Pl. i55.
Pl.i5i,{;g.7..
Pl. ibi.
saillie allongée , qui est formée par rentrecroisement réciproque des lames qui composent les deux lobes de l'organe. On nomme cette éminence le processus vermiformis superior.
Toute la face supérieure du cervelet est occupée par cinq lobules fascicules , communs aux deux lobes, disposés par bandes transversales recourbées, flexueuses , et dont la convexité est postérieure; le plus antérieur de ces lobules est plus courbé et moins étendu que les autres ; ses lames s'étendent sans interruption d'un lobe à l'autre , et sont seulement un peu plus épaisses sur la ligne médiane. Les quatre lobules suivans sont successivement plus étendus , moins courbés ; et leurs lames paraissent interrompues sur la ligne moyenne. Quelques-unes se détachent de l'un d'eux pour se joindre à un autre ou pour se terminer au fond d'un sillon, par une extrémité anguleuse : quelques-unes des lames du lobe droit finissent sur le gauche , et vice versâ. D'autres lamelles se forment en cet endroit, et s'unissent avec les autres sur leur passage, de manière à former le processus vermiforme supérieur.
P'- '52. La face inférieure du cervelet offre sur la ligne médiane une excavation profonde qui
reçoit en avant le commencement de la moelle épinière , et qui en arrière est occupée par une éminence volumineuse, qu'on nomme le processus vermiformis itferior. Cette éminence est entourée de chaque côté par une bande de substance blanche. Elle forme un lobule lamellé, composé d'un grand nombre de feuillets parallèles, transversaux , de dimensions inégales. Quelques-uns d'entre eux sont des prolongemens des languettes qui terminent les lobules latéraux ; d'autres naissent dans les intervalles des sillons. Ce lobule est plus large et plus élevé au milieu , et dans cet endroit ses lames sont triangulaires; en arrière il offi'e un tubercule peu prononcé; en avant il se termine par un pi-olongement étroit de sept à huit lignes de longueur, de quatre à cinq de largeur, et que l'on a nommé la luelle, l' éminence maviillaire du, vermis inferior.
La face inférieure du cervelet offre de chaque côté une surface convexe , arrondie, où l'on voit quatre lobules qui décrivent des courbes concentriques, à convexité postérieure. Le premier est plus court, plus large et plus épais que les suivans; il est formé de lames concentriques, dont l'étendue et la direction varient. En dehors et en avant de ce premier lobule est une petite saillie lamellée, oblongue , arrondie, qu'on a nommée le lobule du nerf vague , \ appendice lobulaire.
Pl. i5i, fig. 2. Les trois autres lobules latéraux inférieurs sont moins composés, mais plus longs que le premier. Leurs lames sont moins obliques.
La circonférence du cervelet est interrompue en avant et en arrière par deux échancrures; la postérieure correspond à la crête occipitale interne , et reçoit la faux du cervellel ; l'antérieure est plus large, semi-lunaire; elle embrasse une portion de la protubéi'ienne cérébrale et le commencement de la moelle épinière. On observe sur toute la circonférence du cervelet un grand sillon horizoîital , assez profond et large en avant.
3° DE LA PUOTUBÉkANCK CÉrÉBRALE.
Pl. i49, fig. I. La protubérance cérébrale, qu'on a encore désignée sous les noms de pont de Farole > de mésocéphale , de protubérance annulaire , est la portion la moins volumineuse de l'encé-
D'ANATOMIE DESCRIPTIVE, 297 phale, dont elle semble former le centre. Placée entre le cerveau et le cervelet, et surmontant la moelle vertébrale, elle est le point d'union de ces différentes parties; en haut elle est séparée du cerveau par un sillon circulaire, large et profond en devant, superficiel et peu prononcé en arrière; en bas, un enfoncement demi-circulaire la sépare du commencement de la moelle épinière.
La protubérance cérébrale a une forme quadrilatère; son épaisseur égale presque sa largeur. Elle est dirigée obliquement en arrière et en bas. Sa consistance est plus grande que celle des autres parties de l'encéphale.
