‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, représentée en planches lithographiées. Tome III (volume 3)Chapitre 26 sur 46 · PI. 1S · texte numérisé non relu

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elle présente quelques lignes longitudinales, auxquelles plusieurs autres transversales viennent se rendre pour former ce qu’on a nommé la lyre.

En avant, la yoûte se termine par une extrémité rétrécie qui forme son pilier anté- pj, 155, rieur, et se recourbe en bas en suivant la direction des corps striés. Après s’être ainsi PI. i57,fig.i. recourbé, ce pilier se divise en deux gros cordons médullaires cylindroïdes , qui s’écartent l’un de l’autre, en passant derrière la commissure antérieure, et vont, à travers la substance médullaire, se terminer aux tubercules mamillaires. Derrière chacun de ces cordons on trouve l’ouverture ovalaire, qui fait communiquer les ventricules latéraux avec le moyen.

En arrière, la voûte se termine par deux bandelettes médullaires, étroites, qui s’écar- PI, 154. tent l’une de l’autre, en laissant entre elles un espace triangulaire, et se divisent elles- Pb ^ 56 . mêmes en deux branches : l’une mince et très-cour te, qui se jette dans la corne à’Ammon; Pbi57,fig.2,. et l’autre , qui, sous le nom de corps frangé^ se porte dans la seconde partie des ventricules latéraux, au-devant de la corne d’Ainmon, dont elle suit la direction, mais dont elle est toujours distincte par une rainure. Les corps frangés , ainsi que les bords latéraux de la voûte, sont en rapport avec les plexus choroïdes. Ils se terminent à l’extrémité des ventricules en se perdant sur la corne d’Ammon. C’est entre ces bandelettes médullaires et les couehes optiques qu’existe la fente par laquelle la pie-mère extérieure vient se continuer avec les plexus choroïdes,

La glandepinéale ou le conarium est un petit corps grisâtre, d’une forme irrégulière, PL io 5 , 109. ordinairement conoïde, déprimé, placé entre l’extrémité postérieure de la voûte et les PI.î57,f]g. i.. tubercules quadrijumeaux , dans les replis de la pie-mère qui forment la toile choroïdienue.

La glande pinéale est partout isolée de la substance cérébrale, excepté en devant, où elle se continue avec les couches optiques par deux prolongemens médullaires blanchâtres, qui s’avancent obliquement en dehors, et se continuent sur la partie interne des couches optiques, avec lesquelles ils se confondent entièrement près du pilier antérieur de la voûte. Souvent la glande pinéale renferme des concrétions calculeuses, dont le nombre, la forme et le volume sont variables. Sa nature intime est inconnue.

Ventricule moyen du cerveau,. Ce ventricule est une cavité allongée d’avant en arrière , PI- j 55, iSg, située sur la ligne médiane, au-devant de la glande pinéale, et beaucoup plus rapprochée de la base que de la voûte du crâne. Sa direction est horizontale, sa forme irrégulièrement quadrilatère, de telle sorte cependant qu’elle est plus large à ses extrémités qu’à sa partie moyenne. Elle est bornée en haut par la toile choroïdienne et la voûte à trois piliers, qui constituent sa paroi supérieure ; sa paroi inférieure est formée d’arrière en avant, 1° par •la couche médullaire qui occupe l’intervalle des prolongemens antérieurs de la protubérance cérébrale, et se continue de chaque côté avec les couches optiques ; 2° par la partie supérieure des tubercules mamillaires que réunit une substance grise, très-molle ; 3° par la partie supérieure du tuber cinereum.

Le venti-icule moyen est borné-sur les côtés par la partie interne des couches optiques , pi, ^5^^ ,6^^ qui offrent en cet endroit une surface aplatie, libre, par laquelle elles se touchent dans toute leur étendue, excepté en avant , où elles se continuent au moyen d’une large bandelette grisâtre, qui passe transversalement de l’une à l’autre, et se déchire avec beaucoup de facilité. En avant, le ventricule moyen est borné par la commissure antérieure, cordon

PI. i57,Gg.i.

