DU SQUELETTE EN GÉNÉRAL
Pl. 43. Le squelette, formé par l'assemblage de tous les os que nous avons étudiés en particulier,
constitue la charpente solide du corps ; il détermine la forme et les proportions de ses principales régions. C'est autour de lui que sont attachées et suspendues les parties molles qu'il soutient et dont il empêche l'affaissement. Il présente une partie centrale qu'on nomme le tronc , et quatre appendices articulés, mobiles ; ce sont les membres.
Du TRONC. Il constitue le centre du corps. Verticalement placé , il est susceptible de changer de forme et de direction , à raison de la mobilité des pièces osseuses qui entrent dans sa composition , et des mouvemens divers c[u'elles reçoivent des muscles. 11 est formé par la tête , la poitrine et le bassin réunis au moyen de la colonne vertébrale. On doit considérer celle-ci comme la base , le centre commun de cette région du corps. Des trois parties qui constituent le tronc , chez l'adulte, la supérieure ou la tcte est la plus petite; elle repose horizontalement sur la colonne vertébrale, cpi'elle surmonte, et avec laquelle sa base foi^me un angle droit, soit d'avant en arrière , soit transversalement : elle s'articule avec elle à peu
Pl. 46. fig. ], près au niveau du point de réunion du tiers postérieur avec les deux tiers antérieurs de son °* diamètre antéro- postérieur. Sa région faciale regarde en avant; l'occipitale en arrière; la
syncipitale en haut ; les temporales en dehors , et la gutturale en bas. Sa région postérieure et ses régions latérales ne descendent guère au-dessous du niveau de l'atlas; la région faciale se porte plus bas : une ligne horizontale, tirée au niveau du menton, passerait, en effet, par la troisième vertèbre cervicale. La tête est séparée de la poitrine par un étranglement, lequel correspond au col, et se trouve uniquement formé par la région cervicale de la colonne vertébrale.
Pl. 4.. fig. 12.
Pl. 4>.. fig. 3.
D'ANÂTOMIE DESCRIPTIVE. 91
La cavité moyenne du tronc ou la poilrmc en foi-me la partie la plus volumineuse; arti- Pl. \i, culée en arrière avec la colonne vertébrale qui entre dans sa composition , elle est libre en avant et sur les côtés ; en haut et latéralement, elle est recouverte et en partie masquée par les os de l'épaule qu'elle supporte ; en bas et en avant , elle se trouve séparée du bassin par une large et grande excavation qui répond à l'abdomen ; en bas et en arrière , elle est supportée et réunie au bassin par la région lombaire de la colonne vertébrale.
Le bassin opposé à la tête par sa position , d'un volume supérieur au sien , mais inférieur P^- 4^1 à celui de la poitrine, forme l'extrémité inférieure du tronc. Le cône tronqué qu'il représente, est dirigé en sens inverse de celui du thorax; sa base regarde en haut , et correspond à la grande échancrure de l'abdomen. La zone osseuse qu'il figure supporte la colonne vertébiale par sa partie postérieure; en avant et de chaque côté, elle est elle-même soutenue par les leux colonnes osseuses que lui offrent les membres inférieurs avec lesquels elle s'articule.
Le tronc, articulé en haut et en bas avec les membres , présente dans sa totalité des plans fort inégaux en avant et sur les côtés. Les parties qui le forment en arrière , au contraire , se rencontrent à peu près sur un même niveau. Les membres se trouvant placés sur les côtés du tronc, qu'ils élargissent transversalement en haut et eu bas, font que l'homme repose plus facilement , et plus commodément sur le dos que dans toute autre position.
Des ME51BRES. Appendices mobiles destinés à exécuter les grands mouvemens du corps, pj ^3 les membres sont au nombre de quatre , et disposés symétriquement par paires sur les côtés du tronc auquel ils tiennent par l'une de leurs extrémités, tandis que par l'autre ils sont entièrement libres. Ils représentent chacun une série de leviers articulés les uns à la suite des autres, et d'autant plus nombreux et plus petits, qu'on s'éloigne davantage du tronc. Un seul os occupe le bras et la cuisse ; deux se rencontrent à l'avant-bras et à la jambe ; le pied et la main résultent de l'assemblage d'un grand nombre. Aussi peut -on inférer de la disposition de ces leviers, que l'étendue de leurs mouvemens va en diminuant, tandis que leur multiplicité augmente, à mesure qu'on les examine de l'extrémité supérieure des membres vers l'inférieure.
