C. DES PÉDOîsCULES CÉRÉBRAUX
Les pédoncules cérébraux sont deux grosses colonnes blanches qui se portent en divergeant de la protubérance annulaire aux couches optiques.
La longueur de ces colonnes varie de 15 à 18 millimètres.
Leur volume est en raison directe de celui des hémisphères cérébraux.
Cylindriques et très rapprochés l'un de l'autre à leur point de départ, ils ne tardent pas à se déprimer de haut en bas pour s'élargir d'avant en arrière.
Leur face inférieure, libre, arrondie et de couleur blanche, offre des stries longitudinales produites par l'adossement des faisceaux fibreux et médullaires qui les composent ; elle est croisée obliquement par la bandelette du nerf optique qui forme sa limite antérieure.
Leur face interne, moins convexe que la précédente, présente un sillon longitudinal qui la divise en deux parties ; au niveau de ce sillon on observe : 1*» une ligne noirâtre qui répond au locus niger de Vicq d'Azyr ; 2° l'origine du nerf moteur oculaire commun. — Cette face est unie à celle du côté opposé par une lamelle triangulaire, blanche, criblée de pertuis vasculaires, et creusée en gouttière sur ses deux faces qui correspondent, l'une à l'espace interpédonculaire, et l'autre au bord postérieur du ventricule moyen.
Leur face externe est contiguë à la circonvolution de l'hippocampe dont elle se trouve séparée par la partie latérale de la grande fente cérébrale, et le repli de la pie-mère qui va donner naissance aux plexiis choroïdes des ventricules latéraux ; la bandelette des nerfs optiques la croise obliquement.
Leur face suj^érieure répond aux tubercules (piadrijimieaux qu'ils supportent.
Les pédoncules du cerveau résultent de la superposition de trois plans de fibres qui se distinguent par leur position en inférieur, moyen et supérieur :
Le plan inférieur se compose des fibres longitudinales de la couche correspondante de la protubérance; il continue par conséquent les pyramides antérieures.
Le plan m.oyen fait suite au faisceau intermédiaire du bulbe.
Le plan supérieur est formé par les pédoncules cérébelleux supérieurs et la partie du ruban de lleil qui se prolonge jusqu'au cerveau.
De ces trois plans les deux derniers ne tardent pas à se confondre ; mais les deux premiers sont séparés à leur entrée dans le pédoncule par une couche de substance brune ou noire offrant la forme d'un croissant
à concavité postérieure. Ce noyau, signalé par Sœmmerring, a été représenté et décrit par Vicq d'Azyr sous le nom de tache brune ou locus
FiG. 195.
Coupe transversale faite sur les -pédoncules cérébraux immédiatement aude~ vaut de la protubérance annulaire.