‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 29 sur 133 · II · texte numérisé non relu

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son axe, incliné à l'iiorizon de 4 5 degrés environ, forme avec celui de la înoelle cpinière un angle aigu en arrière et obtus en avant.

Ses limites sont établies : en liant et en avant, i ar la protubérance qni le déborde et sons laquelle il semble s'engager; en avant et en bas, r-ar la présence de faisceaux fibreux qni s'entrecroisent sur la ligne médiane à la manière des deux branches d'un X, et qui séparent le sillon antérieur de la moelle du sillon antérieur du bulbe. Un plan horizontal passant au-dessous de cet entrecroisement, telle est la limite inférieure du bulbe; ce plan correspond à la première vertèbre cervicale. — En arrière, le bulbe se coutinue sans ligue de démarcation, d'une part avec la moelle, de l'autre avec la protubérance et le cervelet.

La longueur du bulbe a pour mesure l'intervalle compris entre la partie moyenne de l'apophyse odontoïde et la partie moyenne de la gouttière basilaire ; cet intervalle est de 3 centimètres chez l'adulte.

Sa forvie est celle d'un renflement conoïde un peu déprimé d'arrière en avant. — - La base de ce renflement , légèrement rétrécie et comme étranglée au voisinage de la protubérance, présente un sillon demi-circulaire qui accuse sa limite supérieure. — Son sommet tronqué et un peu plus effilé que îa partie correspondante de la moelle porte le nom de collet du bulbe.

Le mode de configuration du bulbe rachidien permet de lui considéi une face antérieure, une face postérieure et deux faces latérales.

rer

1° Face aulérieure du bulbe rr.chidicu.

Convexe, inclinée en bas, et en rapport avec la gouttière basilaire, cette face présente, lorsqu'elle a été préalablement dépouillée de son névrilème: 10 sur la ligne médiane un sillon longitudinal; 2° de chaque côté de ce sillon une saillie qui constitue la pyramide anicrieure; a« en dehors de chaque pyramide un second sillon moins élendu et plus superficiel que le sillon médian ; 4" enfin une seconde saillie qui forme Volive ou le cor])s ol'tvaire. (Fig. 193.)

Le s'dlon médian de la face antérieure du bulbe est situé sur le prolongement d'un sillon semblable qui règne sur toute l'élendue de la face correspondante de la moelle épinièrc ; il a pour limite inférieure trois ou quatre faisceaux fibreux qui naissent de chacune des pyramides et qui s'entrecroisent sur la ligne médiane; son extrémité supérieure, limitée par le bord inférieur de la protubérance, s'élargit pour former une fossette étroite et profonde, mentionnée par Vicq d'Azyr sous le nom de trou borgne.

Ce sillon reçoit un grand nombre de vaisseaux, qui lui donnent, lorsqu'on récarte modérément, Taspect d'une gouttière criblée, et lorsqu'on récarte davantage, l'aspect d'une lame à fibres entrecroisées. Petit, Winslow, Santorini, et quelques autres anatomistes, ont en effet admis que l'entrecroisement du bulbe s'étend à toute la hauteur de ce renflement; mais une observation plus attentive a fait depuis longtemps justice de cette erreur.

NEVROLOGIE.

Cliez ([iiel(ine3 individus le sillon médian du bulbe est en partie masiiué par des libres transversales qui prolongent en bas le bord inférieur de la protubérance ; ces fibres, (pii n'existent pas dans l'immense majorité des cas et tpii offrent, lorsqu'elles existent, beaucoup de variétés, ont été collectivement décrites sous le nom û'avant-ponl ou de iwnticuk.

Les pyramides, appelées aussi pyramides antérieures, éminences iiyramidales, sont deux saillies longitudinales et parallèles qui parcourent toute la longueur du bulbe, et se trouvent situées en dedans des éminences olivaires, sur les côtés du sillon médian.

FiG. 193.

Fiice anlevo-infe'riture de Visihme de Veucephnle.