Des membres supérieurs ou tiioraciques. Articulés avec le thorax , ces membres pendent naturellement sur les parties latérales du tronc , et ont une longueur telle , que leur extrémité inférieure correspond au milieu de la cuisse. Ils sont chacun composés de trente-deux os, et formés successivement, de haut en bas, par l'épaule , le bras , l'avant-bras et la main.
\J épaule occupe les parties latérale et supérieure de la poitrine , dont elle augmente l'éten- PI, 43 , due transversale à l'extérieur. La clavicule en avant, et le scapulum en arrière, forment de 1 épaule un levier coudé dont la branche horizontale, très -étroite, est représentée par le premier de ces os , tandis que la branche verticale, élargie, est constituée par le second. L'épaule est inclinée en arrière et en dehors, de sorte cj[ue la cavité glénoïde de l'omoplate regarde dans ce dernier sens.
Le bras est formé seulement par l'humérus , le([uel est recouvert à son extrémité supé- p| ^3 , Heure par la voûte osseuse que lui offrent l'extrémité externe de la clavicule et l'apophyse acromion réunies. La surface articulaire de son extrémité inférieure descend plus bas en dedans qu'en dehors , et donne à l'articulation du coude la direction légèrement oblique
qu'elle présente. La tête de l'humérus se trouve à peu près sur la même ligne que le condyle interne de son extrémité inférieure, tandis que la grosse tubérosité de son extrémité supérieure correspond au condyle externe. Le membre supérieur offre , au niveau de l'articulation du coude, un élargissement transversal très-prononcé, qui résulte de la jonction de l'humérus avec les extrémités des deux os de l'avant-bras.
Pl. 43, 44- 'iJ avant - bras , un peu plus court que le bras auquel il succède, est sensiblement aplati d'avant en arrière. Les deux os qui le composent , le cubitus en dedans , le radius en dehors , sont disposés de sorte que la partie la plus éjjaisse de l'un correspond à la plus mince de l'autre , et que la largeur de cette région est à peu près iniiforme dans toute son étendue. Ces os ne se touchent que par leurs extrémités supérieure et inférieure; ils laissent entre eux un espace appelé inter-osseax, assez large au milieu , rétréci en haut et en bas , et sont aussi dans des rapports tels, que l'extrémité supérieure du cubitus s'élève au-dessus de celle du radius, et passe derrière l'humérus pour aller former la saillie du coude, tandis qu'inférieurement le radius descend plus bas que le cubitus. Le radius est en outre situé sur un plan lui peu antérieur à celui du cubitus. En haut, c'est le cubitus qui concourt spécialement à la formation de l'articulation du coude, tandis qu'en bas , celle du poignet dépend en plus grande partie du radius. On donne le nom de supinalion à la position de l'avant-bras dans laquelle ses deux os sont parallèles, la paume de la main dirigée en avant et le pouce en. dehors, le membre supérieur étant supposé pendant sur les côtés du tronc. On appelle pro~ nation cette autre position, dans laquelle la paume de la main est dirigée en arrière et le pouce en dedans. Dans la pronation les os cessent d'être parallèles ; le radius reste bien dans sa place ordinau'e à son extrémité supérieure, mais en bas, il roule et tourne sur le cubitus, dont il croise la direction à angle aigu à sa partie moyenne, de manière que l'extrémitésupérieure de cet os se trouve en dehorsdel'avant-bras, tandis quel'inférieure est placéeendedansc La main, qui termine le membre supérieur, est aplatie d'avant en arrière, et plus étendue en longueur qu'en largeur. Elle est plus large que l'avant-bras , surtout à sa partie moyenne.
Pl. 3-.fig. 10, Sa face antérieure est concave, et a reçu le nom de paume ou de face palmaire de la main; sa face postérieure est légèrement convexe; on la nomme le dos ou la face dorsale de la main. Son bord externe ou radial est plus épais et moins étendu que X interne ou le cubital. La main se divise en carpe , métacarpe et doigts.
