‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain. Représentée en planches lithographiéesChapitre 158 sur 181 · C. De l'artère cervicale postérieure · texte numérisé non relu

C. De l'artère cervicale postérieure

Elle naît ordinairement de l'artère sous-clavière , derrière le muscle scalène antérieur. p|. ^,■^\. Après avoir jeté des ramuscules dans ce dernier muscle , dans les muscles long du col et grand droit antérieur, elle passe bientôt entre les apophyses transverses des deux dernières vertèbres cervicales, et remonte verticalement entre les muscles grand complexus et transvcrsaircs épineux. Elle se termine aux environs de la téte par de nombreux rameaux qui se répandent dans les muscles et dans la peau de la face postérieure du cou, et s'anastomosent avec les artères vertébrale et occipitale.

De l'artère axillaire.

L'artère axillaire, qui n'est que la continuation de la sous-clavière, commence dans pi o.iC. l'intervalle des deux muscles scalènes, et, se portant en dehors et en bas, finit au niveau du bord inférieur du tendon du muscle grand dorsal. Dans ce trajet elle est successive* ment en rapport, en avant, avec le muscle peaucier , la clavicule , les muscles sousclavier , grand et petit pectoraux , avec le tendon du premier de ces deux derniers muscles, avec les muscles coraco-brachial et biceps, et dans toute son étendue, avec la veine axillaire ; en arrière, elle est appuyée contre le plexus brachial : elle est reçue d'abord dans l'intervalle qui sépare les muscles grand dentelé et sous-scapulaire , et puis elle correspond aux muscles grand rond et grand dorsal ; en bas, elle repose sur la première côte, sur le premier muscle intercostal externe, et un peu plus loin elle répond à la seconde / côte et à la digitation supérieure du muscle grand dentelé; en haut, elle est couverte de dedans en dehors, par la peau, le muscle peaucier , la clavicule, le muscle sous-clavier , par la capsule de l'articulation de l'épaule , par le muscle sous-scapulaire et le tendon commun des muscles grand rond et grand dorsal.

On voit naître de l'artère axillaire , au niveau du thorax , les artères acromialc , ihoracique supérieure et thoracique inférieure.

Texte.

1° L'artère acromiale.

Pl. 216, 217. Celle arlère provient de la parlie anlérieure de l'axillaire , au niveau du muscle petit pecloral. Elle se porte vers le muscle deltoïde, en distribuant des ramuscules aux muscles sous-clavier, grand dentelé et premier intercostal; et gagnant l'intervalle compris entre le muscle deltoïde et le grand pectoral, elle se divise en deux branches. L'une, supérieure, remonte, en serpentant , dans l'intervalle indiqué jusqu'à la clavicule, où , après avoir fourni un rameau destiné aux tégumens du moignon de l'épaule et au muscle deltoïde , elle s'enfonce sous ce dernier muscle pour se partager en deux rameaux : le premier de ces rameaux suit la clavicule jusqu'à son articulation avec l'acromion ; le second se subdivise en réseau sur l'articulation scapulo-humérale , et communique avec l'artère scapulaire supérieure. L'autre branche de l'artère acromiale, ou la branche /w/^r/(?«r^ , descend entre le deltoïde et le grand pectoral , et distribue ses rameaux à ces deux muscles.

2° V artère thoracique supérieure.

V\. a: 6. Celte artère naît souvent d'un tronc qui lui est commun avec la précédente. Elle des-

cend en avant , entre les muscles grand et petit pectoraux , auxquels elle se distribue par beaucoup de rameaux , dont quelques-uns se rendent à la mamelle. On trouve assez fréquemment plusieurs artères thoraciques supérieures.

3° Vartère thoracique inférieure ou mammaire externe.

n. 216 21'. Celle-ci descend entre le bord inférieur du muscle grand pectoral et le grand dentelé, devient superficielle , et se partage en plusieurs branches destinées à la mamelle. L'artère thoracique inférieure distribue des rameaux aux muscles grand pectoral , grand dentelé, intercostaux; elle en envoie aux ganglions lymphatiques de l'aisselle, à la peau , et s'anastomose avec la thoracique supérieure.

Dans le creux de l'aisselle et jusqu'à sa terminaison , l'artère axillaire donne naissance aux artères scnpulaire inférieure , circonfexe postérieure et circonflexe antérieure.

