‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 23 sur 133 · DE LA TOILE CIIOROÏDIEN.NE · texte numérisé non relu

DE LA TOILE CIIOROÏDIEN.NE

La toile choroïdienne est une lame cellulo-vasculaire horizontalement située entre le trigone cérébral qu'elle supporte, et les couches optiques qu'elle recouvre, ainsi que le ventricule moyen.

La forme de cette lame est celle d'un plan triangulaire.

Sa face supérieure, convexe d'arrière en avant, est concave transversalement; pour la mettre à découvert, il suffit d'enlever le trigone dans toute son étendue.

a été empruntée à l'atlas que publie en ce momenl M.* Ludovic Hirschfeld. En puisant à cette source, yai voulu surtout signaler à mes lecteurs une oeuvre consciencieuse et habilement exécutée qu'ils consulteront avec avantage. Depuis les immortels travaux de Vicq d'Azyr, aucun des ouvrages publiés sur le système nerveux n'avait réuni à la vaiiété des points de vue une aussi grande exactitude dans les délails. Les belles planches d'Arnold, qui ont joui jusqu'à ce jour des honneurs du premier rang parmi nos allas consacrés au système nerveux, sont loin d'ofliir la même valeur, soit comme exécution, soit comme études anatomicjues. Que !>I. Ludovic Hirschfeld poursuive son œuvre avec confiance ; elle porte eu elle tous les élémenls qui pouvaient lui assurer un légitime succès.

Je dois aussi de grands éloges à M. Lcvcillé pour le soin et le talent dont il a fait preuve dans l'exécution de chacune des planches de cet ouvrage. Je lui ferai cependant un léger reproche, celui de sacrifier quelquefois la couleur des objets aux effets de lumière.

Qu'il me soil également permis de féliciter l'habile éditeur de cet atlas, M. J.-B. Baillière, pour avoir eu l'heureuse pensée de substituer aux grands formats autrefols adoptés et si incommodes, un format plus portatif et beaucoup plus favorable à l'élude.

Sa face inférieure, concave et convexe en sens inverse, ne peut être bien étudiée que sur un cerveau ouvert de bas eu baut sur la ligne médiane, de manière à permettre un large écartement de la base des hémisphères, et par conséquent des deux couches optiques. On remarque alors : 1° Que cette face est parcourue d'arrière en avant par deux rangées de granulations rouges qui, après un trajet de 12 millimètres environ, se rapprochent et se juxtaposent pour former un cordon médian extrêmement délié qu'on ne peut bien observer qu'en examinant la toile choroïdienne sous l'eau.

2" Qu'arrivées auprès de la dépression vulvaire, les deux rangées granuleuses qui forment ce cordon médian se séparent de nouveau pour se continuer à travers les trous de Monro avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux.

3" Que chacune de ces traînées granuleuses, vue à la loupe ou à l'œil mi après avoir été injectée au mercure, est composée de vaisseaux capillaires anastomosés et contournés sur eux-mêmes.

4° Qu'au niveau de l'espace angulaire qu'elles interceptent elles sont réunies Tune à l'autre par une petite membrane cellulo-fibreuse sous-jacente aux veines de Galien et en partie indépendante de la toile choroïdienne.

5° Qu'en arrière elles adhèrent par des liens vasculaires déliés et nombreux à la glande pinéale. (Voy. la fig. 187.)

Ces deux traînées de granulations vasculaires ont été parfaitement observées par Vicq d'Azyr, qui les a décrites sous le nom de plexus choroïdes du, ventricule moyen. C'est dans l'intervalle de ces plexus choroïdes que Bichat plaçait l'orifice interne de son canal arachnoïdien. Pour constater l'existence de cet orifice admis en Allemagne par M. Yalentin, et en France par M. Ludovic Hirschfeld , j'ai mis en usage des moyens variés, mais sans succès : un stylet introduit d'arrière en avant dans la gaîne que l'arachnoïde fournit aux veines de Galien ne franchit jamais les limites antérieures de cette gaîne sans une certaine violence et sans quelques tâtonnements, lorsque la toile choroïdienne a été mise à nu avec tous les ménagements nécessaires pour assurer son intégrité ; et lorsqii'il franchit cette limite, on le voit surgir tantôt sur la ligne médiane audevant de la glande pinéale, tantôt sur les côtés de cette glande, tantôt sur les parties latérales des plexus choroïdes du ventricule moyen. L'examen le plus attentif de la face inférieure de la toile chor-oïdienne ne m'ayant démontré aucun orifice, je pensais être plus heureux en insufflant la gaîne des veines de Galien après avoir placé la toile choroïdienne dans l'eau; mais toutes les fois que j'ai pratiqué cette insufflation avec ménagement, aucune bulle d'air n'a paru sur la face inférieure de la toile choroïdienne ; lorsque la colonne d'air était projetée avec une certaine force, un courant de bulles se dégageait aussitôt, mais sur des points multiples et variables offrant tous les caractères d'une déchirure. De ces l'echerches j'ai conclu que la petite membrane intermédiaire aux plexus choroïdes du ventricule moyen est imperforée et que la cavité de l'arachnoïde ne communique pas avec les ventricules du cerveau, ou en d'autres termes, que le canal arachnoïdien de Bichat est une simple gaîne arachnoïdienne.

