Lamelle triangulaire, celliil<)-f)l)rense
1, Parlic i
en arii,":re poi
'i. Toile clioi oïdieiine. — ... ,.,.„ ^
4, Plexus choro'ides du ventricule moyen.
par l'adossemint de ces plexus. — 6. Lai..^..„ „j,„ ^- ,
rëiinissaiil les mêmes plexus. — 7. Parliu aule'rifure ou médullaire delà glande lie. — 8. Pédoncules supéiicurs de celte glande,— 9. î?es pédoncules
]jineale. — K. Pédoncules supeiicurs de celte glande, — \). oes pédoncules iufe'i leurs dans l'intervalle desquels on ai-crçoit la commissure cérébrale pos-
NÉVROLOGIE. \\\
avant C\n précédent, ainsi que l'avait observé cet anatomistc; il représente un segment d'ovoïcle dont la grosse extrémité se dirige en avant dans l'épaisseur du lobe frontal, et la petite en arrière vers le corps genouillé externe.
La commissure antérieure traverse l'épaisseur de ce noyau pour venir se terminer au-devant de la partie réfléchie du ventricule latéral.
Le double centre demi-circulaire est une lame de substance blanche située sur le prolongement du pédoncule cérébral qui se déprime de haut en bas et s'élargit d'avant en arrière pour la former. Cette lame, plus épaisse en arrière qu'en avant, se trouve recouverte en haut par le noyau intra-venlriculaire et la bandelette demi-circulaire, en bas par le noyau extra-ventriculairc ; en dehors et en haut elle se décompose en plusieurs feuillets qui constituent la grande couronne rayonnante de Reil, dont nous étudierons plus tard la disposition.
Il résulte du mode de conformation et de structure du corps strié, que cet organe se présentera sous des aspects très différents suivant la coupe à laquelle il sera soumis :
Une coupe horizontale faite au niveau de la face inférieure du corps calleux ne découvrira que son noyau intra-ventriculaire. (Fig. I8l.)
Une coupe horizontale un peu plus profonde laissera voir les stries de ce même noyau et une partie du double centre demi-circulaire. (Fig. 18 5.)
Une section pratiquée sur le corps strié perpendiculairement à l'axe prolongé du pédoncule cérébral montrera à la fois les deux noyaux et la substance blanche intermédiaire. (Fig. 18 7.)
Les coupes verticales faites transversalement, ou d'avant en arrière sur le même corps, donneront des résultats analogues. (Fig. 186.)
2" Couches optiques.
Les couches optiques constituent deux renflements volumineux et irrégulièrement ovoïdes, situés au-devant et en dehors des tubercules quadrijumeanx, en arrière et en dedans des corps striés, sur le trajet des pédoncules cérébraux dont elles occupent le côtésupérieur et interne. (Fig. 187.)
Très rapprochés en avant où ils ne sont séparés 'que par l'épaisseur des piliers antérieurs du trigone, ces renflements s'écartent en arrière pour re-
télienre. — 10. CommisHue grise ou molle. — il. Commissure cérébrale ante'rieure, — 12. Piliers ;niterieurs d;i trigone renverses en avant. — 15. Ces mêmes piliers plongeant à droile et à gauche dans Tepaisscur des couches optiques. — 14. Dépression vulvaiie. — l'i. — Orifice auteiieur de raquediic de Sylvius, — i6. Couches optiques. — 17. Leur tutiercule antérieur. — 18. Bandelette demi-circulaire. — 19. Noyau intra-ventriculaire du corps strie'. — 20. Noyau exlra-ventriculaire 'lu même corps divise, ainsi f(ue Je piécédent, p.a- un plan obliquement conduit en bas et en dehors vers le lobule de Tinsula, pour montrer le rapport du corps strie' avec ce lohuie. — 21. Partie moyenne et médullaire du corps sti ic, ou double centre demi-ciiculaire de Vieussens. — 2-2. Bianche antérieure de la scissure de Sylvius.- 25. Branche postérieure de celte scissure, — 3i. Purlie inférieure du ventricule de la cloison transparente.
cevoir dans leur intervalle les tubercules (inadiijumcaux. On peut leur considérer quatre faces et deux extrémités.
