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DES GANGLIONS LOMBAIRES ET DES VAISSEAUX QU'ILS REÇOIVENT

Les ganglions lombaires situés au devant de l'insertion des muscles psoas, en dehors de l'aorte à gauche et de la veine cave ascendante à droite, forment de chaque côté un groupe fort important , qui s'étend à la manière d'un chapelet de la partie moyenne des vaisseaux iliaques primitifs à la première vertèbre des lombes. Les glandes qui composent ce chapelet sont très différentes par leur volume; la plupart cependant sont volumineuses; celles qui se rapprochent le plus du plan médian sont en général moins considérables. Leur nombre est indéterminé ; il varie de douze à dix-huit ou vingt pour chaiiue côté.

Les vaisseaux qui convergent vers ces ganglions sont : les efférents des ganglions pelviens; les lymphatiipies du corps de l'utérus, de la tronije utérine et de l'ovaire , ceux du testicule et ceux du rein.

1° Faisseaux efférents des ganglions pelviens. Les absorbants qui sortent des ganglions iliaques externes se divisent en deux gi'oupes : l'un, interne, qui descend dans le petit bassin pour se rendre dans les glandes hypogastriques ; l'autre, externe, qui longe l'artère iliaque externe, puis l'iliaque primitive, et se termine dans les glandes lombaires inférieures.

Les efférents des ganglions hypogastri(|ues se portent directement en haut ou en haut et en dehors, croisent les artères iliaque externe et iliaque primitive , et se terminent aussi dans les glandes lombaires inférieures.

Les efférents des ganglions sacrés, moins nombreux et moins volumineux que les précédents, montent sur les parties latérales du sacrum et se rendent à deux ou trois glandes placées dans l'écarfement des deux artères iliaques primitives sur le corps de la cinquième vertèbre lombaire; quelques uns cependant passent aussi sur ces artères pour se jeter dans d'autres glandes nioins rapprochées du plan médian.

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Les efféreuts qui longent l'artère iliaque externe ont reru de Mascagni le nom de plexus iliaque externe, et ceux qui émanent des ganglions hypogastriques celui de plexus iliaque interne. Ces deux plexus, en se réunissant, forment un riche réseau à grandes mailles qui s'étalent sur les vaisseaux sanguins, ainsi que dans leur intervalle, et les recouvrent en grande partie ; dans la ligature des artères iliaques il faut donc procéder avec soin à leur dénudation afin de laisser en dehors la plupart des troncs absorbants.

2° Lymphatiques du corps de l'utérus, de la trompe utérine et de l'ocaire. Les absorbants de la matrice, découverts et bien observés par Nuck sur plusieurs mammifères, ont été vus chez la femme d'abord par Méry, puis par Morgagni et Winslow, et ensuite par la plupart des anatomistes.

Ces vaisseaux présentent de très grandes différences suivant qu'on les étudie avant ou pendant le cours de la grossesse : dans le premier état leur injection est difficile ; dans le second ils participent à l'hypertrophie de l'utérus et deviennent au contraire extrêmement manifestes. « Ils sont » alors aussi volumineux qu'une plume d'oie , dit Cruiksanck , et si nom- )) breux, que lorsqu'on les a injectés au mercure , on serait presque » tenté de croire que la matrice n'est qu'un tissu de vaisseaux lymphati- » ques. » Pour les apercevoir soit dans l'état de gestation , soit surtout dans l'état de vacuité, il faut injecter les artèi'es et les veines de ce viscère et le laisser macérer quehiues jours ; les gaz développés par la putréfaction pénètrent dans leur cavité et les rendent très apparents.

Les absorbants du corps de l'utérus partis de sa périphérie et des divers points de son épaisseur convergent de dedans en dehors, et un peu de bas en haut vers les artères utéro-ovariennes dont ils suivent la direction, de même que ceux du col suivent la direction des artères utérines, branches des hypogastriques. Ils se portent ensuite en dehors pour recueillir les lymphatiques de la trompe de Fallope , et plus loin les lymphatiques de l'ovaire , puis se réfléchissent de bas en haut pour aller se jeter dans les glandes lombaires moyennes ou supérieures.

Les lymphatiques de l'utérus naissent de la couche musculeuse de cet organe ; probablement un certain nombre émanent de la muqueuse utérine, mais sur ce dernier point l'observation n'a rien établi jusqu'à présent.