La face anlérieiire de la protubérance cérébrale regarde en bas; elle est convexe, plus P'- 'fo. ^Sétendue que la supérieure; elle repose sur la gouttière basilaire , et embrasse, comme Pl. iSa. une espèce d'anneau, les pédoncules du cerveau. Elle présente sur la ligne moyenne un sillon assez large qui loge l'artère basilaire , et se continue de chaque côté avec d'autres sillons transversaux, lesquels reçoivent les branches de la même artère.
l^&face postérieure de la protubérance cérébrale regarde en haut , et se trouve en grande PI- i55. partie cachée par le cervelet. Elle offre en haut les quatre tubercules quadrijumeaux ; éminences oblongues , arrondies, blanches à l'extérieur, grises à l'intérieur, rapprochées par paires , et séparées les unes des autres par deux sillons qui se coupent crucialement. Les deux tubercules quadrijumeaux supérieurs , qu'on appelle yiates , sont plus gros , plus larges et plus saillans que les inférieurs, nommés lestes.
Au-dessous et en dehors des testes, on trouve de chaque côté une éminence allongée qui se prolonge vers la couche optique.
Derrière et au-dessous des mêmes tubercules on observe une lame très-mince, grisâtre. Pl. i55. molle, qui remonte vers le cervelet, et concourt à former la voûte du quatrième ventri- P'cule. Cette lame , appelée valvule de Vicussens , semble composée de fibrilles grisâtres, transversales, qui se réunissent au milieu sur un raphé longitudinal. Après s'être enfoncée sous l'échancrure antérieure du cervelet, cette lame s'élargit, s'amincit, s'unit à la partie postérieure du quatrième ventricule , et se continue par ses côtés avec les pédoncules du cervelet. Au - dessous du point où elle se sépare de la protubérance cérébrale , on voit un orifice arrondi qui forme l'ouverture postérieure de X aqueduc de Sijlvius , Pl-'^jiflg. sorte de canal au moyen duquel le troisième et le quatrième ventricule communiquent ensemble à travers la protubérance cérébrale. Au-dessous existe une surface concave , PL blanche, presque verticale, qui forme la paroi antérieure du quatrième ventricule, et se trouve divisée suivant sa longueur par un sillon étroit. Ce sillon commence à l'aqueduc de Sylvius , et se termine sur la moelle par un petit enfoncement triangulaire , taillé en bec de plume, et qu'on appelle le calamus scriplorius. Des lignes blanches, très -fines, PI- iS5. viennent se rendre obliquement de haut en bas sur ses côtés. On regarde généralement ces lignes comme les racines du nerf acoustique.
V extrémité supérieure de la protubérance cérébrale est épaisse, large, et représentée par PI- 'Û2. un bord arrondi qui se continue de chaque côté avec les pédoncules du cerveau.
V extrémité inférieure est plus petite, arrondie, et séparée de la moelle par un sillon Pl. i52. transversal. Elle se continue par ses côtés avec les pédoncules du cervelet.
La protubérance se continue donc avec le cerveau et le cervelet par quatre prolongemens médullaires considérables , dont deux sont antérieurs et deux sont postérieurs. Texte, 38
Pl. 160, iGi. Prolongemcns antérieurs OM cérébraux. Ils naissent des angles correspondans delà protubérance, en empiétant un peu sur son bord antérieur et sur ses bords latéraux. Rapprochés l'un de l'autre à leur origine , ils se dirigent obliquement en avant , en haut et en dehors, en s'écartant et en augmentant progressivement de volume. Parvenus à la partie inférieure et moyenne du cerveau, ils s'engagent au-dessous des nerfs optiques, et se perdent aussitôt dans les couches du même nom.
Pl. ifio, i6i. Prolongevicns postérieurs cérébelleux. \\% àç.?, angles postérieurs, et surtout
des bords latéraux de la protubérance. Ils sont beaucoup plus écartés l'un de l'autre que les précédons , parce que la moelle vertébrale les sépare à leur origine. Très-volumineux vers la protubérance, ils diminuent de volume à mesure qu'ils se portent en arrière , en bas et en dehors , pour aller se perdre chacun dans l'hémisphère correspondant du cervelet, dont ils forment les deux centres médullaires latéraux.
4° DE LA MOELLE VEKTEBRALE OU ÉPINlÈRE.
Pl. i4y.fig.i, La moelle vertébrale , qu'on nomme aussi le prolongement rachidicn de l'encéphale, est PL i5o. gJ'os et long cordon médullaire, cylindroïde , qui descend de la protubérance céré-
brale dans le canal vertébral, jusqu'au niveau de la première ou delà seconde vertèbre lombaire.