Les bords de la toile choroïdienne se contiauent avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux. (Voy. la figui'e 18 4.)

NÉVR0LU(J1E. 99

Sa base ou bord poslérietir répond à la partie moyenne île la grande fonte cérébrale. Elle se compose de deux feuillets:

1" D'un feuillet supérieur ou cérébral qui passe au-dessus de la glande pinéale. Ce feuillet renferme les veines de Galien dans son épaisseur, réunit les plexus choroïdes des ventricules latéraux, et constitue la toile clioroïdienne proprement dite.

2° D'un feuillet inférieur ou cérébelleux qui passe au-dessous et sur les côtés de la glnude pinéale, pour se rendre dans l'intervalle des plexus choroïdes du ventricule moyen qu'il réunit.

Ces deux feuillets, séparés en arriére par la glande pinéale, sont unis l'un à l'autre au-devant de cette glande, et sur ses parties latérales par des liens cellulo-vasculaires: lorsqu'on cherche, à l'aide d'un sly'.et, Torifice interne du canal arachnoïdien de Bichat, c'est entre ces deux feuillets que l'instrument chemine en se heurtant aux diverses cloisons qu'il rencontre.

Son sommet, ou cxtvc'mUê anlërieure, est bifide ; chacune des branches de sa division se trouve comme encadrée dans la courbure que forment par leur réunion le plexus choroïde du ventricule latéral et le plexus ohoroïde du ventricule moyen correspondant.

La toile choroïdienne est formée par une lame celluleuse assez résistante parcourue par un grand nombre de très petites artères anastomosées entre elles et par des veines volumineuses.

Les artères émanent de trois sources : — 1° Des cérébelleuses supérieures dont quelques rameaux récurrents pénètrent dans la toile choroïdienne pour former sa partie médiane ainsi que les plexus choroïdes du ventricule moyen. — -2" Des cérébrales postérieures dont les rameaux plus remarquables viennent former ses parties latérales. — ■ 3° Enfin des plexus choroïdes des ventricules latéraux qui abandonnent à la toile choroïdienne quelques ramuscules en échange de ceux qu'ils reçoivent. Toutes ces petites artères ont été fidèlement dédites et représentées par Haller.

Les rameaux veineux sont au nombre de six de chaque côté ; en se réunissant ils donnent naissance aux deux veines de Galien qui se dirigent du sommet vers le milieu de la base de la toile choroïdienne pour aller s'ouvrir dans la partie antérieure du sinus droit.

Parmi ces rameaux, le plus antérieur provient de la partie réfléchie du corps calleux et de la cloison transparente.

Le second, beaucoup plus important, émane par de nombreuses radicules de l'épaisseur du corps strié ; situé dans le sillon de séparation de ce corps et de la couche optique, il marche d'arrière en avant, recouvert par une bandelette d'aspect corné, et se réunit vers le sommet de la toile choroïdienne avec le rameau du corps calleux, pour former la veine de Galien correspondante.

Le troisième tire son origine du plexus choroïde du ventricule latéral qu'il longe en suivant tantôt son bord interne, tantôt son bord externe, et vient s'ouvrir dans l'extrémité antérieure de la veine de Galien, au voisinage des deux rameaux précédents.

Le quatrième a pour point de départ le trigone cérébral et la couche optique; quelques veinules qui naissent de l'épaisseur du corps strié concourent aussi à la formation ; il se porte de dehors en dedans et vient se jeter perpendiculairement dans le tronc principal vers sa partie moyenne.

FiG. 184

Lyre. — Toile choroulienne. — Plexus clwroïdes des ventricules lale'i aux. — Veines de Galien.

, Toile clioroïdiemie. — 2. Plexus choroïde. — 3, Veine de Galien du côle' gauche , en partie recouverte par celle du côte' droit. — 4. Veinules provenant de la partie re'fléchie du corps calleux et de la cloison transparente.— 5. Veine du corps stiie'. -r- G. Veine du plexus choroïde serpentant sur ses bords. — 7. Veine tirant son origine du corps stiie' et de la couche optique. — 8. Veine émanant de la portion réfléchie du veniricule latéral et pai ticulièrement de la corne d'Ammon, — 9. Veine de la cavi'é digitale et de l'ergot de Blorand. — 10. Piliers antérieurs du trigone divises au niveau des Ijous de Monio. — H. Tiigoue ccrcfbral incisé transvcrsalcnient à l'union de sou tiers antérieur

NEVKOLUI.IE. 101.