PI. i55.

PI. i 57, fîg. I.

PI. ï6o.

PL i55.

PL î55.

PLj57,fig.i.

médullaire , arrondi, très-blanc, qui passe transversalement d’un hémisphère a 1 autre, et qui, libre à sa partie moyenne dans l’étendue d’environ six lignes, s'enfonce sur les côtés dans la substance des hémisphères, en se recourbant en arrière. Au-dessus de ce cordon médullaire existe la membrane fine, qui se porte de l’extrémité antérieure du corps calleux à la commissure des nerfs optiques, et qui bouche en avant le ventricule moyen : c’est au niveau de cette membrane qu’on rencontre la cavité nommee la vulve par les anciens anatomistes.

Lé ventricule moyen est borné en arrière par un autre cordon médullaire, qui ressemble au précédent, et qui passe transversalement d’une couche optique à l’autre : on l’appelle la commissure postérieure. Au-dessous, on observe une ouverture arrondie : c’est l’orifice de l’aqueduc de Sylvius, qui conduit dans le quatrième ventricule ou celui du cervelet.

Aqueduc de Sylvius. Ce conduit est arrondi; il commence au-dessous de la commissure postérieure par une ouverture qu’on appelait anus , par opposition a la cavité precedente qu’on trouve au-dessous de la commissure antérieure ; de là il se porte obliquement en bas et en arrière. Il est formé en avant par la réunion des deux prolongemens antérieurs de la protubérance cérébrale ; en arrière, d’abord par la commissure postérieure , puis par la base des tubercules quadrijumeaux, et enfin par la valvule de Vieussens. La paroi inférieure de cet aqueduc présente une rainure étroite qui se prolonge sur la ligue moyenne dans le ventricule du cervelet.

Ventricule du cervelet ou quatrième ventricule. Cette cavité, placée au-dessous de l’aqueduc de Sylvius, est formée à la fois par la protubérance cérébrale, le cervelet et l’extrémité supérieure de la moelle épinière. D’une forme irrégulièrement quadrilatère, elle est assez large , et obliquement dirigée en bas jusqu’à la partie supérieure de la moelle.

La paroi antérieure du quatrième ventricule est formée par la face postérieure de la protubérance et de là moelle, et offre le calamus scriptorius, la rainure médiane dont il a été parlé, et l’orifice postérieur de l’aqueduc de Sylvius. Ses parois latérales sont formées par des prolongemens qui viennent des tubercules quadrijumeaux et des pyramides postérieures. Elles se terminent par deux espèces de cul-de-sac, qui se trouvent au-dessous du prolongement postérieur de la protubérance. Sa paroi postérieure est plus courte que les autres, et se trouve formée par une partie de l’échancrure antérieure du cervelet, et par le corps même de cet organe. Son extrémité supérieure est fermée par la valvule de Yieussens. Son extrémité inférieure est bouchée par une membrane ferme, résistante , d une couleur grisâtre , qui se porte du cervelet à la moelle épinière, et paraît dépendre de la pie-mère.

2 ° 'Objets situés dans les deux hémisphères.

On trouve dans 1 intérieur des deux hémisphères du cerveau deux grandes cavités placées au milieu de la substance cérébrale, et qu’on appelle les ventricules latéraux. .

; 56 ,x 63 . ventricules , assez larges et étendus en longueur, communiquent avec le ventricule

moyen, ils commencent à peu près à un pouce et demi de l’extrémité antérieure de chaque hemisphere, et se trouvent dans cet endroit un peu écartés l’un de l’autre, et recourbés