Pl. 37.fig.10, i^f carpe , formé par la réunion des huit petits os cjue nous avons étudiés séparément , est ovale dans le sens transversal , et aplati d'avant en arrière. Sa face antérieure est concave et forme une profonde gouttière , laquelle est limitée par quatre éminences saillantes : de celles-ci deux sont en dehors, et appartiennent au scaphoïde et au trapèze; les deux autres sont en dedans : ce sont l'os pisiforme et l'apophyse de l'os crochu. Sa face postérieure est légèrement convexe, inégale, et marquée d'une ligne onduleuse, transversale, qui indique les articulations des deux rangées des os du carpe entre eux.
PI.^j7.fig. !o, métacarpe, placé entre le carpe et les doigts, représente une sorte de grille quadrilatère,
plus large en bas qu'en haut. Concave en avant, convexe en arrière , il offre , entre les os qui le constituent, des espaces allongés qu'on ■A^'^çS^^inter-osseux. De ces intervalles, le plus large se rencontre entre le premier et le second os du métacarpe ; il est ouvert en bas , tandis que les autres sont fermés dans ce sens par le contact des têtes des os métacarpiens les unes contre les autres.
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Les drAgts sont au nombre de cinq; on les compte du radius vers le cubitus. Le premier PI- ^T-Cg s'appelle le pouce , le second V indicateur ou X index , le troisième le médius ou le duigl du milieu , le quatrième Y annulaire , et le cinquième le pelil doigt ou le doigt auriculaire.
Les doii^ts sont rétrécis au niveau du corps des phalanges qui les forment , et dilatés au V\.>;Sig.^o. niveau de leurs articulations : aplatis et concaves en avant, convexes en arrière, assez élargis à leur base , amincis à leur extrémité libre , ils ont un volume et des dimensions différentes : le doigt médius est le plus long de tous; l'annulaire et l'indicateur viennent ensuite ; le pouce et l'auriculaire sont les plus courts : sous le rapport delà grosseur, le pouce occupe le premier rang: viennent ensuite le médius , l'indicateur, l'annulaire et le petit doigt.
Des membres infe'rieup.s ou abdomimaux. Ils représentent chacun une espèce de colonne pi. 43, 44, articulée, destinée à supporter le corps et à en transmettre le poids au sol, sur lequel elle repose par une large base. Cette colonne est comme brisée dans sa partie moyenne : écartée en effet de celle du ccké opposé en haut, elle s'en rapproche obliquement jusqu'au niveau du genou, pour descendre ensuite verticalement. A la cuisse elle est mince, courbée en avant, et formée par un seul os, le fémur : au genou elle offre un volume considérable, et diminue de nouveau à la jambe, où elle est droite. On voit , d'après ce cjui précède , que les fémurs ne sont point parallèles entre eux , mais que séparés supérieurement par tout l'intervalle d'une cavité cotyloïde à l'autre, ils se rapprochent beaucoup à leur extrémité inférieure; aussi leurs deux condyles se trouvent-ils sur le même plan , bien que l'interne soit plus long que l'externe.
La jambe, dont la direction est à peu près verticale, diminue de volume graduellement Pl. 43, 44de haut en bas : formée en avant et en dedans par le tibia, en arrière et en dehors par le péroné , elle est plus épaisse dans le premier sens que dans le second, à raison du volume différent de ces os. Sensiblement aplatie de dehors en dedans et d'avant en arrière , elle offre dans toute sa longueur un espace vide, allongé, rétréci à ses extrémités, cju'on nomme Yespace infer-osseu.r, et qui dépend de l'intervalle que laissent entre eux le péroné et le tibia à leur partie moyenne. En bas , la jambe s'articule avec le pied à angle droit , et présente pour cette articulation deux saillies connues sous le nom de chevilles ou malléoles. La malléole interne appartient au tibia ; elle est plus grosse , plus courte , et descend moins bas que l'externe , qui appartient au péroné.
Le pied est formé par la réunion de vingt-six os, lescjuels sont articulés solidement les pj ^3 tins avec les autres, et se rapportent au tarse, au métatarse et aux orteils. Il a, dans la station , une direction horizontale , légèrement oblique en avant et en dehors , relativement au plan général du corps. Il est plus prolongé en avant qu'en arrière de la jambe, qu'il reçoit à angle droit à la réunion de son quart postérieur avec ses trois quarts antérieurs environ : en arrière la saillie du talon ne dépasse guère le niveau des os de la jambe. Etroit en arrière , et tant qu'il n'est formé que par le calcanéum , le pied s'élève et s'élargit au niveau de l'astragale; il descend ensuite et continue de s'élargir jusqu'aux articulations métatarso-phalangiennes, au-delà desquelles il éprouve un léger rétrécissement dans la ^^3^3'^*^' région des orteils.