3° Lymphatiques du testicule. Entre tous les organes glanduleux, le testicule est celui qui, comparativement à son volume , émet le plus grand nombre de vaisseaux lymphatiques ; entre tous il était aussi celui où l'absorption s'exerce avec le plus d'activité, et se manifeste de la manière la plus éclatante par les modifications qu'elle imprime au jeu des principaux appareils, particulièrement à l'appareil de l'innervation.

Ces vaisseaux naissent du corps du testicule et de l'épididyme.

Les absorbants du testicule émanent tous des conduits séminifères ; néanmoins on peut les distinguer avec la plupart des auteurs en superficiels et profonds.

Les superficiels rampent entre la tunique albuginée et le feuillet viscéral de la tunique vaginale; ils sont extrêmement nombreux, et recouvrent de leurs radicules la totalité de la surface de l'organe lorsqu'ils sont complé'

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teinent injeclO?. A[ieiTns d'abord [ av A. Xuqk , ils ont tHé pavfaiteiiient décrits par Cruiivsancls. et adinirablemeiit rciiréseiilcs par Panizza. La plupart convergent vers la partie moyenne du bord supérienrde la glande où ils se réunissent en un seul .groupe; d'autres se portent en liant et eu avant sur la tète de l'épididyme.

Les profouds, situés dans l'épaisseur des cloisons q\ii séparent les divers lobules de la glande, arrivent en suivant^les vaisseaux sanguins sur la face interne de la tunique albuginée , à laquelle ils s'adossent pour gagner ensuite le bord supérieur du testicule, et se réunir aux lymphatiques superficiels ; ils ne diffèrent de ces derniers que par leur volume dû à leur origine plus éloignée ; aussi lorsqu'on plonge la pointe du tube dans l'épaisseur de la tunique albuginée, voit-on le mercure pénétrer simultanément dans les uns et les autres.

Les absorbants de l'épididyme, très nombreux aussi, mais d'un petit volume, se réunissent à ceux du testicule.

De la réunion de tous ces vaisseaux résultent huit ou dix troncs considérables qui s'élèvent vers l'anneau inguinal sans s'anastomoser, pénètrent dans l'abdomen, montent jusqu'au voisinage des vaisseaux du rein, puis se terminent dans les ganglions lombaires. Dans ce long trajet ils suivent l'artère et les veines testiculaires en leur formant une sorte de gaine.

Quelques vaisseaux lymphatiques naissent-ils du feuillet pariétal de la tunique vaginale? Cruiksanck dit avoir observé sous ce feuillet plusieurs absorbants que Mascagni ne mentionne pas. Panizza, qui s'est livré à des recherches spéciales sur ce point et qui a représenté si exactement les vaisseaux sous-jacents au feuillet viscéral, n'en représente aucun sur le pariétal; J'ai exploré ce même feuillet et je n'ai pas été plus heureux: il est vraisemblable que Cruiksanck aura été victime de quelque illusion. La tunique vaginale rentrerait par conséquent dans la loi générale que nous avons formulée à l'égard des membranes séreuses : son feuillet viscéral préside à l'absorption , et le pariétal à l'exhalation. Toute maladie qui entraînera une altération pi'ofonde du premier paralysera le pouvoir absorbant de la séreuse testiculaire et aura pour conséquence un épanchement: c'est pourquoi nous voyons pi-esque constamment la dégénérescence squirrheuse o\\ encépbaloïde du testicule déterminer la formation d'un hydrocèlc ; de là aussi ces hydrocèles aiguës qui accompagnent l'orchite blennorrhagi(iue. (>ar cette dernière étant , comme nous l'avons dit, une véritable angioleucite ambulante , et toute angioleucits violente ayant pour effet la coagulation de la lymphe, c'est-à-dire l'oblitération momentanée des conduits absorbants, l'absorption se trouvera suspendue, tandis que l'exhalation continuera de s'accomplir. De là aussi la constante réapparition de l'épanchement dans les premiers jours qui suivent les injections iodées ou vineuses, ie premier effet de cette injection étant une inflammation générale qui double l'activité du pouvoir exhalant, en suspendant l'action du pouvoir absorbant.

4'' ruisseaux lymphatiques des reivs et des capsules surrénales. Les absorbants des reins se partagent aussi en superliciels et profonds.

