C. Tricejis
D. Premier radial externe.
E. Second radial externe.
F. Carré prunalenr.
férence pour l'exploration du pouls ; — 3" en dedans , à la veine radiale interne, au rond pronateur, puis au grand palmaire dont le tendon parallèle à sa direction occupe un plan un peu antérieur au sien, en sorte que pour explorer convenablement les pulsations de Tarière , il importe que ce
ANGEIOLOGIE. 463
tciulon soit drpriiiié ou lU'iircssible , coiulilioii qu'on i-ëalise par la deiuillexion du poigr.et ; — -i° en dehors , à la veine radiale externe ^ au neri" radial cjui occupe une gaine différente de celle des vaisseaux, puis au muscle grand supinateur qui conslitue son muscle saicUUe, et la recouvre dans une étendue proiiortionnelle à son déveîoppenient.
Ju poignet , elle est en rapport: en dedans, avec le ligament latéral externe de l'articulation radio-carpienne , puis avec le scaphoidc et le tra- })cze , sur lesquels elle repose; — eu dehors, avec le tendon du grand abducteur, du court extenseur et du grand extenseur du pouce (prelle croise soiîs ua angle de 4 5", et dans l'intervalle de ces tendons à un feuille!; tihreux qui la sépare de la céphalique du pouce et de la peau.
J la paume de la main, elle s'adosse par son côté [lostérietir aux quatre derniers niétacar[)iens et à l'extrémité supérieure des niu-scles interosseux, et répond par son côté antérieur aux tendons des llécidsseurs superficiel et profond des doigts et aux lonibricaux.
Branches coUaiërales. Extrèmenient nombreuses ; les seules qui méritent une description spéciale sont :
A l'avant-bras, la récarrenie radiale antérieure , la iransvcrse antérieure du carpe et la racJiQ-palmairc ;
Au poignet : la dorsale du pouce , la iransverse postérieure ou dorsale du carpe , l'inlerosseuse dorsale du deuxième espace inter-meîacarpien ,l'intcrosseuse dorsale du premier espace, et la collatérale externe du pouce-,
Dans la paume de la main , des ran-seanx supérieurs , inférieurs et postérieurs.
1" Jrtère récurrente radiale antérieure. Elle naît (pielquefois de l'humérale , se porte d'abord un peu obliquement en bas et en dehors, puis se réfléchit de bas en haut , et monte entre les muscles long supinateur, court supinateur et brachial antérieur. De la convexité de sa courbure parteiit des rameartx (jui descendent entre le long et le court supinateurs, auxquels ils se distribuent ainsi qu'aux radiaux externes, à l'extenseur commun des doigts, et au grand abducteur du pouce. Ensuite elle se divise en plusieurs branches qui se rendent au brachial antérieur, au long supinateur, à l'articulation du coude et se termine en s'anastomosant avec l'humérale profonde.
Après avoir fourni cette branche , la radiale donne dans le trajet qu'elle parcourt pour arriver à la partie inférieure de l'avant-bras un nombre in déterminé de rameaux qui se distribuent aux nniscies long et court su[)inateurs, au radial antérieur, au fléchisseur superficiel des doigts , au long fléchisseur du pouce , au carré pronateur et aux téguments. Arrivée audevant de l'apophyse styloïde du radius , elle donne la transverse antérieure du carpe et la radio-palmaire.
2° Jrtère trans verse antérieure du carpe. Elle marche paraliclement au bord inférieur du carré pronateur, en arrière des tendons fléchisseurs des doigts , et forme avec une branche venue de l'artère cubitale une arcade de laipielle partent : 1" des rameaux muscvdaires destinés an court pronateur; 2° des l'ameaux périosliques pour le tibia et le cubitus ;
'i6 4 A-NATOMIE.
3° des rameaux articulaires qui se ramifient dans les ligaments antérieurs du carpe.
3° Artère radio-falmalre. Quelquefois assez volumineuse pour représenter une branche de bifurcation , d'autres fois extrêmement grêle, et en général d'un petit calibre, cette artère nait de la radiale immédiatement au-dessous de la précédente. Son trajet est vertical ; elle descend au-devant du ligament annulaire du carpe et de l'extrémité correspondante du court abducteur du pouce , ou dans l'épaisseur de cette extrémité , puis arrive à la peau de la main où elle s'incline en dehors pour s'anastomoser avec la terminaison de l'artère cubitale et concourir ainsi à former l'arcade palmaire superficielle. De son côté externe ou convexe partent des rameaux qui se rendent dans les muscles court abducteur, court fléchisseur et opposant du pouce , dans les premiers lombricaux et les téguments de la paume de la main. Il n'est pas rare de voir cette artère se consumer dans les muscles de l'éminence thénar, avant d'atteindre l'extrémité de l'arcade palmaire superficielle.
