‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 206 sur 267 · avetncuse · texte numérisé non relu

avetncuse

Dans le trajet qu'elle parcourt depuis son origine jusqu'à son enirt'e dans le bulbe urétral , l'artère transverse du périnée chemine dans l'épaisseur , ou plutôt entre les deux lames de l'aponévrose périnéale moyenne ; elle fournit entre ces lames quelques ramuscules destinés à l'ischio-caverneux, au bulbo-caverneux et aux glandes de Cowper.

Lorsqu'il existe une seconde artère bulbeuse, elle est située au-dessus de la précédente à laquelle elle demeure parallèle et dont la sépare un espace de trois ou quatre millimètres seulement.

Branches terminales. Elles se séparent à angle très aigu, l'une pénétrant après un court trajet dans le corps caverneux , l'autre marchant flexueuse sur le dos de la verge pour aller se ramifier dans l'intérieur du gland.

Vartcre caverneuse s'accollc d'abord à celle du côté opposé. Placée connue elle sur le plan médian, elle s'en sépare ensuite pour plonger dans l'épaisseur du corps caverneux correspondant, et se divise aussitôt en deux ou trois branches principales qui se dirigent d'arrière en avant, et de haut en bas, en émettant dans toutes les directions un grand nonibre de rameaux.

Vartcre dorsale de la verge ou artère du gland, traverse comme la précédente la partie la plus élevée de l'aponévrose périnéale moyenne, pa^se ensuite sur le côté du ligament suspenseur de la verge et se dirige en décrivant des flexuosités latérales vers la base du gland. Dans ce trajet elle marche parallèlement à celle du côté opposé , repose immédiatement sur le corps caverneux à la surface duquel elle est fixée par une lame fibreuse , et fournit des rameaux extrêmement grêles qui se perdent dans les téguments de la verge. Parvenues à la base du gland, les deux artères dorsales s'anastomosent ordinairement entre elles sur le plan médian , puis elles se dirigent en bas et en avant , l'une à droite l'autre à gauche, en formant une arcade artérielle, plus ou moins variable dans sa disposition , son calibre et son étendue. Cette arcade donne : 1° par sa concavité un grand nombre de branches qui cheminent quelque temps entre l'extrémité antérieure du corps cavei'ncux et la base du gland dans Ictiuel elles pénètrent pour s'y ramiTier. — 2° Par sa convexité d'autres branches infiniment plus ténues qui se distribuent au prépuce.

En résumé , l'artère honteuse interne fournit deux branches collatérales fort importantes et deux branches terminales.

Les branches collatérales appartiennent à la région du périnée qu'elles traversent l'une d'arrière ^n avant et l'autre de dedans en dehors. Toutes deux peuvent être lésées dans l'incision qui constitue le premier temps de la taille latéralisée ; car cette incision commençant sur le plan médian, 25 millimètres au-devant de J'anus, et se dirigeant en arrière et en dehors pour venir tomber sur la partie moyenne d'une ligne tirée de l'ischion à l'anus, on voit qu'elle sera limitée : en avant par le bulbe de l'urètre et l'artère bulbeuse, et en dehors par l'artère superficielle du périnée; si elle dépasse sa limite antérieure elle pourra intéresser le bulbe et l'artère bulbeuse ; si elle s'incline trop en dehors elle intéressera l'artère périnéale. Quant au tronc de la honteuse, protégé par sa situation derrière la branche ascendante de l'ischion, il est peu accessible à l'instrument tranchant et sa lésion attesterait moins un danger réel que l'inexpérience du chirurgien.

Les deux artères terminales de la honteuse sont divisées dans l'amputation de la verge : l'artère dorsale peut alors être saisie aVec les mors d'une pince et soumise à la torsion; mais l'artère caverneuse dont les ramifications seules sont atteintes ne se prête pas à l'emploi de ce moyen hémostatique, en sorte que l'opérateur devra se tenir en garde contre une hémorrhagie capillaire.

Cliez la femme les branches collatérales et terminales de la honteuse interne affectent une distribution qui offre la plus grande analogie avec celle que ces mêmes branches présentent chez l'homme.

ANGEIOLOGIE

L'artère superficielle du périnée très considérable chez elle , se ramifie dans l'épaisseur de la grande lèvre et s'y termine.

L'artère transverse du périnée se rend au bulbe du vagin.

L'artère caverneuse se perd dans le corps caverneux du clitoris.

L'artère dorsale du clitoris très grêle comme la précédente, et en rapport comme elle avec la petite dimension de cet appareil érectile, se distribue à la muqueuse qui l'entoure.

FiG. 149.

Artères périnéules, chez la femme.

J. Troue de la houleuse iiilerne. — 2,2. Hemorrhoïdales iufc'rieures. — 3,3. Artère pe'rinéale superficielle se distiihuaiit à la grande lèvre. — A, Releveiir de l'anus. . — C, Tiausverse du pc'riuèe.

— B. Sphincter externe de

Page 1