La face supérieure ou le dos du pied est convexe, inclinée en haut et en dehors; sa face inférieure ou sa plante est concave , surtout en dedans ; son ôoirl externe, moins fort et moins épais que l'interne , repose dans toute son étendue sur le sol ; l'interne est concave et se trouve Pl. 42, fig.
élevé à sa partie moyenne. Son extrémité postérieure ou le talori est courte , épaisse ; \ antérieure o\x la pointe du pied est élargie ^ mince , et constituée par les orteils.
Le tarse représente une voûte dont la profondeur est augmentée par l'excavation de la face interne du calcanéum. Les os qui le composent sont disposés sur deux rangées ; l'une postérieure , est formée par le calcanéum et l'asti'agale ; l'autre antérieure , résulte de la réunion du scaphoïde , du cuboïde , et des trois os cunéiformes. Pour l'articulation de ces deux rangées , on voit que la tête de l'astragale , reçue dans l'excavation du scaphoïde , est dirigée en avant, et que la face antérieure du calcanéum, unie au cuboïde, regarde un peu en dehors. Les os de la seconde rangée sont transversalement dirigés.
Le métatarse est composé de cinq os allongés, étroitement unis en arrière , plus mobiles et plus écartés les uns des autres en avant. Le premier ou celui du gros orteil est sur un plan antérieur aux autres; celui du cinquième leur est postérieur; ils laissent entre eux quatre espaces inter-osseux assez étroits, et ont l'apparence d'une espèce de grille convexe en dessus/ et concave en dessous.
Des orteils, c'est le premier qui est de beaucoup le plus volumineux; les autres vont ea diminuant de grosseur jusqu'au cinquième. Dans les pieds bien conformés , et surtout chez les femmes , le second orteil , plus long , dépasse un peu le niveau des autres.
COMPAUAISOIN DES MEMBRES SUPERIEURS ET DES MEMBRES I^iFERIEURS.
Si on examine comparativement les membres thoi-aciques et abdominaux, on trouve entre eux des rapprochemens et des différences bien remarquables , dont je vais noter les principales :
1° Le membre supérieur est placé sur un plan postérieur à celui du membre inférieur du même côté, ce dont on peut s'assurer en tirant une ligne de la cavité glénoïde à la cavité cotyloïde ; 2° l'intervalle qui sépare la partie supérieure des deux membres thoraciques , est plus considérable que celui qui se trouve entre les têtes des deux fémurs ; 3° les membres inférieurs sont plus longs et plus forts que les supérieurs ; leur longueur forme environ les sept treizièmes de celle du corps; 4° la main est articulée avec l'avant-bras , suivant l'axe du membre ; le pied forme avec la jambe un angle droit ; 5° le fémur et l'humérus ont beaucoup de ressemblance entre eux; il en est de même du tibia et du péroné, qui ont une grande analogie avec le cubitus et le radius; la rotule semble aussi analogue à l'olécrâne, et les malléoles aux apophyses styloïdes du radius et du cubitus; 6° la main et le pied offrent bien de la ressemblance entre eux ; cependant ils diffèrent sensiblement. Tout dans la main sendjle se rapporter à la mobilité , tout dans le pied est fait pour la solidité : ainsi le tarse est bien différent du carpe sous le rapport du volume , du nombre, et du mode d'articulation de ses os; le métatarse est bien à peu près disposé comme le métacarpe , mais ses os sont beaucoup plus forts et moins mobiles ; les orteils sont , comme les doigts de la main , au nombre de cinq , mais ils sont tous plus courts , moins mobiles et plus grêles, à l'exception du premier, dont le volume est considérable.
On a déterminé les proportions des diverses parties du squelette. Dans l'homme adulte bien conformé, la tête ne forme cjue la huitième partie de la hauteur générale du corps. Lorsque les bras sont étendus horizontalement en croix , la distance qui sépare l'extrémité
D'ANATOMIE DESCRIPTIVE. 95 des doigts de l'une et de l'antre main , est à peu près égale à la hauteur prise du sommet de la tête à la base des pieds. Chez l'enfant , ces proportions sont différentes ; ainsi par exemple, à l'âge de trois ans , la tète forme la cinquième partie de la hauteur totale de son corps, etc.