Le ciiiqnièmc, parti de la corne d'Aimnon, et le si.vièmc de l'ergot de lAIorand, se terminent dans le même tronc, sur un point plus rapproché de son embouchure, en affectant avec lui une incidence perpendiculaire ou légèrement oblique.

De ces six rameaux il en est trois seulement dont les radicules font partie de la toile clioroïdienne : ce sont les trois derniers; et comme ceux-ci offrent une direction transversale, tandis que les rameaux artériels marchent généralement d'arrière en avant, on voit que les deux ordres de vaiS' seaux se croisent à angle droit.

5° GLAiNDE PINÉAL*.

La glande pinéale est un petit corps grisâtre situé dans l'éi'aisseur de la toile clioroïdienne, au-dessus des tubercules quadrijumeaux, au-devant du cervelet, en arrière du troisième ventricule.

Sa direction est oblique de haut en bas et d'arrière en avant.

Son volume égale et quelquefois surpasse celui des deux tubercules ma^ millaires réunis.

Sa forme rappelle celle d'un cône, d'où les noms de xcavotiS}];, conarium, sous lescjucls elle a été décrite par Galien et les auteurs latins. Le sommet de ce cône est mousse et sa base un peu arrondie, en sorle que la glande pinéate pourrait être comparée aussi à un petit ovoïde, ou bien avec Willis, à une pomme de pin dont la grosse extrémité serait tournée ea bas et en avant.

Sa coïileur, d'un gris cendré, paraît plus terne et un peu plus pâle que celle de la substance corticale.

Ses rajjports sont établis de la manière suivante.— Sa face postérieure, inclinée en bas, répond inférieureraent à l'intervalle qui sépare les deux tubercules quadrijumeaux antérieurs, et supérieurement au cervelet. — Sa face antérieure, inclinée en haut, est recouverte par les veines de Galien qui la séparent du bourrelet du corps calleux. — Ses faces latérales sont unies aux plexus choroïdes du troisième ventricule par des liens vasculaires si nombreux, que ces'plexus ont été considérés par Vicq d'Azyr comme une dépendance du conarium.

Considérée extérieurement, la glande pinéale se compose de deux parties, l'une antérieure qui forme ses pédoncules, l'autre postérieure qui forme son corps.

Les pédoncules du conarium, au nombre de trois de chaque côté, sont des prolongements ou tractus fibreux qui, partis d'un même point, se portent dans différentes directions, les uns en avant, les autres en bas, les

<TVcc les deux tiers posle'iiems et rclcvc cnsnilo de Inis en liaul pour montrer sa face inftrietire. — 12. Dépression liiangnlaire ollrant des stries, les unes ol)liqiics., les autres transversales, fini oni été' colleitivenient de'sigaées sous le nom de lyre. — 15. Origine des piliers postérieurs se confondant avec les parties late'iales du liourielel du corps calleux. — 14. Plexus choroïde recouviant le pilier postérieur pour se porter avec lui dans In partie letléthiedes ventricules hile'raux. — ii, b. Ai leViulcs fournies à la toile elioi oid-euiip pai les cérébelleuses superimies.— r. Pelile artère l'ouiiiic à la toile clioioidienne et au plexus choroïde par la cei (.hMilc pobltrieuie.

102 ANATUMIE.

derniers en dehors; de là leur classification en supérieurs, inférieurs et transverses.

Les 'pédoncules supérieurs, appelés aussi renés, frein de la glande' pinéale, forment une anse dont la convexité, tournée en arrière, répond au conarium, et dont les branches viennent s'appliquer sur les couches optiques, à l'angle de réunion de leur face supérieure avec leur face interne ; leur couleur d'un blanc éclatant, et le léger relief qu'ils présentent, permettent facilement de les reconnaître et de les suivre dans toute l'étendue de leur trajet. Arrivés à la partie antérieure des couches optiques, ces pédoncules, après s'être graduellement effdés, se réunissent aux piliers antérieurs du trigone dont ils constituent l'une des origines.

Les pédoncules inférieurs descendent d'aboi'd presque verticalement au-devant de la commissure postérieure du cerveau, puis s'écartent de la ligne médiane pour pénétrer aussitôt dans la partie correspondante de la couche optique où ils disparaissent. (Voy. la fig. 187.)

Les pédoncules transverses ou moyens se portent directement en dehors dans l'épaisseur des couches opti(iues, en formant par leur réunion un petit faisceau transversal superposé à la commissure postérieur du cerveau dont il est toujours indépendant. Ce faisceau transversal offre quelques variétés : je l'ai vu manquer plusieurs fois: d'autres fois je Tai trouvé double et formant alors avec la commissure postérieure une sorte de petit gril qui devient très apparent lorsque le conarium a été renversé en avant, au-dessus du ventricule moyen.