Les superficiels, extrêmement difficiles à reconnaître et à injecter dans l'état sain, deviennent très apparents dans certaines affections ; sur un rein qui était en par ie atrophié et (pii contenait des calculs, Cruiksanck a pu

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injecter deux lympliatiiiues. Ces vaisseaux se dirigent du bord cunvexc ver' le bord concave de l'organe, où ils s'accolent à la veine rénale pour se porter ensuite vers les glandes lombaires.

Les profonds seraient extrêmement nondjreux suivant le même auteur, qui a mis en usage un procédé fort ingénieux pour les découvrir. Ce procédé consiste à lier la veine émulgente sur un animal vivant, et a comprimer le rein de manière à produire une infiltration sanguine dans sa substance. Le sang infiltré sé-rc/Zi absorbé, selon Cruiksanck, parles lymphatiques profonds qui deviendraient alors très manifestes. Ces vaisseaux sortent par le hile du rein, et se réunissent aux superficiels poursuivre la même direction et se terminer de la même manière.

Cruiksanck dit aussi a/oir observé des absorbants sur le bassinet.

Les vaisseaux lyniphati(pies des capsules surrénales naissent de leur surface et de leur épaisseur; ils se joignent à ceux des reins et se jettent dans les mêmes ganglions.

DES GANGLIONS SUS-AORTIOUES ET DES VAISSEAUX LVMPHA- ÏIOUES OUI S'Y RENDENT.

Les ganglions situés au-devant de l'aorte abdominale sont extrêmement nombreux; les plus élevés répondent au bord supérieur du pancréas, tes plus inférieurs à l'angle de bifurcation du tronc artériel , les moyens au bord adhérent du mésentère; quehiues uns occupent l'interstice de l'aorte et de la veine cave ascendante , d'autres reposent sur cette veine.

Indépendamment de ces ganglions sus-aortiques, chacun des viscères abdominaux en possède un petit groupe qui lui est propre, et que traversent la totalité ou plupart de ses absorbants, avant de se rendre dans les glandes centrales ou communes. Ainsi les lymphatiques de l'estomac traversent d'abord de très petits ganglions couchés sur sa grande et sa petite courbure, ceux de la rate des ganglions logés dans le repli gastro-splénique, ceux des intestins des ganglions compris dans l'épaisseur du mésentère et des méso-côlons , ceux du foie des ganglions placés dans le bord droit de l'épiploon gastro-hépatique.

Les vaisseaux lymphatiques qui se rendent dans les ganglions sus-aortiques sont ceux des intestins , de l'estomac , de la rate , du pancréas et du foie.

1° Vaisseaux iymphailques des intestins. Ils naissent en plus grand nombre de l'intestin grêle que du gros intestin. Ce fait ne saurait causer aucune surprise lorsqu'on considère que le premier de ces intestins, siège principal de l'absorption nutritive , est plus étendu en surface que le second, les valvules conni ventes et les villosités qu'il présente ayant pour effet de décupler ses dimensions apparentes.

Dans toute la longueur du tube intestinal, ces vaisseaux forment deux couches qui n'ont aucune communication et dont l'origine est très différente ; l'une de ces couches est superficielle et l'autre profonde.

La couche superficielle naît de la tunique musculaire par des radicules qui suivent une direction longitudinale et s'anastomosent en formant un réseau à mailles allongées. Ce réseau, bien représenté par MM. Bonamy et Beau, donne naissance à un certain nombre de branches , d'abord parai-

ANlîKJOLCUilK. (U).-;

!(!es à l'axe de l'iiitostin, mais qu'on voit ensuite se eoudcr à angle droit ( t marcher perpendiculairement à cet axe pour gagner, celles de l'uilestiii grêle le mésentère et les ganglions mésenlériques les plus élevés, celles du gros intestin les méso-côlons et les ganglions correspondants. Ces vaisseaux affectent souvent une disposition variqueuse, (pii rend leur conqilèle injection assez difficile. Sur le côlon, où les fibres musculaires longitudinales se groupent en trois bandelettes, ils ne sont pas régulièrement disséminés sur toute la périphérie de 1 organe , mais concentrés principalement au voisinage de ces bandes musculeuscs.

