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G. CONFORMATION INTËRIF.IT.K DE L'OREILLETTE DROITE

Préparation. Pratiquer deux incisions, Winc Iransvei sale étendue de rauriculo îla veine cave inférieure , Tautre verticale partant de la veine cave sujiéiieiire el tombant sur la partie moyenne de la première.

Vue intérieurement roreillette droite présente la forme d'un segment d'ovoïde dont le grand diamètre se dirige de haut eu bas et d'avant eu arrière ; on lui considère trois parois, une antérieure, une externe et une interne ; et deux extrémités, l'une supérieure, l'autre inférieure.

La paroi antérieure plus étendue que les deux autres est remarquable par la présence de l'orifice auriculo-ventriculaire droit, orifice elliptique dans l'état de vacuité ou d'affaissement du cœur, circulaire dans l'état de plénitude ou d'activité.

La i^aroi externe est recouverte de saillies muscuîeuses semblables aux colonnes charnues du troisième ordre, c'est-à-dire adhérentes dans tonte leur étendue aux parois de l'oreillette ; les plus volumineuses de ces colonnes se dirigent verticalement de l'auricule vers l'orifice auriculo-ventriculaire ; elles sont coupées obliquement par d'autres colonnes plus petites; l'entre-croisement de ces diverses saillies muscnleuses donnent à la partie externe de la cavité auriculaire une disposition réticulée, analogue à celle des cavités ventricuiaires mais plus régulière.

Jai j-iaroi irderne répond à la cloison des oreillettes ; elle diffère suivant qu'on l'examine chez Tadulte ou chez le fœtus.

Chez l'adulte, elle présente en arrière et en bas une dépression très superficielle et plus ou moins circulaire appelée fosse orale; inférieurement cette dépression s'efface en se continuant avec la veine cave inférieure ; dans sa partie antérieure on remarque assez fréquemment une sorte de fissure, ou de fente dans laquelle on peut glisser obliquement le manche d'un scalpel ; il existe alors une communication apparente entre les deux oreillettes; mais cette communication n'entraîne jamais le passage du sang de l'une de ces cavités dans l'autre, les deux lames qui forment cette fissure se juxtaposant aussitôt que la partie auriculaire du cœur se contracte. Une saillie musculeuse inégalement prononcée suivant les individus, et ordinairement incomplète, circonscrit la fo-se ovale: elle a reçu le nom iVanneau de Fieussens , et a été considérée avec raison comme une sorte de sphincter; interrompu en bas et en arrière, cet anneau affecte la disposition d'un arc, dont l'extrémité antérieure, un peu plus saillante que la postérieure, se dévie à droite, et sépare la fosse ovale de l'embouchure de la veine coronaire.

Chez le fœtus la paroi interne de l'oreillette droite, ou mieux la cloison inter-auriculaire, est perforée de telle sorte qu'à la place de la fosse ovale on trouve un large orifice connu sous le nom de trou ovale ou de trou de Botal. Ce trou est dépourvu de valvule pendant les deux ou trois premiers mois de la vie intra-utérine ; mais après cette époque on voit naître de la moitié inférieure et postérieure de sa circonférence un repli valvuleux, très mince , transparent , contenant dans son épaisseur quelques fibres musculaires; ce repli qui regarde par une de ses faces du côté de la veine cave inférieure et par l'antre du côté de l'oreillette gauche , occupe

ANGEIOLOGIE,

le plan de la cloison inter-auriculaire ; sa forme esl celle d'un croissant, dont le bord libre ou concave s'élève peu à peu en se portant en avant; à l'époque de la naissance ce bord concave déborde la partie la plus élevée du trou de Botal, et contracte une adhésion intime avec l'anneau de Vicussens ; quelquefois aussi elle demeure seulement contiguë à cet anneau, et alors, ainsi que nous l'avons dit, la cloison inter-auriculaire présente une

ir\ vm^g

Ciii^ilt aiii iLiilnire droite, . Cavile vcutriculaire droile, — 2. Segment postérieure de la valvule li icuspide vu par sa face iulerne. — 5§, Cavité auriculaire dioitc. — i. Tissu arcolaiie l'orme par les colonnes charnues qui occupent la cavité de Tauricule droile, — 5. Embouchure de la grande veine coronaire et sa valvule. — r G. Valvule d'Eustaclii. — 7. Anneau de Vieussens. — 8. Fosse ovale. — 0. Veine rave supérieure. — 10. Veine cave inférieuie. — II, Aorle, 12,12. Vciiu's pulmonaires droiles.

3o4 ANATOMIE.

fissure oblique à travers laquelle on peut facilement introduire un stylet dans l'oreillette gauche.

L'extrémité supérieure présente, en avant, la base de l'auricule droite, et en arrière sur un plan plus élevé, l'embouchure de la cave supérieure. — La base de l'auricule ainsi que sa cavité sont tapissées de colonnes charnues, inégalement volumineuses , entre-croisées et adhérentes aux parois dans toute leur étendue. — L'orifice de la veine cave supérieure regarde en bas et un peu en avant ; il est circulaire, dépoiirvu de valvule, limité à droite j)ar une colonne charnue qui le sépare de la veine cave inférieiu'e , et à gauche par une autre saillie musculeuse qui le sépare de l'auricule.

