PI. 280, 1S
gg0 MANUEL
anléi ieure de l'apophyse masto'fcle, d’où il se porte derrière le pavillon de l’oreille Là il se divise en deux filets i l’un anliruar, qui se ramifie sur la face interne de ce pavillon et fournit quelques fîlamens au muscle auriculaire postérieur ; l’autre postfriçiir, qui répand ses filamens sur l’apophvse masloîde, et en fournit au muscle occipital et a la peau.
Le rameati stylo-mmloïdien donne plusieurs filets aux muscles de 1 apophyse styloïde du temporal, ün ou deux de ces filets s’anastomosent avec des filets du ganglion cervical supérieur.
Le rameau sous-mastoïdien pénètre dans le ventre postérieur du muscle digastrique, le traverse après lui avoir abandonné des filamens, et se diVise en deux filets; 1 un, qui passe derrière la veine jugulaire pour s’anastomoser avec le nerf glosso-pharyngien; l’autre , qui descend pour s’unir au nerf laryngé supérieur du pneumo-gastrique.
Le tronc du nerf facial, après avoir donné ces trois rameaux, pénètre dans la glande parotide à travers laquelle il descend obliquement en avant, en devenant plus superficiel. Après avoir parcouru un trajet de sept à huit lignes, il se divise en deux branches, l’une supérieure et l’autre inférieure.
1 “ Branche supérieure ou lemporo-faciale. Plus volumineuse que l’inférieure, cette branche se dirige en avant et en haut, vers le col du condyle de la mâchoire, dont elle croise la direction. Elle envoie derrière ce condyle un ou deux filets qui s’anastomosent avec ceux du jierf temporal superficiel ; ensuite elle s’épanouit en sept ou huit rameaux qui vont en rayonnant se distribuer à la face et à la région temporale. Ces rameaux sont les
Rameaux temporaux. îl y en a deux ou trois ; ils se dirigent obliquement en haut et en avant vers la tempe, en croisant la direction de l’arcade zygomatique. Ils fournissent d’abord quelques filets à la glande parotide, et se divisent en un grand nombre de filamens qui se répandent sur le front et sur la tempe , jusque sur le sommet de la tête, entre les tégumens et l’aponévrose temporale. Çes filamens se distribuent à là partie antérieure du pavillon de l’oreille, aux muscles auriculaires antérieur et supérieur, frontal, temporal, orbiculaire des paupières et aux tégumens. Ils s’anastomosent avec les filets des nerfs temporal superficiel, auriculaire postérieur, temporaux profonds, frontal, orbitaire ou maxillaire supérieur et lingual, et avec ceux du plexus cervical.
Rameaux'malaires. Ils montent, au nombre de deux ou trois, en avant vers l’os de la pommette, et se divisent en un grand nombre de filets. Le filet supérieur s’anastomose avec le dernier des temporaux, se dirige vers l’angle interne de l’œil, et se joint à un des filets du nerf nasal externe. Il forme avec les deux autres une sorte de plexus qui fournit de nombreux filets aux muscles zygomatiques, orbiculaire des paupières, canin, élévateur de la lèvre supérieure, à la peau de la paupière inférieure et à celle de la partie supérieure de la joue. Ces filets s’anastomosent les uns avec les autres, et avec ceux des nerfs lacrymal, sous-orbitaire, frontal interne et nasal externe.
Rameaux buccaux. Ils sortent de la glande parotide au nombre de trois, vers le milieu du muscle masseter, et se dirigent presque horizontalement en avant. Le supérieur se prolonge sur les côtés du nez et donne des filets aux muscles zygomatiques, canin, releveur propre et releveur commun de la lèvre supérieure. Le moyen suit la direction du canal de Sienon au-dessous duquel il est situé, passe transversalement sur le muscle buccinateur jusqu’à la commissure des lèvres, et se distribue au muscle labial et aux parties
voisines. L’inférieur se jette dans la lèvre inférieure. Ces filets communiquent entre eux, et s’anastomosent avec ceux des nerfs sous-orbitaire, mentonnier et buccal.