4° Artère dorsale du pouce. Elle part de la portion carpienne de l'artère radiale, entre les tendons des muscles court et grand extenseur du pouce, descend sur la face postérieure du premier métacarpien , puis sur la première phalange du pouce , en se rapprochant du bord radial et se termine en s'anastomosant avec la collatérale externe du même doigt; ses rameaux extrêmement ténus se perdent sur le périoste, sur l'articulation métacarpo-phaiangienne, l'opposant du pouce et les téguments.
5° Artère transverse postérieure ou dorsale du carpe. Née de la radiale au niveau du tendon du premier radial externe , elle se dirige horizontalement de dehors en dedans sur la convexité de la seconde rangée des os du carpe , recouverte par les tendons des radiaux et des extenseurs des doigts, et s'anastomose à son extrémité avec une branche de la cubitale. Dans ce trajet elle décrit une arcade dont la concavité tournée en haut fournit des rameaux ascendants , tandis que sa convexité tournée en bas émet des rameaux descendants.
Les premiers, extrêmement petits, se distribuent aux ligaments qui unissent les os du carpe entre eux, à ceux de l'articulation radio-carpienne et aux téguments; ils communiquent avec les ramifications terminales de l'interosseuse antérieure , branche de la cubitale.
Les seconds on descendants se portent vers °la partie supérieure des trois derniers espaces interosseux, où ils s'anastomosent par convergence avec les artères perforantes , branches postérieures de l'arcade palmaire profonde; après cette communication les rameaux inférieurs de l'artère dorsale, qui commençaient à diminuer, reprennent leur volume primitif, quelquefois même présentent un calibre plus considérable que celui qu'ils avaient à leur point de départ , et descendent en arrière des inlerosseux dorsaux auxquels ils donnent des ramoscules , ainsi qu'aux téguments du métacarpe.
6° Artère înterosseusc dorsale du deuxième espace iiiter-métacarpien ou artère dorsale du métacarpe. Elle naît de cette partie de la ra-
AiXGElOLOGlE. 4Go
diale qui est comprise entre le tendon du grand extenseur du pouce et le sommet du premier espace interosseux ; quelquefois son origine se confond avec celle de la dorsale du carpe. Son volume est variable. D'abord oblique en bas et en dehors, elle ci'oise l'extrémité supérieure du second os du métacarpe et se place dans le deuxième espace interosseux qu'elle suit jusqu'à sa partie inférieure . où on la voit ordinairement s'infléclnr en avant pour s'anastomoser avec l'interosseuse palmaire qui fournit les collatérales interne de l'index et externe du médius. Il n'est pas rare de voir la dorsale du métacarpe se terminer dans les deux prcîniers muscles iuterosseux dorsaux et les téguments correspondants,
7" Ariève interosseuse dorsale du premier espace. Plus volumineuse que les branches précédentes, elle part de la radiale au moment où cette artère traverse l'aïuieau fibreux que lui présente le premier interosseux dorsal, descend verticalement en passant tantôt en arrière et tantôt en avant de l'abducteur de l'index , et se divise bientôt en deux branches qui constituent : la collatérale externe de l'incUcateur et collatérale iu' terne du pouce,
8° Jrlcre collatérale externe du pouce. Son origine est variable; elle part en général directement de la radiale; mais il n'est pas rare de la voir naître par un tronc commun avec l'interosseuse dorsale du premier espace ou de la terminaison de la cubitale. Quel que soit son point de départ, elle descend obliquement au milieu des muscles de l'éminence théuar, gagne le côté externe de l'articulation métacarpo-plialangienue et longe le bord correspondant du pouce.
9'' Branches fournies par l'arcade palmaire profonde. Les unes se dirigent en haut, les autres en bas, les troisièmes en arrière.
Les supérieures ou ascendantes , au nombre de quatre à six , grêles et courtes , se consument soit dans les parties fibreuses qui occupent la face antérieure du carpe, soit dans les os de la rangée inférieure.
Les inférieures ou interosseuses palmaires, au nombre de trois ou quatre, descendent verticalement au-devant des espaces interosseux pour s'anastomoser au niveau des articulations métacarpo-phalaugiennes , et quelquefois un peu plus haut , avec les branches descendantes de l'arcade palmaire superficielle. Leur calibre est variable et en raison inverse de celui des branches précédentes; celles qui occupent le second et le troisième espace Interosseux sont en général un peu moins grêles tiue les deux suivantes. Ces artères donnent des rameaux aux muscles interosseux, aux métacarpiens, à l'adducteur du pouce , aux lombricaux, aux articulations métacarpo-phalangienues et aux téguments de l'espace interdigital.