L'extrémité inférieure offre aussi deux orifices, celui de la veine cave inférieure, et celui de la grande veine coronaire.

La veine cave inférieure s'ouvre dans l'oreillette droite horizontalement, c'est-à-dire en formant un angle droit avec sa direction primitive qui est verticale. Son orifice est circulaire comme celui de la veine cave supérieure, mais il est plus considérable , et muni d'une valvule sur laquelle Eustachi a gravé son nom. Cette valvule occupe la moitié et quelquefois les deux liers antérieurs du pourtour de l'orifice veineux ; elle est semi-lunaire ; — l'une de ses faces regarde en arrière et à droite du côté de la veine cave, l'autre en avant et à gauche du côté de l'oreillette ; — son bord adhérent ou convexe se dirige en bas ; son bord libre ou concave se dirige en haut; — son extrémité gauche se porte en haut et un peu en arrière pour se continuer avec l'extrémité- antérieure de l'anneau de Vieussens; et la droite, en bas et un peu en avant , pour se perdre sur la circonférence de l'embouchure de la veine.

La valvule d'Eustachi a pour usage de prévenir le reflux du sang dans la veine cave inférieure; mais elle ne s'oppose à ce reflux que d'une manière très imparfaite, car elle oblitère à peine le tiers ou la moitié de la lumière du vaisseau. Ses dimensions varient du reste suivant les individus et surtout suivant les âges. Elle est d'autant plus développée qu'on l'examine à une époque plus rapprochée du terme de la conception ; dans les premiers mois de la vie intra-utérine elle est assez étendue pour diviser la cavité de l'oreillette en deux loges, l'une antérieure dans laquelle s'ouvre la veine cave supérieure, l'autre postérieure qui prolonge en quelque sorte la veine cave inférieure jusqu'au trou de Botal ; par conséquent, dans l'embryon, le sang de la veine cave inférieure, c'est-à-dire celui delà veine ombilicale, passe immédiatement dans l'oreillette gauche. Mais tandis que le trou de Botal diminue peu à peu par le développement de son repli valvulaire , la veine cave entre graduellement en communication avec l'oreillette droite par la réduction de la valvule d'Eustachi ; ainsi ces deux replis présentent une évolution inverse ; le développement du premier entraîne l'atrophie dû second. A l'époque de la naissance la communication inter-auriculaire est entièrement supprimée, et celle de la veine cave inférieure avec l'oreillette droite complètement établie.

L'orifice de la grande veine coronaire est situé au-devant de l'extrémité gauche de la valvule d'Eustachi très près de la cloison inter-auriculaire ; il est pourvu d'une valvule qui l'oblitère complètement au moment où l'oreillette droite se contracte ; de l'existence de ce repli valvulaire , appelé valvule de Théhésius, il suit que le sang qui reflue au moment de cette contraction dans la veine cave inférieure très incomplètement fermé par

AA'GÉIOLOGIE. 355

sa valvule riitliineuîaire , et plus encore dans la veine cave supérieure privée de tout moyen d'occlusion, ne peut en aucune manière refluer dans la grande veine coronaire, disposition heureuse qui prévient la stase du sang veineux dans le cœur, et la fâcheuse influence cpie cette stase pourrait exercer sur un organe dont les mouvements sont aussi essentiels à la vie.

D. COiNFORMATION INTÉRIEURE DE L'OREILLETTE GALCIÏE.

L'oreillette gauche présente une capacité un peu moins considérahlc que celle de l'oreillette droite ; sa forme est irrégulièrement cuboïde.

En bas , elle repose sur la base du ventricule aortiiiue avec lequel elle communique par une large ouverture, Vorifice auricxdo-ventriculaire gauche, ellipticiue dans l'état de vacuité du cœur, circulaire dans l'état de réplétion.

En haut, elle reçoit l'embouchure des quatre veines pulmonaires , dont les orifices sont disposés par paires et situés : ceux du côté gauche au-dessus de l'extrémité correspondante de l'oreillette , et ceux du côté droit très près de la cloison inter-auriculaire ; ces orifices sont circulaires et dépourvus de valvules.

En avant, où elle répond aux grosses artères qui partent des ventricules, elle est convexe du côté de la cavité et concave extérieurement.

En arrière , elle est plane et unie.

En dehors, elle communique avec l'auricule gauche par un orifice circulaire , qui sépare nettement sa cavité de celle de cet appendice. Vue intérieurement l'auricule gauche semble partir de l'oreillette correspondante à la manière d'un doigt de gant contourné sur lui-même; ses parois sont hérissées de colonnes charnues irrégulièrement entre-croisées.

En dedans, elle est lisse et imperforée chez l'adulte, et offre chez le fœtus l'orifice inter-auriculaire.

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