\. Chiasma des nerfs optK[iics. — 2. Corps ciMidiP. — 3. Tubercules niamil- ; laircs. — 4, Lamelle perCoie'e iuterpedouculaire. — o,o. Pedcucules cére'bi aux. — G, 6. Sillon médian de la protii])e'raHce annulaire. — 7,7. ïiaillie longitudinale correspondimt au prolougement des fdisceaux pyramidaux.— 8. Origine de la cinquième paiie. — 9, Faisceaux Iransverses supe'iieurs de la protube'luuce. — 10,10. Faisceaux moyens. — H,ll. Faisceaux inférieurs passant sous 1>'S préce'dents. — 12,12. Pédoncules cérébelleux moyens formés par la re'union des trois ordres de fibres de la protubérance ; le pédoncule gauche est divisé près de sou origiuo ; le pédoncule dioita clé conservé pour montrer l'épanouissemeut de ses filires dans rbcmisplière cérébelleux correspondant. — 1^. Bulbe racbidien. — 14. Sillon médian du bulbe. — lî),!'). Entrecroisement des pyramides. — IG. Pyramide antérieure. — 17. Corps olivairc. — 18. Fibres arcifoinics.

Vues extérieurement, les pyramides rcpréscntcîit \in cône tronqué dont la base tournée en haut se rétréeit en s'engagcant sous la protubérance.

Vues dans leur ensemble, c'est-à-dire après avoir élc isolées, cbacune d'elles revêt la forme d'un prisme à base triangulaire, offrant trois faces et deux extrémités :

Une face interne en rapport avec la face correspondante de la i)yramide opposée.

Une face externe contiguë au corps olivaire qu'elle recouvre en grande 1 artic.

Une face antérieure, arrondie et convexe, qui répond à la périphérie du bi.lbe racliidien.

Une extrémité inférieure, pluâ petite, qui se décompose en trois ou quatre faisceaux pour s'entrecroiser sur la ligne médiane avec les faisceaux correspondants de la pyramide opposée. (Fig. 194.)

Une extrémité supérieure, plus considérable, qui s'arrondit en cylindre et diminue de calibre au niveau du bord inférieur de la protubérance.

Les olives, ou corps ollvaires, situées en dehors despyramides et sur un plan plus postérieur, constituent de cbaiine côté une saillie oblongue à contour nettement accusé. Leur grand axe est parallèle à celui des éminences pyramidales ; et comme ces éminences s'accroissent de bas en haut, il en résulte ipie les olives ne sont pas exactement longitudinales , mais oblicpiement dirigées en haiit et en dehors, de telle sorte qu'elles sont un peu [iltis écartées à leur extréuiité supérieure. ( Fig. 193 et 1 94.)

La longueur des corps olivaires varie de l-l à 15 millimètres.

Leiu- extrémité su[)ériein'e est séparée de la ].rotul)érance par une dépression qui a reçu de Vicq d'Azyr le nom de fossette de l'ëminenca olivaire.

Leur extrémité inférieure, moins saillante que la précédente, est quelquefois recouverte et comme voilée par un faisceau de fibres transversales et curvilignes connues depuis Rolando sous le nom de fibres arci formes.

Le sillon qui sépare les olives des pyramides antérieures est remarquable par la présence des lilets d'origine du grand hypoglosse. (Fig. 189.)

â"" Face poslerieiire du bulbo raclùdien.

La face postérieure du bulbe rachidien se compose de deux parties bien distinctes: dans son quart ou son tiers inférieur, elle est blanche et arrondie comme la face correspondante de la moelle épinière avec laquelle elle se continue ; dans ses deux tiers supérieurs, elle est formée par une excavation triangulaire d'aspect grisâtre qui concourt à former la paroi inférieure du quatrième ventricule. ( Fig, 192.)

La portion blanche et arrondie de la face postérieure du bulbe présente : 1° Sur la ligne médiane, un sillon qui se continue avec le sillon médian postérieur de la moelle épinière.

2° En dehors de ce sillon médian, deux petits faisceaux qui viennent se terminer sur les côtés du bec du calamus scriptorius par un renflement mamelonné; ces faisceaux constituent les pyramides postérieures.

NEVIIOLOGIE. 137

3" Deux sillons latéraux à peine apparents qui limitent le bord externe des fai>îceaux préccdenis.

4° Enfin l'origine des corps restifornies (jui s'écartent pour se porter en haut et en dehors, l'un à droite, l'autre à gauche, et qui laissent à nu, en s'écartant ainsi , la substance grise centrale de la moelle.