Ln coxiche profonde née de la muqueuse Intestinale a été, comme la précédente, étudiée avec beaucoup de soin par M. Bonamy. Elle forme un vaste réseau dont les mailles extrêmement serrées l'ecouvrent sur toute son étendue la surface interne des intestins, en s'étalant :

1° Sur chacun des replis qui constituent les valvules conniventes ; 2° Sur chacune des saillies qui forment les villosités ; 3" Sur chacune des dépressions qui donnent naissance aux follicules muqueux.

Sur les valvules conniventes , la présence des radicules lymphatiques anastomosées entre elles et superposées aux capillaires sanguins est facde à constater.

Autoin- des villosités leur disposition n'est pas aussi manifeste ; on les voit entourer la base et la surface de ces prolongements. Mais convergent-elles de la périphérie de ces prolongements vers leur axe pour former un canal central qui traverserait ensuite la muqueuse , ou bien les troncs qu'elles produisent se comportent-ils comme ceux qui naissent be tout autre réseau lymphatique? Cette dernière opinion est celle qui me paraît la mieux fondée; pour établir sa valeur il faudrait prendre en considération non seulement l'élément lymphatique, mais tous ceux qui entrent dans la composition de la muqueuse intestinale : c'est pourquoi j'en renverrai l'examen approfondi à l'époque où j'exposerai la structure de cette membrane.

Les absorbants des follicules muqueux ont été signalés pour la première fois par M. Bonamy, qui les a vus se presser en grand nombre à la surface des plaques de Peyer, en formant sur leurs limites une chaîne de vaisseaux circulaires; de la circonférence de la plaque partent des vaisseaux qui traversent la membrane fibreuse de l'intestin, marchent parallèlement aux fibres circulaires et viennent gagner son bord mésentérique. Autour des follicules isolés soit de l'intestin grêle, soit du gros intestin, le réseau de la mu(iueuse acquiert aussi un plus grand développement et pénètre, d'après le même auteur, dans chacun d'eux pour en tapisser les parois, de la même manière qu'il tapisse celles du tube intestinal.

Les vaisseaux partis des divers points de la muqueuse traversent son épaisseur, ainsi que la tunique fibro-celluleuse de l'intestin, rampent entre cette tunique et la musculeuse, en s'anastomosant pour former un réseau sous-muqueux, puis traversent le plan musculaire, et arrivent en suivant le trajet des vaisseaux mésentériques dans les mêmes ganglions que les vaisseaux superficiels ; d'une première glande, ils passent dans une seconde, dans une troisième, etc., et arrivent enfin dans le canal thoracique auqiiel ils se réunissent tantôt par un tronc principal, tantôt par des troncs moins volumineux et multiples.

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2° ra'mstaux tijmpJiatignes de l'estomac. Nombreux et très développés, ils se partagent comme ceux des intestins en deux plans :

Le plan superficiel ou musculaire se compose de vaisseaux en général perpendiculaires à l'axe de l'estomac, anastomosés entre eux , et formant un réseau fort remarquable dont M. Bonamy a bien exposé les caractères distinctifs ; très différent de celui qu'on observe dans les systèmes cutané et muqueux , ce réseau sous-séreux offre un grand nombre de dilatations variqueuses qui s'allongent sous la pi'ession du mercure par une de leurs extrémités, et donnent chacun naissance à un vaisseau lymphatique venant aboutir à un ganglion. Cette disposition en forme d'ampoule , un peu moins prononcée chez l'enfant que chez l'adulte et le vieillard, rend l'injection du réseau superficiel de l'estomac assez difficile.

Le plan p)rofond ou muqueux se présente à son origine sous la forme d'un double réseau semblable à ceux qu'on observe sur les diverses parties des systèmes tégumentaires interne et externe, et d'autant plus développé qu'on se rapproche davantage de l'orifice pyloriquc. L'un de ces réseaux, superposé aux capillaires sanguins, se compose de radicules extrêmement ténues qui forment une gaine à chaque villosité; le second, intermédiaire au chorion muqueux et à la tunique fibreuse, se compose de rameaux et de troncules qui traversent cette dernière membrane, puis la musculeuse, et se rendent les uns vers la petite courbure, les autres vers la grande courbure de l'organe.

Parvenus à la circonférence du viscère, les vaisseaux émanés des plans superficiel et profond se jettent aussitôt dans de très petits ganglions compris entre les lames des replis gastro-hépatique , gastro-épiploïque ou gastro-splénique, en se divisant en trois groupes parallèles aux artères coronaire stomachique, gastro-épiploïque droite et gastro-épiploïque gauche.