Le corps du conarium est formé par une substance grise très analogue à la substance corticale. Dans la partie antérieure de ce noyau grisâtre, on voit s'épanouir sous forme de houppe les fibres d'origine des pédoncules supérieurs et inférieurs; à ces fibres antéro-postérieures s'en mêlent d'autres moins nombreuses et transversalement dirigées.

Si l'on divise le conarium dans toute son épaisseur, on constate tantôt qu'il est creusé d'une cavité centrale, tantôt qu'il est plein et traversé dans son épaisseur par des vaisseaux et des lames celluleuses qui lui donnent une structure aréolaire ; dans l'un et l'autre cas il renferme des concrétions calcaires extrêmement variables dans leur nombre, leur volume et leur configuration.

La cavité du conarium ne dépasse pas chez quelques sujets sa partie centrale ; chez d'autres elle envahit la presque totalité de son volume. Un liquide grisâtre lactescent et de consistance séreuse ou muqueuse remplit cette cavité, dans laquelle il se forme et séjourne indéfiniment. En l'absence d'une cavité unique et centrale, ce liquide se trouve disséminé clans les espaces aréolaires de la glande pinéale, dont on l'exprime en partie en comprimant ou écrasant le conarium entre la pulpe des doigts.

Les concrétions calcaires de la glande pinéale existent presque constamment; sur cent individus, les frères Wenzel les ont vues manquer six fois seulement. On les observe non seulement chez les vieillards, mais chez l'adulte, chez l'enfant et même chez le fœtus.

Rarement le conarium présente une concrétion unique; dans les cas de ce genre le noyau calcaire est central, inégal et assez semblable à un grain de sel gris. Ordinairement il eu existe un certain nombre qui occupent son

NÉVROLOGIE. 4 03

centre lorsqu'il est creux, et qui sont au contraire plus ou moins rapprochés de sa surface lorsqu'il est plein.

La couleur de ces concrOtions est d'un blanc sale clicz l'enfant et d'une teinte grise ou jaunâtre dans l'âge adulte et la vieillesse; en général, elles présentent une demi-transparence.

Psaff, qui les a soumises à l'analyse, les a trouvées composées de pliospliate calcaire, de carbonate de chaux et d'une matière animale.

Les usages attribués à la glande pinéale par Descartes ont donné à ce petit corps une importance et une notoriété bien supérieure au rôle qu'il joue dans l'économie, rôle encore inconnu, mais qui se présente sous des apparences fort modestes lorsqu'on considère que le conarium est tantôt un organe mou et pulpeux, tantôt une pellicule remplie de liquide, tantôt une simple aggloméralion de concrétions calcaires, et qu'il peut ainsi passer par les états les plus opposés sans exercer d'influence fâcheuse et même d'intluence sensible sur les fonctions du cerveau.

0° DU YEISTRICULE MOYEN.

Le venlrlcule moyen, ou troisième ventricule, ventricule inférieur de quelques auteurs, ventricule commun de Vésale, est situé sur la ligne médiane, au-dessous du trigone et de la toile choroïdienne qui le séparent des ventricules latéraux, au-dessus du tuber cinereum et des tubercules mamillaires qui le séparent de la base du crâne, en avant des tubercules quadrijumeaux et de la glande pinéale qui le dominent.

La forme de ce ventricule est celle d'un entonnoir dont la surface serait fortement comprimée de dehors en dedans ; il nous présente par conséquent à considérer : deux parois, l'une droite et l'autre gauche ; deux bords disposés en gouttières , l'un postérieur et l'autre antérieur ; une base tournée en haut, et un sommet qui se dirige en bas et en avant.

Les parois du ventricule moyen sont triangulaires, planes, verticales et parallèles; un sillon horizontal les divise en deux parties : une supérieure, formée par les couches optiques, et une inférieure constituée par une masse grise qui a été bien décrite par 31. Cruveilhier. — Cette masse grise dont la face interne est tapissée par la membrane ventriculaire et dont la face externe répond à la racine de l'hémisphère correspondant, se continue en bas avec le tuber cinereum ; elle se prolonge en arrière sur la base des tubercules mamillaires pour les réunir, en avant sur le chiasma des nerfs optiques pour donner naissance à leur racine grise , en haut sur les lames du septum hicidum pour former leur couche corticale ; c'est dans son épaisseur que cheminent les piliers antérieurs de la voûte, ainsi que leur racine pédonculaire. (Voy. la fig. t83.)