2 ° Branche cervico-faciale. Elle se porte obliquement en bas dans l’épaisseur de la glande PI. i8o, 182. parotide, derrière la branche de la mâchoire inférieure, et au niveau de l’angle de cette dernière, elle passe sous le muscle peaucier ; en se portant en avant. Elle fournit des rameaux distingués, d’après leur position , en :
Rameaux sus-maxillaires. Il y en a deux. Le supérieur se porte transversalement sur la PI. 180, 1S2. partie inférieure du muscle masseter, s’enfonce sous les muscles peaucier et triangulaire, et se divise en quatre ou cinq filets qui se distribuent à ces muscles, au buccinateur, à l’orbiculaire des lèvres et aux tégumens. Ces filets s’anastomosent entre eux et avec ceux des nerfs sous-orbitaires, mentonnier et buccal.
Le rameau inférieur se contourne sur l’angle de la mâchoire, en donnant quelques filets pi. 180,182. aux muscles masseter et ptérygoïdien interne ; il se porte ensuite obliquement en bas et en avant, sur la face externe du muscle masseter, et se divise en plusieurs filets qui se perdent dans les mêmes muscles que ceux du rameau précédent, et dans les muscles de la lèvre inférieure.
Rameaux sous-maxillaires. Il y en a deux ou trois. Ils descendent obliquement en avant pi, 180, 182. sur la partie antérieure et supérieure du cou, au-dessous du muscle peaucier. Vers l’angle de la mâchoire ils se divisent en un grand nombre de filets, qui vont en divergeant se perdre dans le muscle peaucier et les tégumens du cou, et s’anastomosent avec les filets des rameaux sus-maxillaires, du nerf mentonnier et du plexus cervical.
M. Ch. Bell reconnaît des nerfs essentiellement consacrés à la respiration, et que pour cela il nomme respiratoires. Parmi ces nerfs sont, suivant lui, le pneumo-gastrique, le glosso-pharyngien, le spinal ou respiratoire supérieur du tronc , le diaphragmatique ou grand respiratoire interne, le thoracique externe ou l’une des branches inférieures du plexus cervical, qui se porte aux muscles extérieurs des côtes, et le facial. M. Relia donné Pl.igijfig. i. à ce dernier nerf le nom de respiratoire de la face.
8® Du nerf acoustique ou de la huitième paire (’K
Le nerf auditif naît sur la paroi antérieure du quatrième ventricule, par plusieurs ra- p . ,52 ^ i5g. cines blanches, transversales, qui commencent dans le sillon de la moelle que termine le calamus scriptorius; plus en avant, il reçoit de nouvelles racines qui sortent du corps restiforme.
Il s’isole de la substance.de l’encéphale dans une petite excavation placée entre Téminence olivâtre, le pédoncule du cervelet, la protubérance et le corps restiforme. D’abord très-mou et comme pulpeux, il ne tarde pas à être entouré de névrilème ; il prend plus de consistance, et représente un cordon aplati dont les filets offrent.une texture plexiforme. Creusé en dedans d’une gouttière qui loge le nerf facial, il se dirige en avant, en
(i) Pars mollior quinti paris ; Vesal., Columb., Fallop. — Ramus moUior nervi auditorii sive septimi paris;
Willis, Vieussens. — Portion de la septième paire du nef auditif., Winsl. et la plupart des anatomistes français.
— Piervus auditorius sive acusticus ; Sœmmer. — Nerf labyrinihien; Chauss.
Texte.
338 manuel
haut et en dehors, pénètre avec ce dernier dans le conduit auditif interne, s’en sépare, et4.se divise en deux branches, savoir :
1» La branche du limaçon. Elle est formée par un cordon blanc, non filamenteux, qu’on observe en arrière du nerf, peu après son origine. Elle se dirige en haut et en avant dans le fond du conduit auditif; arfivée dans l’excavation qui est à la base du limaçon , elle se partage en un grand nombre de filets très-déliés, qui pénètrent dans le limaçon par autant de petites ouvertures que présente cette base. Ces filets, parallèles à l’axe du limaçon, répandent leurs ramifications sur la lame spirale qui le sépare en deux rampes. Les fibrilles nerveuses sont d’autant plus courtes et plus fines qu’elles sont plus rapprochées du sommet , et forment une sorte de réseau sur la partie membraneuse de la cloison. En donnant ces filets, le nerf semble se contourner sur lui-même autour de l’axe du limaçon, et celui de ces filets qui le terminé, plus fort que les autres, traverse le canal central et va se distribuer à l’infundibulum et au dernier demi-tour de la lame spirale. {Voy. l’oreille interne. )
, 2“ La branche du vestibule et des canaux demi-circulaires. D’abord unie à la branche pré¬
cédente, elle s’en isole dans le conduit auditif interne, se dirige en arrière et en dehors, et forme un renflement grisâtre, gangliforme, duquel partent trois rameaux d’un volume différent.