Les postérieures ou perforantes , au nombre de trois, se portent horizontalement d'avant en arrière, de l'arcade palmaire profonde aux interosseuses dorsales, avec les(pielles elles s'anastomosent : ce sont des artères conununicantes. Elles occupent la partie la phis élevée des trois derniers espaces iutcrosseux , et passent dans une arcade fibreuse qui fournit des insertions aux abducteurs de l'index et de l'annulaire. Dans ce trajet elles fournissent des ramuscules d'une extrême ténuité à l'extrémité supérieure des métacarpiens et aux articulations mctacar[>lenucs.
46 3 ANATOMiE.
Ai'.TERE CUBITALE.
L'artère cubitiile uccupe les parties iaterne de l'avaiit-bras et suiterficielle de la paume de la main. Son volume est tantôt égal et tantôt un peu supérieur à celui de la radiale.
Direction. D'abord oblique en bas, en dedans et en arrière, cette artère devient verticale au-devant du cubitus et du ligament annulaire antérieur, puis s'indéchit au-dessous de ce ligament de dedans en dehors , pour décrire une courbure à concavité supérieure; cette courbure, connue sous le nom d'arcade palmaire siipci-flcielle, s'anastomose à son extrémité terminale avec la radio-paimairc brandie de la radiale.
Rapports. L'artère cubitale occupant à la fois l'avaut-bras , le poignet et la main, ses rapports doivent être étudiés succcssivenient dans ces troi? régions.
Dans sa portion antibracliiale, elle répond : i° en avant, au nerf médian qui ia croise à angie très aigu, au rond pronateur, au grand pahnaire , an l>3lmaire grêle, au fléchisseur superficiel et dans le tiers iiiférieur de l'avantbras, à l'aponévrose et à ia peau ; 2° en arrière, au brachial antérieur e! plus bas au fléchisseur profond des doigts , puis au carré pronateur qui ia séparent dij cubitus; 3° en dehors au bord interne du fléchisseur superficiel des doigts qui la recouvre supérieurement; 4° en dedans, au muscle cubital antérieur et au nerf cubital qui en est d'abord séparé par un espace angulaire et qiii vient s'accoler à l'artère au niveau du coude qu'elle forme en passant de la direction oblique à la direction verticale. Lorsque l'humérale se bifiu'cpie avant d'avoir atteint l'extrémité supérieure de l'avantbras, on voit presque constamment ia cubitale suivre un trajet sous-a[;onévrotiquc dasis toute son étendue. Dans ce cas comme dans le précédent, e!!e est accompagnée de deux veines qui marchent l'une à son côté interne, l'autre à son côté externe.
Au poignet , cette artère, située au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe et en dehors du pisiforme, devient sous-cutanée.
Dans la paume de la main , eile reprend sa position sous-aponévrotique en se plaçant transversalement au-devant des tendons fléchisseurs des doigts.
Branches collatérales. A l'avant-bras , la cubitale fournit un grand nombre de branches qu'on divise en antérieures, postérieures, internes et externes et qui se distribuent aux muscles et aux téguments ; ]iarmi ces l)ranches, les seules qu'il insporte de mentionner sont: la récurrente cubitale antérieure, la récurrente cubitale postérieure, le tronc commun des interosseuses, la dorsale cubitale et la transverse antérieure du carpe.
Dans la paume de la main, elle donne une branche profonde qui va s'anastomoser avec l'extrémité interne de l'arcade palmaire profonde, et des branches super (Iciellcs qui forment en se divisant les collatéFales des doigts.
i" Artère récurrente cubitale antérieure. Eile part de la partie su-
ANGÉlOLOGiE. 467
périeure et iatenie de la cubitale, ou tl'uu troue qui lui est conuuuu avec la récurrente cubitale postérieure. D'abord un peu oblique en bas et eu dedans, cette artère passe entre le brachial antérieur, elles muscles grand rond et grand palmaire , puis devient ascendante et se porte au-devant de la tubérosité interne de l'humérus, où elle s'anastomose avec la collatérale interne, branche ds l'humérale. Les rameaux qu'elle fournit se distribuent aux; muscles brachial antérieur, rond pronateur , grand palmaire, fléchisseur superiiciel des doigts , aux téguments et à l'articulation humérocubitale.