A. Artère scapulaire inférieure.

Pl. 2)6. Née de l'axillaire, derrière le plexus brachial, au niveau du tendon du muscle sous-

seapulaire, cette artère fournit aussitôt plusieurs branches qui se rendent soit à ce muscle, soit aux ganglions lymphatiques de l'aisselle; après quoi elle descend sur le bord inférieur du même muscle pour se diviser bientôt en deux branches.

La branche inférieure descend sur le bord antérieur du scapulum , entre les muscles sousscapulaire , grand dorsal et grand dentelé , et se partage en nombreux rameaux qui se perdent dans ces deux derniers muscles et dans la peau du dos. Plusieurs d'entre eux vont s'anastomoser avec les artères scapulaire supérieure et cervicale transverse.

La branche supérieure se porte d'avant en arrière , entre les muscles grand dorsal et

sous-seapulaire , ipais aatre le grand et le petit ronds : elle jette des rameaux dans ces muscles, et, se recourbant sur le bord antérieur du scapulum, elle entre dans la fosse sous-éplneuse , pour se bifurquer aussitôt. L'un de ses rameaux est superficiel; il marche entre l'aponévrose et les légumens ; l'autre , profond , s'enfonce sous les muscles petit rond et sous-épineux, dans lesquels il distribue des ramuscules , dont un passe sous l'aci'Omion pour communiquer dans la fosse sous-épineusc avec la scapulaire supérieure.

B. Artère circonjlexe postérieure.

L'artère circonflexe postérieure naît de l'axillaire au-dessous de la tête de l'humérus. i>i. Elle se porte en arrière, passe ati-devant de la longue portion du muscle triceps , entre les muscles grand rond et sous-scapulaire, auxquels elle laisse des rameaux, puis elle s'enfonce sous le deltoïde au côté externe et antérieur de l'humérus. Après avoir envoyé des rameaux, en haut, à la capsule scapulo-humérale et aux muscles sous-épineux et petit rond, en bas^ au muscle deltoïde , cette artère pénètre dans ce dernier muscle et s'y perd,

G. Artère circonflexe antérieure.

EJle provient assez fréquemment de la précédente. Elle se dirige en avant , entre les pi. muscles coraco-brachial , la courte portion du biceps, et les tendons réunis du grand dorsal et du grand rond, se réfléchit ensuite sur la partie supérieure de l'humérus , et passant derrière le tendon de la longue portion du biceps , elle pénètre dans le muscle deltoïde, où elle se termine. Cette artère donne plusieurs rameaux à la capsule de l'arti-^ culalion scapulo-humérale et à l'attache du muscle sous-scapulaire. Au lieu de se rendre au muscle deltoïde, elle pénètre quelquefois dans la coulisse bicipitale pour se répandre sur la capsule articulaire.

T artère brachiale ou humérak.

L'artère brachiale commence où finit l'axillaire, et s'étend ordinairement jusque p] au-dessous du pli du coude. De profonde et d'interne qu'elle est supérieurement, elle 5^' devient superficielle et plus antérieure inférieurement. En avant, l'artère brachiale est en ^ rapport, de haut en bas, avec le muscle coraco-brachial, l'aponévrose brachiale, les légumens , avec l'aponévrose du muscle biceps, la veine médiane basilique, et de nouveau avec les tégumens. En arrière, elle est séparée du muscle triceps par une couche de tissu adipeux ; plus bas , elle repose sur le muscle brachial antérieur. En dedans, elle est côtoyée par le nerf médian et par la veine brachiale, et recouverte par la peau. En dehors, elle est appliquée supérieurement sur l'humérus, dont elle est séparée cependant par l'extrémité inférieure du muscle coraco-brachial. Plus bas, l'artère brachiale est logée dans l'intervalle qui existe entre les muscles brachial antérieur et biceps, et plus inférieurement encore elle est en rapport avec le tendon de ce dernier muscle.

L'artère brachiale donne naissance à des branches antérieures , postérieures , externes et internes , et de sa bifurcation naissent les artères radiale et cubitale.

ri.a^i.lig.i. Branches anlérieures de l'artère brachiale. Ces branches , variables pour le nombre, le volume et la disposition, mais ordinairement au nombre de deux, sont destinées au muscle biceps et aux tégumens.

