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LYMPHATIQUES DE LA FACE

Ils sont superficiels et profonds.

Les superficiels naissent principalement des téguments , et ici comme sur le crâne c'est de la ligne médiane que partent le plus grand nombre de leurs radicules ; cependant on en voit aussi quelques uns assez volumineux émaner des autres parties de la peau de la face et particulièrement de celle qui recouvre l'os de la pommette. Parmi ces derniers plusieurs se rendent dans les ganglions parotidiens , les autres dans les ganglions sousmaxillaires; les absorbants issus de la ligne médiane descendent obliquement en dehors sur le trajet de l'artère faciale et se terminent aussi dans les glandes situées autour de la base de la mâchoire.

Les profonds tirent leur origine des lèvres , des muscles et des glandes salivaires.

Les absorbants des lèvres forment à la surface de ces organes un admirable réseau déjà observé et représenté par Flaasse, et comparable à celui qui recouvre la surface du gland ou la surface interne des grandes lèvres, bien que les capillaires qui le constituent soient plus ténus et d'une injection plus difficile. De ce réseau descendent des troncs antérieurs qui font partie des absorbants superficiels de la face et des troncs postérieurs bien injectés par M. Bonamy ; ces derniers cheminent sous la muqueuse buccale et tx'aversent inférieurement les attaches des muscles carré et tiiangulaire afin de terminer dans les ganglions sous-maxillaires.

Les lymphatiques des muscles de la face sont peu connus. Haller mentionne ceux qui viennent du masséter et des ptérygoïdiens; Mascagni a représenté deux ou trois troncs assez volumineux qui partent du muscle temporal et passent sous l'arcade zygomatique pour se rendre aux ganglions parotidiens.

Les absorbants des glandes salivaires sont également signalés par Haller ainsi que par Cruiksanck; mais ils ont été à peine étudiés dans leur mode d'oriîine et leur disposition; très vraisemblablement ils se jettent dans les ganglions situés à la surface ou dans l'épaisseur de ces glandes,

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