Le groupe qui suit les vaisseaux coronaires marche de droite à gauche ou du pylore vers le cardia ; là il se réunit à quelques vaisseaux de la face inférieure du foie, et se dirige ensuite en bas et à droite pour se terminer dans les ganglions sus-pancréatiques.

Le groupe parallèle aux vaisseaux gastro-épiploïques droits marche de gauche à droite, et se confond derrière la première portion du duodénum avec les lymphatiques du foie dont il partage le mode de terminaison.

Le groupe parallèle aux vaisseaux gastro-épiploïques gauches se dirige en haut et à gauche vers les vaisseaux spléniques , et se termine dans les mêmes ganglions que les lymphatiques de la rate.

3° Vaisseaux lymphatiques de la raie. On les distingue aussi en superficiels et profonds : les superficiels , moins nombreux et difficiles à injecter chez l'homme, mais d'une injection extrêmement facile chez les quadrupèdes et particulièrement chez le veau, occupent la surface externe de l'organe , ainsi que ses bords antérieur et postérieur, et se réunissent au niveau de la scissure de la face interne aux lymphatiques profonds. — Ces derniers, qui naissent de tous les points du parenchyme de la rate, suivent dans leur trajet les vaisseaux sanguins ; ils convergent par conséquent de toutes parts vers le sillon de la face interne où ils traversent une ou plusieurs glandes qui leur sont communes avec les précédents, avec les lymphatiques du grand cul-de-sac de l'estomac et avec ceux qui suivent l'artère gastro-épiploïque gauche.

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Pour éludier les absorbauls de la rate chez les animaux, Ruyscli, à l'exemple de Rudbeck , plaçait une ligature sur les vaisseaux splériiques ; Cruiksanek déterminait des épanchements sanguins dans la rate, épanchements qui étaient résorbés par les lynipliatiqnes profonds, dont la présence devenait alors manifeste par le fait de leur coloration ; Mascagni préférait injecter l'artère et la veine spléniques avec la gélatine qui pénétrait par transsudation dans les lymphatiques.

En sortant des ganglions qui occupent le hile de la rate, les vaisseaux lymphatiques superficiels et profonds longent le bord supérieur du pancréas, traversent les glandes situées sur le trajet de l'artère splénique, et se réunissent ensuite aux absorbants descendants du foie et à ceux de l'estomac pour aller se terminer dans le canal thoracique.

. 4° Faïsseaux lymphatiques du pancréas. Vesling paraît les avoir aperçus en 1642; Cruiksank les a injectés en 1773 par les absorbants du foie, et contrairement à la direction des valvules dans toute la longueur du pancréas.

Ces vaisseaux se portent à angle droit des diverses parties du pancréas vers son bord supérieur, où ils se mêlent aux lymphatiques spléniques pour aller se jeter avec ces derniers dans les ganglions voisins du trône cœliaque.

5° Faïsseaux lymphatiques du foie. Ils naissent de la périphérie de chacun des grains glanduleux de l'organe. Ceux des lobules voisins se réunissent pour former des rauieaux; les rameaux se réunissent pour former des branches qui convergent à leur tour pour former des troncs dont la direction diffère suivant la situation des lobules dans lesquels ils prennent naissance :

Ceux qui émanent des lobules périphériques rampent sur la surface de la glande.

Ceux qui partent des lobules plus profondément situés se comportent comme les vaisseaux lymphatiques profonds des membres, c'est-à-dire qu'ils suivent les conduits veineux ; et comme cet organe présente deux ordres de conduits veineux indépendants dans leur trajet, la veine porte, d'une part, les veines sus-hépatiques, de l'autre, les absorbants qui les suivent se partagent aussi en deux groupes ; par conséquent, bien que les lymphatiques du foie présentent ^ous la même origine et constituent par leur ensemble un seul et vaste plexus dans les mailles duquel sont logés les grains glanduleux du foie , on peut les diviser en superficiels et profonds.

Les superficiels se subdivisent en ceux de la face supérieure et en ceux de la face inférieure.

Les profonds se partagent en descendants ou satellites de la veine porte^ et en ascendants ou satellites des veines hépatiques.

