‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 31 sur 133 · Olive gauche · texte numérisé non relu

Olive gauche

ITi. Olive droite se continuant en Las avec le faisceau externe du cordon anléiienr de la moelle, et eu haut avec le faisceau intermédiaire du liulbe qu'on voit traverser la protubérance pour aller former le plan moyeu du pédoncule célébrai.

Sm- les bulbes racbidiens ainsi préparés il sera facile de constater :

1° Que cbacune des pyramides se divise inférieurement en trois ou quatre faisceaux ;

2° Que les faisceaux de la pyramide droite se portent obliquement en bas, en arrière et à gauche, tandis que ceux de la pyramide gauche se portent au contraire en bas, en arrière et à droite ;

3° Que les faisceaux de l'un et de l'autre côté se superposent d'une manière alternative en formant une série d'X qui s'étagcnt de bas en haut;

4° Que les faisceaux de la pyramide droite se continuent avec les cordons latéraux gauches de la moelle, et vice versa;

5° Que le faisceau le plus externe des pyramides ne participe pas à l'entrecroisement, mais se continue directement avec le cordon antérieur de

la moelle, suivant la remarque de M. Longet confirnicepar les rcclierclies de M. Ludovic Hirsclifeld.

L'étendue de cet entrecroisement est de 8 millimètres, et la dislance qui le sépare du bord intérieur de la prolubérance de 2 centimètres environ. Découvert en 1709 par Misticlielli, il a clé admis sans contestation par Duvcrney, Santorini, Winslow, Lieutaud, Scarpa, Sœmmerring, Gall, Cuvier, etc. Son existence a paru problématique à Hallcr et à Vicq d'Azyr; elle a élé niée par Morgagni, Sabatier, Cbaussier, et surtout par Rolando. 3Iais les objections élevées contre sa réalité ont perdu toute valeur en présence des recberclics si précises et si concluantes des anatomistcs modernes ; rentrecroisemcnt des pyramides figure aujourd'hui parmi les faits anatomiques les mieux démontrés.

2" Des fiisccaux iiUcrnieiliiiites on hiterniix du IjuUie : leur coufiguialiun ; leurs raf'fjorls ; leur texture.

Le faisceau intermédiaire ou latéral du hulhe, faisceau moyen de Rolando, faisceau olivalre deTiedemann, 50HA-oZ/faJredc31.Cruveilhier, respiratoire de Cli.Beli, est situé profondément entre la pyramide et le corps rcstiforme correspondant ; lorsque ce dernier a été enlevé, on constate que son volume s'accroît de bas en haut, et qu'il présente, comme l'éminence pyramidale, la forme d'un prisme à trois pans.

Sa ba-^e, tournée en dedans, se trouve eu rapport avec celle du faisceau opposé.

Sa face antérieure est recouverte par l'olive et la pyramide correspondante.

Sa face postérieure répond au corps restiforme et h la paroi inférieure du quatrième ventricule, sur laquelle elle forme un léger relief de chaque cûté de la tige du calaums scriptorius.

Son sommet tronqué apparaît sur la face latérale du bulbe, entre l'olive et la ligne d'éuiergcncc des nerfs glosso-pharyngien et pneumogastri(pîe.

Ce fài-ceau se compose de substance blanche et de substance grise qui se mélangent d'une manière intime et qui lui donnent une couleur d'un gris jaunâtre. Il est coiistUité par toute la portion du cordon antéro-latéral de la moelle cjui ne parlici2)e pas à la composition des jrijramides.

Les faisceaux intermédiaires du bulbe s'entrecroisent-ils ? Au niveau du sillon médian qui occupe la face postérieure du buibe et qui se prolonge sur toute l'étendue de la paroi inférieure du quatrième ventricule, M. Foville a signalé un entrecroisement s'opérant entre les fibres des deux faisceaux intermédiaires. Cet entrecroisement, que Valentin appelle entreeroisement supérieur, par opposition à celui des pyramides qu'il nomme entrecroisement inférieur, est admis en France par 31. Longet ; M. Cruveilhicr l'admet également, mais seulemeiit au niveau de l'origine des pédoncules cérébraux ; M. Ludovic Hirschreld nie au contraire son existence.