P). vijjfig. 1, Branches postérieures. Aussi variables que les précédentes , celles-ci se rendent au muscle brachial antérieur. Quelques-uns de leurs ramuscules descendent pour gagner le biceps; d'autres remontent dans le deltoïde.

Pl. ai/j.iig. 1, Les branches externes sont fort petites. Elles pénètrent dans le muscle coraco-brachial , ^ ou bien se rendent aux tégumens.

P]. .i2 j,lii;. 1, Branches internes. 11 y en a de superjicielles et de profondes. Parmi les branches superfi- ^" cielles , les unes remontent dans le deltoïde et jusque dans le muscle grand pectoral ; elles

s'anastomosent avec les artères ihoraciqucs et circonflexes. Les autres se perdent pour la plupart dans le muscle triceps. Une d'elles accompagne le nerf cubital jusqu'à l'épitrochlée. Les branches profondes sont au nombre de deux , la collatérale externe et la collatérale interne.

P1.22J, li^. I, 1° Artère collatérale externe ou huniérale profonde. D'un volume assez considérable, cette ^' ^' artère naît de la brachiale , oi'dinairement au niveau de la gouttière de l'humérus qui

reçoit le nerf radial. Elle descend avec ce nerf de devant en arrière, entre les trois portions du muscle triceps , auquel elle laisse des rameaux , ainsi qu'à l'humérus ; en sortant par l'intervalle qui sépare ce même muscle du brachial antérieur , elle descend superficiellement placée sur la face externe et inférieure du bras , pour se partager bientôt en deux branches. Une de ces branches se perd dans le muscle triceps , près de son insertion à l'olécrane ; l'autre marche entre le muscle brachial antérieur et les tégumens , et se distribue à ces parties , ainsi qu'au muscle grand supinateur. Les rameaux de ces branches s'anastomosent avec ceux de l'artère récurrente radiale fournie par la radiale. Pl. i (i". I, 2° \J artère collatérale interne prend naissance du côté interne de l'artère brachiale, aux ri*29.'" fi" 5 environs de l'épitrochlée. Elle se porte en dedans , derrière le nerf médian , et au-devant du muscle brachial antérieur , donne des rameaux à ce muscle , au rond pronateur , à l'articulation huméro-cubitale, aux tégumens, et, traversant l'aponévrose intermédiaire aux muscles brachial antérieur et biceps, elle se divise presque aussitôt en deux branches. De ces branches, l'une côtoie le bord interne de l'humérus jusqu'à l'épitrochlée, où elle se ramifie , après avoir donné un rameau qui accompagne le nerf cubital jusque sur l'avantbras ; l'autre se rend dans la cavité de l'olécrane , et se perd dans la partie inférieure du muscle triceps. Les rameaux de cette artère s'anastomosent avec ceux des artères récurrentes , cubitales antérieure et postérieure venant de l'artère cubitale.

Les deux branches de terminaison de l'artère brachiale, ou les artères radiale et cubitale, naissent ordinairement un peu au-dessous du pli du bras, et s'écartent l'une de l'autre à angle aigu ; mais quelquefois elles naissent beaucoup plus haut.

De l'artère radiale.

lM.î2;,iig. I, L'artère radiale descend à la partie externe de la face antérieure de l'avant-bras , en suivant la direction de l'artère brachiale. Arrivée au poignet elle se porte en dehors , glisse sous les tendons des muscles extenseurs et long abducteur du pouce, et, passant

D'ÂNÂTOMIE DESCRIPTIVE. 413

entre les deux premiers os du métacarpe , elle gagne la paume de la main , où elle forme l'arcade palmaire profonde.

Considérée à V avanl-bras , l'artère radiale a les rapports suivans : en arrière, elle repose PJ.aai, flj^. i sur le radius, dont elle est séparée de haut en bas par du tissu adipeux , parle muscle ^' rond pronateur, par le muscle long fléchisseur du pouce, et enfin par le muscle carré pronalcur, au-dessous duquel elle est immédiatement appuyée sur l'os. En avant, elle est recouverte par la veine radiale , par le muscle grand supinateur, et en bas immédiatement par la peau. En dedans , elle côtoie les muscles rond pronateur, grand palmaire et fléchisseur superficiel. En dehors , elle est en rapport avec le nerf radial et le muscle long supinateur.

Dans cette partie de son trajet elle donne des branches antérieures, postérieures , externes et internes.

