‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 101 sur 133 · II · texte numérisé non relu

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paroi externe du méat, il se montre plus étroit et perd sa ligure arrondie pour prendre celle d'un ovale à grand diamètre vertical dont le pourtour est formé par un repli de la muqueuse, repli qui simule assez bien une petite valvule située à l'embouchure du canal. Plus cet orifice s'abaisse, plus ses dimensions diminuent, et plus il devient ovalaire, de telle sorte que lorsqu'il descend à 4 ou 5 millimètres au-dessous de la voûte du méat, il n'est plus représenté que par une fente verticale que l'œil ne peut pas toujours apercevoir et que le stylet ne découvre parfois qu'après de longs tâtonnements (i). Il suit de cette disposition :

1° Que le catbétérisme du canal nasal est facile lorsque l'emboucliure de ce canal occupe le sommet du méat ;

2° Qu'il devient assez difficile lorsque cet orifice repose sur la paroi csterne du méat ;

3° Qu'il sera le plus souvent impossible sans un déchirement préalable de la nmqueuse lorsque ce même orifice est situé très bas.

Or remare[uons que dans le premier cas le calhétérisme doit être bien rarement nécessaire; car les larmes et les mucosités n'ont aucune tendance à s'accumuler dans le conduit lacrymo-nasal. Dans le second cas, et dans le troisième surtout, cette tendance existe au contraire, et l'introduction d'un cathéter pourrait être très utile ; mais c'est alors qu'elle devient difficile ou impossible. Les inconvénients de cette opération sont donc évidents; et comme ses avantages en pareille occurrence restent douteux, nous ' ne pouvons qu'applaudir au discrédit mérité dans lequel elle est tombée depuis longtemps.

Les replis qui se forment quelquefois sur les parois du canal nasal sont plus fréquents que ceux que nous avons signalés sur la partie inférieure du sac lacrymal. On les observe plus souvent sur la moitié supérieure du canal que sur la moitié inférieure. Ils présentent du reste les mêmes variétés.

Ce canal, constitué par l'apophyse montante du maxillaire, l'os unguis, et une languette du cornet inférieur, est tapissé par une membrane fibromuqueuse qui adhère assez intimement aux parois osseuses. Cependant elle se laisse détacher de ces parois sans beaucoup de difficulté, et lorsque pour pénétrer dans le canal nasal il faut préalablement la déchirer, le cathéter, au lieu de pénétrer dans le canal, peut glisser entre les os et la muqueuse. — Cette membrane, très vasculaire, renferme dans son épaisseur un petit nombre de glandes mucipares. Elle reçoit quelques filets nerveux extrêmement ténus qui lui sont fournis par le nerf dentaire supérieur et antérieur, et par le rameau externe du nerf nasal.

(1) Sur les dififërentes osses nasales que j'ai examiiie'es, il m'est anive' quatre lois, après avoir complètement se'pare' la paroi externe et l'avoir lave'e et essuye'e, de ne pouvoir de'couvrir rorifice inférieur du canal, ni à la vue, ni à l'aide du stylet. La première fois j'e'tais sur le point de conclure à une imperforation; cependant avant de m''arrêter à celte conclusion, j'imaginai d'introduire dans le point laci-ymal inférieur la pointe d'un tuhe à injection lymphatique, et, laissant pe'ne'trer le mercure, je vis aussitôt le me'tal pleuvoir sur le plancher des fosses nasales par un orifice parfaitement régulier situé sur la partie moyenne de la paioi externe du méat. Cet orifice consistait en une fente verticale de 1 millimètre et demi de hauteur. Dans les trois autres cas la disposition de l'emhouchure du canal était exactement semblable; j'ai employé pour la reconnaître le même moyen. Connaissant aloi s sa situation précise, j'ai pu le découvrir ensuite à l'aide du stylet seul, guidé par la vue.

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