Lorsqu'on incise très snperrciellement le sillon de la paroi inférieure du quatrième ventricule, et ipi'on écarte ensuite les deux muitiés du bulbe et de la protubérance on aperçoit des fibres (pii semblent s'entrecroiser ; mais si, aiu-ès avoir séparé complètement les deux moitiés de l'islbnicde l'cncc-

pliale, on examine sur le profil de chaque coupe la dh-cclion des fibres qui paraissaient s'entrecroiser, on remarque :

1° Qu'au niveau du bulbe, les pyramides et les faisceaux intermédiaires d'un côté sont séparés des mêmes faisceaux du côté opposé par un plan de fibres perpendiculaires à leur direction et parallèles entre elles;

2° Qu'au niveau de la protubérance et en arrière, les faisceaux intermédiaires s'adossent et se confondent sur la ligne médiane, et que toutes les fibres qui les composent marchent parallèlement à leur axe ; si quelques unes d'entre elles se dévient, ce sont seuleuient les plus internes, et alors l'entrecroisement des faisceaux intermédiaires du bulbe se réduirait aux plus minimes proportions.

3Ics dissections me font donc incliner vers l'opinion qui a été défendue par M. Ludovic Ilirsclifeld. Je ne voudrais pas nier cependant d'une manière absolue un fait qui a été admis par deux anatomistes aussi distingués que MM. Foville et Longet, et qui repose sur des considérations pliysiologiipies d'une haute importance; mais j'ose affirmer que cetentrecroisemiérit, s'il existe, se trouve limité à la partie supérieure de l'isthme de l'ei:céphalé. 11 est manifeste que dans l'intervalle compris entre l'entrecroisement des pyramides à leur partie inférieure et la protubérance, il n'existe aucun autre entrecroisement.

Le corps olivaire, dépendance du faisceau latéral, est un noyau ellipsoïde formé de deux membranes : l'une, externe, de nature médullaire, lisse et régulière ; l'autre, interne, jaunâtre, jUissée sur elle-même, comme celle qui entoure le corps rhomboïdal du cervelet avec laquelle elle offre la plus grande analogie.

L'enveloppe jaunâtre du corps olivaire a été comparée par Rolando à une bourse dont l'orifice tourné en dedans et en arrière répond au faisceau intermédiaire du bulbe ; par cet orifice on voit pénétrer dans l'intérieur de l'olive la substance propre du faisceau latéral de la même manière que nous avons vu le pédoncule supérieur du cervelet pénétrer dans l'olive cérébelleuse par l'ouverture de cette dernière.

û" Corps resliformes : leurs rapports ; leur structure ; leur bifurcation.

Les corps restiformes , situés en partie dans une dépression que leur présente la face postérieure des faisceaux intermédiaires du bulbe, entre ces faisceaux et les pyramides postérieures, sont composés uniquement de fibres blanches qui se continuent en bas avec les cordons postérieurs de la moelle, et qui se partagent vers la partie moyenne de leur trajet en deux faisceaux secondaires.

De ces deux faisceaux l'inférieur suit la direction primitive du corps restiforme pour s'éi)anouir stir la paroi inférieure du quatrième ventricule, en dehors du faisceau intermédiaire auquel il se réunit.

Le supérieur, beaucoup plus considérable, se prolonge vers le cervelet pour former le pédoncule cérébelleux inférieur; il est limité en avant par la ligue d'insertion des nerfs gloiso-pharyngien et pneumogastrique qui les séparent des fa sceaux latéraux du bulbe.

1i2 ANATOMIE.

4" Fibros arcifornîcs.

Lors(|iron sépare par voie cl'écarteinent les deux moitiés du bulbe, ou trouve entre les pyramides et les faisceaux intermédiaires un plan de fibres antéro-postérieures, limité en haut par la protubérance, en bas par l'entrecroisement des éminences pyramidales. Les fibres qui constituent ce plan, parvenues au niveau du bord postérieur des pyramides, se décomposent en (piatre groupes : deux antérieurs tpii se portent l'un à droite et l'autre à gauclie, deux postérieurs qui se partagent de la même manière.

Les deux groupes antérieurs continuant à marcber dans la même direction, arrivent juscpi'au sillon médian, et se portent ensuite de dedans en dehors pour recouvrir l'extrémité inférieure des pyramides et des olives.

Les deux groupes postérieurs s'engagent de chaque côté entre la pyramide et l'olive correspondante, apparaissent dans le sillon qui sépare ces deux éminences, puis contournent l'olive en se confondant avec les groupes lirécédents.

