‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 34 sur 133 · AN4T0M1E · texte numérisé non relu

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longitudinales ou parallèles aux pédoncules cérébelleux supérieurs, les autres obliques et rétrogrades, provenant du faisceau latéral oblique.

Réduit aux fibres qui lui sont propres, ce faisceau ne présente pas une forme triangulaire, mais celle d'un ruban que Reil lui avait assignée.

Ce ruban décrit un trajet oblique et demi-circulaire autour des pédoncules cérébelleux supérieurs, de telle sorte qu'il leur est d'abord inférieur, puis externe, puis supérieur.

Par son extrémité inférieure il répond au faisceau intermédiaire du bulbe dont il tire son origine.

Par son extrémité supérieure il s'étale d'abord au-dessous des tubercules quadrijumeaux, en se réunissant à celui du côté opposé pour former une sorte de Ajoute qui supporte par sa convexité les tubercules quadrijumeaux. La moitié environ de ses fibres se réunit à celle du pédoncule cérébelleux supérieur correspondant pour se porter avec lui vei's le cerveau.

3iOELLE EFINIERE.

La moelle épinière est cette partie de l'axe cérébro-spinal qui occupe le canal vertébral.

Grêle, flexueuse et semblable à une tige au sommet de laquelle on voit s'épanouir les principaux renflements du système nerveux, elle mériterait le nom de i^èdoncule de l'encéphale.

Cette tige s'étend du corps de la seconde vertèbre lombaire au trou occipital. Ses limites inférieures offrent de légères variations suivant les individus; cliez quelques uns elle descend jusqu'à la troisième vertèbre lombaire, chez d'autres elle s'arrête à la dernière vertèbre dorsale.

Poids et volunÇe de la moelle e'pinièi'e.

La moelle épinière, préalablement dépouillée des racines des nerfs spinaux, pèse de 25 à 30 grammes.

Son poids, comparé à celui de l'encéphale, a été très différemment évalué par Chaussier et Meckel. Selon le premier de ces auteurs, il représenterait de la 19« à la 25° partie du poids de cet organe chez l'adulte; selon le second, il n'en serait que la 40« partie. Une aussi grande différence sur un fait facile à préciser, a dû surprendre les anatomistes. Pour l'expliquer, quelques uns ont fait remarquer que Chaussier dans ses évaluations n'avait dépouillé la moelle ni de son enveloppe propre, ni des racines des nerfs spinaux ; mais lorsqu'on conserve ces racines, c'est-à-dire lorsqu'on les divise au niveau de l'oi-ifice que leur présente la dure-mère, le poids de la moelle augmente de 5 grammes seulement. M. Longet a placé avec plus de raison la cause de cette dissidence dans l'étendue inégale que les deux auteurs attribuaient à la moelle, l'auteur français la prolongeant jusqu'à la protubérance, et l'auteur allemand lui donnant pour limite supérieure le trou occipital, de telle sorte que l'un ajoutait à son poids celui du bulbe rachidien que l'auire au contraire en retranchait ; or le poids du bulbe rachidien s'élève à 8 grammes environ : ce poids, réuni à celui des racines des nerfs spinaux, comble à peu près la différence que nous avons signalée. Cependant il m'a paru utile de recourir à de nouvelles observa-

NÉVIIOLOGIE. 4 51

tions pour contrôler d'une manière plus directe et plus précise les résultats mentionnés par Chaussier et Meckel. Après avoir extrait de sa cavité l'axe cérébro-spinal chez huit sujets du sexe masculin âgés de vingt-cinq à soixante ans, j'ai pesé avec la plus grande exactitude et successivement, l'encéphale, le cerveau, le cervelet séparé de l'isthme de l'encéphale par une section faite sur la partie moyenne de ses six pédoncules, puis cet isthme et enfin la moelle épinière ; j'ai pu ainsi constater que le poids moyen de la moelle s'élève à 27 grammes, celui de l'isthme de l'encéphale à 26, celui du cervelet à 140, celui du cerveau à tl70, celui de l'encéphale à 136 5. Or en comparant entre eux ces divers résultats et en prenant pour terme de comparaison le poids de la moelle, on voit : 1° One cet organe est à l'isthme de l'encéphale :: 1 : 1

2° Qu'il est au cervelet :: 1 : 5

3° Au cerveau :: 1 : 43

4° A l'encéphale :: 1 : 50.

