‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 210 sur 267 · Pe'ronière posle'rieure · texte numérisé non relu

Pe'ronière posle'rieure

G. Artériole accompnginmt le nerf saphène exlernc.

Il résulte de ces rapports : 1" ([uc la poplitée peut être compriniée dans sa moitié supérieure ; mais la saillie des muscles demi-membraneux et biceps rend celt^ compression moins facile et moins si'ire cpie celle qu'on peut pratiipier sur la fémorale k son passage au-devant du pubis; 2° que cette artère est ])lus accessible dans sa moitié inférieure , car après l'incision de la peau et de l'aponévrose, il suffira de llécliir la jambe et d'écarter les deux jumeaux pour la mettre à découvert; c'est en effet au moment où elle s'engage dans l'interstice de ces muscles, qu'on a conseillé de la saisir lorsqu'on se propose de la lier, bien que sur cette partie de son trajet on

rencontre la veine sapliène externe qui lui est parallèle et qu'il importe de ménager.

Branches collatérales. Les unes se portent en arrière et les autres en avant :

Les i>ostérieures se rendent dans les nmscles et les téguments du creux poplité; les seules qui méritent mie mention particulière sont les jumelles.

Les antérieures se distribuent à l'articulation du genou; elles sont connues sous le nom d'articulaires et distinguées : en articulaire siii^ërieure interne, articulaire supérieure externe, articulaire inférieure interne, articulaire inférieure externe et articulaire moyenne.

1° Artères jumelles. Au nombre de deux, l'une interne deslinée au jumeau interne, l'autre externe destinée au jumeau externe, et d'un volume assez considérable , mais qui varie comme celui des nmscles jumeaux. Ces artères nées de la partie postérieure de la poplitée et séparées à leur origine par le nerf sciatique poplité interne , se portent directement en bas, en affectant une légère divergence et pénètrent chacune dans le faisceau musculaire qui leur correspond , en se divisant aussitôt en plusieurs branches; parmi ces branches qu'on peut suivre jusqu'à Torigine du tendon d'^ichille, il en est ordinairement une qui se sépare des jumeauxau niveau de leur interstice et s'accole au saphène externe pour le suivre jusqu'à la partie moyenne de la jambe.

Près de leur origine les jumelles donnent quelques rameaux au plantaire grêle, au poplité et à la peau. -

2° Artère articulaire supérieure interne. Moins volumineuse que la grande anastomotique décrite par quelques auteurs sous le nom de l^reniicre articulaire swpéneure interne, cette artère naît de la partie interne de la poplitée, immédiatement au-dessus du condyle correspondant qu'elle contourne d'arrière en avant et se divise : 1° en rameaux profonds qui s'engagent sous le vaste interne pour se distribuer à ce muscle ainsi qu'à la partie interne et antérieure du condyle , en s'anastomosant soit avec la grande anastomotique soit avec l'articulaire supérieure externe ; 2° en rameaux superficiels qui passent sur le ligament latéral interne pour se diriger vers la rotule , sur laquelle ils se terminent , en communiquant avec les articulaires inférieure interne et supérieure externe.

3° Artère articulaire supérieure externe. Née en dehors de la poplitée , au-dessus du condyle externe , elle marche transversalement de dedans en dehors, passe sous le tendon du biceps, se contourne de derrière en avant sur la partie externe du fémur, puis se divise en deux branches , l'une supérieure ou profonde, l'autre inférieure ou superdcielle.

La branche supérieure s'enfonce sous le triceps crural et décrit une courbure demi-circulaire qui embrasse par sa concavité le condyle externe, immédiatement au-de?sus de la poulie fémorale; ses rameaux qui se divisent en périostiques destinés au fémur , et musculaires destinés au vaste exlerne, s'anastomosent avec ^a grande anastomotique et l'articulaire supérieure interne.

ANGÉIULOGIE. oO I

La branche inférieure ou superficielle descend obliquement de dehors eu dedans, au-dessous du fascia lata et s'avance jusqu'à l'angle externe de la rotule où elle se divise : en rameaux transversaux qui longent la base de cet os pour s'anastomos-er avec la grande anastomolique, et rameaux verticaux qui suivent le bord externe de la rotule pour aller communiiiuer avec l'articulaire inférieure externe ; ces rameaux se eonsument dan? l'articulation, dans la rotule et les téguments.

4° Artère articulaire inférieure interne. Elle part du côté interne de la poplitée, au niveau de la partie inférieure du condylc interne du féunn-, tantôt séparément, tantôt par un tronc qui lui est commun avec l'articulaire inférieure externe, et descend obliquement de dehors en dedans sous le jumeau interne, sur le bord supérieur du muscle poplité, où elle est couverte par l'aponévrose (jue ce muscle reçoit du tendon du demimembraneux ; ensuite elle se contourne de derrière en avant autour de la partie supérieure et interne du tibia , en passant sous le ligament latéral interne de l'articulation du genou , et les tendons (pii forment la patte d'oie, puis se réflécliit de bas en haut, et monte sur le bord interne du ligament de la rotule jusqu'au sommet de cet os où elle s'anastomose avec l'articulaire supérieure interne et la grande anastomotique.