La face supérieure, Llanclie et convexe, fait partie du plancher des vcatricuies latéraux ; elle est recouverte dans sa moitié postérieure et interne par le tri^one cérébral, la toile choroïdienne et les plexus choroïdes.
Lorsque ces parties ont été enlevées, on remarque vers son tiers antérieur une saillie longitudinale et oblongue, plus ou moins apparente, décrite par Vicussens sons le nom de corpus album subroiunclum, et par Vicq d'Azyr sous celui de tubercule antérieur de la couche optique. Celte saillie correspond à l'origine du faisceau fibreux qui se porte vers le tubercule mamillaire du même côté pour donner naissance au pilier antérieur correspondant. (Fig. 187 et 196.)
La face interne se confond dans sa moitié postérieure avec les tubercules quadrijumeaux ; sa moitié antérieure, libre, d'aspect grisâtre, de ligupe triangulaire et limitée en haut par le [.édoncule de la glande pinéale, répond au ventricule moyen dont elle forme l'une des parois latérales.
Nous avons vu qu'au niveau de cette paroi les deux couches optiques sont unies INnie à l'autre par trois commissures : une moyenne grise et molle qui leur appartient essentiellement, une postérieure (jui se perd dans leur épaisseur et qui semble provenir des pédoncules cérébraux, une antérieure l)lus considérable que la précédente «pii n'appartient ni aux couches optiques, ni aux corps striés et qui vient se perdre dans la partie sphérioidale du lobe postérieur du cerveau. (Fig. 1S3.)
La face inférieure se confond en avant avec le pédoncule cérébral correspondant; en arrière elle est libre et présente deux petites saillies semiovoïdes qui portent le nom de corps cjenoiiillés et qui se distinguent par leur position en interne et externe. (Fig. 200.)
Le corps genouillé interne, plus rapproché des tubercules quadrijumeaux, plus saillant et moins volumineux que l'externe, se dirige obliquement en bas, en avant et en dehors; son extrémité postérieure et interne est unie au tubercule quadrijumeau postérieur par un cordon médullaire ; son extrémité antérieure et externe forme le point de départ de la racine interne du nerf optique.
Le corps genouillé externe diffère du précédent non seulement par son volume plus considérable, et par sa position qui est à la fois plus externe et plus antérieure, mais aussi par sa couleur qui est plus blanche, et par sa direction qui est antéro-postérieure. Son extrémité postérieure reçoit un traetus médullaire ordinairement peu apparent que lui envoie le tubercule quadrijumeau antérieur, et qui contourne le corps genouillé interne. De son extrémité antérieure on voit partir la racine externe du nerf optique.
La face externe des couches optiques correspond à la face interne du corps strié.
L'extrémité postérieure, arrondie et plus considérable que l'antérieure, est surmontée d'une saillie à large base qui a été décrite sous le nom de ticbercuh postérieur cle la couche optique. Le piUer postérieur de la voûte
NÉVROLUGIE. 1 13
et le plexus clioroïile correspondants la contournent. C'est sur la réunion de cette extrémité avec la face inférieure des couches oplicpies ([uc reposent les corps genouillés.
L'extrcmUé antérieure est contournée parle pilier correspondant de la voLite; l'intervalle setni-ovoïde compris entre cette extrémité et ce pilier constitue l'orilice de communication établi entre le ventricule moyen et les ventricules latéraux.
Les couches optiques sont formées : 1" par un noyau volumineux de substance grise qui se montre à ru sur leur face interne, où il est traversé par le pilier antérieur de la voûte ; 2° par un grand nombre de fibres médullaires qui se continuent pour la plupart avec celles des processus cerehcllï ad testes, et du faisceau intermédiaire prolongé du bulbe, ainsi que nous le verrons. Lorsqu'on incise la couche optique horizontalement, on voit toutes ces fibres cheminer de dedans en dehors dans l'épaisseur de la substance grise; si on la divise obliipiement en bas et en dehors, ou verticalement, on n'aperçoit plus qu'un pointillé blanc sur un fond gris.
ô° Lame carnée.