Branches antérieures. Variables pour le nombre et la disposition , elles percent l'aponévrose , et se distribuent à la peau.

Les branches postérieures se répandent dans les muscles long fléchisseur du pouce et carré pronateur.

Branches externes . Elles sont assez nombreuses, et se jettent presque toutes dans les Pl. a^',, fi,. , muscles long supinateur, radiaux, et dans le grand abducteur du pouce. La première et pj^^ ^ ^. la plus volumineuse de ces branches porte le nom iïartère récurrente radiale. Cette artère a. ^' ' se dirige d'abord en dehors, puis ensuite de bas en haut jusqu'auprès de l'olécrane , où elle se ramifie et s'anastomose avec l'artère humérale profonde. De l'arcade formée ainsi par l'artère récurrente radiale, entre les muscles grand et petit supinateurs et le brachial antérieur, sortent de nombreux rameaux pour les deux muscles supinateurs , les deux radiaux externes , l'extenseur commun des doigts, le grand abducteur et les deux extenseurs du pouce.

Branches internes. Ordinairement très-nombreuses , elles se perdent presque toutes dans Pl. aa/j^fi^r. , les muscles superficiels de la face antérieure de Tavant-bras. Deux d'entre elles existent ^• constamment, et naissent tout-à-fait inférieurement. L'une se porte en dedans sur le bord inférieur du carré pronateur , et forme , par son anastomose avec une branche de l'artère cubitale, une arcade qui envoie des ramuscules , en haut, au muscle carré pronateur, en bas , aux ligamcns du carpe. L'autre branche descend au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe, perce le muscle court abducteur du pouce, et va s'anastomoser avec l'extrémité de l'arcade palmaire superficielle , après avoir jeté de nombreux rameaux dans les muscles et dans la peau de l'éminence thénar.

Derrière le poignet, l'artère radiale est recouverte par les muscles grand abducteur et Pl. 225,1%. i, extenseurs du pouce ; elle est appuyée sur les ligamens du carpe et sur l'extrémité supé- ^" rieure du premier os métacarpien. Elle donne naissance à des branches externes et internes.

Branches externes. Au nombre de trois , elles sont destinées au pouce. La première se P).225,Jjg. i, perd dans l'attache du muscle court abducteur du pouce. La seconde, nommée ar/^/v ^' dorsale du pouce , descend derrière le premier os métacarpien et la première phalange du pouce, jette des ramuscules dans le périoste, dans le muscle court abducteur et dans la peau, et se termine en s'anaslomosant avec l'artère collatérale externe. La troisième

côtoie le tendon du muscle grand extenseur du ponce , sur le bord interne du premier os métacarpien , et envoie des ramuscules au périoste et au muscle abducteur de l'index. Btanc/ies in/trncs. Il y en a deux. L'une est destinée au carpe, et Tautrc au métacarpe.

pr225,fis.', Varlèrc JorSale du carpe, recouverte par les muscles radiau-x externes et extenseurs des doigts , marche transversalement en dedans sur la seconde rangée des os du carpe , et dlle se termine en s'anastomosant avec une branche de l'artère cubitale, après avoir fourni des rameaux supérieurs qui se répandent isur l'articulation du poignet , et des rameaux inférieurs qui se rendent aux muscles interosseux et aux tégumens.

Pl. 2-25, fig. I, h' artère dorsale du métacarpe descend ordinairement le long du second os métacarpien jusqu'à la partie moyenne de la face dorsale de la main , où elle se perd dans le muscle abducteur de l'index et dans la peau.

Pl.22i,i;g I, Da7is la paume de la main , l'artère radiale se partage en deux branches. L'une s'avance dans l'inlcrvalle des deux premiers os du métacarpe , et se divise en deuxTameaux destinés au bord interne du pouce et au bord externe de l'index. L'autre branche se porte transversalement jusqu'aux environs du doigt annulaire, et se termine en s'anastomosant avec une branche de l'artère cubitale , au-dessous des muscles court fléchisseur et opposant du pouce. Elle forme une légère courbure , convexe en bas , qui porte le nom d'arcade palmaire profonde. Recouverte par les muscles adducteur du pouce, fléchisseurs des doigts et lombricaux , l'arcade palmaire profonde est appuyée sur les os métacarpiens et les muscles interosseux. Elle donne des rameaux supérieurs , inférieurs, antérieurs et postérieurs.