Par conséquent, le rapport indiqué par Meckel n'était pas exagéré, il se trouve au contraire trop faible ; il y avait erreur de part et d'autre, mais surtout du côté de Chaussier.

Le volume de la moelle épinière peut être considéré sous plusieurs points de vue : dans ses rapports avec celui de l'encéphale chez l'homme et dans la série animale; dans ses i\ipports avec celui du corps et aussi dans ses rapports avec la capacité du canal vertébral ; il doit être étudié en outre dans les différences qu'il présente sur les divers points de son étendue,

1° Quel est le rapport existant entre le volume de la moelle épinière et celui des autres parties de l'axe cérébro-spinal dans la série des vertébrés ?

Nous avons vu que plus on s'élève dans la série animale, plus le système nerveux tend à se centraliser, et que l'encéphale forme en quelque sorte le noyau de cette centralisation ; or plus l'encéphale se développera, plus le volume relatif de la moelle épinière décroîtra. La loi qui préside à cette décroissance a été clairement signalée par Sœmmerring lorsqu'il a avancé qu'entre tous les vertébrés, l'homme est celui qui présente la moelle la plus petite comparativement à la masse encéphalique ; en la formulant d'une manière plus générale, on peut dire que le volume de la moelle épinière est en raison inverse de celui de l'encéphale.

2° Exîste-t-il tin rapport déterminé entre le volume de la moelle épinière et celui dxi corps ?

Les recherches de M. Leuret ayant établi, d'une part, que le volume de l'encéphale est à celui du corps, dans les poissons comme 1 : 5600, dans les reptiles comme 1 : 1300, dans les oiseaux comme 1 : 212, dans les mammifères comme 1 : 186, et celles de Sœmmerring ayant démontré, de l'autre, que ce volume se développe en raison inverse de celui de la moelle épinière, il semblerait résulter de ce premier aperçu que les dimensions de la moelle sont d'autant plus considérables relativement à celles du corps, que l'on descend davantage dans la série animale. Mais cette conclusion serait erronée, car le même anatomiste qui nous a fourni les chiffres précédents a constaté que le poids moyen de la moelle épinière représente la cinquième partie de celui de l'encéphale dans les mammifèreSj et la hui-

'lo2 ANAÏOMIE.

tièrac clans les oiseaux ; en ailmettant que flans les reptiles son volume moyen forme la moitié do celui de l'encéphale, et cjii'il offre chez les poissons des dimensions à peu près doubles de celles de la masse encéphalique, hypothèse que les faits recueillis jusqu'à ce jour paraissent justifier, on voit que, quoifiue plus petite, comparativement à l'encéphale, dans les deux premières classes de vertébrés que dans les deux dernières, elle est cependant plus considérable comparativement au corps, puiscpie dans les mammifères elle représente le cinquième de 186, c'est-à-dire la 1000<= partie du poids total de l'animal, et dans les oiseaux le huitième de 21 2, ou la 1700= partie de ce même poids, tandis que dans les re[)tiles et les poissons elle en forme de la 2 000* à la 3000« partie environ.

De l'ensemble de ces faits on peut conclure :

1° Que le volume de la moelle s'accroît comme celui de l'encéphale en remontant la série des vertébrés, mais dans une proportion plus faible, de telle sorte que la prédominance du second de ces organes a pour résultat la décroissance apparente du premier ;

2° Que l'accroissement graduel du volume de la moelle correspond au développement des forces musculaires et au perfectionnement de la sensibilité.

3° Quelles sont les dimensions relatives de la moelle éplnicre et du canal vertébral?