La lame cornée, située à la superficie du sillon qui sépare le corps strié et la couche optique, représente un ruban grisâtre, mince, étroit et demitransparent. Tarin, qui a décrit cette lame sous le nom de fremiluin iiovum, la comparait pour son aspect et sa consistance à la cornée de l'œil ; sa résistance, quoique remarquable et toujours supérieure à celle de la substance nerveuse, a été très exagérée par cet anatomiste; d'une autre part, elle a été tout à fait méconnue par Vicq d'Azyr, qui ne voyait dans cette bandelette qu'une lame de substance grise offrant par sa couleur quelque analogie avec la corne. (Fig. 181 et 18 2.)
La largeur de la lame cornée est de 2 à 3 millimètres.
Son extrémité antérieure correspond à celle du sillon qui sépare la couche optique du corps strié; en arrière elle se perd insensiblement sur l'extrémité postérieure du même sillon.
Sa face supérieure est libre ; sa face inférieure recouvre dans toute son étendue la veine du corps strié.
La lame cornée est une dépendance de la membrane venîriculaire ; si elle diffère de cette dernière, c'est seulement par son épaisseur plus considérable de laquelle dérivent sa plus grande résistance et sa teinte opaline.
4" Bandelette demi-circulaire.
La bandelctle demi-circulaire, ou tœnîa semicircularis, ainsi désignée par ïïaller à cause de sa forme plus que demi-circulaire, est un second ruban situé dans le sillon de séparation de la couche optique et du corps strié, au-dessous de la lame cornée. (Fig. 185 et 187.)
Constituée par un faisceau de fibres médullaires, cette bandelette embrasse à la manière d'un lion toute la gerbe fibreuse qui rayonne du pédoncule cérébral et de la couche optique vers l'hémisphère.
Elle répond, en haut à la veine du corps strié qui la sépare de la lame
'H 4 ANATUMIE.
cornée, et en bas à celle grande couche médullaire qui forme le rjcrnlniim ccntvum semicirciilare de Vieussens.
Ses exlrémilés sont encore un objet de contestation pour les analomistes : en avant elle m'a paru s'unir au niveau du trou de Monro avec le pilier correspondant de la voûte. M. Cruveilbier dit l'avoir vue se continuer dans l'épaisseur de la couebe optique avec le faisceau qui descend vers le tubercule mamillaire pour donner naissance au pilier antérieur du (rigone. M. Longet n'a pas constaté cette continuité ; mais il a vu la bandelette se bifurquer pour se rendre en partie au pilier antérieur de la voûte, et en partie dans l'épaisseur de la couebe optique. — Son extrémité postérieure s'épanouit en un pinceau de fibres qui se perdent sur la paroi supérieure de la portion réfléchie du ventricule latéral ; quelques unes de ces fibres arrivent jusqu'à la partie inférieure de la corne d'Ammon.
Selon 31. Foville, le cordon fibreux que forme la bandelette demi-circulaire part en avant de l'espace perforé et se termine en arrière au même espace ; de plus, il existerait, suivant le niême observateur, sur le côté externe du corps strié une autre bandelette analogue à la précédente qui of' frirait les mêmes modes d'origine et de terminaison.
ti" Plexus choroïdes.
Les plexus choroïdes des ventricules latéraux forment une dépendance de la pie-mère extérieure, qui pénètre dans ces cavités par leur portion réfléchie, sous la forme de deux cordons rougeâtres. (Fig. ISG.)
Ces plexus se portent d'abord en haut, en arrière et en dedans, parallèlement à la corne d'Ammon qu'ils recouvrent eu grande partie, puis horizontalement en avant et eu dedans, jusqu'au niveau des trous de Monro qu'ils traversent pour aller se continuer avec le sommet des plexus choroïdes du ventricule moyen. On peut les comparer à un cône très allongé et contourné en S italique, dont la base, dirigée en bas et en avant, se continue avec la pie-mère extérieure, tandis que son extrémité supérieure, tournée en arrière, vient s'adosser sur la ligne médiane à celle du côté opposé. (Fig. 187.)