, Grand rameau. Placé en arrière des deux autres, auxquels il est supérieur par le volume, il pénètre dans le vestibule par plusieurs porosités, et s’y partage en deux portions. L’une s’épanouit dans le vestibule lui-même , et forme une sorte de membrane composée de fibrilles nerveuses réticulées et très-molles ; l’autre se rapproche des orifices des conduits demi-circulaires vertical supérieur et horizontal; là elle se bifurque, se confond avec la pulpe qui se renfle en forme d’ampoules à leur origine, et disparaît insensiblement.
Rameau moyen. Arrivé dans le vestibule, il se partage en deux filets, et se perd dans la membrane qui tapisse cette cavité, par une foule de ramifications très-déliées, blanchâtres, et d’une extrême mollesse.
Petit rameau. au-dessous des autres, il entre dans le vestibule par une ouverture particulière placée à la partie externe du conduit auditif interne. Il se porte vers le canal demi-circulaire vertical postérieur, et paraît se prolonger dans son intérieur après s’être divisé sur l’ampoule pulpeuse qui se trouve à son orifice.
9 ° Du n£rf glosso-pharyngien ou de la neuvième paire (•).
Ces nerfs naissent de l’extrémité supérieure de la moelle vertébrale, entre les nerfs faciaux et pneumo-gastriques, dans le sillon qui sépare les éminences olivaires des corps restiformes. Leur origine a lieu par trois, quatre ou cinq filamens séparés ou réunis en une seule racine, laquelle, placée en avant et au-dessus du tronc du nerf pneumo-gas-
(X) .axn paris ; Vesal., Columb ar^ierior et vùnor se.ti paris Fallop. Pars ocla.i paris ;
W.lhs Vxeassens. - Par octa.um; AnA.rsch. - Gtosso-pharynseus; , SommerPetite portion ou
P remtere hranclie de la Imitieme paire, ins\. — Pharjngo-glossien; Chauss. i P r
D'ANATOMIE DESCRIPTIVE, trique, se sépare de la moelle pour constituer le cordon nerveux. Celui-ci se dirige en avant et en dehors vers la partie antérieure du trou déchiré postérieur, passe dans un canal particulier que lui offre la dure-mère, et se trouve, à sa softie du crâne, séparé du nerf pneumo-gastrique par le tronc de la veine jugulaire interne. Ensuite il se porte en bas et en avant, passe sur l’artère carotide interne et sous le muscle stylo-pharyngien, puis entre celui-ci et le stylo-glosse, et descend obliquement Jusqu’à la partie postérieure et inférieure de la langue, dans laquelle il pénètre.
En sortant du crâne, le nerf glosso-pharyngien donne un filet au conduit auditif, et en reçoit deux, l’un du nerf facial et l’autre du tronc du pneumo-gastrique. Ensuite il fournit deux autres filets qui descendent sur le tronc de l’artère carotide interne, en laissant échapper dans leur trajet plusieurs filamens qui s’anastomosent avec le nerf pharyngien du pneumo gastrique, et se jettent dans Iç plexus du même nom. Ces deux filets continuent de descendre sur l’artère carotide primitive, et vers la partie inférieure du cou ils s’unissent à quelques-uns des nerfs cardiaques du grand sympathique. Le glosso-pharyngien fournit ensuite deux rameaux assez volumineux qui s’en séparent au niveau du sommet de l’apophyse styloïde , descendent en dedans et en arrière, et donnent des ramifications aux muscles constricteur supérieur et moyen, et à la membrane muqueuse du pharynx. Ces ramifications se perdent dans l’amygdale, le muscle stylo-pharyngien, dans la partie postérieure et superficielle de la langue, et dans le plexus pharyngien.
