‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 242 sur 267 · VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU COECK · texte numérisé non relu

VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU COECK

Les vaisseaux lymphatiques du cœur naissent du tissu musculaire de ce viscère par des radicules extrêmement nombreuses et grêles; parmi ces radicules celles qui émanent des couches musculeuses internes paraissent se porter de la profondeur à la périphérie de l'organe, à travers l'orifice que circonscrivent les fibres tourbillonnées du ventricule gauche, et se réfléchir ensuite de bas en haut en formant deux troncs qui montent dans les sillons antérieur et postérieur parallèlement aux artères cardiaques. Les radicules émanées des fibres propres ou moyennes de l'un et de l'autre ventricule semblent au contraire converger vers la cloison ventriculaire pour se jeter ensuite dans les troncs principaux; enfin celles des couches superficielles surgissent de tous les points de la surface du cœur en s'anastomosant entre elles pour former un vaste réseau.

Les vaisseaux résultant de la réunion de ces trois ordres de radicules donnent naissance à deux troncs qu'on peut distinguer comme les artères, en droit et en gauche.

Le tronc lymphatique droit An cœur commence au sommet de l'organe, parcourt le sillon postérieur en longeant le côté droit de l'artère correspondante, se réfléchit au niveau du sillon auriculo-ventriculaire pour contourner la base du ventricule droit , et arrive au-devant de la premièi-e partie de la crosse de l'aorte sur laquelle il monte en serpentant pour se jeter ensuite dans un ganglion situé au-dessus et un peu en arrière de cette crosse ; de ce ganglion il se dirige en haut et à gauche et vient s'ouvrir dans le canal thoracique à deux ou trois centimètres de sa terminaison. Chemin faisant, ce tronc reçoit : 1° Dans le sillon postérieur du cœur plusieurs troncules qui lui sont perpendiculaires; 2° dans le sillon auriculo-ventriculaire des vaisseaux qui descendent de l'oreillette droite, et d'autres qui émanent de la périphérie du ventricule correspondant ; parmi ces derniers il en existe ordinairement un ou deux plus considérables qui suivent le bord droit du cœur ; 3° enfin au niveau de l'infundibulum un vaisseau qui longe le côté droit de l'artère cardiaque antérieure.

Le tronc lymphatique gauche du cœur, ordinairement plus considérable que le précédent, commence comme ce dernier au sommet des ventricules par deux branches : l'une antérieure, plus courte, qui suit le sillon antérieur ; l'autre postérieure, beaucoup pins longue, qui suitd'abord le sillon postérieur et se réfléchit ensuite pour contourner la base du ventricule gauche d'arrière en avant; ces deux branches se réunissent au niveau du sommet de l'infundibulum. Le tronc qui résulte de leur fusion monte verticalement

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derrière le tronc de l'artère pulmonaire pour se rendre à un ganglion situé dans la concaviLé de la crosse de l'aorte au-devant de la bifurcation de la trachée ; après avoir traversé cette glande, il en traverse quehpiefois une seconde et vient s'aboucher dans l'extrémité supérieure du canal thoracique.

Les réseaux que Lauth, et après lui plusieurs anatoniistes, ont cru observer sur les parois des cavités ventriculaires n'existent pas ; ceux (jui ont été signalés sont de simples infiltrations du mercure dans la trame aréo* laire des fibres musculeuses du cœur.

3** VAISSEAUX LVMPIUTIQUES DU TÉRICÀRDE.

L'existence de ces vaisseaux ne saurait être contestée. J'ai plusieurs fois injecté de petits troncs lymphatiques en piquant superficiellement le péricarde. Ils sont peu nombreux et d'un très petit calibre. Ceux de la moitié supérieure se rendent dans les ganglions bronchiques; ceux de la base se jettent dans les ganglions diaphragmatiques antérieurs; les uns et les autres paraissent tirer exclusivement leur origine du feuillet fibreux de cette enveloppe.

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