Les premiers rameaux de cette artère se distribuent au ligament postérieur de l'articulation du genou, aux ligaments croisés, au muscle poplité et au périoste du tibia. Parvenue sur la partie antérieure et interne du genou , elle fouriiit un grand nombre de branches, quelques unes descendantes ([ui se répandent sur le tibia où elles s'anastomosent avec la récurrente tibiale, la plupart ascendantes qui se perdent dans les parties fibreuses de l'articulation, dans la masse adipeuse sous-rotulienne, dans la rotule et les téguments.

5° Artère articulaire inférieure externe. Elle naît en dehors de la poplitée, au niveau de la précédente , se dirige horizontalement d'arrière en avant, en décrivant une courbe ({ui embrasse la circonférence du rd:>rocartilage correspondant , passe sous le tendon du biceps et le ligament latéral externe de l'articulation du genou, puis se divise : 1° en branches descendantes qui s'anastomosent avec la récurrente tibiale ; 2° en branche transversale qui s'engage entre le ligament rotulien et le tibia pour s'anastomoser avec une branche semblable venue de l'articulaire opposée; 3° en branches ascendantes ([ui longent les parties latérales de la rotule et se perdent dans l'articulation et la peau en s'anastomosant avec l'articulaire supérieure externe.

6° Artère articulaire moyenne. Jloins volumineuse que les précédentes, ordinairement unicpic , et quelquefois double, cette artère part tantôt directement de la partie antérieure et moyenne de la poplitée, tantôt de l'origine de l'une des articulaires supérieures, et traverse aussitôt le ligament postérieur de l'articulation du genou , pour se distribuer dans l'échancrure condylienne , aux ligaments croisés, au tissu adipeux, à la synoviale et principalement à l'extrémité inférieure du fémur , dans leiiuel elle pénètre par des orifices très manifestes disséminés sur la partie postérieure de l'espace (pii sépare les deux condylc--.

Après avoir traversé l'anneau que lui présente le muscle soléaire , la poplitée parvenue au niveau de l'extrémité supéi'ieure du ligament interosseux , se partage en deux Lranclies de volume inégal , une antérieure plus petite qui traverse ce ligament et une postérieure qui continue le trajet primitif de l'artère. De ces deux branches la première descend au-devant du ligament interosseux où elle constitue la tibiale anievieure. La seconde après un trajet de quelques centimètres se divise en deux branches secondaires qui s'écartent légèrement pour se rapprocher l'une du péroné, c'est la pcvomcve , et l'autre du tibia , c'est la tibiale postérieure.

ARTÈRE TIBIALE ANTÉRIEURE.

L'artère tibiale antérieure, branche de bifurcation de la poplitée, s'étend de l'anneau du muscle soléaire oi^i elle se sépare de l'artère tibio péronière, au ligament ai;nu!aire supérieur du tarse sous lequel elle se continue avec l'artère pédieuse.

Sa direction est d'abord horizontale et antéro-postérieure; mais aussitôt qu'elle a franchi l'orifice que lui présente l'extrémité supérieure du ligament interosseux, elle se réfléchit à angle droit pour se porter verticalement en bas. Parvenue à l'union du quart inférieur avec les trois quarts supérieurs de la jambe, elle devient un peu oblique en s'inclinant de dehors en dedans, comme la face externe du tibia sur laquelle elle se place, et s'engage sous le ligament annulaire du tarse qui marque sa limite inférieure. Une ligne droite, tirée de la partie moyenne de l'espace compris entre la tête du péroné et la tubérosité antérieure du tibia , à la partie moyenne de l'espace inter-malléolaire, représente très exactement son trajet.

Piapports. Située à son origine au centre de la partie la plus volumineuse de la jambe, cette artère devient d'autant plus superficielle qu'elle s'éloigne davantage de son point de départ. Elle répond : l'' en arrière et dans ses trois quarts supérieurs, au ligament interosseux sur lequel elle est fixée par une lame fibreuse , et dans son quart inférieur au tibia qui pourrait lui servir de point d'appui pendant sa compression; — 2° en avant, aux muscles jambier antérieur, long extenseur commun des orteils et extenseur propre du gros orteil qui la séparent de l'aponévrose et de la peau; 3° en dehors, dans son tiers supérieur au long extenseur commun des orteils, dans ses deux tiers inférieurs au long extenseur propre du gros orteil et sur toute son étendue au nerf tibial antérieur ; 4° en dedans , au jambier antérieur qu'elle sépare des deux muscles précédents.

Il résulte de ces rapports : 1° que la ligature de la tibiale antérieure sera d'autant plus facile, qu'elle sera pratiquée sur un point plus rapproché de son extrémité inférieure ; 2° que pour découvrir cette artère après avoir incisé la peau et l'aponévrose de la jambe , il faut la chercher dans le premier interstice musculaire qui se présente à partir de la crête du tibia.

Branches collatérales. Très multipliées mais d'un petit volume, elles rayonnent dans tous les sens pour se distribuer aux muscles, au tibia et aux téguments : les postérieures rares et très grêles traversent le ligament interosseux pour se jeter dans le jambier postérieur; les antérieures se consument dans l'extenseur propre du gros orteil et les téguments correspon-

ANGEIOLOGIE.

dants; les internes plus considéi'ables se distribuent au jambier antérieur et au périoste du tibia ; les externes s'épuisent dans le long extenseur commun des orteils. Entre toutes ces branches trois seulement méritent une mention particulière : la récurrente tibiale antérieure, là malléolaire interne et la malle'olaire externe.

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FiG. 152.

Arlèies libinlc nnlévieiire et pédieiise.

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