La portion grise et excavée de la face postérieure du bulbe o!"frc beaucoup plus d'étendue que la précédente. Limitée de chaque côté parles pyramides postérieures et les corps restifornies dont elle mesure l'écartement, elle se continue en haut avec la face supérieure de la protubérance; une ligne fictive étendue de l'un des angles latéraux du quatrième ventricule à l'angle opposé marque sa limite supérieure.

Nous avons vu, en étudiant le quatrième ventricule, que l'excavation triangulaire ainsi limitée est remarquable par la présence de la tige, du bec et des barbes du calamus scriptorius; j'ajouterai seulement que dans cet espace angulaire on observe en général un angle plus petit formé par la rencontre de deux bandelettes d'aspect corné.

5" Faces lalciales du bulbe racludieu.

En procédant d'avant en arrière, on remarque sur chacune de ces faces : 1" le corps olivaire déjà décrit; 2" un faisceau intermédiaire à l'olive et à la ligne d'émergence des filets d'origine des nerfs glosso-pharyngien et pneumogastrique; 3° le corps restiforme ; 4° au-dessous et en arrière des olives, le tubercule cendré de Rolaudo ; 5" enfin, au niveau de ce tuberculCj les libres arciformes.

Le faisceau intermc'dinire à l'olive et à la ligne d'émergence des nerfs glosso-pharyngien et pneumogastrique est pres(iue entièrement recouvert par le corps olivaire, en sorte qu'on n'aperçoit à la surface du bulbe qu'une très petite portion de son volume ; sa description appartient à l'étude de la structure du bulbe rachidien. (Fig. 189.)

Les corps rcstiformcs ou pyramides latérales, forment la plus grande partie des faces latérales du bulbe; continus inférieurement avec les cordons postérieurs de la moelle, ils s'écartent au niveau du bec du calamus scriptorius pour se porter en haut, en dehors et en avant, d'une part vers la paroi inférieure du ipiatrième ventricule qu'ils limitent inférieurement, de l'autre vers le centre médullaire du cervelet dans lequel ils se terminent par le plus grand nombre de leurs fibres.

La forme de ces faisceaux est cylindrique.

Ils sont situés entre les pyramides postérieures qui se terminent sur eux en mourant après s'être légèrement renflées, et les faisceaux intermédiaires du bulbe dont les sépare la ligne d'émergence des radicules du glosso-pharyngien et du pneiiMiiOgastricinc , ligne qui se continue en bas avec le sillon collatéral postérieur de la moelle. — Au-dessus de cette ligne on observe nue d('pression assez profonde, la fo.'^selte latérale du bulbe, d'où partent le nerf facial et la racine antérieure du nerf auditif :cctte fossette, qui se continue eu avant de la fos^^elte sus-olivaire, est limitée en arrière par le [iédoncule cérébelleux inférieur, et en haut par la protubérance.

Le tubercule cendre de Rolando est un noyau de substance grise situé à 5 ou G inilliuiùtres en arrière et au-dessous du corps oHvaire, siir le prolongement du sillon collatéral posicricnr de la moelle ; il sendjle en (lueltjuc sorte produit par une Iicrnic de la couche grise qui occupe le fond de ce sillon.

Sa forme est ellipsoïde. — Son volume varie beaucoup-, chez quelques sujets on en trouve à peine (psclques vestiges.

Les fibres arciformes nai'^sent. suivant le même anatomiste, de la protubérance, an niveau des pédoncules cérébelleux inférieurs, puis descendent ensuite sur ces pédoncules, contournent l'extrémité inférieure des olives et arrivent au sillon médian dans leiiuel elles pénètrent. Sur (juelques sujets ces fibres naissent en effet de la [srolubérance ; sur d'autres elles semblent partir du corps rcstiforme.

Ces fdjres sont remarqualiles par leur trajet curviligne, par leur position superficielle et par les nombreuses variétés qu'elles présentent. Quelquefois elles se partagent en deux groupes : l'un, supérieur, qui embrasse l'ex- Iréujité correspondante des olives et des pyraujidcs; l'aulrCj inférieur, qui recouvre l'extiémité opposée des nicmes saillies.

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