L'adhérence établie d'une part entre la toile cboroïdienne et le plexus cboroïde, de l'autre entre ces parties et la membrane ventriculaire, intercepte toute communication entre les ventricules latéraux et le ventricule moyen, au niveau des bords du trigone. (Fig. 181.)
Les plexus choroïdes sont composés, comme la toile cboroïdienne, par un lacis de capillaires artériels et veineux.
La veine cboroïdienne rampe sur leurs parties latérales. (Fig. 18 4.) Leurs artères naissent de deux sources principales : 1° intérieurement, du tronc même de la carotide interne, au moment où elle se dégage du sinus caverneux, et quelquefois aussi du tronc de l'artère cérébrale moyenne; 2° de l'artère cérébrale postérieure, lorsqu'elle arrive à la partie supérieure et antérieure du cervelet. — Le rameau qui émane du tronc carotidien est unique et assez volumineux, c'est l'artère choroïdienne inférieure. — Ceux qui partent de la cérébrale postérieure sont toujours multiples ; ils forment les artères choroïdienne s supérieures communes à la toile choroïdienne et aux plexus choroïdes.
NKMlDLUGiE. Ilo
B. Pallie moyciiUL' ou it'Ilccliie des vculriiulcs Uilcraiix.
La fcirlie réfléchie ou moyenne des ventricules latéraux, partie infë' rieure du canal circuin\icclonculair e , appelée aussi corne latérale, corne sphénoïciale, est aplatie de haut en bas et de dedans en dehors, de telle sorte qu'elle contourne la racine de l'iiéniisphère non par ses faces, comme la portion supérieure, mais par ses bords.
L'extrémité inférieure de la portion réfléchie des ventricules latéraux répond à la lèvre postérieure de la scissure de Sylvius; l'intervalle qui la sépare de cette scissure est de 12 millimètres environ.
Son extrémité supérieure se continue avec les parties antérieure et postérieure du ventricule.
Son horcl interne, concave e! p "^ s court, embrasse la couche optique et la partie correspondante du corps strié. Il présente une solution de continuité circonscrite en haut et en dedans par la face inférieure de la couche optique et le pédoncule cérébral, en bas et en dehors par la circonvolution de l'hippocampe, le corps frangé et la corne d'Ammon. Cette solution de continuité, qui constitue la partie latérale de la grande fente cérébrale, établit une communication entre la partie circulaire des ventricules latéraux et l'espace sous-arachnoïdien antérieur ; c'est par elle que la pie-mère extérieure pénètre dans ces ventricules en se fasciculant pour former les plexus choroïdes.
Son bord externe décrit une courbure [larallèle à la branche externe de la scissure de Sylvius,
Sa paroi supérieure, tournée en bas et en arrière, est formée par la corne latérale ou descendante du corps calleux ; elle a été décrite par Reil sous le nom de tapctum, et par Ylcq d'Azyr sous celui d'étui de l'hippocampe. — Sur cette paroi on observe l'épanouissement du pinceau terminal de la bandelette demi-circulaire.
Sa paroi inférieure, dirigée en haut et en avant, nous offre à considérer : 1" une saillie curviligne et cylindroïde ([iii constitue la corne d'Jmmon; 2° le corps frangé; 3° le corps godronué ; 4° la partie la plus large du plexus choroïde. (Fig. iSS.)
La corne cl'. -hnmon, pied d hippocampe, grand hippocampe, corne de bélier, protubéra)icc cijlindroïde, est une saillie demi-circulaire, concave en dedans, convexe en dehors, plus large et plus épaisse à son extrémité inférieure, où elle présente ordinairement trois ou quatre et quelquefois cinq bosselures séparées par desdé[iressions superficielles. — Par son extrémité supérieure, la corne d'Ammon, beaucoup moins volumineuse, se confond avec le pilier postérieur du trigone en avant, avec le bourrelet <3u corps calleux en haut, et avec la base de l'ergot de ]\Iorand en arrière.
On voit quelquefois au-dessus et en dehors de la corne d'Ammon une autre éminence qui a été mentionnée par Malacarne sous le nom de cuissart, par Meckel sous celui à'éminence collatérale, et considérée par Yicq d'Azyr comme l'accessoire du pied d'hippocampe.
