‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, représentée en planches lithographiées. Tome III (volume 3)Chapitre 25 sur 46 · PI. 1D · texte numérisé non relu

PI. 1D

PJ. 155 /

PJ,i75,fig.2.

298 MANUÏ.L

Prolon^emensantérùurs'oncérébraiisc.lh naissent des angles correspondans de la pro. tubérance, en empiétant un peu sur Son bord antérieur et sur ses bords latéraux. Rapprochés l’un de l’autre à leur origine, ils se dirigent obliquement en avant, en haut et en dehors, en s’écartant et en augmentant progressivement de volume. Parvenus à la partie inférieure et moyenne du cerveau, ils s’engagent au-dessous des nerfs optiques, et se perdent aussitôt dans les couches du même nom.

Prolong’emens postérieurs ou cérébelleux. Ils naissent des angles postérieurs, et surtout des bords latéraux de la protubérance. Ils sont beaucoup plus écartés 1 un de 1 autre que les précédons, parce que la moelle vertébrale les sépare à leur origine. Très-volumineux vers la protubérance, ils diminuent de volume à mesure qu’ils se portent en arrière , en bas et en dehors , pour aller se perdre chacun dans l’hémisphère correspondant du cervelet , dont ils forment les deux centrés médullaires latéraux.

4° DE LA MOELLE VERTEBRALE OU EPIKIÈRE.

La moelle vertébrale, qu'on nomme aussi le prolongement rachidien de ïencéphale, est un gros et long cordon médullaire, cylindroïde, qui descend de la protubérance cérébrale dans le canal vertébral, jusqu’au niveau de la première ou delà seconde vertèbre lombaire.

Le volume de la moelle varie dans les divers points de son étendue. Elle est renflée à son extrémité supérieure, se rétrécit au niveau du grand trou occipital, et se renfle de nouveau vers le milieu de la région cervicale. Arrivée à la partie inférieure de celte dernière région, elle diminue de volume , puis se dilate au haut du dos, et diminue enfin jusqu’à sa partie inférieure, qui se termine par unextrémité renflée et ovalaire. Xa moelle présente à étudier deux extrémités et un corps.

Vextrémité supérieure, appelée le bulbe rachidien, est renfermée dans le crâne, et repose sur la partie inférieure de la gouttière basilaire. Elle représente une sorte de bulbe renflé, légèrement aplati d’avant en arrière , qui s’étend de la partie inférieure de la protubérance au grand trou occipital, et se rétrécit à mesure qu’il descend. Sa face antérieure est convexe, et présente quatre éminences placées symétriquement à côté les unes des autres, deux en dedans et deux en dehors. Les premières ont été nommées éminences pyramidales. Longues; de huit à dix lignes, elles sont séparées par un sillon médian, vertical, qui se continue sur la face antérieure de la moelle jusqu’à son extrémité inférieure. Elles semblent provenir de la partie inférieure de la protubérance cérébrale. En haut elles sont larges et saillantes ; à mesure qu’elles descendent elles diminuent de volume, et finissent par se perdre insensiblement sur la, moelle. Les deux éminences latérales du bulbe rachiûien ont été appelées olivaires. Elles sont oblongues, séparées des précédentes par un lar^e sillon vertical, arrondies à leurs extrémités et renflées dans leur milieu.

'L^facépostérieure du bulbe rachidien fait partie du quatrième ventricule, et se continue sans démarcation sensible avec la face postérieure de la protubérance cérébrale. Elle est crensee au milieu par le calamus scriptorius et par le sillon qui précède cet enfoncement. Sur ses côtés, en voit deux éminences oblongues , blanches, qui contribuent à former le cervelet , et (ju’pn nomme les proçessu$ restiformes.

Le corps ou la partie moyenne de la moelle Yertébralé présente les renflemens et les Pl.ijSjfig.i. rétrécissemens dont il a été fait mention . Sa face antérieure correspond au corps des vertèbres , et présente une foule de plis transversaux très-fins, plus nombreux et plus prononcés dans ses deux tiers supérieurs que partout ailleurs. Elle est divisée dans toute sa longueur en deux moitiés latérales, par une scissure médiane qui commence entre les éminences pyramidales. face postérieure offre des plis transversaux moins prononcés que ceux de sa face antérieure ; elle est aussi parcourue dans toute sa longueur par une scissure médiane plus étroite, moins profonde que l’antérieure, et qui commence entre les deux processus resliformes. Ces deux scissures reçoivent un repli de la membrane propre PI. 175, %. ?.. de la moelle, et donnent passage, par une infinité de petits trous, à des vaisseaux qui , s’introduisent dans cet organe et s’y distribuont, Dans le fond de ces sillons on trouve une couche de substance blanche ; cette couche est formée de deux faisceaux longitudinaux , pour la scissure postérieure, et de filaineus transverses qui s’entrecroisent sur la ligne médiane, pour l’antérieure. A raison de ces deux scissures, la moelle vertébrale paraît divisée dans toute sa longueur en deux gros cordons intimement unis sur la ligne moyenne.

