D. DES PÉDONCULES CÉRÉBELLEUX SUPÉRIEURS ET DE LA VALVULE
DE VIEUSSENS.
Les pédoncules cérébelleux supérieurs , processus cerebellî ad testes de Haller, processus cerebellî ad cerebrum de Drelincourt, se présentent sous l'aspect de deux colonnes étendues du centre médullaire du cervelet aux pédoncules cérébraux et aux couclies optiques qu'ils concourent à former; ils sont aplatis de haut en bas. (Fig. 19 G.)
Leur face supérieure est recouverte en arrière par un double feuillet de la pie-mère et l'extrémité correspondante du vermis supérieur; en avant elle répond au ruban de Reilet aux tubercules quadrijumeaux sous lesquels ils s'engagent.
Leur face inférieure fait partie de la paroi supérieure du quatrième ventricule.
Leur bord interne se continue avec la valvule de Vieussens dont ils se distinguent par leur saillie et leur épaisseur.
Leur bord externe répond au sillon latéral de l'isthme et au faisceau intermédiaire du bulbe.
Leur extrémité postérieur se perd dans la partie médiane du centre médullaire du cervelet ; elle est superposée à l'extrémité coi'respondante du pédoncule cérébelleux inférieur dont elle croise obliquement la dii'ection.
Leur extrémité antérieure, après s'être engagée sous le ruban de Reil et les tubercules quadrijumeaux, se porte avec le pédoncule cérébral vers la couche optique, et s'épanouit dans les hémisphères.
Ces pédoncules sont composés de fibres parallèles et antéro-postérieures.
La valvule de Fieussens, vélum interjectum de Haller, lame médullaire moyenne du cervelet de Vicq d'Azyr, est une lamelle de substance
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blancbe située dans l'intervalle des deux pédoncules cérébelleux supérieurs qu'elle réunit.
Sa longueur Aarie de 12 à 15 millimètres et sa largeur de 6 à 8; son épaisseur est d'un demi-millimètre environ.
Sa direction est borizontale et sa forme rectangulaire.
Sa face supérieure, concave, présente dans son aspect quelques variétés ; tantôt elle est libre, unie et de couleur blancbe dans toute son étendue ; tantôt elle est sillonnée de stries de substance grise transversalement dirigées qui ne s'étendent jamais cependant jusqu'à son extrémité antérieure ; cette face répond au vermis supérieur dont la sépare un double feuillet de la pie-mère.
Sa face inférieure, convexe, répond au ventricule du cervelet; elle se trouve en contact avec la luette ou tubercule lamineux de Malacarne, et sépare ainsi l'une de l'autre à leur extrémité antérieure les deux éminenccs vermiculaires.
Ses bords se continuent avec le bord interne des pédoncules cérébelleux supérieurs.
Son extrémité postérieure se perd dans la partie médullaii-e du lobe médian du cervelet.
Son extrémité antérieure se continue avec la lame médullaire qui recouvre les tubercules quadrijumeaux ; au niveau de cette continuité et sur la ligne médiane, on observe un petit faisceau arrondi et extrêmement court qui descend de ces tubercules sur la valvule pour se confondre avec elle ; ce faisceau est quelquefois simple, mais on le voit ordinairement se bifurquer à son extrémité valvulaire ; je l'ai vu aussi se partager en bas en trois branches, une moyenne et deux latérales ; il est connu sous les noms de frein et de colonne de la valvule de Fieussens.
Cette valvule forme une dépendance du centre médullaire du cervelet ; revêtue de substance grise, elle représente très bien une demi- lamelle cérébelleuse.— Elle a été considérée par G ail comme la commissure des pédoncules supérieurs ; mais la direction antéro-postérieure de ces fibres enlève toute valeur à cette opinion. — M. Ludovic Hirscbfeld lui donne pour origine le ruban de Reil dont les fibres postérieures, au lieu de s'engager sous les tubercules quadrijumeaux, contourneraient les pédoncules supérieurs en se portant en dedans et en arrière, et produiraient la valvule par leur entrecroisement sur la ligne médiane. On voit en effet une disposition analogue que j'ai fait représenter dans la plancbe 196 ; mais les fibres qui se contournent ainsi n'occupent que sa partie antérieure et sont manifestement trop peu nombreuses pour constituer à elles seules une lame comparativement aussi étendue ; d'autres fibres à direction longitudinale et parallèle, étendues du cervelet aux tubercules quadrijumeaux, croisent les précédentes à angle aigu.
Eo DES TLBERCLLES QUADRIJUMEAUX ET DU FAISCEAU LATÉRAL OBLIQUE DE L'ISTHME.
Les tubercules quadrijumeaux, corpora bigemîna de Sœmmerring, sont situés au-dessus des pédoncules cérébraux, au-dessous de la glande pinéale et de la toile choroïdienne, qui les sépare du bourrelet du corps calleux, en arrière du troisième ventricule, au-devant du vermis supérieur.
