PALATIN
Os irrégulier, situé à la partie postérieure des fosses nasales, divisé en portion horizontale et portion verticale.
1° Portion hovizontale. (Fig. 2 3.) Elle est quadrilatère et présente : une face su])érieure unie et concave qui fait partie du plancher des fosses nasales; — une face inférieure inégale qui forme la partie la plus reculée de la voûte palatine, et sur laquelle on voit l'orifice inférieur du conduit palatin postérieur, ainsi qu'une petite crête destinée à l'insertion du muscle péristaphylin externe; — un bord antérieur taillé obliquement pour s'appuyer sur l'apophyse palatine du maxillaire ; — un bord postérieur auquel s'attache le voile du palais ; — un bord interne surmonté d'une crête qui concourt à former la rainure qu'occupe le vomer, et terminé par une épine, moitié de l'épine nasale postérieure; — un bord externe, soudé à la portion verticale.
Fig. 23.
FiG. 23. — Palatin vu par sa face interne. — 1. Poiiion horizontale. — 2. Portion verticale. — 3. Apopliyse plërygoïdienne. — 4. Bord interne de la portion horizontale,
— o. Moitié' de l'e'pine nasale poste'rieure.
— (5. Crète articulée avec le cornet inférieur.
— 7. TroLi sphe'uo-palatin. — 8. Apophyse orbitaire. — 9. Apophyse splie'noïdale. — 10. Gunttière de l'apophyse pte'rygoïdienne occupe'c par l'aile interne de Tapophyse ptéryguide. — IJ. Pelile crête poui- l'insertion du lendon du péristaphylin externe.
2<* Portion verticale. Ouacirilatère aussi, mais plus longue et plus jnince que la précédente, divisée également en deux faces et quatre bords.
Face interne. Elle constitue la partie postérieure delà paroi externe des fosses nasales, et présente de haut en bas : 1" une crête horizontale articulée avec le cornet moyen ; 2° une gouttière appartenant au méat moyen ; 3" une seconde crête horizontale plus longue, unie au cornet inférieur ; 4"^ une seconde gouttière faisant partie du méat inférieur.
Face externe. (Fig. 24.) Très inégaie, lisse en haut, où elle répond au sommet de la fosse zygomatique, rugueuse en avant pour s'articuler avec le maxillaire supérieur, traversée par une gouttière verticale qui forme la plus grande partie du canal palatin postérieur.
Bord antérieur. Il offre en bas une lamelle osseuse, mince et fragile , reçue dans une fissure qu'on observe sur la partie inférieure de l'orifice
OSTEOLOGIE.
du sinus maxillaire. Cette lamelle contribue beaucoup à rétrécir le diamèire de cet orifice.
ris. 24.
FiG. 24. — Palatin vu par sa face externe. — \. Surface articulée avec le maxillaire supérieur. — 2. Gouttière concouraut à former le canal palatin postérieur. — ô.Trou sphéno-palatin. — 4. Facette externe de l'apophyse orLitaire. — 5. Facette orbitaire de l'apophyse précédente. — 6. Facette maxillaire de la même apophyse, — 7. Facette sphénoïdale. — 8. Apopliyse plérygoïdienne.
Bord postérieur. Il présente en bas la tubérosité de l'os du palais :. mieux nommée apophyse ptérygoïdienne , ou pyramidale , déjetée en dehors , confondue par sa base avec le reste de l'os, comme enclavée dans la bifurcation de l'apophyse ptérygoïde, — creusée supérieurement de trois gouttières, l'une médiane qui fait partie de la fosse ptérygoïdienne , deux latérales qui reçoivent le sommet des deux ailes de l'apophyse ptérygoïde; — en bas, l'apophyse pyramidale complète la voûte palatine, et ^H-ésente les orifices des conduits accessoires du canal palatin postérieur ; — en dehors, elle offre une surface , inégale en haut pour s'articuler avec le maxillaire supérieur, lisse en bas, oi^i elle répond à la fosse zygoraatique ; — la base de cette apophyse est traversée verticalement par le canal palatin postérieur.
Bord inférieu] zontale.