Le corps frangé, corps bordé, corpus fimbriatum, tcenia ou bandelette de l'hippocampe, est situé au-devant de la corne d'Ammon, sur le prolongement des piliers postérieurs de la voûte dont U forme une dépen-
fiance. Il présente la forme d'un triangle curviligne très allongé, dont la base, dirigée en liant et eu dedans, se continue avec le piiier postérieur correspondant, et dont le sommet, dirigé en bas et en avant, se termine au niveau du crochet de la circonvolution de l'hippocampe. — Le bord antérieur ou concave de ce petit triangle médullaire répond au corps strié et à la couche optique ; son bord postérieur, convexe et plus long, se continue avec j'écorce blanche cpii recouvre la corne d'Ammou. (Fig. 188.)
Le corps (jodronne, corps dénié, bandelette denielée, fascia dentaia,
Corne d^Ainiuon.
J, Part'c inférieure on re'flecLie du venliiciile Inlt'nil. — 2. Corne d'Ammon ou pied d'hippocampe. — 3. Corps fiaiige ou liandclelte de riiippocampe. — -i. Corps godrouud. — O. Circonvolnlion de l'hippocampe. — 6. Cavité digilale ou ancyroïde. — 7. Surface de section du pilier posic'iieur du Irigone ccréhral. — 8. Partie late'rale du liou'relel du corps calleux.
(I) Celte figure, ainsi que celles qui portent les numéros 180, lOO, 102, 195 et 104, sont tirées de l'atlas de JMIM. Ludovic Ilirschfeld et Levcille'. — Comme celles que nous avons j^re'cedcmmeiU mentionnée?, elles nous pariiissent remarqualjles par la grande netteté avec laquelle se trouvent reinoduits tous les détails •qu'elles rcprc'sent nt.
NÉVUULOGIE. I 17
est une l)aiiLleleHc de subslance grise siliice aussi dans la courbure de la corne d'Anunon , immédiatement au-dessous et en arricre du taenia de riii[)pocam[ie qu'il faut soulever pour l'apercevoir. Cette bandelette, i[ui a été bien décrite, mais mal représentée par Tarin, répontl par ses deux faces et par son bord postérieur à une lamelle blanche qui part du bord convexe ou adhérent de (a bandelette de l'hippocanipe et qui la contourne en la séparant du noyau gris de la corne d'Ammon. — Son bord antérieur présente douze ou quatorze petites écliancrures qui lui donnent un aspect denté ou festonné. — En haut, elle se continue avec la substance grise de la circonvolution du corps calleux, immédiatement au-dessous et en arrière du bourrelet de ce corps. — En bas elle se perd dans la couche corticale du crochet par lequel se termine lacirconvolution de l'hippocampe. (Fig. 188.)
La corne d'Ammon, la bandelette de l'hippocampe et le corps godronné sont trois parties différentes d'un même organe; pour prendre une idée exacte de leurs connexions, il convient, à l'exemple de Yieci d'Azyr, de pratiquer sur la portion rélléchie du ventricule latéral des coupes dirigées, les unes parallèlement et les autres perpendiculairement à sa direction; on reconnaîtra alors facilement :
1° Que la corne d'Ammon, ainsi que l'ont très bien démontré les frères AYenzel, n'est ([u'une circonvolution dédoublée, et renversée de dehors en dedans, de telle sorte que sa partie médullaire, d'enveloppée qu'elle était, est devenue enveloppante ;
2° Que cette circonvolution n'est pas perpendiculaire à la surface du cerveau, comme le sont toutes les circonvolutions extérieures, mais infléchie sur sa face interne, qui est concave et comme roulée sur elle-même, tandis que sa face externe est convexe ;
3° Que la bandelette de l'hippocampe est attacbéepar son bord adhérent au bord libre et incliné en dedans de cette circonvolution ;
4° Que le corps godronné se trouve logé dans la concavité de sa face interne ;
S** Que la lame blanche qui recouvre sa face convexe se continue eu dehors avec celle qui forme la paroi supérieure de la corne sphénoïdale, en haut avec le corps calleux, en avant avec la bandelette de l'hippocampe ;
6° Que la lame médullaire, appliquée sur sa face concave, se continue aussi avec la bandelette précédente, et qu'après avoir contourné la face supérieure, le bord postérieur et la face inférieure du corps godronné, elle vient s'unir à celle qui recouvre la face venlriculaire du lobule de l'hippocampe, ainsi que l'a fait remarquer M. Lélut;
7" Que l'enveloppe formée par la réunion de ces lames décrit dans son trajet deux courbures, l'une dont la concavité regarde en dehors et qui renferme la substance grise de la circonvolution retournée, l'autre dont la concavité regarde en dedans et dans laquelle se trouve encadré le corps godronné : sur les coupes transversales, ce trajet est accusé par un liséré blanc qui se contourne à la manière d'un S italique.