en dehors. De là ils se dirigent en arrière et en dedans, en se rapprochant ; puis, au milieu du cerveau, ils s'écartent de nouveau, se portent en dehors et en bas, jusqu’au point où les corps frangés naissent des piliers postérieurs de la voûte 5 là, en effet, ils changent encore de direction, reviennent sur eux-mémes en se portant en bas, en dehors et en avant, pour se terminer près de la scissure de Sylvius, en s’inclinant un peu l’un vers l’autre. Ces cavités sont de la sorte formées de deux moitiés contiguës entre elles, Pl.i5n,fig.2. mais distinctes par leur situation et leur direction ; l’une, supérieure, convexe en dedans, concave en dehors, s’étend de l’extrémité antérieure de chaque hémisphère, jusque sur les parties latérales et postérieures de la voûte; l’autre, inférieure, à courbure opposée, c’est-à-dire convexe en dehors, concave en dedans, commence à l’endroit où finit la première , et se termine en avant et en bas , près de la scissure de Syl-vius. Cette seconde portion, qui se trouve en dessous de la première, en est séparée par la couche optique qui occupe la paroi supérieure de l’une et la paroi inférieure de l’autre.

A l’endroit où ces deux portions des ventricules latéraux communiquent ensemble, pi.. ^5 on trouve en arrière une petite cavité qu’on appelle digitale ou ancyroïde. ï»l. i57,fi.£;. 2.

La moitié supérieure des ventricules latéraux est bornée en haut par la face inférieure pi. i 63 . du corps calleux; en bas, elle est formée par les corps striés, les couches optiques et la PI. 154., bandelette demi-circulaire ; en dedans, elle est séparée de celle du côté opposé par le PI. 107,%. 2. septum lucidum; en avant, elle est limitée par la partie recourbée de l’extrémité antérieure du corps calleux; en arrière, elle se recourbe en se continuant avec la moitié inférieure.

Celle-ci occupe tout le lobe moyen et la partie antérieure du lobe postérieur. En bas, Pl. i57,fig.2. elle est séparée par une couche assez mince de substance cérébrale de la surface extérieure du cerveau ; en avant, elle avoisine la scissure de Sylvius.

Les ventricules latéraux sont divisés dans toute leur longueur par une longue fente, pi.154. à laquelle correspondent les plexus choroïdes, et qui s’étend depuis l’extrémité antérieure de leur moitié supéiûeure jusqu’à l’extrémité correspondante de l’inférieure. Cette fente existe dans la moitié supérieure , entre les couches optiques qui sont en dehors, et les bords de la voûte à trois piliers qui sont en dedans. Elle commence, de chaque côté et en avant, par une ouverture ovalaire placée derrière chaque division du pilier antérieur de la voûte, et qui fait communiquer les ventricules latéraux avec le moyen. Dans sa portion inférieure, cette même fente se trouve entrer les corps frangés et la partie correspondante des couches optiques. ,

Des corps striés. On nomme ainsi, à-^cause de la disposition striée de la substance mé- pp ,5.^^ ,-55^ dullaire qui les forme à l’intérieur, deux éminences pyriformes , obliquement situées dans ^ 56 . la paroi inférieure des ventricules latéraux. Leur grosse extrémité est dirigée en avant, et un peu en dedans.; elles se terminent' en pointe en arrière et en dehors. Les corps striés ont une couleur grise tirant sur le brun, et sont parsemés à leur .surface de vaisseaux sanguins fort apparens. Ils sont libres et saillans en dedans, en avant et en haut, et recouverts dans ce dernier sens par le corps calleux. En arrière, en dehors et en bas; ils se confondent avec la substance médullaire du cerveau. Assez souvent la surface libre du corps strié présente de petites stries médullaires aux environs de la bandelette demicirculaire. . .

PI. i55.

PL i63.

PL i57,flg.2.

PL i54, i55.

PL i56.

PL i57,fig.2.

PLi57,fig;2.

Couches optiques. Ou nomme ainsi deux grosses éminences tuberculeuses, irrégulièrement arrondies, plus volumineuses en arrière qu’eh avant, qui repondent a la lois aux ventricules moyen et latéraux et a 1 extérieur du cerveau.