PI.349, iig. Le volume de la moelle varie dans les divers points de son étendue. Elle est renflée à son extrémité supérieure , se rétrécit au niveau du grand trou occipital , et se renfle de nouveau vers le milieu de la région cervicale. Arrivée à la partie inférieure de celle dernière région , elle diminue de volume , puis se dilate au haut du dos , et diminue enfin jusqu'à sa partie inférieure , qui se termine par une extrémité renflée et ovaîaire. La moelle présente à étudier deux extrémités et un corps. Pi. 175, lîg. I. \! extrémité supérieure, appelée le bulbe rachidien , est renfermée dans le crâne, et repose sur la partie inférieure de la gouttière basilaire. Elle représente une sorte de bulbe renflé , légèrement aplali d'avant en arrière , qui s'étend de la partie inférieure de la protubérance au grand trou occipital, et se rétrécit à mesure qu'il descend. Sa face antérieure est convexe , et présente quatre éminences placées symétriquement à côté les unes des autres , Pl. i52. tîeux en dedans et deux en dehors. Les premières ont été nommées éminences pyramidales.
Longues de huit à dix lignes, elles sont séparées par un sillon médian, vertical, qui se continue sur la face antérieure de la moelle jusqu'à son extrémité inférieure. Elles semlilent provenir de la partie inférieure de la protubérance cérébrale. En haut elles sont larges et saillantes; à mesure qu'elles descendent elles diminuent de volume, et finissent par se perdre insensiblement sur la moelle. Les deux éminences latérales du bulbe rachidicn ont été appelées olivaircs. Elles sont oblongues , séparées des précédentes par un large sillon vertical , arrondies à leurs extrémités et renflées dans leur miUeu. Pl. i55. La face postérieure du bulbe rachidien fait partie du quatrième ventricule , et se commue
sans démarcation sensible avec la face postérieure de la protubérance cérébrale. Elle est creusée au milieu par le calamus scriptorius et par le sillon qui précède cet enfoncement. Pl. i;5,fig.2. Sur ses côtés, en voit deux éminences oblongues , blanches, qui contribuent à former le cervelet , et qu'on nomme les processus restiformes.
PI
Le corps ou la partie moyenne de la moelle vertébrale présente les renflcmens et les Pl. 1^5, fig. t. rétrécisseraens dont il a été fait mention. Sa face anléricnre correspond au corps des vertèbres, et présente une foule de plis transversaux très-fins, plus nombreux et plus prononcés dans ses deux tiers supérieurs que partout ailleurs. Elle est divisée dans toute sa longueur en deux moitiés latérales , par une scissure médiane qui commence entre les éminences pyramidales. Sa face poslérieurc offre des plis transversaux moins prononcés que ceux de sa face antérieure ; elle est aussi parcourue dans toute sa longueur par une scissure médiane plus étroite, moins profonde que l'antérieure, et qui commence entre les deux processus resliformes . Ces deux scissures reçoivent un repli de la membrane propre PI, 175, fig.?.. de la moelle, et donnent passage, par une infinité de petits trous, à des vaisseaux qui s'introduisent dans cet organe et s'y distribuent. Dans le fond de ces sillons on trouve une couche de substance blanche : cette couche est formée de deux faisceaux longitudinaux, pour la scissure postérieure, et de filamens transverscs qui s'entrecroisent sur la ligne médiane, pour l'antérieure. A raison de ces deux scissures, la moelle vertébrale parait divisée dans toute sa longueur en deux gros cordons intimement unis sur la ligne moyenne.
De chaque côté, on voit sur les faces antérieure et postérieure du corps de la moelle Pl. i5o. dessillons latéraux, superficiels, dans lesquels s'implantent les racines des nerfs vertébraux. Les sillons latéraux postérieurs sont plus prononcés; ils ont des bords arrondis, très-blancs, et offrent dans leur fond une substance molle, grisâtre. Ils commencent par une ligne peu marquée entre les éminences olivaires et les processus restiformes , pour s'élargir et devenir plus profonds en descendant. A leur partie inférieure , ils paraissent formés de deux lignes parallèles : ils offrent dans toute leur étendue une série de petits trous placés les uns au-dessus des autres , et dans lesquels étaient reçues les racines postérieures des nerfs rachidiens.
Les deux sillons latéraux antérieurs commencent entre les éminences pyramidales et olivaires : ils sont moins apparens, moins larges , et plus superficiels que les précédens ; ils reçoivent les racines antérieures des nerfs rachidiens.
Les faces latérales du corps de la moelle correspondent ù la base des apophyses transverses, et aux trous de conjugaison : elles sont étroites et arrondies.
Vexlrémilé inférieure ou lombaire àQ la moelle offre deux renflcmens : l'un supérieur, PLi^S^fig-i, ])lus volumineux , de forme ovoïde ; l'autre inférieur, plus petit et conique.
