CONFORMATION EXTÉRIEURE DES GANGLIOINS
Les ganglions se présentent, ainsi que nous l'avons vu, sous l'aspect d'un renflement. Leurs dimensions, plus grandes que celles des nerfs sur les- ^piels ils reposent, permettent de les distinguer assez facilement de ces derniers.
Leiu- couleur cendrée ou grisâtre offre une nuance d'autant plus foncée qu'ils appartiennent à une branche plus éloignée de son origine.
Leur forme est extrêmement variable : ellipsoïde pour le plus grand nombre, elle devient hémisphérique, semi-lunaire, cordiforme pour quelques uns et indéterminée pour beaucoup d'autres.
Les ganglions se divisent comme les nerfs, dont ils sont une dépendance, en deux grandes classes : ceux du système nerveux de la vie animale, et ceux du système nerveux de la vie organique.
Les ganglions du système nerveux de la vie animale se subdivisent en deux groupes très distincts :
1° Un groupe principal qui occupe la série des trous résultant de la conjugaison des vertèbres spinales et crâniennes : ce sont les ganglions spinaux, le ganglion du pneumo-gastrique, celui du glosso-pharyngien et celui de la portion sensiiive du trijumeau ou ganglion de Casser.
2° Un très petit groupe dont les divers éléments se trouvent disséminés
NEVROLOGIE. 2o
dans les cavités anfractueuses de la face: ce sont les ganglions ophtholmique, sphéno-palatin, otiqiie, soxis-maxillaire et sublingiial.
Les premiers appartiennent exclusivement à des troncs nerveux sensitifs, en sorte qu'ils constituent pour les nerfs de sensibilité un de leurs caractères distinctifs les plus remarquables.
Les seconds reposent sur de simples rameaux qui vont se distribuer, soit à des organes sécréteurs, comme ceux des ganglions sous-maxillaire et sublingual qui se rendent aux glandes correspondantes, soit à des organes contractiles involontaires et à des muqueuses, comme ceux des ganglions oticjue, spliéno-palatin et opbthalmi([ue. Tous les ganglions qui constituent ce petit groupe ont pour caractères communs : 1° leurs connexions intimes avec les branches de la cinquième paire sur le trajet de laquelle ils sont situés et dont quelques rameaux passent ainsi par deux renllements successifs, d'abord par le ganglion de Casser, et ensuite par l'un des ganglions que nous venons de mentionner ; 2" la petitesse de leur volume ; 3° l'irrégularité et la variabilité de leur forme non seulement chez les divers sujets, mais d'un côté à l'autre, caractère qui les rapproche de ceux du système nerveux de la vie organique ; 4° leur indépendance plus ou moins complète dans la majorité des cas; 5° leurs communications avec le ganglion cervical supérieur, c'est-à-dire, avec la partie la plus élevée du grand sympathique par un ou plusieurs filets, communication constante qui a porté quelques auteurs, et particulièrement M. Longet, à les considérer comme une dépendance de ce nerf.
Les ganglions du système nerveux de la vie organique se partagent aussi en deux ordres.
Les uns sont latéraux, les autres médians.
Les latéraux, en partie symétriques , forment une série linéaire qui s'étend comme un chapelet de la base du crâne à la base du coccyx.
Les médians, situés sur le trajet des branches qui émanent des précédents, n'affectent aucun rapport déterminé ni entre eux ni avec les viscères du thorax et de l'abdomen ; on les trouve irrégulièrement disséminés autour de l'aorte et des gros troncs qui en partent.
Ceux de la première classe varient peu dans leur siège, leur nombre, leur forme et leur volume. Chacun d'eux répond à une vertèbre, de sorte que leur nombre égale celui des éléments qui composent la colonne sacrovertébrale; il n'existe à cette règle qu'une exception pour ceux du cou, qui sont au nombre de trois seulement. Leur forme est généralement ellipsoïde et leur volume en rapport avec le nombre et les dimensions des branches qu'ils reçoivent.
Ceux de la seconde classe échappent à toute tentative de dénombrement ; rien de fixe dans leur forme ; leurs dimensions, quelquefois considérables comme celles du ganglion semi-lunaire, réclament d'autres fois, pour être aperçues, le secours du microscope.
Aux ganglions latéraux aboutissent : 1" deux rameaux tirant leur origine des racines antérieures et postérieures des nerfs rachidiens ; 2° un rameau émané du ganglion qui est au-dessus. — De ces mêmes ganglions partent constamment: 1" de leur extrémité inférieure un filet destiné au ganglion qui est immédiatement au-dessous ; 2° de leur partie interne ini ou plusieurs rameaux pour les viscères du tronc.