C. Partie postérieure ou occipitale des ventricules lute'raiix.
La portion postérieure des ventricules latéraux, plus connue sous les noms de cavité digitale, de cavité ancyroïde, représente un prolonge-
ment, une sorte de diverticuliim du canal circumpédonculaire qui se détache de celui-ci au moment où il cliange de direction pour devenir oblique et descendant, d'iiorizontal qu'il était ; né au niveau et en dehors du bourrelet du corps calleux, ce prolongement se porte directement en arrière en décrivant une légère courbure à concavité interne, et se rétrécit peu à peu pour se terminer en pointe à une distance plus ou moins rapprochée de l'extrémité postérieure de l'hémisphère. (Fig. 18 1.)
La cavité digitale varie beaucoup dans sa capacité, non seulement chez les divers sujets, mais d'un côté à l'autre: chez quelques individus elle se prolonge jusqu'au sommet de l'hémisphère ; chez d'autres elle est distante de ce sommet de plus de 2 centimètres.
La paroi supérieure de cette cavité est formée par la corne postérieure du corps calleux.
Sa paroi inférieure est remarquable par la présence d'une saillie conoïde qui offre la plus grande analogie avec la corne d'Ammon, et qui est produite aussi par une circonvolution retournée à la manière d'un doigt de gant ; une anfractuosité profonde et antéro-posLérieure, située sur le prolongement du corps calleux, correspond en dehoi's à cette saillie, qui fut d'abord appelée éminence iincifonnc, coUicidns, uncjuis, éperon, et qui a été très bien décrite en 1744 par Slorand sous le nom d'eryot; de là la dénomination â'ergot de Morand sous laquelle elle est généralement connue depuis cette époque. Yicq d'Azyr, pour rappeler l'analogie d'origine, de forme et de constitution qu'elle présente avec le grand hippocampe, a proposé de la nommer pclit hij)poca7npe.
L'ergot de 3Iorand présente, comme la cavité ancyroïde, une courbure dont la concavité regarde en dedans. — Sa face supérieure est convexe, lisse, unie, et recouverte par la concavité de la corne postérieure du corps calleux qui se moule sur lui. — Sa face inférieure se confond avec la paroi correspondante de la cavité ancyroïde. — Su base se continue avec le bourrelet du corps calleux et la corne d'Ammon. — Son sommet est en général légèrement arrondi. (Fig. 18t.)
Son volume n'est pas toujours en rapport avec les dimensions de la cavité qu'il occupe ; on voit assez souvent une cavité ancyroïde de grandes dimensions renfermer un ergot très petit.
Sa forme, ordinairement très régulière, est quelquefois un peu altérée par la présence de dépressions transversales ou d'un sillon longitudinal qui la divise en deux parties, l'une su[)érieure et l'autre inférieure.
Sur bl sujets, Wenzel en a compté 3 chez lesquels le petit hippocampe n'existait ni d'un côté ni de l'autre, et 2 qui n'en présentaient aucune trace d'un côté seulement. M. Longet a aussi constaté son absence. Meckel affirme au contraire que son existence est constante.
Une coupe de la cavité ancyroïde faite perpendiculairement à sa direction montre que l'ergot de Morand est formé à sa surface ventriculaire par une lame blanche, et plus profondément par un noyau de substance grise, qui se continuent l'une et l'autre avec les couches médullaire et corticale des circonvolutions voisines.
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