DE LA. DISPOSITION INTÉRIEURE ET DE l'oRG.VN" JSATION DE L'ErvcÉPHALE.
Pour présenter avec ordre les objets nombreux qu'offre l'encéphale , considéré à l'intérieur, nous allons examiner d'abord les parties situées sur la ligne médiane, puis celles qui sont placées de chaque côté.
1** Objets situés entre les deux hémisphères du cerveau.
Lorsqu'on écarte l'un de l'autre les deux hémisphères cérébraux, on aperçoit : Le corps calleux. On nomme ainsi une large et longue bande de substance nerveuse , PI. i53. qui unit les deux hémisphères, et leur sert de commissure. Horizontalement situé, le corps
calleux a une forme quadrilatère allongée ; il est plus large en arrière qu'en avant , et se trouve un peu plus rapproché de la partie antérieure que de la partie postérieure du cerveau.
Pl. i53. S''^ y^*^^ supérieure répond au fond de la grande scissure médiane , et se trouve cachée
PI. i57,fig. I. parles hémisphères qui s'avancent sur elle, lui sont contigus , et forment une cavité Pl. 164. longitudinale de chaque côté. Cette face offre dans son milieu deux lignes saillantes , longitudinales , que bornent deux sillons correspondans , et sur lesquels viennent tomber plusieurs autres lignes et sillons transverses, pj. iG3. La face inférieure du corps calleux parait plus large que la supérieure, parce qu'en haut
Pl.i57,fig. !• corps se continue plus tôt avec la substance des hémisphères. Elle recouvre les ventri- Pl. J64. cules latéraux sur ses côtés, et dans son milieu la voûte à trois piliers. En arrière, elle est intimement unie à cette voûte ; mais dans ses deux tiei's antérieurs elle en est distincte, et lui est jointe par la cloison des ventricules. P2 j5g^ U exlvémilc postérieure du corps calleux , confondue avec la voûte, est large, arrondie ,
Pl. 159. transversalement dirigée, et plus épaisse que le reste de cette bande nerveuse ; elle se continue de chaque côté avec les cornes d'Ammon. PJ i5" 1 Vextrcmité antérieure , plus étroite que la précédente , se recourbe en bas , vers la partie Pl. 1^4. antérieure des deux hémisphères, forme une concavité en arrière, embrasse la partie antérieure des corps striés, et ferme ainsi en avant les ventricules latéraux. Là, en effet, après s'être recourbé en devant, le corps calleux se termine par une lame qui se prolonge en arrière et en bas , et qui forme en partie la paroi inférieure de ces ventricules , dont il a déjà formé la paroi supérieure. L'extrémité antérieure de la cloison des ventricules se trouve alors entre ses deux lames.
Par ses côtés, le corps calleux se confond avec la substance médullaire des hémisphères. Pî i54 ij6 Cloison des ventricules on seplum lucidum. On nomme ainsi une lame médullaire, de forme triangulaire, qui est située sur la ligne médiane du cerveau , au-dessous du corps calleux, auquel elle tient dans toute l'étendue de son bord supérieur. Son bord inférieur se termine en arrière sur la voûte à trois piliers , et en avant sur le prolongement du corps calleux , qui bouche en bas et en devant les ventricules latéraux. Les deux faces de cette cloison correspondent aux venti-icules latéraux, et en particulier au corps strié en avant, et aux couches optiques en arrière. En avant , où elle est assez large, elle se termine dans la concavité de l'extrémité antérieure du corps calleux. En arrière, elle va eu se rétrécissant de plus en plus, et finit insensiblement entre le corps calleux, qui est audessus , et la voûte à trois piliers qu'on rencontre au-dessous. PJ La cloison des ventricules est formée de deux lames distinctes, entre lesquelles existe
une cavité lubrifiée par une humeur séreuse , et qu'on désigne sous les noms de fosse de Sylvius, de cinquième ventricule.
Pl. i5(. iZC. f'^oûle à trois piliers ou trigone cérébral. Elle est située horizontalement au-dessous du corps calleux et de la cloison. C'est une lame médullaire, de forme triangulaire, recourbée sur elle-même de haut en bas , et offrant sa plus grande largeur en arrière. PI Sa l'ace supérieure, contiguë au corps calleux dans sa plus grande étendue, lui est
unie sur la ligne médiane et en avant par la cloison , et se confond avec lui en arrière. PJ Sa face inférieure repose sur la toile choroïdienne , et offre la même forme qu'elle;
Pl.i57,Gg.i.