La partie externe des couches optiques se confond avec les corps striés, dont elles sont séparées en haut par la bandelette demi-circulaire. Leur face interne est aplatie, grisâtre ; elle forme les parois latérales du ventricule moyen, et présente en haut les bandelettes nerveuses de la glande pinéale. Leur face supérieure est très-blanche, légèrement convexe, et fait partie delà paroi inférieure des ventricules latéraux, en dedans et en arrière des corps striés. Leur face inférieure fait saillie à la base du cerveau. C'est de la partie externe et postérieure dé cette face, qu’ils côtoient d’ailleurs pendant un certain trajet avant de s’en séparer, que les nerfs optiques semblent tirer leur origine.

Les couches optiques reçoivent en dedans les prolongemens antérieurs de la protubérance cérébrale : elles offrent, en arrière et en dehors, deux l'enflemens qu’on a nommés corpora geniculata, qui se continuent avec les tubercules quadrijumeaux.

L’extrémité antérieure de chaque couche optique correspond à l’ouverture de communication des ventricules moyen et latéraux. Leur extrémité postérieure est libre, renflée, contiguë seulement aux corps frangés, et correspond à l’endroit où les ventricules se recourbent.

Bandelette demi-circulaire. On appelle ainsi un cordon médullaire, blanchâtre, très-fia, demi-transparent, qui occupe le sillon'situé entre la couche optique et le corps strié, il commence par un seul ou par plusieurs filets distincts, au niveau de l’ouverture de communication des ventricules latéraux avec le moyen, vers le pilier antérieur de la voûte. De là il se porte en ariûère, en remontant dans, le sillon indiqué, passe au-dessus de plusieurs veines du corps strié, se recourbe en bas, et vient se perdre vers les corpora geniculata. La bandelette demi-circulaire est recouverte elle-même par une petite lame transparente, jaunâtre, nommée la lame cornée de la bandelette demi-circulaire.

La portion inférieure des ventricules latéraux renferme, outre les corps frangés dont il a été fait mention, les cornes d’Ammon et ses accessoires.

Cornes d’Ammon ou pieds (Thippocampe. On appelle ainsi deux gros prolongemens médullaires qui naissent de.chaque côté de l’extrémité postérieure du corps calleux , se portent en dehors , puis se recourbent en devant pour descendre sur la paroi inférieure de la portion inférieure des ventricules latéraux, et se perdre dans le cul-de-sac qui termine ces cavités en avant. Recourbées sur elles - mêmes, de sorte qu’elles offrent leur convexité en arrière, les cornes d Ammon présentent à leur terminaison une extrémité renflée, large, épaisse, contournée en dedans, et surmontée par deux ou trois tubercules que séparent des rainures peu profondes. Leur face supérieure est libre dans le bas-fond des ventricules, et recouverte par le plexus choroïde. Leur bord convexe est circonscrit par un sillon très-marqué, derrière lequel la substance qui forme le fond des ventricules offre un renflement très-marqué, suivant la direction des cornes d’Ammon. Leur bord concave est couvert par le corps frangé correspondant, et présente un cordonnet denticulé , d’une couleur rougeâtre , nommé portion godronnée par Vicq-d’Azir.

Eminence digitale ou unciforme. C’est une petite éminence plus ou moins saillante , ma-

melonnée, qui occupe la partie inférieure de la cavité digitale, et paraît souvent divisée en deux parties par une rainure.

ORGANISATION DES DIFFÉRENTES PARTIES QUI FORMENT L’ENCÉPHALE, ET DES RAPPORTS QU’ELLES ONT ENTRE ELLES.

J’ai dit plus haut que deux substances entraient dans la composition de l’encéphale, et j’ai parlé de leurs propriétés physiques et chimiques. Il reste à examiner maintenant comment elles se comportent l’une à l’égard de l’autre, pour former les différentes parties des centres nerveux.