Les lymphatiques superficiels du la face supérieure ou convexe du foie suivent des directions très variées : ceux de la partie antérieure et moyenne gagnent le ligament suspenseur ; ceux qui naissent des extrémités se portent vers les ligaments triangulaires de la glande ; ceux de la partie postérieure et moyenne se dirigent vers le ligament coronaire. — Les lymphatiques qui gagnent le ligament suspenseur se divisent : 1" En ascendants qui traversent le diaphragme derrière l'appendice vi»hxoïde, se jet?

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teiit dans un ganglion situe au-devant de la base du péricarde et se dirigent ensuite vers les lymphatiques mammaires internes pour aller se terminer avec ces derniers dans le canal thoracique pi'ès de son embouchure. — 2" En descendants qui gagnent le sillon longitudinal du foie pour se réunir plus bas aux troncs partis de la face inférieure, et à ceux qui suivent le trajet de la veine porte. — Les lymphatiques qui se portent des parties latérales de la convexité du foie vers les ligaments triangulaires se dirigent d'avant en arrière, passent entre les deux feuillets qui forment ces ligaments, s'adossent à la face inférieure du diaphragme, puis se réfléchissent pour descendre sur la partie antérieure des piliers de ce muscle , et se terminent enfin après un long trajet dans les glandes sus-pancréatiques. — Les lymphatiques qui émanent de la partie postérieure et moyenne de la convexité de l'organe se portent directement d'avant en arrière en formant trois ou quatre troncs volumineux qui traversent le centre phrénique dans le voisinage de la veine cave inférieure , pour se jeter dans un petit groupe de trois ou quatre ganglions situés autour de cette veine entre le péricarde et le diaphragme. Très fréquemment on voit un ou deux de ces vaisseaux s'appliquer à la veine cave inférieure et se confondre au niveau de l'embouchure des veines sus-hépatiques avec les troncs qui accompagnent ces veines.

Les lymphatiques superficiels de la face inférieure ou concave du foie se distinguent : 1° En ceux qui naissent à droite entre la circonférence du foie et la vésicule du fiel : réunis à quelques rameaux venus de la face convexe, ils se dirigent en bas et à gauche pour se terminer dans les glandes qui entourent la veine cave et l'aorte. — 2° En ceux qui naissent soit de la surface de la vésicule, soit entre cette vésicule et le foie : ils forment autour de ce réservoir un plexus duquel partent deux ou trois troncs qui se rendent à des glandes situées derrière le pylore au-dessus de la tête du pancréas. — 3° En ceux qui naissent entre la vésicule et le sillon longitudinal : tantôt ils se réunissent aux précédents et tantôt ils se mêlent aux lymphatiques satellites de la veine porte. — 4° En ceux qui naissent à gauche du sillon longitudinal : la plupart se joignent aux lymphatiques qui rampent sur la veine porte ; quelques uns se portent vers le cardia où ils se confondent avec les lymphatiques satellites des vaisseaux coronaires de l'estomac.

Les lymphatiques profonds et descendants du foie rampent sur la capsule de Glisson qui les sépare de la veine porte , de l'artère hépatique, des canaux hépatiques et des nerfs correspondants ; ce n'est qu'après avoir abandonné la substance du foie, c'est-à-dire au niveau du sillon transverse, qu'ils s'appliquent immédiatement sur la veine porte. Un peu au-dessous du col de la vésicule biliaire, ces vaisseaux se l'éunissent à quelques troncs superficiels de la face inférieure et viennent se terminer dans les ganglions qui entourent la partie la plus élevée de l'aorte abdominale.

Les hjmphaliques profonds et ascendants sont à la fois et plus nombreux, et surtout beaucoup plus volumineux que les descendants. Ils forment autour de chacune des divisions des veines hépatiques une gaine plexueuse facile à injecter; les vaisseaux fournis par ces divers plexus rampent à la surface des parois veineuses et convergent comme ces parois vers ïa veine cave inférieure; arrivés auprès de cette veine, ils forment cinq ou six troncs considérables qui traversent avec elle l'ouverture correspondante

ANUÉIOLOGIE. G (3 7

du diai»liragme, s'unissent inunôtlialenicnt au-ilçssus de cet orifice aux Il oncs venus de la convexité du foie , et se jettent dans les ganglions susdiapliragniatiques; de ces ganglions ils descendent sqi' la face postérieure des piliers du muscle pour se terminer dans Je ctjnal tjioraei(juc, au voisinage de son origine,

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