Les rameaux supérieurs se répandent dans les ligaraens du carpe , et dans les muscles adducteur, petit fléchisseur et opposant du pouce.

Les rameaux inférieurs descendent dans les espaces interosseux, depuis le second jusqu'au quatrième , et parvenus aux environs des articulations métacarpo-phalangiennes , ils se divisent en ramuscules qui se perdent sur les doigts : le dernier est destiné aux muscles court fléchisseur et opposant du doigt auriculaire.

Les rameaux antérieurs se rendent dans les muscles lombricaux.

91.22/1, fig. a. Les rameaux postérieurs ou artères perforantes sont au nombre de trois. Ils percent les

ri.a25,fig 2. jnuscles interosseux , et viennent s'anastomoser, sur la face dorsale de la main, avec l'artère dorsale du carpe.

De r artère cubitale.

PI.225, Fig r, L'artère cubitale descend sur la partie antérieure et interne de l'avant-bras , jusqu'à la ^' paume de la main , où, après avoir formé l'arcade palmaire superficielle , elle revient pour

s'anastomoser avec une branche de l'artère radiale. Elle est successivement en rapport , en avant , avec le nerf médian , avec les muscles rond pronateur , grand palmaire , petit palmaire , fléchisseur superficiel des doigts et cubital antérieur. Dans l'écartement de ces deux derniers muscles, elle est recouverte par l'aponévrose et les tégumens, et à la main parle muscle palmaire cutané et l'aponévrose qui en naît. En arrière, elle est couchée sur le muscle brachial antérieur, sur le fléchisseur superficiel des doigts , le carré pronateur, sur le ligament annulaire antérieur du carpe, et sur les tendons des muscles fléchis-

D'ANATOMIE DESCRIPTIVE. ^15 seurs des doigls. En dedans , elle côtoie le nerf cubital, le muscle cubital antérieur et l'os pisiforme. En dehors , elle longe le muscle fléchisseur superficiel des doigts.

A son origine, l'artère cubitale donne naissance à Yartère récumnle cubitale anlérieurc. Pl. 'j. fi;^. i, Celle-ci descend d'abord un peu en dehors , entre les muscles brachial antérieur , rond pronateur et grand palmaire, auxquels elle donne des rameaux, puis elle remonte en devant vers l'épitrochlée , et communique avec l'artère collatérale interne. Le muscle fléchisseur superficiel des doigts, le périoste de l'humérus et la peau en reçoivent des rameaux.

A l'avant-bras , on voit naître de l'artère cubitale des branches internes , externes , antérieures et postérieures.

Branches internes. Elles sont très-variables pour le nombre et la disposition. Deux d'entre pi. 22,5, fig. i, elles cependant sont assez constantes. L'une naît aux environs du poignet, et s'anastomose pi^'^/j p,„ , avec l'artère dorsale du carpe, ou se répand sur le bord cubital de la main. L'autre, ou 2. Yartère récurrente cubitale postérieure , se sépare de la cubitale un peu au-dessous de la récur- '^' ^ *' rente cubitale antérieure. Elle se porte d'abord en bas et en dedans , devant le muscle fléchisseur profond des doigts, puis se renversant en haut entre l'épitrochlée et l'olécrane, elle passe entre les deux insertions du muscle cubital antérieur , et s'anastomose avec les artères collatérales externe et interne. Elle distribue des rameaux aux muscles fléchisseurs communs des doigts, cubital antérieur et triceps, aux ligamens de l'articulation du coude et à la peau.

Les branches externes sont fort nombreuses, et se perdent pour la plupart dans les Pl. 22/j,l)f;. 2. muscles fléchisseur superficiel et cubital antérieur. Une d'elles concourt à former l'arcade que j'ai signalée sur le bord inférieur du muscle carré pronateur.

Les branches antérieures , également fort nombreuses , se perdent dans les muscles superficiels et antérieurs de l'avant-bras. On en voit ordinairement une accompagner le nerf médian jusqu'au poignet.

La branche postérieure estYartère interosseuse. Née de l'artère cubitale, un peu au-dessous de la tubérosilé bicipitale, cette artère se dirige en arrière, et se bifurque bientôt pour donner naissance aux artères interosseuse antérieure et postérieure.

