MUSCLES MOTEURS DES LÈVRES OU LABIAUX
Huit sont pairs et dilatateurs , savoir : l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure , l'élévateur propre , le canin ou élévateur oblique interne de la commissure , le grand zygomatique ou grand élévateur oblique externe de la commissure , le petit zygomatique ou petit élévateur oblique externe , le triangulaire ou abaisseur de la commissure , le carré ou abaisseur de la lèvre inférieui'e, et le buccinateur ou abducteur de l'angle des lèvres.
Le neuvième est impair, médian, et constricteur de l'orifice buccal.
A la description de ces muscles nous rattacherons celle de la houppe du menton, qui élève passivement la lèvre inférieure.
ÉLÉVATEUR GOJÎJllJN DE L'AILE DU NEZ ET DE Li LEVRE SL'PÉlUEUUE.
Situation. Sur les côtes du nez.
Forme. Aplati d'avant en arrière, étroit en haut, plus large en bas.
Attaches. En haut , à la partie inférieure et intei-ne de la circonférence de la base de l'orbite ; — en bas, aux téguments de l'aile du nez et à ceux de la lèvre supérieure : cette insertion cutanée se fait par des fibres très pâles ; pour bien l'étudier, il convient, après avoir examiné le muscle par sa face antérieure ou superficielle, de l'observer par sa face profonde.
Direction. Vertical.
B.apports. En avant , avec la peau; en arrière, avec le maxillaire, l'élévateur propre de la lèvre supérieure , et les muscles moteurs de l'aile du nez.
ylction. Par ses fibres internes ou nasales, il élève l'aile du nez en la portant en dehors ; par ses fibres internes , il élève directement la lèvre siqiérieure. Ces deux ordres de fibres se contractent toujonrs simultanément , en sorte que la lèvre supérieure ne peut s'élever sans que l'aile du nez ne s'élève également; il n'en est pas ainsi de cette aile, dont l'élévation coïncide fréquemment avec l'immobilité de la lèvre ; mais alors ce n'est plus l'élévateur commun qui agit, c'est le dilatateur de la narine qui se contraclc.
ELEVATEL'R PCOPUE DE LA LÈvUE SLPERIEL'RE.
Sihiation. A la partie moyenne de la face. . Forme. Ouadrilalèrc.
Attaches. En haut, à la moitié interne du bord inférieur de la base de
MYOLOGIE. 235
l'orbite ; — en bas, aux tégumenls de la lèvre supérieure, et par quelques fibres à l'extréniité post(iriem-e du cartilage de l'aile du nez.
Plrcction. Oblique de baut en bas et de debors en dedans.
Rapports. En avant , avec le sphincter des paupières qui recouvre son insertion supérieure , et dans le reste de son étendue avec la peau ;. en arrière, avec le maxillaire, le nerf sous-orbitaire , et l'origine du muscle canin.
Jction. Par le plus grand nombre de ses fibres, il porte la lèvre supérieure en baut et un peu en dehors ; et par ses fibres les plus internes, il élève le cartilage de l'aile du nez en le portant en arrière.
Trois muscles participent donc à l'élévation de l'aile du nez : le transverse du nez qui l'attire en haut et en avant en lui imprimant un mouvement de bascule, l'élévateur commun <pii l'élève directement, et l'élévateur propre de la lèvre supérieure qui l'attire en arrière ; de l'isolement ou de l'association d'action de ces divers muscles entre eux et avec le myrliforme ou sphincter de la narine, résulte la variété des mouvements de l'aile du nez et rinfiuence remarquable que ces mouvements exercent sur l'expression de la physionomie chez quelques personnes.
GRAND ZVGOMATIQUE OU GUAiSD ÉLÉVATEUR OBLIQUE EXTER^E DE LA CODIMISSURE DES LÈVRES.
Siiiiallon. A la partie moyenne de la face.
Forme. Allongé et très grêle.
yJitaches. En baut, à la face externe de l'os de la pommette, près de son angle postérieur; — en bas, aux téguments de la commissure des lèvres. Par ses fibres les plus externes , ce muscle se continue avec les fibres correspondantes du triangulaire des lèvres ; de cette continuité résulte une courbe dont la concavité regarde en arrière.
Direction . Oblique de haut en bas, d'arrière en avant et de dehors en dedans.
Rapports. En dehors, avec le sphincter palpébral supérieurement, et la peau dans le reste de son étendue ; en dedans, avec le masséter, le malaire et le buccinateur.
Jction. Par la plus grande partie de ses fibres, il élève la commissure en la portant en debors et en arrière ; par les libres qui se continuent avec celles du triangulaire , il porte la commissure directement en arrière.
PETIT ZVG0.V.AT1QL'E OU PiiTIT ÉLÉVATEUR. OBLIQUE tXTER.NE DE LA COMMISSURE.
Stiual'ion. A la partie moyenne de la face, lorsqu'il existe. - Forme. Allongé, arrondi, extrêmement grêle.
Jtlarlies. En baut , à la face externe de l'os malaire ; — en bas , aux téguments de la commissure des lèvres.
. Souvent le ])etit zygomatique est renforcé parles fibres les plus inférieures (lu sphincter des paupières ; queUpiefois même il est formé exehisivcment par un faisceau qui se détache de ce dernier muscle pour se porter à In co:!imissure.
236 ANAÏOMIE.
Direction. Oblique de haut en bas, cVarricre en avant et de dehors en dedans , comme le grand zygomatique auquel il est antérieur et sensiblement parallèle.
Rapports. En dehors, avec la peau ; en dedans, avec le raalaire et le muscle canin.
CAN1>' ou ÉLÉVATEUR OBLIQL'E INTERNE DE LA COMMISSURE.
Situation. Dans la fosse canine.
Forme. Quadrilatère.
Attaches. En haut , à la partie la plus élevée de la fosse canine , immédiatement au-dessous du trou sous-orbitaire et à la base de l'apophyse montante du maxillaire ; — en bas, à la commissure où il se continue parla plupart de SCS fibres avec le triangulaire des lèvres.
Direction. Oblique de haut en bas et de dedans en dehors.
Rapports. En avant , avec l'élévateur propre de la lèvre supérieure , dont le séparent les nerfs et les vaisseaux sous-orbitaires ; en arrière, avec le maxillaire supérieur , la muqueuse buccale et l'orbiculaire des lèvres.