Ces quatre groupes sont extrêmement variables dans leurs proportions absolues et relatives ; en général, ils sont peu développés et le plus souvent à peine apparents. (Fig. 193.)

Pour constater la forme, les rapports, la texture des diverses parties qui constituent le bulbe, il est nécessaire de soumettre ce renflement à des coupes variées ; parmi ces coupes, les plus utiles sont les sections horizontales prati(piées : 1° au niveau de l'entrecroisement des pyramides, 2° au niveau de la partie moyenne des olives, 3° au niveau du bord inférieur de h protubérance.

Sur la première coupe on observe : en avant, un triangle médullaire à sommet postérieur qui répond à l'entrecroisement des pyramides; en arrière et sur les côtés, une substance d'un blanc grisâtre composée de fibres médullaires et de substance grise mélangée^.

La seconde coupe présente: 1<» la coupe triangulaire des pyramides; 2" la membrane plissée des olives, ainsi que sou orifice et la substance qu'elles renferment ; 3" en dehors et en arrière de cette membrane, une surface d'un gris jaunâtre qui répond au faisceau intermédiaire; 4" enfin, tout à fait en dehors, une surface blanche et arrondie due à la section du corps restiforme.

La troisième coupe est remarquable : par sa forme triangulaire ; par une surface blanche et arrondie tpii répond aux pyramides antérieures ; par une surface d'un gris clair représentant le faisceau iuteruK'diaire et beaucoup plus étendue que celle ([u'on renianpie sur la coupe précédente; par une sieconde surface blanche qui appartient au corps restiforme; enfin par la présence de deux faisceaux blancs, qui constituent la racine des trijumeaux

B. DE LA rROTLT.ÉRÀNCE ÂNNULMliE ET DES rÉDONCULES CÉnÉIÎELLECX MOYENS.

La proliibcrnnceanmila'irc; ou po))t de Farole, appelée aussi noeud de l'cnrcphnlc par Sœnuuerring, vic'soccpliale par Cliaussicr, co rjis de In moelle allongée par (pielques auteurs, est située sur la base de rcncé[!hale.

NÉVROLOGIE. 143

ail point (le convergence du cerveau, du cervelet et de la moelle épinière. On peut lui considérer six faces.

La face, nnlciicurc, inclinée en bas et convexe, n'pond à la gontlière ])asilaire. Elle présente : 1° sur la ligne médiane, un sillon (pii est en rapport avec le tronc basilaire ; 2° de cliaiiue côté de ce sillon, nne saillie longitudinale (pii répond aux faisceaux pyramidaux du bulbe, prolonges dans la protubérance; 3" en dcliors de cette saillie, l'origine apparcnle de la cinquième paire de nerfs.

Toute celle face est sillor.née de stries transversales ducs à la présence de faisceaux fibreux dirigés dans le même sens; ces faisceanx sont de trois ordres :

Les supcrieurs suivent d'abord une direction liorizonlale ; mais, parvenus sur les côtés de la protubérance, ils descendent en passant au-devant et en debors de l'origine de la cincpiièmc [laire, puis se contournent de bas en liant pour aller former la partie supérieure et interne des jiédoncules cérébelleux moyens. Leurs libres les plus élevées répondent au sillon latéral de l'islbme de l'encépbalo ; elles sont remanpiables par les flexuosilés qu'elles présentent.

Les Inférieurs se dirigent transversalement vers la partie centrale des pédoncules.

Les moyens décrivent une courbe demi-circulaire dont la concavité reganle en arrière et dont les extrémités arrivent jusqu'au voisinage des corps resliformes; ils passent en arrière et en dedans de l'origine des nerfs trijumeaux, au-dessus des faisceaux fibreux inférieurs cpi'ils recouvrent en les croisant obliquement, et vont constituer la partie antérieure et inférieure des pédoncules; leur existence n'est pas aussi constante que celle des précédents. (Fig. 193.)

La face postérieure fait partie de la paroi inférieure du quatrième ventricule; elle offre sur la ligné médiane un sillon (jui prolonge en liant la tige du calanms scriptoriiis, et sur les côlés deux saillies qui répondent aux faisceaux intermédiaires ou latéraux du bulbe. — En debors de ces saillies elle se continue avec les pédoncules cérébelleux supérieurs, et le faisceau btcral de l'islbme.