Après avoir fourni ces diverses branches , le nerf glosso-pharyngien s’engage sous les muscles stylo-glosse et hyo-glosse, et se partage en trois ordres de rameaux. Les uns , supérieurs, se perdent' dans les muscles lingual et glosso-staphylin, et dans les follicules muqueux voisins; ils forment autour de l’amygdale une sorte de plexus qui lui donne des filets. Les rameaux inférieurs descendent dans le muscle hyo-glosse et dans les replis muqueux glosso-épigîottiques. Les rameaux moyens pénètrent dans les fibres de la langue, au-dessous du muscle hyoglosse, remontent à la face supérieure de cet organe, et se perdent, pour la plupart, dans ses follicules muqueux.
Le nerf glosso-pharyngien est placé , dans la langue, au-dessus du nerf hypoglosse et au-dessous du rameau lingual du nerf maxillaire inférieur.
PI. lySjfig.i.
PI. 174, Gg.i.
Pl.iSr.fig.a.
PI. l8l,fl2.2.
10 ° Des nerfs yagues, pneumo-gaslriqnes, ou de la dixième paire ( 0 .
Ces nerfs naissent immédiatement au-dessous des précédens, derrière les éminences PI. 152. olivaires, très-près du corps restiforme, par une ou deux séries de filets régulièrement disposés. Ces filets, fort nombreux, très-grêles , souvent bifurqués à leur origine, se réunissent en huit ou dix faisceaux plus considérables, placés eux-mêmes les uns au-dessous des autres pour former un ruban large et mince. Celui-ci se dirige en dehors et en avant, arrive au trou déchiré postérieur, et le traverse dans un canal particulier de la dure-mère, ^^2 fia-, au-dessous du nerf glosso-pharyngien, dont il est séparé par une cloison fibreuse. PI. i74,fig.i.
(1) Par sextumj Galien, Ypsal, Gohimb, Fallop. — Quinta conjii^aiio-, Carol. ütci-h. — Septinium conjugium-, Piccolhoininj, Va.uhorno, Benecl. — Sexturn par-, G asp., Baiih. — lYonus nervus capi'is-, Antlersch,
Bidloo. — Par octavnm sive par vagunr, Willis, Vieussens, etc. — Moyen sympalliique , paire 'vague ou huitième paire-, Winsl., Sabat., Boyer, etc. — Wervus vagus-, Sœmm. — Pneumo-gastrique-, Ghau.ss. — Nerf 'vocal, Gall et Spurzlieitn,
PI. i 84 , i8< P], jgijfig.
g^Q manuel
En sortant du crâne, le nerfpneumo-gastrique forme un cordon
grisâtre, d’une texture plexiforme; d’abord place devant le ner gra
Lvient postérieur, pour descendre en avant des muscles grand droit anterieur de la tete et long du cou,
PI. i 84 , 186.
1 dehors de l’artère carotide primitive ; et en
arrière de la veine ii
jugu¬
laire iLrne, auxquelles il est uni, ainsi qu’au cordon de communication des ganglions cervicaux, par un tissu cellulaire dense, filamenteux.
Arrivé à la partie inférieure du cou , le nerf pneumo-gastrique pénétré dans la poitrine, en glissant derrière la veine sous-clavière ; il passe à droite devant 1 artere sous-claviere, et à gauche devant la crosse de l’aorte; il se dirige d’abord en arrière, augmente de volume, se place derrière les troncs des bronches, et les abandonne pour se porter derrière l’œsophage, qu’il accompagne à travers le diaphragme pour se jeter sur 1 estomac.
Dans l’intérieur même du trou déchiré postérieur, le nerf pneumo-gastrique communique avec le nerf spinal par un ou deux filets ; plus bas il communique par d autres filets avec les nerfs glosso-pharyngien, hypoglosse , et avec les ramifications du ganglion cervical supérieur. Il fournit les rameaux suivans :
Rameau pharyngien. Il vient de la partie supérieure du nerf vague, et reçoit, au moment où il s’en sépare, un rameau du nerf spinal. Il descend obli([uement en dedans derrière l’artère carotide interne, contre laquelle il est collé au niveau de l’atlas. Là il s’unit aux filets que le nerf glosso-pharyngien envoie autour de cette artère, et forme avec eux une sorte de plexus réticulé qui l’embrasse. Le rameau pharyngien se rapproche du pharynx en augmentant de volume, et se divise, vers le bord supérieur du muscle constricteur moyen, en un grand nombre de filets qui s’anastomosent fréquemment soit entre eux, soit avec ceux du nerf glosso-pharyngien, du rameau laryngé supérieur et du premier ganglion cervical, pour constituer le plexus pharyngien. Les mailles de ce plexus sont irrégulières , plus ou moins nombreuses ; ses filamens sont grisâtres, et se perdent les uns dans le muscle constricteur supérieur, les autres dans l’inférieur. Deux ou trois se jettent sur l’artère carotide interne, et s’anastomosent avec des filets des ganglions cervicaux sur l’artère carotide primitive.