La moelle vertébrale a en général moins de consistanee que les autres parties de l’encéphale. A l’extérieur, elle est formée par une couche de substance blanche, qui n’a guère plus d’une demi-ligne d’épaisseur ; et à l’intérieur, par de la substance grise, qui se divise en trois portions : une moyenne, transversale, plus large et plus épaisse au cou qu’au dos et aux lombes, et deux latérales, d’une forme semi-lunaire, qui sont assez volumineuses dans le haut du cou, mais qui diminuent bientôt jusqu’au bas du dos, où elles se renflent sensiblement. -

Les éminences olivaires, enveloppées , comme le reste de la moelle, d’une cuuche médullaire , offrent à l’intérieur un noyau oblong de substance grise, qui est entouré dans toute sa-circonférence d’une ligne flexueuse, jaunâtre. Tous les faisceaux de fibres médullaires qui, en s’épanouissant, constituent les centres nerveux contenus dans le crâne , sont placés dans les trois divisions dont se compose chaque moitié de la moelle allongée, l’éminence pyramidale, l’éminence olivaire et le corps restiforme.

Les deux faisceaux pyramidaux se divisent en petites bandelettes qui s’entrecroisent entre elles et passent, celles du côté droit à gauche, et celles du côté gauche à droite. Bientôt après ils se renflent pour pénétrer dans la protubérance annulaire, et donner naissance aux pédoncules du cerveau.

Les faisceaux olivaires, placés à côté des pyramidaux, entrent comme eux dans la protubérance annulaire, et viennent former la partie interne et postérieure des pédoncules cérébraux. Quelques anatomistes ont vu plusieurs de leurs fibres se jeter dans les tubercules quadrijuméaux, se recourber en dedans , et s’unir à celles du côté opposé pour former la voûte de l’aqueduc de Sylvius.

Le^s corps restiformes envoient de chaque côté un prolongement qui, partant de la face postérieure de la moelle allongée, va former les bourrelets du quatrième ventricule, et s’enfonce bientôt dans le cervelet.

Outre les faisceaux provenant des éminences pyramidales et olivaires, la protubérance annulaire contient de la substance grise, qui se joint à ces faisceaux et les renforce. Elle contient de plus, à sa face antérieure, une couche épaisse et consistante de substance blanche, composée de fibres évidemment transversales, qui se réunissent pour former les pédoneules du cervelet.

Les tubereules quadrijumeaux sont composés des deux substances, et proviennent surtout des faisceaux olivaires. Leur substance blanche est formée par les fibres ascendantes de ces faisceaux, et par celles des prolongemens supérieurs du cervelet.

Texte, 39

Pl.i 76 ,fig.a.

PL i58, 162 .

PI, i58.

PL id8.

PL î58, 162 ,

Le septum Incidum Qsl produit par les fibres transversales du corps calleux qui se courbent sur les côtés du raphé, et se portent à la face supérieure de la voûte.

La voûte à trois piliers n’est composée que de substance blanche. Au cinquième mois de la vie utérine, on voit manifestement que les racines des piliers antérieurs viennent des couches optiques : ces piliers s’enfoncent dans les tubercules mamillaires, et, se courbant sur eux-mêmes, se relèvent bientôt derrière le corps calleux. C’est alors que par leur réunion üs forment la voûte ; mais ils ne tardent pas à se séparer de nouveau , et ils vont concourir à la production des cornes d’Ammon.

Quant à la glande pinéale, on connaît fort peu sa structure : les uns, avec M. Gall, la considèrent comme un ganglion qui donnerait naissance a des faisceaux nerveux et médullaires ; les autres, comme Tiedemann, paraissent penser qu’elle n’est qu’une commissure des couches optiques que renforcerait de la substance grise.

PI. i 58 , 1% Le cervelet a moins de consistance que les autres parties de l’encéphale. Il est formé à 162’ ’ l’extérieur d’une couche de substance grise qui revêt les circonvolutions et s’introduit dans

les anfractuosités, et à l’intérieur par trois noyaux de substance médullaire. Deux de ces noyaux sont latéraux ; ils occupent le centre des lobes , et envoient de leur circonférence

des prolongemema <lanc la cuLstanee grise , ce qui constitue Vetrito <3c lu, vit : le troisième

est moyen ; il est formé par des lames blanches que la valvule de Vieussens et les deux prolongemens des tubercules quadrijumeaux envoient de leur partie supérieure.