Il se confond avec le bord externe de la portion hori
Bord su2)crieur. Il présente deux apophyses , l'une postérieure , l'autre antérieure , séparées par une échancrure quo le sphénoïde convertit en trou ; ce trou sphéno-palatin donne passage aux nerfs et aux vaisseaux de même nom. — L'apophyse postérieure ou sphénoïdale, moins élevée que l'antérieure , oflVe trois facettes, une interne (jui fait partie des fosses nasales , une externe qu'on voit dans la fosse zygomatique , une supérieure qui s'articule avec le sphénoïde et contribue , par une gouttière qui la parcourt, à former le conduit ptérygo-palatin. — L'apophyse antérieure ou orbitaire, plus considérable que la précédente , inclinée en dehors, supportée par un col qui fait partie du trou sphéno-palatin, est circonscrite par cinq facettes, trois articulaires et rugueuses, deux unies et libres. Ces facettes sont : 1 " interne, elle est concave et s'unit à l'ethmoïde pour en recouvrir les cellules ; 2° antérieure, elle s'applique sur l'angle postérieur de la face orbitaire du maxillaire ; 3" postérieure, elle s'articule avec le sphénoïde et présente l'orifice d'une cellule, ou sinus palatin creusé dans l'épais-
seur de l'apophyse ; ce sinus communique avec le sphénoïdal ; quelquefois il s'ouvre sur la face interne, alors il communique avec les cellules postérieures de l'ethmoïde ; 4° supérieure, elle est lisse et forme la partie la plus reculée du plancher de l'orbite ; 5° externe, elle regarde l'arcade zygomalique; cette dernière facette est séparée de la précédente par un petit bord droit et mousse dépendant de la fente sphéno-maxillaire.
Le palatin, articulé avec six os, fait partie des fosses orbitaire, nasale, buccale, ptérygoïdienne et zygomatique.
Cet os , à la fois celluleux et compacte dans l'apophyse ptérygoïdienne , est formé de lames minces et entièrement compactes dans toutes les autres parties.
Son développement a lieu parmi seul point d'ossification qui a pour siège le point de jonction des portions horizontale et verticale.
Ces os, appelés aussi os de la pommette a. cause de leur proéminence, os jucjaux ou zygomatiques, parce qu'ils joignent la face au crâne, sont irréguliers , situés sur les parties latérales de la màchoii'C supérieure et divisés en trois faces, quatre bords et quatre angles.
Face antcrieiire ou cutanée. Elle est quadrilatère, convexe, lisse, présente à son centre le trou malaire quelquefois double, et donne attache aux deux muscles zygomatiques.
Face supérieure ou orbitaire. Elle est dépendante de l'apophyse orbitaire, saillie considérable qui se détache à angle droit de la face précédente. Cette face, peu étendue, concave transversalement, présente l'orifice supérieur du trou ou plutôt du canal malaire, et se termine en arrière par un bord inégal , articulé en haut avec le coronal et le sphénoïde, en bas avec le maxillaire supérieur, correspondant par sa partie moyenne à la fente sphéno maxillaire.
Face postérieure ou temporale. Elle est formée de deux moitiés bien distinctes: l'une, inférieure, rugueuse, s'unit au maxillaire ; l'autre, supérieure , constituée par l'apophyse orbitaire , concourt à former la fosse zygomatique , et offre l'orifice d'un conduit qui se jette dans le canal malaire. Il résulte de cette disposition que ce canal , simple supérieurement, se bifurque chemin faisant pour aller s'ouvrir d'une part sur la face externe , de l'auti^e sur la face postérieure ; il loge le nerf et les vaisseaux malaires.
Bords. Ils sont supérieurs et inférieurs ; des deux premiers, l'antérieur est lisse , concave , et forme une grande partie de la base de l'orbite ; le postérieur , sinueux , fournit une attache à l'aponévrose temporale. Des deux inférieurs , celui qui regarde en avant est inégal , articulé avec le maxillaire ; celui qui se porte en arrière est droit et reçoit l'insertion du masséter.
Angles. Le supérieur s'unit au frontal ; l'inférieur droit au maxillaire ;
OSTÉULOGIE. 57
l'interne , extrêmement aigu , au bord antérieur de la face orbitaire du môme os ; l'externe , taillé en biseau aux dépens de son bord supérieur , et dentelé , se joint au sommet de l'apophyse zygomatique.
Le malaire , principalement formé de substance compacte, se développe par un seul point d'ossification.
os DU KEZ.
Quadrilatères , divisés en deux faces et quatre bords.
Face antérieure ou cutanée. Concave verticalement, recouverte par le pyramidal, percée d'un ou de plusieurs trous vasculaires.
Face postérieure ou nasale. Concave transversalement , tapissée par la pituitaire , creusée de sillons vasculaires et nerveux.