1° Artère interosseuse antérieure. Cette artère descend au-devant du ligament interosseux, PI.224, flg. 2. et, le traversant derrière le muscle carré pronateur, elle s'avance avec les tendons du 226, ffg. 2. muscle extenseur commun des doigts jusque sur le carpe, où elle se ramifie et s'anastomose avec l'artère dorsale du carpe. L'artère interosseuse antérieure laisse de nombreux rameaux sur son passage; les antérieurs se répandent dans les muscles long fléchisseur du pouce, fléchisseur profond des doigts, et carré pronateur ; les postérieurs percent le ligament inlerosseux pour se rendre aux muscles de la région profonde et postérieure de l'avant-bras.

2* Artère interosseuse postérieure. Celle-ci passe au-dessus du ligament interosseux; par- Pl. 225,(1^. 1, venue au-dessous du muscle anconé, elle donne naissance , par sa bifurcation, aux artères ^' récurrente radiale postérieure et interosseuse postérieure proprement dite.

\J artère récurrente radiale postérieure remonte entre les muscles cubital postérieur et Pl. 225, fig. i. anconé , jusqu'aux environs de l'épicondyle , où elle communique avec les artères collatérale externe et récurrente radiale. Elle répand ses rameaux dans les muscles cubital

postérieur, anconé et triceps, dans les ligamens de l'articulation et le périoste des os du bras.

Varlère intcrosscuse postérieure proprement dite descend entre les muscles court supinateur et long- abducteur du pouce, puis entre les deux couches des muscles postérieurs de l'avant-bras jusqu'au carpe, où elle s'anastomose avec l'artère interosseusc antérieure. Dans ce trajet, elle jette des rameaux dans la plupart des muscles de la face postérieure de l'avant-bras.

Arcade on artère palmaire superficielle. Dirigée de dedans en dehors, cette artère représente une arcade dont la convexité regarde en bas. Sa concavité ne fournit que quelques ramusculcs destinés aux muscles lombricauxet au ligament annulaire du carpe. De sa convexité émanent ordinairement cinq branches appelées artères collatérales des doigts. La première de ces artères descend sur les muscles de l'éminence hypothénar, auxquels elle laisse des ramuscules , et s'avance sur le bord interne du petit doigt jusqu'à son extrémité. Les autres branches descendent dans les intervalles inlerosseux, et, arrivées à l'extrémité inférieure des os métacarpiens , elles se divisent chacune en deux rameaux , l'un pour le bord externe du doigt qui est en dedans , et l'autre pour le bord interne du doigt qui est en dehors. Le dernier de ces rameaux se rend au bord interne du pouce, et s'anastomose par arcade dans la pulpe de ce doigt, avec l'artère dorsale du pouce; les autres s'anastomosent entre eux dans la pulpe des doigts , après avoir laissé sur leur passage des ramifications nombreuses qui se répandent sous forme d'arcades sur les tendons et les gaines des muscles fléchisseurs, et avoir envoyé des ramuscules au périoste des phalanges, à leurs ligamens et à la peau.

Des artères fournies par t aorte thoracique.

Les unes naissent en avant , les autres latéralement.

BRANCHES AINTERIEURES DE l'aORTE THORACIQUE.

Ces branches sont les artères bronchiques , les œsophagiennes et les médiastines postérieures.

1° Des artères bronchiques.

Les artères bronchiques offrent beaucoup de variétés. On en voit quelquefois deux pour chaque poumon; mais le plus souvent il n'y en a que deux, une droite et une gauche. La première provient de l'aorte ou de la première intercostale, et plus rarement de l'artère mammaire interne. Après avoir donné des rameaux à l'œsophage, elle serpente sur la partie postérieure de la bronche droite jusqu'à la racine du poumon, et jette des ramuscules sur la plèvre, sur le péricarde et les glandes bronchiques. Varlère bronchique gauche nait de l'aorte , près de la précédente , et se comporte comme elle sur la bronche gauche. Nous avons vu comment ces artères se terminent dans les poumons. ( Ployez organisation des poumons. )

2o Des artères œsophagiennes supérieures.

Variables pour le nombre, nées de l'aorte thoracique, ces artères , après avoir donné P'des rameaux aux plèvres, à l'aorte , au canal thoracique et au tissu cellulaire du médiastin postérieur, se recourbent sur l'œsophage et se perdent dans ses parois. Elles s'anasto- . mosent en bas avec les artères œsophagiennes inférieures fournies par l'artère coronaire thoracique.