Rameau laryngé supérieur. Il abandonne le nerf pneumo-gastrique au-dessous du rameau précédent, passe de même derrière l’artère carotide interne, descend en dehors du ganglion cervical supérieur, et se divise en deux rameaux secondaires, après s’être anastomosé par quelques filets avec ce ganglion, avec le nerf hypoglosse, et en avoir fourni d autres au plexus pharyngien. Ses deux rameaux sont l’un externe et l’autre interne.
Rameau laryngé externe. Il descend en dedans jusque sur les côtés du larynx, fournit des filets aux muscles sterno-lhyroïdien, hyo-thyroïdien , constricteur inférieur et crico-thyroïdien. Quelques-uns de ces filets pénètrent dans le larynx entre les cartilages thyroïde et cricoïde; d’autres se jettent sur le corps thyroïde.
Rameau laryngé interne. Il se porte en dedans, derrière le muscle thyro-hyoïdien, traverse la membrane thyro-hyoïdienne, et se divise aussitôt en plusieurs filets rayonnans, qui grossissent et se ramollissent en s’écartant les uns des autres. Les supérieurs remontent au-devant de 1 épiglotte et de sa glande , auxquelles ils se distribuent, ainsi qu’à la membrane du pharynx, en s’anastomosant sur la ligne médiane avec ceux du côté opposé : les inféiieuis., plus gros que les prçcedens, se distribuent à la membrane muqueuse du
pharynx et du larynx, a la glande aryténoïde et au muscle arylénoïdien. L’un d’eux descend entre le cartilage thyroïde et le muscle thyro-aryténoïdien, puis entre ce cartilage et le muscle crico-aryténoïdien latéral, pour se perdre dans le muscle crico-thyroïdien.
Ces ramifications ne s’étendent jamais aux autres muscles du larynx, auxquels sont destinés les filets du nerf laryngé inférieur. Quelques-unes d’entre elles s’anastomosent avec des filets ascendans de ce dernier.
Le nerf pneumo-gasti’ique donne, au-dessous du nerf laryngé, un filet qui s’unit au premier des nerfs cervicaux , un autre qui s’anastomose avec le nerf hypoglosse, et quelques autres qui se jettent sur l’artère carotide interne.
Rameaux cardiaques. Dififérens à droite et à gauche, ces rameaux se portent dans les PI. 186, 187 plexus nerveux du cœur. Ceux du côté droit, au nombre de deux ou trois, naissent du tronc du nerf pneumo-gastrique correspondant, à un pouce environ au-dessus de l’origine de l’artère carotide. Ils se collent sur cette artère, en descendant en dehors et en glissant sur l’artère innominée, pour se confondre avec les filets cardiaques du ganglion cervical inférieur.
Le rameau cardiaque gauche est ordinairement unique. Il descend sur l’artère carotide, se divise sur la crosse de l’aorte, et se perd dans le plexus cardiaque correspondant.
Rameaux laryngés inférieurs ou récurrens. Ils naissent du tronc du pneumo-gastrique PI. ï 86, 187 dans l’intérieur même de la poitrine, et remontent pour se distribuer au larynx. Ils offrent des différences remarquables à droite et à gauche.
Celui du côté droit s’isole du nerf pneumo-gastrique au niveau du bord inférieur de l’artère sous-clavière, se recourbe en arrière et en dedans sdus cette artère qu’il embrasse, remonte derrière les artères carotide primitive et thyroïdienne inférieure correspondantes , glisse sur le côté droit de la trachée-artère dans le sillon qui la sépare de l’œsophage, et arrive au larynx.
