TEXTURE DU COEUR
Le cœur réduit à sa ph'.s simple expression peut être considéré connue une cavité musculaire comprise entre deux membranes séreuses. Longtemps on a pensé que dans les parois de cette cavité il n'existait aucun de ces tissus à hbrcs blanches et inextensibles dont les organes à fibres rouges et contractiles recherchent la présence pour leur demander un point d'appui. Mais une analyse plus heureuse des divers éléments qui entrent dans la structure du cœnu-, ne permet plus aujourd'hui d'adopter une semblable opinion ; ainsi que l'a fort bien fait remarquer M. Chassaignac, nulle part la fibre musculaire n'est réduite à elle-même, et constituant seule tout un organe ; constamment elle emprunte à des tissus plus résistants qu'elle, une charpente, une sorte de squelette, autour du(piel elle forme des masses plus ou moins considérables; depuis que 31M. Baiier, Blandin et Gerdy ont démontré dans la langue l'existence d'un cartilage , depuis que M. Cruveilhier a fait ressortir la solidité que les fibres musculaires de l'estomac et des intestins empruntent au substratum fibreux sur lequel elles sont assises , il u'est plus possible d'opposer une objection sérieuse à la généralité de cette loi, qui veut que partout où existe le tissu charnu, il ait pour
ANAÏOMIE.
soutien un tissu plus dense que lui-même. On trouve en effet clans la texture du cœur :
1° Un appareil de résistance ou de suspension formé par des anneaux fibreux.
2° Un aiipareil de mouvement ou d'impulsion composé de fibres musculaires qui se fixent à ces anneaux par leur deux extrémités.
3" Les éléments généraux de toute organisation: des vaisseaux, des nerfs et du tissu cellulaire.
4° Enfin un appareil de frottement représenté par trois membranes séreuses : deux internes" sur lesquelles roulent les globules du sang; l'autre externe qui permet à l'agent d'impulsion de ces globules de glisser sur les organes voisins pendant ses contractions.