DIFFERENCE DU SQUELETTE DE I.'hOMME ET DE L\ FEMMF.
Le squelette offre des différences très-essenlielles , suivant qu'on l'examine chez l'homme pj^ / > ^5 ou chez la femme. Chez la femme , 1° il est plus petit que chez l'homme. Ses diverses parties sont plus grêles, moins prononcées, et dessinées dans de plus petites proportions; 2° les os qui le constituent sont plus lisses , leurs apophyses moins saillantes , leurs sillons moins profonds, leurs articulations moins volumineuses. Les os longs sont aussi en général, chez la femme, beaucoup plus minces à leurs partie moyenne, relativement à leurs extrémités; 3° la tête est plus rétrécie en avant, et plus allongée d'avant en arrière que chez l'homme; la capacité du crâne est plus grande, les sinus frontaux plus étroits, la bosse nasale moins développée , les os de la face moins larges et plus petits , l'entrée des fosses nasales plus étroite, les arcades dentaires de l'une et l'autre mâchoire ont une forme plus ellipiiciue; les dents sont plus petites et plus égales entre elles , de sorte que les incisives diffèrent moins des canines et des molaires que chez l'homme; la cavité de la bouche est aussi moins profonde et plus étroite; 4° le corps des vertèbres est plus étroit; les apophyses trans- Tcrses sont plus déjetées en arrière , de là les gouttières vertébrales ont plus de profondeur. Les cartilages inter-vertébraux sont plus épais; 0° le thorax est plus court et un peu plus large jusqu'à la quatrième côte ; en bas il est plus réti'éci, et ressemble à une sorte de baril; il a une forme ovoïde, tandis que chez l'homme il se rapproche davantage d'un conoïde. Sa base est plus distante du bassin que chez l'homme. Il est moins saillant en avant, de manière que dans la position droite du corps , la symphyse du pubis forme le point le plus avancé du tronc chez la femme, tandis que chez l'homme, c'est le thorax; 6° les côtes de la femme sont plus minces, plus aplaties , et plus aiguës vers leurs bords; leurs cartilages de prolongement sont plus longs. Les fausses côtes décroissent plus rapidement vers la dernière. Les trous de conjugaison de la colonne vertébrale sont plus larges; le sternum est plus court , et la région lombaire du rachis plus longue. Tous les diamètres du bassin sont plus larges; les crêtes des os coxaux sont bien plus éloignées l'une de l'autre ; l'arcade pubienne est plus évasée ; la symphyse du pubis plus large et plus courte ; le sacrum est plus étendu transversalement, plus concave , et son sommet est dirigé plus en arrière ; le coccyx est plus grêle et plus allongé; les os coxaux sont plus écartés ; les tubérosités sciatiques plus grosses et plus aplaties, les échancrures ischiatiques plus grandes; le trou sous-pubien plus grand et de forme ovalaire ; le? cavités cotyloïdes sont plus distantes l'une de l'autre ; la cavité du bassin est plus spacieuse; 7° les fémurs sont plus courbés en avant et plus obliques en dedans; le col de ces os a une direction plus transversale, c'est-à-dire qu'il forme un angle moins ouvert avec le corps; leur condylc interne est plus gros , plus saillant , et un peu plus allongé que l'externe ; 8olcs pieds sont plus petits; 0° les épaules sont plus basses; les articulations scapulo-humérales sont proportioimellcment moins écartées l'une de l'autre , aussi la distance des épaules est à peu près égale au diamètre transversal du bassin chez la femme, tandis que chez l'homme les épaules sont beaucoup plus larges que le bassin. Chez la femme, les clavicules sont moins
courbées, les omoplates plus petites , plusminces, plusaplatles, et leurs anglesplus aigus. Les membres supérieurs sont plus courts, le poignet plus étroit , et les doigts plus minces et plus effilés. Chez l'homme, la longueur du tronc est à peu près égale à celle des membres abdominaux , aussi en enfermant son squelette dans un cercle , le centre de celui-ci se trouve au pubis. Chez la femme, les membres abdominaux ayant proportionnellement plus de longueur, le centre du cercle correspond au-dessous du pubis.