30 Des artères médiaslines postérieures.

Nées de l'aorte, des œsophagiennes et des intercostales, les artères mcdiaslines postérieures fl- 22^.. se perdent dans le tissu cellulaire du médiastin postérieur et sur les parois de l'aorte , en s'anastomosant avec les rameaux de la mammaire interne qui se rendent au thymus.

BRANCHES LATERALES DE l'aORTE THORACIQUE, ou

Artères intercostales inférieures ou aortiques.

Le nombre de ces artères varie de huit à dix , suivant le nombre des espaces intercos- Pl. 22G taux qui reçoivent des rameaux de l'intercostale supérieure. Elles se séparent de l'aorte sous un angle légèrement aigu, et se portent aussitôt obliquement en haut et en dehors sur le corps des vertèbres. Les artères intercostales droites sont plus longues que les gauches; elles sont reçues dans la gouttière que présente le corps des vertèbres, et passent sous l'œsophage et la veine azygos. Les intercostales gauches ont bientôt abandonné le corps des vertèbres , et ne sont recouvertes que par les ganglions thoraciques et la plèvre. En entrant dans les espaces intercostaux , les artères du même nom se partagent en deux branches.

La branche dorsale , après avoir jeté des ramuscules sur le périoste des vertèbres , et Pl. Wi fourni de petites branches qui communiquent avec l'artère qui est au-dessus et celle qui est au-dessous , envoie par le trou de conjugaison un rameau qui se perd dans les membranes de la moelle épinière ; puis s'engageant entre les apophyses transverses, et traversant les muscles transversaires épineux , elle se perd dans les muscles long dorsal et sacrolombaire , ainsi que dans les tégumens.

La branche intercostale proprement dite serpente légèrement dans l'espace intercostal , PI- 2}'! au-dessous de la plèvre , et par sa bifurcation donne bientôt naissance à deux rameaux , qui s'engagent entre les muscles intercostaux internes et externes. L'un, inférieur , longe ^"^^ quelque temps le bord supérieur de la côte qui est au-dessous, et se ramifie sur son périoste. L'autre, supérieur, côtoie la côte qui est au-dessus, logé dans la gouttière que présente le bord inférieur de celte côte; et, parvenu à son bord antérieur, il se porte au milieu de l'espace intercostal, pour aller se terminer au-devant du thorax ou dans les muscles de l'abdomen , suivant que l'artère d'où il provient est plus ou moins inférieui'c. Texte. 53

Le rameau intercostal supérieur laisse de nombreuses ramifications aux muscles intercostaux, à la plèvre , au périoste des côtes; il en envoie aussi dans les muscles extérieurs de la poitrine, et ses ramuscules terminaux s'anastomosent avec les artères voisines et avec les branches de l'artère mammaire interne.

La dernière artère intercostale passe sous le pilier correspondant du diaphragme , auquel elle laisse des ramuscules. Après sa bifurcation , la branche intercostale proprement dite gagne, sans se diviser, le bord inférieur de la dernière côte, qu'elle suit jusqu'à sa partie moyenne, pour se ramifier dans les muscles larges de l'abdomen.

DES ARTÈRES FOURNIES PAR l' AORTE ABDOMINALE.

Elles sont distinguées en antérieures , en latérales , en postérieure et en inférieures. Branches antérieures.

Ces branches sont les artères diaphragmaliques inférieures , l' artère cceliaque et les artères mêsentériques supérieure et inférieure.

1° Des artères eliaphragmatiques inférieures.

Pl. 227. Ces deux artères naissent d'un tronc commun , ou h côté l'une de l'aulrC, immédiate-