De l'une à l'autre paroi latérale du troisième ventricule s'étend une lame mince de substance grise qui forme la commissure molle ou commissure grise des couches optiques. Cette lame est horizontale, quadrilatère et un peu plus rapprochée du bord antérieur que du bord postérieur; ses bords libres sont légèrement curvilignes ; ses bords adhérents se confondent avec la masse grise du ventricule dont cette commissure est une dépendance; elle se déchire avec la plus grande facilité et ne parait pas entourée par la

104 ANATUMIE.

membrane ventriculaire. — Il est rare de rencontrer deux connnissurcs molles chez le même sujet ; dans ce cas les deux lamelles sont superposées. Sur un très grand nombre de cerveaux que j*ai ouverts, j'ai constamment rencontré cette commissure; cependant Mcckel et 31. Longet ont constaté deux ou trois fois son absence, et .1. Wenzel rapporte que sur 70 cerveaux qu'il a examinés, 10 en étaient dépourvus. (Voy. lafig. 185.)

Le bord poslcrieur du ventricule se dirige très obliquement en bas et en avant. Sur ce bord on observe, en procédant de liaut en bas : 1" la glande pinéale et ses pédoncules; 2° la commissaire postérieure, cordon cylindroïde situé immédiatement au-dessous des pédoncules moyens ou transverses du conarium, au-devant des tubercules quadrijumeaux: les extrémités de cette commissure plongent et disparaissent dans l'épaisseur des coucbes optiques; 3° un orilice circulaire (lui forme l'extrémité antérieure de Vaqueduc de Syloliis, canal de communication obliquement dirigé en bas et en arrière du troisième vers le quatrième ventricule : cet orifice a été désigné par Vieussens sons le nom iVanvs, par opposition à celui qu'il admettait à l'angle de séparation des deux piliers antérieurs de la voûte et qu'il supposait établir une communication entre le troisième ventricule et le ventricule de la cloison transparente, orifice qu'il appelait tw//.(;e; 4° une partie blanche foruiée par la lame interpédonculaire ; 5° la base des tubercules mamillaires que recouvre une couche grise ; G° le corps cendré. Ces divers détails, comme la plupart de ceux qui sont relatifs au troisième ventricule ne peuvent être bien étudiés que sur une coupe médiane du cerveau.

Le bord antérieur n'est pas rectiligne comme le précédent ; son trajet est celui d'une ligne deux fois brisée sur elle-même. D'abord dirigé en bas et en avant, on le voit se dévier une première fois au niveau du bec du ! corps calleux, puis une seconde fois au niveau du chiasma, et se décomposer ainsi en trois plans successifs, tous inclinés dans le même sens et comme ' imbriqués les uns sur les autres : un plan supérieur formé par les piliers ' de la voûte et la commissure antérieure du cerveau, im plan moyen représenté par la racine grise des nerfs optiques, et un plan inférieur que ; constituent le chiasma et le tuber cinercum. (Voy. la fig. 183.) '

Les piliers antérieurs de la voûte, après s'être séparés sous un angle trè? '

aigu, se contournent de haut en bas, passent perpendiculairement derrière ;

la commissure antérieure, et disparaissent alors dans l'épaisseur de la masse j

grise du troisième ventricule. Dans ce court trajet ils décrivent une petite \

courbe dont la concavité, tournée en arrière et en dehors, correspond à ;

la partie la plus antérieure des couches optiques et des pédoncules corres- [

pondants de la glande pinéale. Ces pédoncules, en se rélléchissant de bas .1

en haut pour s'unir à la voûte, décrivent aussi une courbure dont la con- l

cavité regarde en ha»it et en avant; de la réunion de ces deux courbures \

opposées résulte un orilice ovalaire destiné à établir une conummication ]

entre le troisième ventricule et les ventricules latéraux, orifice déjk connu i

de Galien, mentionné aussi par A'ésale, mais (pic A. 3Ionro le premier dé- \

crivit dans tous ses détails et avec la plus grande exactitude : de là le nom j

de Iron de J\[(>nro sous lo(inel il est désigne depuis cette é'poquc. — Ces troiu '

donnent [tassaye : 1" au cordon ipii réunit les plexus chorc/i'dçs du ventii- | cule moyen aux plexus choroïdes des ventricules latéraux; -i^ à l'origine

NEVKOLOGIE.

hO'i

tics veines de Galion. — Lorsqu'on insuffle le ventricule moyen par rorifico inférieur du ventricule du cervelet ou par l'aqueduc de Sylvius, l'air pé« nètre facilement dans les ventricules latéraux; mais si l'on insuffle ces derniers, il passe plus difficilement dans le ventricule moyen : il en est de même du liquide qu'on y injecte. Cette différence paraît dépendre de là dépression des bords du trigone sous l'influence de l'insufflation ou de l'injection pratiquée de haut en bas ; car, ainsi déprimés, ces bords s'appliquent sur les trous de Monro à la manière d'opercules et interrompent momentanément toute communication entre les ventricules supérieurs et inférieur.

