‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 28 sur 133 · DE L'ISTHME DE L'ENCÉPHALE · texte numérisé non relu

DE L'ISTHME DE L'ENCÉPHALE

L'isthme de l'encéphale est cette portion du centre nerveux qui est intermédiaire au cerveau, au cervelet et à la moelle épinière.

Deux plans distincts et superposés constituent cette partie de l'encéphale :

1" rn plan inférieur qui comprend le bulbe rachidien, la protîibérance annulaire, les pédoncules cérébelleux moyens, et les pédoncules cérébraux.

2° Un plan supérieur formé par les pédoncules cérébelleux supérieurs, la valvule de Vieussens et les tubercules quadrijumeaux.

Ces deux plans n'offrent ni les mêmes dimensions ni le même mode de configuration, ni la même origine (l).

(l) Réunis, ces deux plans consUtucnl la moelle allonge'e de la plupart des auteurs, de'nomiuaîion qui offre deux inconvëuienls : d'une part, elle semLle exprimer que les parties qu'elle désigne sont toutes siiu' es sur le prolongement de la moelle e'pinière, tandis que plusieurs d'entre ellis, telles que les pe'doiicules ce'rébelleux moyens et supérieurs, la couche supeificielle de la protuhe'rance, la valvule de Vieussens et les tul)ercules quadrijumeaux, sont indépendantes des faisceaux prolongés de la moelle; d'une aulre part, son acception a été très aibitrairemeul étendue et i estrcinte par les divers analoniistes qui Pont adoptée. Ainsi, pour Haller, la moelle allongée s'étend du trou occipital à la protubérance; pour le plus grand nombre des auteurs, elle se compose de toutes les par-

XÉYROLOCIE. 1.Î3

Le plan inférieur, beaucoup plus conshU-rable , présente une di«5pof;ilion rayoutiOe; il a été comparé par les auteurs anciens à un animal (pii avait pour corps la protubérance annulaire, pour bras les pédoncules cérébraux, jiour jambes ou cuisses les pédoncules cérébelleux moyens, et [lour ([>ieue le bulbe racliidien.

Le plan suiiérieur, étroit et mince, forme une lame étendue du centre médullaire du cervelet aux coiiches opticpics.

Un sillon antéro-postérieur sépare de chaque côté ces deux plans: de ce sillon on voit naître un faisceau qui part du plan inférieur pour venir se terminer dans le supérieur au-dessous des tubercules quadrijumeaux, et qui a été décrit par Reil sous le nom de ruban, par M. Cruveilhier sous celui de faisceau triangulaire latéral de l'isthme.

Chacune des parties qui entrent dans la composition de ces plans nous présente à étudier sa conformation et sa structure. Je décrirai successivement sous ce double point de vue : J, le bulbe rachidien ; B, la protubérance annulaire et les pédoncules cérébelleux moyens; C, les pédoncules cérébraux ; D, les pédoncules cérébelleux supérieurs et la valvule de Vienssens ; E, et enfin les tubercules quadrijumeaux.

A. BLLBE RACHIDIEN (l).

Le bulbe rachidien est cette partie de l'isthme de l'encéphale qui s'étend de la moelle épinière à la protubérance annulaire et au cervelet.

Comme la gouttière basilaire sur laiiuelle il repose, le bulbe rachidien se dirige obliquement de bas en haut et d'arrière en avant, de telle sorte cpie

ties Llanrbes ou médullaires visibles à la base de renci'phule; pour d'aulrcs, olle ctimprend nou seulement les parlies précidentes, mais les couches optiques tt les corps striés. CeUe dénumiualion est doue à la fois vicieus'j et coufuse ; c'est pi'urcpini j'ai cru devoir l'abandonner, à fexemple de M. Ci uveilliier, et lui suh-lituer celle d'isthme de Tencephale qui exprime très bien la siiuation relative des parlies auxquelles elle ^'applique, et qui ne préjuge rien sur leur mode de couuexiou.

(1) Dans les considérations générales qui précèdent la description du centre ne. veux, l'avais cru devoir rattacher le Luljje rachidien à la mnelle épinière, nuiis les raisons suivantes Inièvement exposées par Meckel,et très bien développe es yar M. Longet, me délerminiMit à le ranger parmi les parties constituantes de l'isihme de l'encéphale, ainsi que l'a fait réceumieiit M. Ludovic Hirschfeld :

1" La conformation intérieure du hulbe diffère très notablement de celle de la moelle, et olfie, au contraire, bcaMCoup d'analogie avec celle de l'isthme,

2" 11 donne naissance à sept paires de nerfs que Pou nomme nerfs encépha' liques^ par opposition à ceux de la moelle appelés nerfs spinaux. Si le bulbe u'est autre cluse que l'extrémité supérieure de la moelle; il faut appliquer la même dénomination aux nerfs de ces deux parties, et alors cette distinction des nerfs en spinaux et encéphaliques, qui est si naturelle , serait annulée.

ô° Dans les oiseaux, les reptiles et les poissons, on ue trouve point de fibres transversales foimant une protuljérance annulaire; dans quelques mammifères ces mêmes fibres transversales recouvrent le bulbe rachidien : or une limi'e qui u'exiile pas dans le plus grand nombre des veitébrés, et qui varie dans les autres alors même que l'organe auquel elle s'applique conserve les mêmes dimensions, est une ligne de déinarcatiou d'une valeur cvjdenimenl tiès secoudatre,

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