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Les lamelles, intcnncdiaircs aux lobules et aux lames qu'elles unissent, diffèiont beaucoup dans leurs tlimensions et leur trajet ; elles se trouvent comme ensevelies dans la partie profonde des sillons du premier et du second ordre; il n'en est ({u'un très petit nombre dont le bord libre arrive jusqu'à la superficie du cervelet.
COiNFOUMATlON INTERIEURE DU CERVELET.
Le cervelet se compose, comme le cerveau, de substance blanche et de substance grise.
La substance blanclie représente le tiers environ de sa masse totale ; elle constitue un noyau (pie la substance grise entoure de toutes parts.
Le noyau, ou centre médullaire du cervelet, peu considérable dans sa partie moyenne (jui répond au lobe médian, se renfle de chaque côlé au niveau des hémisphères cérébelleux. De sa périphérie partent des prolongements qui rayonnent dans tous les sens pour se porter : les uns vers les lobules , lames et lamelles du cervelet , ce sont les irradiations intrinsèques; les autres vers le cerveau, la protubérance annulaire et le bulbe rachidien, ce sont les irradiations extrinsèques oupedoncules du cervelet.
Les irradiations intrinsèques, ou cérébelleuses proprement dites, sont au nombre de douze à quinze; elles présentent une forme arborescente ; on les voit se diviser en branches, rameaux et ramuscules pour aller constituer l'axe des lobules, lames et lamelles. (Fig. 191.)
Les irradiations extrinsèques, ou pédoncules cérébelleux, au nombre de six, trois de chacpie côté, préscnlent l'aspect de cordons divergents, et se distinguent par leur position relative, en supérieurs, moyens et inférieurs.
Les pédoncules cérébelleux supérieurs se portent en haut et en avant vers les tubercules quadrijumeaux, sous les(|uels ils s'engagent pour gagner ensuite les couches optiques et les hémisphères cérébraux. (Fig. 196.)
Les pédoncules cérébelleux moyens se dirigent horizontalement en avant et en dedans vers la protubérance annulaire qu'ils constituent essentiellement. (Fig. 19 3.)
Les pédoncules cérébelleux inférieurs descendent obliquement vers le bulbe rachidien auquel ils s'unissent. (Fig. 192.)
A leur point de départ, les trois pédoncules d'un même côté correspondent à la partie latérale et antérieure du centre médullaire du cervelet, remarquable par la présence d'un noyau ovoïde qu'entoure une membrane jaunâtre, plissée à sa surface. Ce noyau, qui a été décrit par Yieussens sous le nom de corps rhomboïdal, est appelé avec plus de vérité, par Vicq d'Azyr, corps dentelé ou festonné, et par M. Cruveilhier, olive cérd' belleuse. (Fig. 191 et 19G.)
Pour étudier le corps dentelé, le centre médullaire, les irradiations qui émanent de ce centre et le rapport que présentent ces irradiations blanches avec la substance grise ou corticale du cervelet, trois coupes au moins sont nécessaires : 1° une coupe médiane et verticale ; 2° une coupe oblique
NEVIIOLOGIE.
et verticale parallùle au pédoncule ccrébcllcux moyen; 3° une coupe horizontale.
La coupe médiane et verticale permettra de constater : 1" la forme du lobe médian, qui est cylindroide; 2" les irradiations arborescentes (pii se portent du centre médullaire dans les lobules, lames et lamelles de ce lobe, pour former Varbre de vie du lobe médian ; 3** en dehors de ces prolongements arboriformes, la substance griâe qui les recouvre à la manière d'une membrane pliée et repliée sur elle-même ; 4° enfin la continuité de la vaU vule de Vieussens avec le centre médullaire, (b^ig. 183.)
La coupe pratiquée sur l'hémisphère cérébelleux parallèlement au pédoncule moyen montrera : 1° le corps rhomboïdal dans sa plus grande longueur, qui est à peu près double de sa hauteur et de sa largeur; 2" la continuité du centre médullaire avec le pédoncule moyen et la protubérance; 3" les prolongements qui s'étendent de ce centre vers les lobules, lames et lamelles de l'hémisphère cérébelleux, et qui ont été collectivement désignés sous le nom d'arbre de vie des lohcs latéraux-, 4° l'inégale profondeur des sillons; 5'* les dimensions relatives des divers lobules. Ainsi on recon-
FiG. 191.
Coupe verticale pratiquée sur Vhéinisphère du ceri'elet, parallèlement au pédoncule cérébelleux moyen.
l,t. Corps rhomboïdal, ou olive ccrébellciise. — 2, Protubérance annulaire. — ô. Ceulre médullaire de lobe latéral , ou hémisphère gauche du cervelet. — 4,4,4,4,4. Prolongemenls qui émanent de ce centre pour aller constituer Taxe des lobules, lames et lamelles du cervelet. — 5,5. Corps olivaire du bulbe racbidien. — 6. Pyramide antérieure. — 7. Extrémité snpe'rieure de la moelle épiuicre.
naîtra facilement que les lobules postérieurs ou circonférenciels sont les plus volumineux et les plus longs ; que ceux de la face inférieure sont un peu moins consiilérables, et ceux de la face supérieure plus réduits encore dans leur volume. (Fig. 191.)
Une coui)e horizontale pratiquée au niveau de la valvule de Vieussens et des pédoncules cérébelleux supérieurs découvrira les deux corps dentelés, dont il sera facile alors d'apercevoir la direction et la situation respective. Faite un peu plus jjrofondément, la môme coupe entamera la paroi supérieure du quatrième ventricule, et l'on pourra alors remarquer : 1" que les deux corps dentelés sont ouverts en avant et en dedans; 2" qu'ils répondent par leurs extrémités antérieure et interne aux angles latéraux du quatrième ventricule et au point de départ des trois pédoncules ; 4" enfin que la luette et l'extrémité correspondante des deux amygdales flottent dans l'intérieur du quatrième ventricule.