Vcnlricule moyen. — Commissures cérébrales antérieure et postérieure. — Conmiissure grise. — Couches optiques. — Corps stries et lobules de l'iiisula.

i. Extrémité ante'iieurc cla trigone et de la toile cboroïdieune incisée transversalement, puis portée en baiit et en arrière pour laisser voir le ventricule mo}'eir.

— 2, Veines de Galieu. — 3, Partie antérieure de la glande pine'ale. — 4. Pédoncule supérieur de celte glande, — 5. Commissure cérélirale postérieure. — 6. Commissure cérébrale antérieure. — 7. Piliers antéiieurs du trigone cc'rébial.

— 8. Ventricule moyen.— 9. Commissure grise.— JO. Corps strié. — 11. Couche optique. — 12. Bandelette demi-circulaire. — 13. Branche postérieure de la scissure de Sylvius. — 14. Branche antérieure de celte scissure. — 15. Lobule de l'insula compris enlie les deux branches précédentes. — 1G. Noyau inlraventriculaire du corps strie'. — 17. Partie moyenne du même corps, ou douljle centre demi-circulaire de VieuFsens. — Celle partie, ainsi que la prccédinle, a été divisée liorizontalement pour montrer que le corps strié et le lobule de Viusiila constituent un seul et même organe de forme ellipsoïde.

106 ÂNATOMIE.

Ce mécanisme nous explique en partie pourquoi la vacuit(5 du ventricule moyen coïncide quelquefois avec l'iiydropisie de l'un des ventricules latéraux, ainsi que Tulpius et Baglivi en rapportent des exemples.

La commissure antérieure du, cerveau, plus considérable que la postérieure, représente comme celle-ci un cordon transversalement dirigé. Elle répond : par sa partie postérieure au coude que forment les piliers antérieurs au moment de leur réflexion , par sa partie supérieure et moyenne à la dépression vulvaire, par sa partie inférieure à une autre dépression plus profonde qui forme l'angle de réunion du plan supérieur avec le plan moyen du bord antérieur du ventricule, par sa partie antérieure au bec du corps calleux et à la racine grise des nerfs optiques. — Sa longueur, très considérable, varie de 6 à 8 centimètres. — Deux arcs de cercle réunis par une de leurs extrémités sur la ligne médiane expriment assez bien sa direction, qui est légèrement sinueuse et offre trois courbures : deux latérales et j)his grandes à concavité postérieure, une moyenne plus petite à coucavilc antérieure ; l'extrémité externe de ces arcs de cercle correspond aux cornes latérales du corps calleux ; leur partie moyenne traverse l'extrémité antérieure du corps strié.

La racine grise des nerfs optiques, pars antcrior infundibuli de Tarin, lame grise de la jonction des nerfs optiques de Vicq d'Azyr, plancher antérieur du troisième ventricule de M. Cruveilbier, s'étend du bec du corps calleux et du quadrilatère perforé au chiasma. — Sur sa partie médiane il existe ordinairement une ligne ou un point plus transparent à travers lequel on aperçoit la cavité du ventricule. — La portion de cette lame qui adhère aux nerfs optiques est assez résistante ; on y remarque quelques filets médullaires très distincts qui se confondent avec le tissu de ces nerfs.

Le chiasma des nerfs optiques ne participe à la formation du bord antérieur du ventricule que par ses parties postérieure et supérieure sous lesquelles se prolongent le corps cendré et la tige pituitaire.

La base dit ventricule moyen est limitée par les pédoncules de la glande pinéale qui couronnent sa circonférence ; la toile clioroïdienne et le trigone cérébral la recouvrent dans toute son étendue.

Son sommet répond au tnber cinereum et à l'infundibulum, dans lesquels sa cavité se prolonge jusqu'au voisinage du corps pituitaire.

De la description qui précède il résulte que le troisième ventricule ne représente pas une cavité circonscrite par six parois, comme tous les auteurs l'ont répété, mais une sorte d'entonnoir à base supérieure fortement comprimé de dehors en dedans et offrant :

Deux parois unies entre elles par trois commissures.

Deux bords : l'un postérieur, très oblique, rectiligne et perforé sur la ligne médiane ; l'autre antérieur, moins obliiiue, composé de trois plans inclinés les uns sur les autres, et surmonté de deux orifices latéraux.

7° DES YEiNTRlCULES L\TÉRÂUX.

Nous avons vu que la cavité cérébrale est divisée en deux étages par une cloison horizontale, et que l'étage supérieur se trouve subdivisé en deux

NÉVtlOLOGlE. 107

cavités secondaires par une cloison verticale; ce sont ces deux cavités qui constituent les ventricules latéraux, apiielés aussi ventricules siipé' rieurs.