Le nerf laryngé inférieur gauche naît dans la poitrine, plus bas que le précédent, et décrit à son origine une arcade bien plus étendue que la sienne, parce qu’il se contourne au-dessous de la crosse de l’aorte ; de plus, ses filets pulmonaires et cardiaques appartiennent à la partie postérieure de l’artère pulmonaire et du cœur.
Immédiatement après sa naissance , le nerf laryngé inférieur donne deux ou trois filets Pl. ï86. qui s’unissent aux filets cardiaques du pneumo-gastrique et à ceux du ganglion cervical inférieur, en formant avec eux un plexus nerveux entre l’artère sous-clavière et la trachéeartère. Un peu plus haut il en donne d’autres qui se distribuent à la partie antérieure de la trachée-artère, accompagnent les artères pulmonaires, et se jettent en partie dans les plexus pi. 188, cardiaques. Le long dé la trachée-artère il en fournit à ce conduit, à l’œsophage, au corps thyroïde, à la partie inférieure du larynx ; il envoie des filets au muscle constricteur inférieur du pharynx, sous lequel il glisse, et se divise en deux ou trois rameaux secondaires.
L’un d’eux répand ses divisions dans la membrane muqueuse du pharynx, derrière le larynx ; les autres se distribuent aux muscles crico-aryténoïdiens postérieur et latéral, passent à travers la membrane crico-thyroïdienne, et vont se terminer au muscle thyroaryténoïdien et à la membrane muqueuse, du larynx. Ils communiquent avec les filets du rameau interne du nerf laryngé supérieur.
Le nerf pneumo-gastrique, après avoir fourni les rameaux laryngés inférieurs, donne
PI. iS6.
PL i88.
PL i88.
de nouyeaax filets au niveau de la bifurcation de la trachée-artère. Quelques-uns descen. dent sur la face antérieure de celle-ci, sy divisent, et s’anastomosent soit entre eux, soit avec les filets du rameau laryngé inférieur et du ganglion cervical inferieur pour concourir à la formation du plexus pulmonaire. Plusieurs de ces filets se portent sur 1 artère pulmonaire et sur ïa partie antérieure des bronches ; d’autres se distribuent a la partie postérieure de la trachée-artère et à l’œsophage.
Avant de parvenir aux bronches , le nerf pneumo - gastrique se divise en un nombre variable de rameaux qui s’écartent les uns des autres, forment une sorte de trame aréolaire , à mailles irrégulières , et concourent en grande partie à la formation àn plexus pulmonaire. Celui-ci reçoit des filets du ganglion cervical inférieur et des premiers ganglions thoraciques, et forme derrière les vaisseaux des poumons un véritable réseau qui envoie de toutes parts des filets grêles, communiquant entre eux et se ramifiant sur les divisions des bronches, à la membrane muqueuse desquelles ils paraissent se distribuer spécialement.
Les différens rameaux du nerf pneumo-gastrique, après s’être écartés les uns des autres au niveau du plexus pulmonaire, se réunissent de nouveau pour former deux gros troncs qui descendent le long de l’œsophage, et ont été nommés cordons œsophagiens.
Le cordon œsophagien du côté droit est formé par quatre ou cinq rameaux sortis de la partie antérieure du plexus pulmonaire correspondant. Il descend sur les parties latérales et postérieures de l’œsophage.
Le cordon œsophagien du côté gauche résulte de la réunion de deux ou trois rameaux seulement qui viennent de la partie inférieure du plexus pulmonaire gauche, et descend sur la partie antérieure de l’œsophage.
Les deux cordons œsophagiens ont entre eux de fréquentes communications au moyen de filets qui du droit descendent au gauche, en passant devant l’œsophage, et par d’autres plus nombreux qui se portent du gauche au droit, en passant dei'rière ce conduit. L’un et l’autre fournissent beaucoup de filets à ses parois, et quelques-uns à l’aorte thoracique. Enfin iis sortent de la poitrine par l’ouverture œsophagienne du diaphragme.
En pénétrant dans l’abdomen, le cordon œsophagien droit, plus volumineux que le gauche, est collé à la partie droite et postérieure de l’œsophage. Il se divise en un grand nombre de rameaux qui forment autour du cardia une sorte de plexus dont les filets se distribuent à l’estomac et aux organes voisins.
