‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain. Représentée en planches lithographiéesChapitre 62 sur 181 · DES APONÉVROSES · texte numérisé non relu

DES APONÉVROSES

Les aponévroses sont des membranes fibreuses, blanches, d'une couleur argentée, jetant des reflets métalliques très-brillans , qui ne sont souvent que des expansions des tendons ou des prolongemens du périoste. Leur largeur et leur épaisseur varient. Tantôt elles forment des gaines qui entourent les muscles et les maintiennent dans leurs rapports respectifs ; tantôt elles servent de point d'attache à leurs fibres charnues , et de moyen de transmission de leurs mouvemens aux os. D'autres fois elles représentent des arcades fibreuses sous lesquelles passent des vaisseaux et des nerfs qu'elles protègent , et dont elles empêchent la compression. Il en est enfin qu'on rencontre isolément dans l'épaisseur des muscles , et qui donnent encore insertion à leurs fibres.

Les aponévroses d enveloppe sont en général d'autant plus épaisses, qu'elles entourent des muscles plus forts et plus nombreux; leur face interne envoie entre ces muscles des cloisons fibreuses qui les isolent et leur servent de point d'insertion.

Les aponévroses d'insertion reçoivent les fibres charnues et leur adhèrent de la manière la plus intime, sans qu'on sache précisément leur mode de connexion. Les lames aponévrotiques ne donnent attache aux fibres musculaires que par une seule de leurs faces

dans quelques muscles ; dans d'autres , au contraire , elles les reçoivent de toutes parts , et paraissent plongées au milieu de ces fibres.

4° DES gaÎnes fibrel'Ses et des bourses synoviales des tendons.

Les gaînes fibreuses sont aux tendons ce que les aponévroses sont aux muscles , c'està-dire qu'elles forment avec les os des espèces d'anneaux osséo-fibreux qui renferment les tendons et les retiennent contre les os.

La forme et la disposition des gaînes fibreuses des tendons sont fort variables. Je les ferai connaître chacune en particulier.

Le glissement des tendons sur les gouttières des os dans l'intérieur des canaux fibreux, est facilité par des bourses synoviales auxquelles on a encore donné le nom de capsules muqueuses , gaînes mucilagineuses des tendons. C'est aux travaux de Fourcroy, de Monro et de Béclard, qu'on est redevable de la connaissance exacte de ces productions membraneuses , qui sont minces , diaphanes , et présentent la même organisation que les membranes synoviales des articulations. Elles sont lubréfiées à l'intérieur par une synovie pea abondante. Leur forme, leur étendue et leur disposition présentent une infinité de variétés. Quant à la manière dont elles se comportent relativement aux tendons, on voit qu'en général les unes sont vésiculaires , et ne revêtent ces organes que sur une de leurs faces , tandis que les autres sont vaginales ou vaginiformes , c'est-à-dire qu'elles recouvrent d'une part les tendons dans toute leur circonférence , en les entourant d'une gaine complète , et tapissent de l'autre la coulisse fibreuse qui leur donne passage. En se portant des tendons sur leur gaîne , ces membranes forment deux culs-de-sac circulaires , l'un en haut et l'autre en bas.

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