Ces tubercules reposent sur une base quadrilatère dont ils occupent les an!5le=!; un sillon autcro-postéricur, médian et rcctiligne, sépare les tubercules du côté droit de ceux du côté gauche ; un sillon transversal et curviligne à concavité tournée en avant, sépare les tubercules quadrijumeaux antérieurs des postérieurs.
Les tubercules quadrijumeaux antérieurs, ou eminenrcs noies, sont plus volumineux que les postérieurs ; une légère dépression sur laquelle repose la base de la glande pinéale existe à leur partie antérieure et interne.
FiG. 196.
Tubercules quadrijumeaux , pédoncules cérébelleux supérieurs , et valvule de Vitussens.
. Tulserciiles quadrijumeaux. — 2. Valvule de Vieussens. — 5. Pédoncule ce'rél)ellfux supérieur du cÔLé gauclie. — 4. Partie supëiicure du pc'doncule ce'rélielleux moyen. — a. Partie snpe'iieure du pédoncule cérébral. — 6. Sillon latérid de l'isthme de reiicépliale. — 7. Faisceau laléial oblique de l'isltimc ou ruban de Reil, — 8 Cordon élendu des tubercules testes aux coi-ps geiiouillés internes. — 9. Colonne de la valvule de Vieussens. — 10. Partie postérieure de la valvule de Vieussens qui se trouve ordinairement entrecoupée
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Leur couleur est d'un blanc grir>âtrc ; leur forme celle d'un ovoïde dont la grosse extrciuité regarde en avant et en dehors. Suflîsammcnt prolongé, leur grand axe inclliié en arrière et en dedans irait s'entrecroiser avec celui du côté opposé, un peu au-devant de la colonne de la valvule de Vieussens.
De leur extrémité antéro externe on voit partir de chaque côté un petit groupe de fibres ordinairement peu apparentes qui se portent au corps genouillé externe pour concourir à l'origine des nerfs optiques.
Les tubercules quadrijnmeaux postérieurs ouinférieurs, plus connus sons le nom de testes, diffèrent des précédents non seulement par leur volume, mais aussi par leurs limites qui sont mieux accusées, par leur couleur qui est plus blanche, et par leur forme qui est plus arrondie et presque hémisphérique.
De leur partie externe part un faisceau cylindrique remarquable par ses dimensions ; ce faisceau, qui se dirige en bas et en avant, se termine au corps genouillé interne ; il représente l'une des origines du nerf optique correspondant.
Les tubercules quadrijumeaux se composent de substance blanche et de substance grise : la première les entoure et leur forme une écorce extrêmement mince ; la seconde constitue la presque totalité de leur volume.
Le faisceau latéral oblique de l'isthme ou ruban de Reil, faisceau triangulaire latéral de M. Cruveilhier, est une bande fibreuse obliquement étendue du sillon latéral de l'isthme aux tubercules testes. Les auteurs ne sont pas d'accord sur ses limites : M. Cruveilhier rattache à ce faisceau le cordon qui s'étend des tubercules quadrijumeaux postérieurs aux corps gcnouillés internes; suivant M. Ludovic Hirschfeld la valvule de Vieussens en serait aussi une dépendance. — - Remarquons d'abord que le cordon qui se dirige vers les corps genouillés en est tout à fait distinct par son origine et sa direction, ainsi que l'a très bien établi 31. Foviile. Quant à la valvule de Tieu«sens, elle en reçoit toujours, en effet, un certain nombre de fibres remarquables par leur direction transversale ou oblique en dedans et en arrière. Mais ces fibres sont-elles bien les seules qui participent à sa formation ? Je ne le pense pas ; dans un grand nombre des cas, du moins, j'ai pu assez facilement constater l'existence de deux ordres de fibres, les unes
fie lamelles grises transversales. — 11. Fibres postérieures ou internes du faisceau latéral oblique de l'islhme, croisant le pédoncule cérébelleux correspondant pour venir se terminer dans la valvule de Vieu.^seus à la formation de laquelle elles contribuent. — 12. Fibres supérieures de la protubérance contournant le pédoncule cérébelleux moyen, sur lequel elles deviennent légèrement flexucuscs. — lô. Centre médullaire du cervelet. — 14. Corps rhomboVdal ou olive cérébelleuse.— IS. Commissure cérébrale postérieure, — 10. Pédoncules supérieurs de la glande pinéale, au dessous desquels on aperçoit deux jielils traclus transversaux qui représentent ses pédoncules moyens. — il. Gl.mde pinéale renversée du côté du ventricule moyen pour laisser voir ses pédoncules moyens et la commissure cérébrale poslérieure. — 18. Tubercules postérieurs de la couche optique. — 19. Tubercule antérieur de ce renflement. — 20. Lame cornée. — 2!. Veine du corps strié dont le tronc se trouve recouvert par la lame cornée. — 22. Piliers antérieurs du trigone dans l'iutervalle desquels on aperçoit la commissure cérébrale antérieure. — 23. Corps strié. — 2i. Coupe du sepUmi liœidinn.