ment au-dessous de l'entrecroisement des fibres charnues des piliers du diaphragme. Elles montent chacune le long du pilier correspondant de ce muscle, auquel elles laissent des ramuscules, et se divisent bientôt en deux branches, après avoir envoyé des rameaux, celle du côté droit à la capsule surrénale droite , au pancréas et au foie ; celle du côté gauche à la capsule surrénale correspondante et à l'œsophage. La branche interne de l'artère diaphragmatique inférieure droite envoie d'abord au-devant de l'œsophage un rameau d'anastomose à celle du côté gauche, puis traversant les adhérences du foie au diaphragme, elle gagne les environs de la veine cave , jette des ramuscules dans le péricarde , et se termine par beaucoup de rameaux , dont les uns se rendent au foie , tandis que les autres se perdent dans le diaphragme , en communiquant avec l'artère diaphragmatique supérieure. Le plus considérable de ces derniers forme , avec un rameau semblable de la branche interne de la diaphragmatique inférieure gauche, une arcade anastomotique autour de l'aponévrose centrale du diaphragme. La branche interne de la diaphragmatique inférieure gauche se porte sur la région antérieure du muscle , et se comporte comme la précédente. La branche externe des artères diaphragmatiques inférieures se porte transversaleiiient en dehors du centre phrénique, et se ramifie dans les attaches correspondantes du diaphragme. Ses rameaux terminaux s'anastomosent avec ceux de la branche interne et des intercostales. Quelques-uns se rendent dans la capsule surrénale , et quelquefois à gauche jusque dans la rate.

2° De l'arlère cceliaque.

Pl. 227 , 228. L'artère cœliaque naît de l'aorte entre les piliers du diaphragme ; elle se dirige en avant el à droite , et se divise bientôt, pour donner naissance aux artères coronaire stomachique ,

hépatique et splénique. Elle est en rapport , en haut, avec le petit lobe du foie; en bas , avec le pancréas; à gauche , avec le cardia; à droite, avec le pylore, dont elle est séparée par un intervalle assez grand.

A. Artère coronaire stomachique.

Dirigée en haut, en avant et à gauche, vers le côté droit du cardia, celte artère se p|'^^^ recourbe bientôt après sur la petite courbure de l'estomac , dont elle suit la direction 3 f^'' jusqu'au pylore , où elle s'anastomose avec l'artère pylorique. Elle donne des branches à l'œsophage et à l'estomac.

Des branches œsophagiennes , les unes verticales montent plus ou moins haut sur l'œsophage, auquel elles se distribuent, en s'anastomosant avec les œsophagiennes aorliqucs ; les autres transversales forment autour du cardia une sorte de demi-couronne , dont quelques rameaux s'étendent jusqu'au grand cul-de-sac de l'estomac. Les branches gastriques de l'artère coronaire varient pour le nombre et le volume. Elles se séparent le long de la petite courbure de l'estomac , et se portant sur les deux faces de ce viscère , elles se ramifient entre ses membranes musculeuse et muqueuse, auxquelles elles se distribuent: elles s'anastomosent avec les rameaux des artères gastro-épiploïques droite et gauche.

11 n'est pas rare de voir l'artère coronaire stomachique envoyer une branche volumineuse au foie.

B. Artère hépatique.

Née de l'artère cœliaque, elle se porte à droite et en avant vers le pylore , puis remon- '^7^ tant à droite devant la veine-porte et derrière le canal hépatique, elle gagne le col de la vésicule biliaire et le sillon transversal du foie, où elle se bifurque. Au côté droit du pylore , l'artère hépatique donne naissance à Y artère pylorique. Celle dernière artère se dirige de droite à gauche , et côtoie quelque temps la petite courbure de l'estomac, pour s'anastomoser avec la terminaison de l'artère coronaire. De l'artère pylorique partent de nombreux rameaux pour les deux faces de l'estomac et le pylore. A droite et au-dessous du pylore, l'artère hépatique fournit l'artère gastro-épiploïque droite. Celle-ci descend entre le duodénum et le pancréas, jusqu'à la grande courbure de l'estomac, dont elle suit alors la direction jusqu'au milieu de cette courbure pour s'anastomoser avec l'artère gastroépiploïque gauche. Dans sa portion verticale , cette artère donne des rameaux au duodénum et une petite branche au pancréas. Dans sa portion horizontale , elle fournit en haut sur les deux faces de l'estomac des rameaux considérables qui communiquent avec les artères coronaire et pylorique, et elle en envoie en bas, au colon transverse et aux feuillets du grand épiploon.

Des deux branches de terminaison de l'artère hépatique, la droite , après avoir croisé PL 228. la direction du canal hépatique, donne naissance à V artère cystique , laquelle envoie un PI ''9rameau assez volumineux entre le foie et la vésicule biliaire , et gagne le col de cette dernière pour se ramifier dans ses parois. Après quoi elle s'enfonce dans le sillon transversal du foie , et se répand en rameaux dans son lobe droit. La branche gauche se porte en dedans et eu haut dans le même sillon, et se divise dans le lobe gauche et le lobule du foie.

Page 1