Bords. Le supérieur , court , épais , dentelé , s'articule avec l'écban^ crure nasale du coronal ; l'inférieur, très mince, plus long, fait partie de l'oritice antérieur des fosses nasales; l'interne, épais en haut, est taillé en biseau de manière à former avec celui du côté opposé une rainure cpii reçoit l'épine nasale du frontal et la lame perpendiculaire de l'ethmoïde ; l'externe, un peu plus long que le précédent, taillé également en biseau, mais aux dépens de la face antérieure , se joint à l'apophyse montante du maxillaire.
L'os nasal , épais et celluleux en haut, mince et tout compacte en bas, se développe par un seul point d'ossification qui se montre avant la fin du deuxième mois.
Os irrégulier, situé à la partie antérieure de la paroi interne de l'orbite, quadrilatère , offrant deux faces et quatre bords.
Face externe ou orbitaire. Elle est divisée en deux parties par une crèle verticale ; la partie antérieure , creusée en gouttière et percée de trous , concourt à former la gouttière lacrymale ; la partie postérieure , lisse, fait partie de la paroi interne de l'orbite.
Face interne ou nasale. Elle présente une rainure verticale correspondant à la crête de la face opposée. La portion située en avant de cette rainure fait partie du méat moyen ; la portion située en arrière est inégale et articulée avec l'ethmoïde.
Bords. Le supérieur s'unit à l'apophyse orbitaire interne du coronal ; — l'inférieur offre en avant un prolongement qui se joint à une languette opposée du cornet inférieur et contribue à la formation du canal nasal ; en arrière ce môme bord s'artic\de avec le maxillaire ; — l'antérieur est réuni par juxtaposition à l'apophyse montante du môme os ; — le postérieur s'articule avec l'ethmoïde.
Cet os , mince , demi-transparent , criblé de pertuis vasculaires , est formé par une simple lame de tissu compacte. Il se développe par un seul point d'ossification.
COKINETS INFERIEURS.
Os irréguliers, situés à la partie inférieure de la paroi externe des fosses nasales , divisés en deux faces , deux bords et deux extrémités.
Faces. L'interne est convexe et regarde la cloison des fosses nasales ; l'externe est concave et opposée au sinus maxillaire. Toutes deux sont parcourues par de nombreux sillons et criblées de trous vasculaires qui leur donnent une apparence spongieuse.
Bords. L'inférieur est épais et rugueux ; le supérieur est mince, inégal, et présente d'avant en arrière : i° une partie oblique très mince, comme trancbante, articulée avec la base de l'apophyse montante du maxillaire ; 2° une lamelle ascendante qui s'unit par son sommet à une languette émanée de l'os unguis, et par ses côtés aux deux lèvres de la gouttière creusée sur l'apopbyse montante du maxillaire, afin de compléter le canal nasal; 3° une lame descendante comparée à une oreille de chien et appliquée sur l'orifice du sinus maxillaire, qu'elle contribue beaucoup à rétrécir ; 4" en arrière de cette apophyse auriculaire, une partie droite et mince qui s'unit à l'os palatin.
Extrémités. L'antérieure est plus mince et forme un angle plus ouvert que la postérieure.
Le cornet , entièrement compacte , se développe par un seul noyau osseux situé à sa partie moyenne.
VOMER.
Os symétrique formant la partie postérieure de la cloison des fosses nasales, divisé en deux faces et quatre bords.
Faces. Elles sont latérales, planes, souvent déjetées à droite ou à gauche, et alors convexes et concaves en sens opposé. La pituitaire les recouvre.
Bords. Le supérieur ou sphénoïdal est le plus épais et le plus court ; il est creusé en gouttière pour recevoir la crête de la face inférieure du sphénoïde ; les deux lèvres de cette gouttière , fortement déjetées en dehors , et reçues dans les l'ainures latérales observées sur la même face, complètent le conduit ptérygo-palatin ; — l'inférieur ou maxillaire, le plus long de tous, est logé dans le sillon qui résulte en arrière de la réunion des palatins et en avant de la réunion des maxillaires. — L'antérieur ou ethmoïdal présente la continuation de la gouttière du bord supérieur ; il s'articule avec le bord inférieur de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde et reçoit en bas un prolongement du cartilage de la cloison ; — le postérieur ou guttural est liljre, incliné en bas et en avant , et sépare les fosses nasales.
Le vomer est composé de deux lames compactes très minces, réunies en arrière, séparées en haut et en avant.
OSTEOLOGIE.
MAXILLAIRE I^Tl;^IRlR.
Os syniclrique , situé à la partie inférieure de la face , offrant la forme d'une courbe paraboli([ue, doiit les deux extrémités, qu'on appelle branches, forment un angle droit avec la partie moyenne ou le corps; nous le diviserons en deux faces et trois bords.