Le rapport que l'on observe entre le volume de la moelle épinière et la capacité du canal rachidien diffère beaucoup avec l'âge : depuis le moment de son apparition jusqu'à la fin du troisième mois de la vie intra-utérine, la moelle occupe le canal sacro-vertébral dans toute son étendue; vers la fin du cinquième mois son extrémité inférieure répond à la base du sacrum ; à la naissance elle répond au corps de la troisième ou de la quatrième vertèbre des lombes ; c'est en général vers l'époque de la puberté qu'elle arrive à la hauteur de la seconde vertèbre de la même région. Ainsi, dans le laps de temps qui s'écoule du deuxième mois de la vie intra-utérine à l'âge de douze ou quinze ans, la moelle épinière diminue graduellement de longueur relativement au canal vertébral ; lorsque le rapport de la partie contenue à la partie contenante se trouve définitivement établi, la longueur de la première représente environ les trois cinquièmes de la longueur de la seconde.

Le diamètre de la moelle est à peu près dans les mêmes proportions avec celui du canal rachidien ; il existe par conséquent entre la surface de l'axe nerveux et les parois osseuses un intervalle assez considérable. La duremère spinale divise cet intervalle en deux espaces secondaires et cylindriques : un espace plus petit ou intérieur, limité d'un côté parla surface de la moelle, de l'autre par la dure-mère doublée des deux feuillets de l'arachnoïde ; et un espace extérieur, circonscrit en dedans par cette même enveloppe et en dehors par le canal vertébral. Le premier de ces espaces est occupé par le liquide céphalo-rachidien et les racines des nerfs spinaux, le second par des plexus veineux et un tissu cellulo-adipeux extrêmement fin.

4° Quelles sont les différences que présente le volume de la moelle épinière sur les divers points de son étendue?

Le prolongement rachidien est un long cylindre légèrement aplati

NÉVROLOGIE. 153

d'avant en arrière, de telle sorte que son diamètre transverse l'emporte sur l'antéro-postérienr d'un Imitièmc environ.

Le calibre de ce cylindre n'est pas égal sur toute sa longueur : peu considérable à son extrémité supérieure par laquelle il se continue avec le collet du bulbe, on le voit s'accroître très sensiblement de la troisième vertèbre cervicale à la sixième, et diminuer ensuite à mesure qu'il approche de la deuxième vertèbre dorsale, où il reprend ses dimensions premières après avoir décrit un renflement fusiforme.

Dans sa région dorsale la moelle diminue de volume et revêt une forme plus régulièrement arrondie.

A partir de la neuvième vertèbre du dos jusqu'à la onzième, elle se renfle et s'aplatit de nouveau, puis décroit très rapidement pour se terminer en pointe derrière le corps de la première vertèbre lombaire.

Des deux renflements de la moelle épinière, le supérieur ou cervical, plus considérable, répond à l'origine des nerfs du membre thoracique; l'inférieur ou lombaire est le point de départ des nerfs du membre abdominal ; de là les noms de renflement brachial et crural sous lesquels ils sont aussi quelquefois désignés.

Considérées d'une manière absolue, les dimensions de la moelle varient avec les individus : la mensuration m'a donné pour sa longueur totale et moyenne 4 5 centimètres, et pour sa circonférence, 38 millimètres au niveau du renflement cervical, 33 au niveau du renflement lombaire, 28 an niveau de la portion dorsale ; son diamètre moyen est par conséquent de 1 1 millimètres.

Moyens de protection et de fixité de la moelle épinière»

La moelle épinière se trouve comme suspendue au centre du canal vertébral dont elle partage les courbures et tous les mouvements. Deux membranes fibreuses, l'une externe, dépendante de la dure-mère, etFautre interne, continue à la pie-mère, l'immobilisent dans la position qu'elle occupe ; pour cette immobilisation la dure-mère se prolonge de chaque côte sur la série des nerfs spinaux, et vient se confondre au niveau des trous de conjugaison avec le périoste correspondant, de telle sorte qu'elle ne peut se porter ni à droite ni à gauche, ni en avant ni en arrière ; elle conserve ainsi une situation déterminée et constante relativement aux parois osseuses. — La pie-mère spinale, immédiatement appliquée sur la moelle épinière qu'elle entoure de toutes parts, envoie vers la membrane précédente des prolongements multipliés qui ont pour effet de l'unir à elle aussi solidement que celle-ci est unie aux os.