LQs>f.lets stomachiques se portent sur la face postérieure de l’estomac, de la petite vers la grande courbure, et s’enfoncent de plus en plus dans l’épaisseur de ses parois ; quelques-uns suivent la petite courbure, communiquent avec les filets du cordon du côté gauche, et sé perdent au-delà du pylore ; les autres filets se jettent dans les plexus hépatique, splénique, cœliaque, gastro - épiploïque droit, et s’y entrelacent avec les nombreuses ramifications du plexus solaire. Plusieurs se perdent sur les parois de la veine porte, et parviennent jusqu’au pancréas ou duodénum, et à la vésicule du fiel.
Le cordon œsophagien gauche se divise en plusieurs filets, lesquels se portent du cardia au pylore, le long de la petite courbure de l’estomac, et jettent sur la face antérieure de ce viscère des ramifications qui s’enfoncent de plus en plus dans ses parois. Parvenus
au pylore, ces filets s’anastomosent avec ceux du côté droit, et communiquent avec le plexus hépatique.
11 ® Des nerfs accessoires ou spinaux, ou de la onzième paire ( 0 .
Ces nerfs naissent de la moelle épinière dans le canal vertébral, à une distance plus ou moins considérable du crâne, et qui n’est pas toujours semblable à droite et à gauche sur le même sujet. Le plus souvent, leur premier point d’origine se voit au-dessus de la racine postérieure du quatrième nerf cervical. Quelquefois on le rencontre plus haut, rarement plus bas. Ce premier filet remonte entre les deux racines de chaque nerf cervical ou bien derrière elles, près du ligament dentelé correspondant : il reçoit de nouveaux filets à la naissance de ces nerfs, augmente de volume, communique avec le nerf sous-occipital, et entre dans le crâne par le grand trou occipital, derrièi'e l’artère vertébrale. Alors il se dirige en avant, en haut et en dehors, gagne le trou déchiré postérieur au-dessous du nerf pneumo-gastrique, et sort du crâne par le même canal.
Sorti du trou déchiré postérieur, le nerf spinal s’éloigne du pneumo-gastrique, adhère à l’hypoglosse , glisse derrière la veine jugulaire interne, traverse le muscle sternomiastoïdien vers son tiers supérieur, et s’enfonce sous le muscle trapèze dans lequel il se perd.
Le nerf spinal fournit dans l’intérieur même du canal fibreux que lui offre la dure-mère un rameau assez volumineux, qui paraît destiné à augmenter le volume du pneumo-gastrique. Ce rameau donne d’abord deux ou trois filets à la branche pharyngienne de ce nerf, passe derrière celui-ci, et fournit un filet à l’hypoglosse. Au-dessous de l’origine du rameau laryngé supérieur, il se divise en plusieurs filets qui se perdent dans ceux dont se compose le nerf pneumo-gastrique.
Le nerf spinal, en traversant le muscle sterno-mastoïdien, lui donne deux ou trois filets qui se perdent dans ses fibres charnues. Puis il fournit un ou deux autres rameaux qui s’anastomosent avec les branches antérieures des troisième et quatrième nerfs cervicaux; il reçoit au contraire du second et du troisième nerfs de la même région, deux rameaux qui augmentent son volume après avoir formé avec lui des aréoles triangulaires qui concourent à la formation du plexus cervical. Enfin il se perd par un nombre variable de filets dans la partie supérieure du muscle trapèze.
12 “ Des nerfs hypoglosses ou de la douzième paire (2).
Les nerfs hypoglosses naissent par dix ou douze filets du sillon qui sépare de chaque
(1) Wervus spinalis sive accessorius ad par vagum; Willis, Vieusscns, J. F. Lobstein, Sœmm.— Nerfs accessoires de la huilièrne paire \ Winsl. — Nerf spinal ou accessoire de Willis-, Sabat., Qo-yec. — Nerf spino-cranioirapezieni Poital. — NerJ tracliélo-dorsal-^ Chauss.
(a) Par septimum-, Galien, Vesal, Fallop, Columb. — Par octarum-^ Aies. Benedict., Piccolbomini. —. Pars paris sexÜ-^ Casscrius. — Par decimum-j ïb. Berthol, Anderscb..— Par nonuniy Willis, Yieiissens, Bœbmer.