2° ylrtève réciirrenle cubitale poslerieure. Beaucoup plus considérable que la précédente , avec laquelle elle se confond très souvent à son origine, celte artère descend d'abord de dedans en dehors, derrière le rond î'.ronaîeur, ie grand palmaire et le néchisseur superficiel, au-devant de l'extrémité supérieure du fléchisseiu" profond; ensuite elle cl'.angc de direction, pour se porter ds bas en haut, derrière la tubérosité interne de l'humérus, entre cette tubérosité et l'oiécràne, dans l'intervalle des deux portions du cubital antérieur , et s'anastomose à sa terminaison avec les collatérales interne et externe. Ses rameaux assez nombreux se perdent dans les muscles fléchisseurs superficiel et profond des doigts, cubital antérieur et triceps brachial, dans l'articulalion du coude, le nerf cubiîal, l'ext.'éinité supérieure du cubitus, et les tégiunciits de la parlic supérieure et postérieure de l'avant bras.
o'- Tronc commun des arlcres Inierosseiiscs. Ce tronc nait de la ÎKir.ic postérieure de la cu])itale, un peu au-dessous de la tubérosité bicipitale du radius ; il se dirige d'avant en arrière et un peu de haut en bas , p.uis se divise après un très court trajet eu deux branches qui descendent l'une en avant, et l'autre en arrière du ligament interosseux.
Vtn-tcreiiiierosscuse antérieure chenuiie verlicalemcni entre les muscles fléchisseur profoiid des doigts et long fléclsi^eur propre du pouce; })lus bas elle se trouve placée entre le carré pronatciîr et le iigamcîit interossciix contre lequel elle est fixée dans tou.te sa longueur par une lamelle libreuse; arrivée à l'extrémité inférieure de ce ligament, elle le traverse d'avant en arrière et descend sur la partie postérieure de l'articulation du poignet et des articulations carpiennes où elle s'anastomose avec les artères interosscuse postériem-e et dorsale du carpe.
Dans ce trajet l'interosseuse antérieui'e fournit des rameaux antérieurs, postériciirs , internes et externes.
Les rameaux antérieurs se distribuent au flécliisseur superficiel des doigts Cl au carré pronateur; ils sont grêles et peu multipliés; un seul mérite nxiQ mention sp.éciaîe, c'est Varlcre du nerf mcclian. Ce rameau, accolé dans toute son étendue au nerf dont il porte le nom, est remarquable à la fois par son exislenc(; qui est cjnstanie, [làr son trajet cpii est fort étendu, et i>ar son calibre i\\\\ est extrêmement variable ; !e plus souvent très grêle, il n'est pas rare de voir l'artère du nerf médian offrir des dimensions qui égiilent celles de la radiale ou de la cubitale; dans ce cas i'avant-bras [irésenlc trois troncs artériels, deux latéraux un peu moindres (pic dans l'état normal et un médian dont il importe de recounaitrc l'existence exceptionnelie lorsipi'on dirige l'insirument tranchant sur la région (pi'ii occupe.
468 ANATO.MIE.
Les rameaux postérieurs , au nombre de trois ou quatre , traversent le ligament interosseux pour aller se distribuer au long abducteur du pouce, à ses deux extenseurs et à l'extenseur propre de l'index; ces ra' nieaux, ((ui sont connus sous le nom à' arlàres 2)er forantes^ s' ànastomo-' sent avec l'interosseuse postérieiu-e.
Les rameaux externes se distribuent au long fléclnsseur propre du pouce et au radius ; l'un d'entre eux traverse le canal nourricier de cet os pour se ramifier dans sa membrane médullaire.
Les rameaux internes se rendent au fléchisseur profond des doigts, au périoste et dans le canal médullaire du cubitus.
L'artàre interosseiise j^ostérieure, un peu moins considérable que l'antérieure, traverse le ligament interosseux /donne aussitôt une branche ascendante, la récurrente radiale i^oslérieure , et descend entre le court supinateur et le long abducteur du pouce, puis entre les deux couches musculaires qui occupent la partie postérieure de l'avant-bras ; elle se prolonge jusqu'à l'articulation du poignet où elle communique avec l'interosseuse antérieure. Dans ce trajet elle fournit un très grand nombre de rameaux qui partent en rayonnant des divers points de sa circonférence et s*épui« sent dans les muscles qui l'entourent.