Face antérieure ou cutanée. (Fig. 2 5.) Elle est convexe, et présente : 1° sur la ligne médiane, la symphyse du menton, indice de la réunion des deux pièces qui composent cet os dans l'enfance ; au-dessous de cette ligne, une surface triangulaire qui porte le nom d'apophyse mentonnière; 2° sur chaque côté, et d'avant en arrière, une fossette où s'insère la houppe du menton ; — le trou mentonnier, orifice externe du canal dentaire inférieur ; — la ligne maxillaire externe qui se porte oblicpiement en haut vers l'apophyse coronoïde, et donne attache aux muscles pauciers, triangulaire , et carré du menton ; — une surface quadrilatère pour l'insertion du masséter.
Fig. 25. — Maxillaire inférieur.— 1. Corps. — 2. Branche.— 3. Symphyse du menton. — 4. Fossette pour l'insertion de la houppe du menton. — 5. Trou mentonnier. — 6. Ligne olilique externe. — 7. Dépression correspondante à l'artère faciale. — 8. Angle de la mâchoire. — 9. Exlre'mitë poste'rieure de la ligne ohlirjue interne. — 10. Apophyse coronoïde.— ll.Condyle.— 12.
Echancrure sygmoïde. — \ô.
Orifice du canal dentaire inférieur. - 14. Sillon occupe par un filet nerveux, et nu rameau artériel. — lo. Bord alvéolaire. — i. Incisives moyenne et latérale. — c.
Canine. — b. Peliies molaires. — m. Grosses molaires.
Face interne ou linguale. Elle est concave , et offre : 1" sur la ligne médiane, la partie postérieure de la symphyse ; en bas, l'apophyse géni, composée de deux tubercules latéraux soudés entre eux et recevant l'insertion des muscles génio-glosses et gcnio-hyoïdiens ; 2° sur chaque côté et en avant , la fossette sublinguale en contact avec la glande de ce nom ; au milieu, la ligne maxillaire interne, analogue par son trajet et sa terminaison à l'externe, mais plus saillante, surtout en an-ière, oîi elle donne attache au constricteur supérieur du pharynx; au-dessous de cette ligne, une dépression oblongue correspondante à la glande sous-maxillaire ; en dehors de cette dépression, une surface raboteuse où se fixe le ptérygoïdien interne ; plus haut , l'orifice interne du canal dentaire , surmonté d'une
épine à laquelle se fixe une bandelette fibreuse ; enfin un très petit sillon qui part de cet orifice pour se porter obliquement en bas et en avant ; ce sillon contient une artère, une veine et un filet nerveux.
Bords. L'inférieur ou base de la mâchoire est très épais, arrondi, lisse, et présente près de la ligne médiane une fossette destinée à l'implantation du muscle digastrique. — Le supérieur ou dentaire offre : 1° l'arcade alvéolaire inférieure, creusée de cavités dont la capacité diffère suivant l'espèce de dents qu'elles reçoivent ; à ces cavités ou alvéoles correspondent en dehors des saillies et des dépressions alternatives ; toutes sont percées à leur sommet pour laisser passer les nerfs et les vaisseaux dentaires ; 2° l'apophyse coronoïde , éminence triangulaire , aplatie de dehors en dedans, recevant l'attache du temporal, continue en avant avec les lignes maxillaires externe et interne, concourant à former en arrière une gi'ande échancrure nommée sygmoïde; 3° le condyle, éminence ellipsoïde un peu oblique en dedans et en arrière, encroûtée de cartilage pour s'unir au temporal, et soutenue par un col étroit , auquel s'attache en dedans le ptérygoïdien externe. — Le bord postérieur ou parotidien est droit, et correspond à la glande dont il porte le nom ; il forme avec la base de la mâchoire un angle obtus qui diminue par les progrès de l'âge et se rapproche graduellement de l'angle droit.
Le maxillaire inférieur est composé de deux tables très épaisses de tissu compacte, tenues à distance par une couche de substance spongieuse que parcourt dans toute son étendue le canal dentaire ; ce conduit , arrivé à quelque distance de la ligne médiane, se réfléchit pour gagner, par un trajet rétrograde, la face externe de l'os ; ses parois sont revêtues d'une lame mince de substance compacte, et perforées en haut au niveau de la racine des dents pour laisser passer les nerfs et les vaisseaux qui s'y distribuent.
Cet os se développe par deux points osseux qui se réunissent pour former la symphyse du menton.