N.grandhypoglosse, ou de la neuvième paire] Winsl., Sabat.,Boy.— Nerf lingual, ou de la douzième paire] Vicq-d’Azyr. — Nervus hypoglossus , vulgo nervus lingualis médius sive nonus, quamvis sit nervorum cerebri tevera duodecimus] Sœmm. — L’hyo-glossien] Chauss.
P].l75,fig.
Pl.’iSa.
Pl.,73,fig.
Pl.,74,fig.
Pi. i83.
PI. i83.
PI. i52.
Pi. 175 .
PI. i 83 , 184.
PI. >83, i84.
PI. i 83 , i 84 .
344 manuel
côté Us éminences pyramidale et olivaire. Ces filets, placés les uns au-dessns des antres, commencent eux-mêmes chacun par deux ou trois petites racines, et se portent en dehors en convergeant. Ils se réunissent en un seul cordon qui sort du crâne par le trou condylien antérieur, où il se trouve renfermé immédiatement dans une game fibreuse que luj
fournit la dure-mère.
Au-dessous du trou condylien antérieur, le nerf hypoglosse adhère au tronc du nerf pneumo-gastrique; il descend en avant, et devient plus superficiel en passant au-devant des deux branches de l’artère carotide primitive, du nerf vague et du ganglion cervical supérieur. Dans cet endroit il est recouvert par les muscles stylo-hyoïdien et digastrique. 11 s’anastomose par un ou deux filets avec l’anse nerveuse que les nerfs sous-occipital et le premier des cervicaux forment autour de l’apophyse transverse de l’atlas. Glissant sous le muscle sterno-mastoïdien, il parvient à l’angle de la mâchoire, se recourbe sous le tendon moyen du muscle digastrique, envoie une branche assez volumineuse le long du cou, et remonte en avant vers la langue où il se termine.
1 “ Branche cervicale descendante. Elle se sépare du nerf hypo-glosse à l’instant où il se recourbe sous le tendon du muscle digastrique, et descend verticalement au-devant de la veine jugulaire interne jusqu’au milieu du cou. Là elle se réfléchit en arrière et en haut pour s’anastomoser avec la branche descendante interne du plexus cervical, au-dessous du muscle sterno-mastoïdien, et forme avec cette branche une arcade renversée , de la convexité de laquelle émanent plusieurs filets. Avant de s’unir au plexus cervical, la branche cervicale descendante fournit deux rameaux qui se perdent, l’un dans le muscle omoplat-hyoïdien, et l’autre dans les muscles sterno-hyoïdicn et sterno-thyroïdien : elle se termine par plusieurs filets : les uns, internes, se jettent dans le muscle sterno-thyroïdien; d’autres , externes, se perdent dans le muscle omoplat-hyoïdien ; enfin les derniers, inférieurs, donnent quelques filamens aux parois de l’artère carotide primitive, et vont s’anastomoser avec les troisième et quatrième nerfs cervicaux, et souvent avec le nerf diaphragmatique.
2 “ Branche linguale formant la continuation du tronc de l’hypoglosse. Elle passe d’abord entre les muscles mylo-hyoïdien et hyo-glosse, augmente de volume par l’écartement de ses fibres, donne un rameau au muscle thyro-hyoïdien, en reçoit un du ganglion cervical supérieur, et envoie plusieurs filets aux muscles constricteur supérieur du pharynx, stylo-pharyngien, génio-hyoïdien, mylo-hyoïdien et génio-glosse. Un de ces filets s’anastomose avec le filet mylo-hyoïdien du nerf dentaire inférieur; plusieurs autres remontent sur la face externe du muscle hyo-glosse, et s’unissent soit entre eux, soit avec les filets du rameau lingual du nerf maxillaire inférieur.
La branche linguale de l’hypoglosse , arrivée au bord antérieur du muscle hyo-glosse, passe entre les muscles génio-glosse et lingual, se porte en avant, en haut et en dedans, et se termine vers la pointe de la langue par un grand nombre de filets qui se perdent tous dans les fibres charnues de cet organe, en s’anastomosant fréquemment les uns avec les autres.