Avant de procéder à l'étnde de la moelle proprement dite, il importe donc de connaître son enveloppe propre ou immédiate, et les prolongements qui en dépendent.

DE LA. riE-MÈRE SPIÎSALE ET DE SES DIVERSES DÉPEND AINCES.

Préparation. Quatre modes de préparation peuvent être mis en usage pour l'c'tude de cette menihrane :

1" On peut la retourner à la manière d^inc anguille qu'on dépouille; il faut alors faire usage d'une moelle épinière très fiaîthe, et donner la préférence à celle de l'enfant, qui se prête beaucoup mieux à ce genre de préparation; les ra-

cines des nerfs spinaux seront divisées pre'ulabienienl au voisinage de leur origine apparente.

"1" Si la moelle n'est pas assez fraîche pour se laisser ainsi de'poiiiller, ou divise son enveloppe sur la ligue médiane eu avant ou en arrièi e, et on l'enlève ensuite par voie de traction et de décollement en agissant sur l'une des lèvres de la division ou sur les deux lèvres à la fois.

5° Keuffel prenait un tronçon de la moelle, plaçait ce tronçon dans une solution peu concentrée de potasse qu'il renouvelait jusqu'à ce que la substance médullaire eût été entraînée en totalité, ce qui arrive dans l'espace de sept à huit jours.

4° A ces procédés je pre'fèrele suii'ant, qui est plus simple et qui donne des résultats plus satisfaisants. Il m'a été communic[ué par M. Parise.

La voûle du crâne ayant été enlevée , et le canal vertébral ouvert par sa partie postérieure dans toute son étendue, recouvrez la dure-mère rachidienne d'un linge humide et abandonnez la moelle épiuière à son ramollissement naturel pendant quatre ou cinq jours en été, et douze ou C|uinze jours en hiver.

Ce temps écoulé, pressez doucement sur la dure-mère rachidienne de bas en haut, en agissant d'aljord sur la partie supérieure de la moelle, puis sur sa partie moyenne, et enfin sur toute sa longueur; sous l'influence de cette pression la substance ramollie de l'organe s'écoulera par l'extrémité la plus élevée de la pie-mère spinale, qui sera aiusi vidée en grande partie.

Celte première manœuvre ayant évacué toute la partie ramollie de la moelle, abandonnez-la de nouveau à elle-même, et renouvelez pendant quelques jours les mêmes pressions eu procédant de la même manière. Après trois ou quatre manœuvres semblables, la substance se trouvera complètement évacuée; si quelques débris troublaient encore sa transparence, une solution de potasse injectée dans sa cavité les fera facilement disparaître.

Lorsque l'enveloppe de la moelle se trouve aiusi préparée, ou adapte à sou extrémité supérieure un liège sur lequel on la lie, puis à l'aide d'un tube qui traverse le même liège, elle est ensuite insuflflée ; dans cet état elle se présente dans les conditions les plus favorables à l'étude.

Cette préparation peut être facilement conservée ; pour atteindre ce but il suffit de piquer les nerfs spinaux sur une planche de liège ou de sapin après les avoir disséqués à une petite distance de leur origine.

Si l'on désire reconstituer la moelle dans sa conformation et ses apparences primitives, on coulera dans sou enveloppe de la cire blanche fondue qui représente parfaitement la substance médullaire.

La pie-mère rachidienne est une membrane dense et résistante qui entoure et soutient la moelle comme le névrilème entoure et protège les nerfs.

Vue dans son état d'intégrité, cette membrane est transparente ; examinée sous l'eau après avoir été isolée de la substance médullaire, elle perd en partie cette transparence pour prendre une couleur d'un blanc nacré analogue à celle de tous les tissus fibreux.

L'enveloppe propre de la moelle nous présente à étudier sa surface externe, sa surface interne et sa texture.

1" Surface externe de la pie-mère spinale.

Cette surface est recouverte de capillaires artériels et veineux qui, après s'être anastomosés, la traversent pour aller se distribuer à la moelle. Parmi ces ramuscules, les plus considérables rampent sur les parties antérieure et postérieure au voisinage de la ligne médiane; les plus grêles se montrent sur les parties latérales et autour des racines des nerfs spinaux.