Le cervelet procède de trois origines : 1 ° des pédoncules du cervelet, ou faisceaux considérables résultant de la réunion des fibres que nous avons signalées à la face antérieure de la protubérance annulaire ; 2® des faisceaux restiformes qui viennent de la face postérieure de la moelle allongée, et se jettent dans les pédoncules du cervelet ( M. Gall les nomme faisceaux primitifs du cervelet ) ; 3° enfin de la lame blanche qui recouvre les tubercules quadrijumeaux. Cette lame, en effet, paraît aussi se rassembler en arrière en deux cordons longitudinaux [processus ad testes ), unis entre eux par la valvule de Vieussens, et qui viennent s’appliquer sur la partie supérieure et interne des mêmes pédoncules. C’est de la reunion de ces trois parties que semble résulter un tronc commun, au milieu duquel se trouve une espèce de noyau ovoïde, allongé, circonscrit de toutes parts par une ligne ondulee et jaunâtre qu’on appelle corps rhomboïdal ou dentelé du cervelet [corpus dentatum sive serratum).

PI. 167. professeur Rolando a disséqué avec un grand soin la protubérance annulaire et la

valvule de Vieussens. Il a trouvé dans la protubérance annulaire trois rangs défibrés transversales, qu’il distingue en étages supérieur, moyen et inférieur; l’étage inférieur est séparé du moyen par de la matière grise que traversent ce que M. Rolando nomme les faisceaux du cordon inférieur de la moelle; l’étage moyen est lui-même traversé par les faisceaux des pyramides, auxquels l’étage inférieur envoie de petits faisceaux de fibres médullaires qui forment aux premiers une espèce de commissure.

Quant à la valvule de Vieussens, BI. Rolando y a reconnu des fibres longitudinales et des fibres transversales.

BI. BI. Edwards, qui, dans ces derniers temps, a soumis presque tous les tissus des animaux à des lentilles microscopiques beaucoup plus puissantes que celles dont on s’était servi jusqu aloi’s, a trouvé la substance cérébro-spinale, médullaire ou cendrée, formée

de globules d’un trois-centième de millimèti’e. Ces globules se réunissent en séries, de manière à former des fibres à peu près parallèles entre elles, et dont la longueur est assez considérable. « Dans le cordon rachidien, dit M. M. Edwards, on voit distinctement les faisceaux primitifs formés par la réunion d’un certain nombre de ces fibres élémentaires. Cette disposition est encore plus marquée dans les nerfs. Ces organes sont également composés de globules d’un trois-centième de millimètre, formant des rangées plus ou moins longues et qui se portent toutes dans la même direction. Les faisceaux résultant de la réunion d’un certain nombre de ces fibres élémentaires peuvent être facilement isolés de ceux qui les entourent, et sont probablement les cylindres longitudinaux décrits par Fontàna. »

ANATOMIE DU CERVEAU, d’aPRÈS LE PROFESSEUR GALL.

D’après sa manière d’étudier l’encéphale, M. le docteur Gall a cru devoir donner aux différentes parties qui le composent les noms que nous allons d’abord faire connaître.

Noms ordinaires^ Noms nouveaux.

Appendice vermiculaire du cervelet. . . ; Corps strié..

Troisième ventricule.. -

Ventricules latéraux du cerveau. ; . . . .

Les stries blanches des corps striés. ; . .

Corpus geniculatum internum. .......

Corps olivaire de la moelle.. .

Protubérance annulaire. . ..

Corps restiforme.

Cuisses du cerveau..

Quatrième ventricule. ..

Couche optique.

Corpus geniculatum externum, ......

Corps frangé du cervelet. ........

Valvule de Vieussens.;

Aqueduc de Sylvius.

Sixième paire de nerfs.

Cinquième paire de nerfs.

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