La récurrente radiale postérieure est la plus volumineuse des branches émises par l'interosseuse postérieure ; elle se porte obliquem.ent en haut et en arrière , entre le cubital postérieur et l'anconé , quelquefois dans l'épaisseur de ce dernier muscle, et arrive à la partie postérieure de la tubérosité externe de l'iuimérus ou ses nombreuses ramifications terminales s'anastomosent avec les ramifications correspondantes de la collatérale externe et de la récurrente radiale antérieure. Dans ce trajet ascendant elle donne des rameaux au court supinateur, au cubital postérieur, à l'anconé, au triceps brachial, à l'articulation du coude et aux téguments.
'i° Jrlcre cubitale dorsale. En général peu considérable, cette branche naît du côté interne de la cubitale , à cinq ou six centimètres au-dessus du pisiforme. Elle se dirige de dehors en dedans, entre le tendon du cid^ital antérieur et le cubitus, et arrive sur le dos de la main, où elle communique aveiî la dorsale du carpe. Ses rameaux se perdent dans le cubital antérieur, le carré pronateur et les téguments du dos de la main.
5° Jrtère transverse antérieure du carpe. Rameau court et grêle qui se porte transversalement de dedans en dehors, derrière les tendons fléchisseurs des doigts, parallèlement au bord inférieur du carré pronateur, et s'anastomose avec un rameau correspondant de la radiale.
G° Branche palmaire profonde. Très variable dans son volume , quelquefois assez considérable pour représenter une branche de bifurcation du tronc principal , le plus souvent assez grêle, cette branche part de la partie postérieure de la cubitale, au-dessous du pisiforme et s'enfonce aussitôt entre l'adducteur et le court fléchisseur du petit doigt; elle passe ensuite sous la parlie supérieure de l'opposant, se dirige en bas et en dehors et s'anastomose avec l'extrémité terminale de l'arcade palmaire profonde ou radiale, De la convexité de la courbure qu'elle décrit partent
ANGÉIOLOGIË. 469
des rameaux qui se perdent dans la peau, et les uuiscles derémiueiice liypotliénar.
/■^ Branches palmaires superficielles ou digitales. Leur nombre varie de quatre à cinq ; on les distingue sous les nouis de première , deuxième, troisième, quatrième et cinquième, en procédant de dedans en dehors. Nées de la convexité de l'arcade palmaire cubitale, ces artères descendent en divergeant vers la racine des doigts, donnent des rauiuscules très grêles aux lombricaux , aux tendons fléchisseurs et aux téguments, puis traversent les intervalles triangulaires qui séparent les anneaux tendineux de l'aponévrose palmaire (voyez page 2G7) ; au niveau de ces intervalles elles reçoivent les interosseuses antérieures qui les renforcent et se divisent immédiatement au-dessoas de cette anastomose en deux branches qui vont constituer les collatérales des doigts.
La première digitale seule ne se bifurque pas; oblique en bas et en dedans, elle croise l'extrémité inférieure du cinquième mélacarpien, et longe ensuite le bord interne du petit doigt dont elle forme la collatérale interne.
La deuxième longe le quatrième espace interosseux et donne la collatérale externe du petit doigt et la collatérale interne de l'annulaire.
La troisième correspond au troisième espace interosseux et fournit la collatérale externe de l'anniilaire, et la collatérale interne du tnédius.
La quatrième, située au-devant du deuxième espace interosseux, donne naissance par sa bifurcation à la collatérale externe du médius et à la collatérale interne de l'index.
La cinquième digitale, lorsqu'elle existe, ce qui est assez rare, produit la collatérale externe de l'index et la collatérale interne du pouce ; il est plus rare encore de voir l'arcade palmaire superlicielle émettre une sixième digitale qui irait représenter la collatérale externe du pouce.
Les collatérales des doigts longent les parties latérale et antérieure de la gaine des tendons fléchisseurs et fournissent dans leur trajet des rameaux qui se portent les uns vers la face dorsale et les autres vers la face palmaire : les rameaux dorsaux s'épuisent principalement dans les téguments ; les rameaux palmaires se distribuent à la peau , à la gaine flbreuse , aux tendons et aux phalanges ; parmi ces derniers il en est quelques uns qui se portent transversalement au-devant du corps des premières et des secondes phalanges et s'anastomosent avec des rameaux correspondants de la collatérale opposée.
Parvenues au-devant de l'extrémité inférieure de la dernière phalange, les collatérales de chaque doigt s'abouchent par leur partie terminale, et forment une arcade dont la convexité se dirige en bas; de cette arcade partent un très grand nondjre de ramuscules antérieurs qui se répandent dans la pulpe des doigts, c'est-à-dire dans l'organe spécial du toucher et des ramuscuJes postérieurs qui se perdent dans le derme sous-unguéal.