Lorsque la moelle présente ses courbures naturelles, son enveloppe est lisse et unie ; si elle se dévie dans tel ou tel sens, la pie-mère spinale se ride du côté infléchi et revêt alors un aspect assez analogue à celui des nerfs et des tendons dans leur état de relâchement.

NÉYROLOGIE. 1 o5

Quatre sortes tle prolongements naissent de la surface externe de l'enveloppe i)ropre de la moelle : 1" des prolongements filamenteux extrêmement nniltiplics; 2° des prolongements triangulaires qui s'ajoutent les mis aiix autres pour constituer deux bandelettes fibreuses connues sous le nom de Ufjamcnts dentelés ; .i° un prolongement cylindriipie et médian (jui forme le ligament coccijgïen ; 4° enfin des p.rolongcments canaliculés qui entourent les racines des nerfs rachidiens et deviennent l'origine du névrilèmc de toutes les paires spinales.

Les prolongements filamenteux de la pie-mère spinale s'étendent de ses faces antérieure et postérieure aux faces correspondantes de la dure-mère racliidienne. Les plus nombreux et les plus résistants sont silués sur la ligne médiane ; les autres se trouvent irrégulièrement disséminés sur les côtés de cette ligne. Pour étudier ces filaments cellulo-fibreux, il faut, après avoir incisé la dure- mère et le feuillet pariétal de i'araclinoïde spinale, soulever par i'insufflalion le feuillet viscéral de cette dernière membrane ; il devient alors facile de constater que la cavité aracbnoïdienne est cloisonnée dans divers sens, et que toutes ces cloisons sont formées par la réflexion du feuillet viscéral autour des prolongements étendus de la moelle à la dure-mère; lorsqu'on pratique cette insufflation sous l'eau, on voit sur quelques points des bulles d'air se dégager par la petite gaîne que l'arachnoïde fournit aux filaments divisés.

Les ligaments dentelés se présentent sous l'aspect de deux longues bandelettes intermédiaires aux racines antérieures et postérieures des nerfs spinaux. (Fig. 197 et 198.)

Le bord interne de ces bandelettes se confond dans toute son étendue avec la pie-mère spinale.

Leur bord externe, découpé en festons inégaux et rentrants, s'attache par le sommet des angles qui séparent ces festons à la surface interne de la dure-mère.

Les prolongements triangulaires qui donnent naissance aux ligaments dentelés, en se continuant entre eux par leur angle supérieur et inférieur, sont au nouibre de dix-huit à vingt. Le plus élevé correspond au trou occipital où il se trouve situé entre l'artère vertébrale et le nerf spinal ; !e plus inférieur s'insère à la dure-mère, au niveau de la dernière vertèbre dorsale ou de la première lombaire. Ces prolongements sont d'autant plus espacés qu'on se rappi'oclie davantage de l'extrémité inférieure de la moelle ; ils s'attachent pour la plupart vers la partie moyenne de l'intervalle qui sépare les nerfs spinaux. On eu compte ordinairement un au niveau de chacun de ces inîerA'alles et très rarement deux; quelquefois un ou plusieurs des espaces compris entre les paires spinales en sont dépourvus.

Selon Bichat et quelques anatomlstes anciens, le ligament dentelé représente une production fibreuse tout à fait distincte des membranes de la moelle ; pour Chaussier, il forme une dépendance de l'arachnoïde, et pour Meckel une dépendance de la dure -mère. Aucune de ces opinions ne repose sur l'obsersation ; un examen un peu attentif établit sans contestation que ce ligament est une dépendance de l'enveloppe propre de la moelle au même titre que la faux du cerveau est une dépendance de la duremère.

ANATOMŒ.

Le ligament coccygicn, situé sur le prolongement de la pie-mère racliidienne, constitue un cordon fibreux étendu de rextrémité inférieure de la moelle à la base du coccyx où il se fixe.

Moelle épinière vue par sa face poslerieiue et divisée en trois parties-

FiG. 197.

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