La face supérieure se continue avec les pédoncules cérébraux dont elle se distingue en avant par un sillon transversal profondément déprimé sur la ligne médiane, où il correspond au souniiet de l'espace interpédonculaire. Les fibres les plus élevées de la protubérance, en se déprimant au iiiveau du même espace, forment de cbacpie côté une sorte de lien ou de collier demi-circulaire qui embrasse l'origine des pédoncules du cerveau.

La face inférieure se continue avec le bulbe racbidicn, dont la sépare aussi en avant et sur les côtés un sillon transversal et un peu plus que demlçU-culaire.

. Les faces latérales se confondent avec les pédoncules cérébelleux moyens, au niveau d'une ligne fictive et antéro-postérieure passant eu debors de l'origine des trijumeaux.

Les pédoncules cérc'hcllevx mcynis sont constiliu's de clinruir côfô par les (ibres transverses de la protubérance (pii se condensent en faisceaux pour les produire.

La couche fibreuse superficielle de la protubérance et les pédoncules cérébelleux moyens représentent donc un seul et même organe ([ui vient se perdre par ses deux extrémités dans le centre médullaire du cervelet, et que r.all a pu considérer avec raison connue une commissure des liémisplières cérébelleux.

Ces pédoncules sont un peu aplatis de haut en bas. — Celle de 'eur face qui est tournée en haut se trouve recouverte par les lobules cérébelleux supérieurs.— Leur face inférieure est en rapport avec le lobule du imeumogastri(iue et le nerf auditif qui la contourne. — Leur bord externe, convexe, répond à l'origine du grand sillon horizontal des hémi'^[ihcres du cervelet.

Sli iiclure de la protiiherance cl des pe'Joucules ce'fcbelleiix moyens.

La protubérance annulaire est composée de substance blanche et de sul)stance gri^e. De ces deux substances, la première revêt sa face antéroinférieure, et la seconde sa face postéro-supérieure; dans son épaisseur, elles se mélangent sur certains points et se disposent sur d'autres par couches superposées.

Le plan médullaire le plus inférieur est formé par les faisceaux fibreux qui proviennent de l'épanouissement des pédoncules cérébelleux moyens, et qui se continuent sur la ligne médiane sans former un raphé, comme le pensait Vic([ d'Azyr, et sans s'entrecroiser, ainsi que l'a avancé Chaussier,

Lorsqu'on enlève ce plan superficiel qui constitue en queUpie sorte l'écorce de la protubérance, on observe au-dessous de lui une couche de substance grise traversée par des (ibres antéro-postérieures étendues des pyramides aux pédoncules cérébraux.

Un peu plus profondément se présente une couche de fibres transversales allant se continuer avec les pédoncules cérébelleux moyens , puis une nouvelle couche composée de (ibres antéro-postérieures; deux ou trois plans de fibres à direction transversale s'entremêlent ainsi par couches ailernatives à un égal nombre de plans fibreux à direction longitudinale.

Après avoir retranché ces divers plans par des coupes horizontales , on arrive à un noyau considérable de substance grise dans lecpjcl on ne trouve que des fibres transversales.

Ce noyau détruit, on rencontre de nouveau des fibres longitudinales qui constituent un faisceau très volumineux décrit par 31. Cruveilhier sous le nom de faisceau innominé on faisceau de renforcement.

Par son extrémité inférieure ce faisceau se continue avec le faisceau intermédiaire ou latéral du bull)c.

Par son extrémité supérieure il se continue avec les pédoncules d'iï'ô^r-' veau dont il constitue le plan moyen.

En dehors il se confond avec le faisceau triangulaire de l'isthme auquel il dorme naissance.

En dedans il répond à celui dn côté opposé qui lui est parallèle.

NEVROLÛGIE. 145

En rësunu'.la protubérance annulaire se compose tic deux couclies principales : 1° d'une couche inférieure, plus considérable, qui résulte de la superposition de plusieurs plans de libres alternativement transversales et lonsitudinales; 2° d'une couche supérieure formée de libres exclusivement longitudinales.

Les pédoncules cérébelleux moyens sont composés de faisceaux fibreux qui se continuent en dedans avec les fibres transversales de la protubérance, et s'épanouissent en dehors dans le centre médullaire du cervelet.

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