La configuralion des ventricules latéraux diffère très notablement de celle du ventricule moyen : situé entre les pédoncules du cerveau, celui-ci affecte la forme d'une simple fente antéro-postérieure parallèle aux deux saillies qu'elle sépare ; situés sur le prolongement des mêmes pédoncules autour de la couche optique et du corps strié, les premiers représentent un canal circulaire qui embrasse dans son circuit la racine de l'hémisphère correspondant. Ce canal, qu'on pourrait appeler circumpédonculaire , puisqu'il contourne deux saillies développées sur l'axe prolongé des pédoncules cérébraux, commence dans l'épaisseur du lobe frontal, au-dessus et au-devant de l'espace perforé, et s'incline d'abord en arrière et en dedans ; parvenu vers le bourrelet du corps calleux, il change de direction pour se porter en bas et en dehors, puis en avant et en dedans, et vient se terminer dans la partie sphénoïdale du lobe postérieur, immédiatement en arrière de la substance perforée de Vicq d'Azyr ; il se trouve, par conséquent, interrompu au niveau de l'extrémité interne de la scissure de Sylvius dans une étendue cjui forme le sixième environ de son trajet. De sa partie postérieure se détache un prolongement accessoire , une sorte de

FiG. 186.

Coupe verticale et aniero postérieure de riiemisplière gauche pratiquée a 1171 centimètre de la ligne r?iédia?ie, afin de montrer la partie circulaire des ventricules latéraux et leur prolongement postérieur ou partie accessoire.

\. Noyau intra-ventriculaire du corps strie. — 2. Noyau extra-ventriculaire du même corps. — 3. Double centre demi-circulaire de Vieussens. — 4. Partie snpe'rieure du canal circiimpe'donculaire, ou corne froiatale des ventricules laté- ' raux. — b. Partie poste'rienre de ces ventricules ou cavité ancyroïde. — 6. Ergot de Morand, ou petit hippocampe. — 7. Partie inférieure du canal circumpédonculaire, ou corne sphénoïdale des ventricules, — 8. Corne d'Ammon. — 9. Plexus choroïde recouvrant la corne d'Ammon et la bandelette de l'ipypocampe. — 10. Coupe du corps calleux. — 11. Commissure antérieure du cerveau. — 12. Lobe antérieur ou frontal. — 13. Partie sphénoïdale du lobe postérieur. — 14. Partie occipitale du même lobe. — lo. Scissure de Sylvius parcourue par l'artère cérébrale moyenne.

4 08 ÀNATOMIE.

diverticulum horizontal et curviligne dont le sommet se rapproche plus ou moins de l'occipital; en donnant naissance à ce diverticulum, le canal circumpédonculaire semble se bifurquer pour se porter, d'une part en arrière, de l'autre en bas et en avant, et le ventricule latéral revêt ainsi l'aspect d'une cavité à trois branches ou à trois cornes.

Suivant qu'on accordera plus d'importance au mode de constitution des ventricules latéraux qu'à leur forme, on sera donc conduit à leur considérer :

Une partie principale circulaire et une partie accessoire.

Ou bien trois parties : une supérieure et antérieure ou frontale, une inférieure réfléchie ou sphénoïdale, et une postérieure ou occipitale.

11 serait plus rationnel de les envisager sous le premier point de vue, qui nous conduirait à reconnaître dans leur partie circulaire deux parois concentriques : l'une convexe et enveloppée, formée par la racine de l'hémisphère, c'est-à-dire par la couche optique et le corps strié : l'autre, concave et enveloppante, constituée par le corps calleux. Cependant j'adopterai la dernière division qui est plus généralement usitée ; mais afin de concilier les avantages des deux méthodes, je décrirai d'abord les parties supérieure et inférieure des ventricules latéraux, ce qui permettra de reconstituer le canal circumpédonculaire après l'avoir décomposé.

Les trois parties qui composent chacun des ventricules offrent entre elles une double analogie :

1° Une analogie de forme : toutes trois sont infléchies sur leur grand axe et décrivent une courbure peu marquée pour la partie antérieure, un peu plus pronopcée pour la postérieure, et très accusée pour la moyenne qui décrit un trajet demi-circulaire.

2° Une analogie de conformation dans leurs parois : toutes présentent une pai'oi supérieure concave formée par le corps calleux, et une paroi inférieure surmontée de saillies inhérentes à des parties périphériques. — Ainsi le corps strié et la couche optique, qui font relief sur la paroi inférieure de la corne frontale, sont dés renflements inhérents au pédoncule cérébral correspondant. — La corne d'Ammon, qui fait saillie sur la paroi inférieure de la portion sphénoïdale, est une circonvolution dédoublée et renversée en dedans, de telle sorte que sa partie blanche qui était enveloppée devient externe ou enveloppante. — L'ergot de Morand, qui fait saillie sur la paroi inférieure de la portion occipitale, est aussi une circonvolution retournée et saillante à l'intérieur. Un sillon extérieur et profond correspond à chacune de ces circonvolutions internes.