De chaque côté, on voit sur les faces antérieure et postérieure du corps de la moelle PI. i 5 o. des sillons latéraux, superficiels, dans lesquels s’implantent les racines des nerfs vertébraux. Les sillons latéraux postérieurs sont plus prononcés; ils ont des. bords arrondis, très-blancs, et offrent dans leur fond une substance molle, grisâtre. Ils commencent par une ligne peu marquée entre les éminences olivaires et les processus restiformes, pour s’élargir et devenir plus profonds en descendant. A leur partie inférieure, ils paraissent formés de deux lignes parallèles : ils offrent dans toute leur étendue une série de petits trous placés les uns au-dessus des autres, et dans lesquels étaient reçues les racines postérieures des nerfs rachidiens.

Les deux sillons latéraux antéi’ieurs commencent entre les éminences pyramidales et olivaires : ils sont moins apparens, moins larges, et plus superficiels qüe les précédens ; ils reçoivent les racines antérieures des nerfs rachidiens.

'Les faces latérales du corps de la moelle correspondent à la base des apophyses transverses, et aux trous de conjugaison : elles sont étroites et arrondies.

Vextrémité inférieure ovi lombaire àe la moelle offre deux renflemens : l’un supérieur, PI. 175,%.i, plus volumineux , de forme ovoïde ; l’autre inférieur j plus petit et conique.

DE LA DISPOSITION INTÉRIEURE ET DE l’oRGANISATION DE l’eNCÉPHALE.

Pour présenter avec ordre les objets nombreux qu’offre l’encéphale, considéré à l’intérieur, nous allons examiner d’abord les parties situées sur la ligne médiane, puis celles qui sont placée^ de chaque côté.

1 ° Objets situés entre les deux hémisphères du cerveau.

Lorsqu on écarte l’un de l’autre les deux hémisphères cérébraux, on aperçoit :

Le corps calleux. On nomme ainsi une large et longue bande de substance nerveuse, PI. i53. qui unit les deux hémisphèi'es, et leur sert de commissure. Horizontalement situé, le corps

PI. i53.

PLi57,Cg.î.

PI. i63.

Pl.iSj, fig. I.

PI. i56.

PI. i5g.

PI. 107 , fig. î.

Pî. 154 , i56.

PI. 157 , fîg.i.

PI. i5'f, i56.

calleux a une forme quadrilatère allongée; il est plus large en arrière qu’en avant, et se trouve un peu plus rapproché de la partie antérieure que de la partie postérieure du cerveau.

Ssi/ace supérieure répond au fond de la grande scissure médiane, et se trouve cachee par les hémisphères qui s’avancent sur elle, lui sont contigus, et forment une cavité longitudinale de chaque côté. Cette face offre dans son milieu deux lignes saillantes, longitudinales , que bornent deux sillons correspondans, et sur lesquels viennent tomber plusieurs autres lignes et sillons transverses.

. La/«re inférieure du corps calleux paraît plus large que la supérieure, parce qu’en haut ce corps se continue plus tôt avec la substance des hémisphères. Elle recouvre les ventricules latéraux sur ses côtés, et dans son milieu la voûte à trois piliers. En arrière, elle est intimement unie à cette voûte ; mais dans ses deux tiers anterieurs elle en est distincte, et lui est jointe par la cloison des ventricules.

extrémité postérieure du corps calleux , confondue avec la voûte, est large, arrondie , transversalement dirigée, et plus épaisse que le reste de cette bande nerveuse ; elle se continue de chaque côté avec les cornes d’Ammon.

Vextrémité antérieure , plus étroite que la précédente, se recourbe en bas, vers la partie antérieure des deux hémisphères, forme une concavité en arrière, embrasse la partie antérieure des corps striés, et ferme ainsi en avant les ventricules latéraux. Là, en effet, après s’être recourbé en devant, le corps calleux se termine par une lame qui se prolonge en arrière et en bas, et qui forme en partie la paroi inférieure de ces ventricules, dont il a déjà formé la paroi supérieure. L’extrémité antérieure de la cloison des ventricules se trouve alors entre ses deux lames.

Par ses côtés, le corps calleux se confond avec la substance médullaire des hémisphères.

Cloison des ventricules ou septum lucidum. On nomme ainsi une lame médullaire, de forme triangulaire, qui est située sur la ligne médiane du cerveau , au-dessous dit corps calleux, auquel elle tient dans toute l’étendue de son bord supérieur. Son bord inférieur se termine en arrière sur la voûte à trois piliers, et en avant sur le prolongement du corps calleux , qui bouche en bas et en devant les ventricules latéraux. Les deux faces de cette,cloison correspondent aux ventricules latéraux, et en particulier au corps strié en avant, et aux couches optiques en arrière. En avant, où elle est assez large, elle se termine dans la concavité de l’extrémité antérieure du corps calleux. En arrière, elle va en se rétrécissant de plus en plus, et finit insensiblement entre le corps calleux, qui est audessus , et la voûte à trois piliers qu’on rencontre au-dessous.

•La cloison dés venti’icules est formée de deux lames distinctes, entre lesquelles existe une cavité lubrifiée par une humeur séreuse, et qu’on désigne sous les noms de fosse de Sylvius, de cinquième ventricule.

Voiite à trois piliers ou trigone cérébral. Elle est située horizontalement au-dessous du corps calleux et de la cloison. C’est une lame médullaire, de forme triangulaire, recourbée sur elle-même de haut en bas, et offrant sa plus grande largeur en arrière.

Sa face supérieure, contiguë au corps calleux dans sa plus grande étendue, lui est unie sur la ligne médiane et en avant par la cloison, et se confond avec lui en arrière.

Sa face inférieure repose sur la toile choroïdienne, et offre la même forme qu’elle;

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