A. Partie antérieure et supérieure des ventricules latéraux.

La partie antérieure des ventricules latéraux, partie supérieure dtl canal circumpédonculaire, est horizontale et antéro-postérieure ; elle décrit une légère courbure dont la concavité regarde en dehors et présente :

Une extrémité antérieure qui est formée par la partie réfléchie du corps calleux ;

Une extrémité postérieure par laquelle elle se continue avec les cornes sphénoïdale et occipitale;

Un bord externe qui résulte de l'union du corps calleux avec le corps strié :

NÉNUOLOCIE. 409

T'ii bord inlernr, constitué dans sa nioitiô poslt-rietirc par la ligne d'adhérence du corps calleux et du Irigone, et dans «a moitié antérieure par la cloison transparente; an niveau de cette cloison il s'élargit beaucoup de liant en bas et offre l'aspect d'une face plutôt (pie celui d'un bord ; de 1,1 le noiu de face interne, sons lequel il a été en effet rnenlionné par la plupart des anteiu's.

Une poroi supcricurc concave formée par la face itiférieure du corps calleux.

l'ue paroi inférieure convexe , essentiellement couslituéo par deux saillies : l'une autérienre cl cxteriic, de C(»iilcur grise, c'est le corps strié; l'autre postérieure et interne, de couleur blanche, c'est la roticJie optique. — Dans le sillon ([ui sépare ces deux saillies, ou observe un ruban d'aspect grisâtre, au-dessous de ce ruban la veiue du corps strié, et plus profondément un second ruban d'aspect fibreux; de ces deux nibar.s, le premier, ou superticlol, forme la lame cornée, et le second, ou profond, la bandelette demi-circulaire. — Comme partie accessoire, cette paroi nous pré-ente encore le Iri^oue cérébral cpii recouvre la couche o[iti(jne dans son tiers postérieur et interne, et le plexus choroïde ([ui la croise à la mauiëre d'une diagonale pour se porter dans la partie réQéchie du ventricule latéral. Je décrirai successivement ces divers organes.

i" Corps striés.

Vu du côté du ventricule latéral, chaque corps strié revêt l'aspect d'une saillie pirifonue située en avant et en dehors de la couche optique. Mais cette saillie ne constitue qu'une faible partie de leur volume : écartez les trois bords qui circonscrivent le lobule de l'insula, puis enlevez les circonvolutions rayonnées de ce lobule, vous découvrirez une masse grise, arrondie, dont la convexité est tournée eu bas et en dehors; au-dessus de cette masse se présente une lame de substance blanche assez épaisse ; en la divisant, vous trouverez à sa face supérieure une seconde masse grise continue à celle qtii fait partie du plancher du ventricule latéral, et vous pourrez alors constater :

1° Que le corps strié représente an ellipsoïde qiii répond en dehors au lobule de l'insula, et en dedans à la couche optique ;

•2° Qu'il se compose de trois porlious bien distinctes : une portion supérieure de couleur grise, noyau inlra-ventricvlaîre da corps strié; une portion inférieure, grise aussi, noyau cxtra-ventriculaire ; et une portion intermédiaire, blanche ou médullaire, décrite par Vieussens sous le nom de geminum centrurn semicirculare, double centre demi-circulaire.

Le noyau intra-ventriculaire du corps strié est épais et arrondi en avant, mince et effilé en arrière. — Son bord interne, concave, est séparé de la couche optique par un sillon curviligne qu'occupent de haut en bas la lame cornée, la veine du corps strié et la bandelette demi-circulaire. — Son bord externe est inégal et comme festonné. — Sa face libre répond à la membrane vcntriculaire. — Sa face adhérente repose sur le double centre demicirculaire.

Lorsqu'on incise ce noyau, on constate dans son épaisseur la prés?nce de faisceaux fibreux d'autant plus multipliés qu'on se rapproche davantage de

ilO

sa face profonde où les deux substances, par leur mélange, forment de nombreuses stries, d'où le nom de corps striés qui leur a été donné par "NVillis.

Le noyau extra-ventriculaire , corpus striaium infernum cxtcrhis ac anterhis de Vieussens, est situé au-dessous, en dehors et un peu en

FiG. 187,

Corps stries. — Cuurlies optiques. — Piliers antérieurs du trigone cérébral. — Pédoncules de la glande pine'ale. — Plexus choro'ides du ventricule 7noyen et des •ventricules latéraux.

îleiieme du trigone divisée iransversulement, puis soulevée et poiie'é

montrer l.i f^ce inférieure de la toile clioroïdienne. —

Plexus choioïdcs di-s ventricules latc'raux. —

noyen. — o. Polit cordon mc'dian formé

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