TARSE
Le tarse est une voûte osseuse au sommet de laquelle le tibia transmet le poids du corps ; cette voûte résulte de l'assemblage de sept os, disposés sur deux rangées, qu'une ligne articulaire transversale permet de distinguer en postérieure et antérieure ; la rangée postérieure ou jambière est formée par deux os superposés , l'astragale en haut , le calcanéum en bas ; la rangée antérieure ou métatarsienne se compose de cinq pièces juxtaposées sur un même plan, savoir : le scaphoïde, le cuboïde, et les trois cunéifomnes, distingués parles noms de premier, second et troisième, en procédant de dedans en dehors.
Astragale. (Fig. 4 5.) Cet os, situé entre le tibia, qui pèse sur lui, et le calcanéum , sur Iciiuel il appuie , est irrégulièrement cuboïde et présente six faces :
1° une face supérieure convexe d'avant en arrière, concave transversalement, disposée en poulie pour s'articuler avec le tibia;
2° Une face inférieure , obliquement traversée par une rainure profonde que remplit lui ligament interosseux , et (pii la divise en deux parties, l'une postérieure, concave et plus considérable, l'autre antérieure, plus petite et Y)lane; toutes deux s'unissent au calcanéum;
3° Une face externe triangulaire, contiguë à la malléole péronéale ;
4*^ Une face interne, lisse en liant, où elle se continue avec la face supérieure, rugueuse en bas pour recevoir l'implantation du ligament latéral interne de l'articulation tibio-tarsienne;
5° Une face antérieure convexe, unie au scaphoïdc ; elle a reçu le nom de léte, et le rétrécissement (pii la supporte celui de col de l'astragale;
6° Une face postérieure, très petite, creusée d'une gouttière oblique qui reçoit le tendon du (lécliisseur propre du gros orteil.
FiG. 45. — Fied vu par sa face supérieure. — 1. Poulie luliculaire de l'iislragale. — 2. Tcle du même os. — ô. Ciiliaucum. — 4. Scaphoïde.
— o. Prcmiei' cunéiforme. — 6. Second ou polit cunéiforme. — 7. Troisième ou moyen cunéiforme. — 8. Cutioïdc. — 9. Métatarse. — 10. l'remicre jihalange du i;ros orteil. — i\. Seconde phalanç;o du nième orteil. — 1:2. Premières phalanges des quatre derniers orteils.
— 15 Secondes ])halanges des mêmes oiteils.
— i-i. Ueruières piialauges des mêmes orteils.
^lé
Calcanc'iim. Le plus volumineux de tous les os du tarse, situé en dessous de l'astragale, allongé d'avant en arrière , il forme la saillie du talon, et transmet directement au sol le poids du corps. On lui considère six faces :
1° Une face supérieure, concave en arrière, où elle répond au tissu cellulograisseuxqui entoure le tendon d'Achille ; inégale en avant, où elle présente une rainure oblique et deux facettes, l'une, postérieure, convexe, plus considérable; l'autre, antérieure, concave, plus étroite, articulées toutes deux avec les facettes correspondantes de la face inférieure de l'astragale ;
OSTEOLOGIE. 103
2'' Une face inférieure, étroite en avant, surmontée en arrière de deux tabcrcules, l'un , interne, considérable, l'autre, externe, très petit;
3° Une face externe, légèrement convexe dans sa partie antérieure, sur la- (jucUe on observe deux gouttières très superficielles, séparées par un tubercule, et servant de poulie de réflexion aux tendons des péroniens latéraux ; plane dans sa moitié postérieure, que recouvre une couche épaisse du tissu cellulaire graisseux et la peau ;
4° Une face interne, concave, limitée en bas et en arrière par le tubercule interne de la face inférieure, en liant et en avant par un prolongement appelé petite apophyse du calcanéuni ; sous cette apophyse existe une gouttière occupée par le tendon du fléchisseur propre du pouce;
5° Une face antérieure , concave de haut en bas, unie au cuboïde ; toute la partie du calcanéum qui supporte cette face a été désignée sous le nom de grande apophyse du calcanéum ;
6° Une face postérieure, lisse en haut, rugueuse en bas pour l'insertion du tendon d'Achille.
Scaphoïde. Il est ellipti(iue, aplati d'avant en arrière, situé à la partie interne du tarse, et offre : en arrière, une surface concave qui reçoit la tète de l'astragale ; — en avant, trois facettes pour s'articuler avec les trois cunéiformes ; — en haut et en bas, des surfaces inégales destinées à des insertions ligamenteuses ; — en dehors, une surface semblable, et cpielquefois une petite facette unie au cuboïde; — en dedans , une tubérosité considérable pour l'attache du jambier postérieur.
Cnhoïde. Il est situé à la partie antérieure et externe du tarse, et d'une forme })lus régulièrement cubique que celle des autres os de la même région ; on y renumiue : en haut, une sra-face plane à insertions ligamenteuses, subjacente au muscle pédieux ; — en bas, une coulisse profonde pour le tendon du long péronicn latéral ; derrière cette coulisse une saillie très prononcée, à la(pîelle vient s'insérer le ligament calcanéo-cuboïdien inférieur; puis une concavité pour quelques fibres du même ligament ; — en dehors, une échaucrure pour la réîlexion du long péronien latéral ; — en dedans, une facette unie au troisième cunéiforme, et quelquefois, derrière celle-ci , une autre très petite (pii se joint au scaplioïde; — en avant, une double facette articulaire correspondante à l'extrémité postérieui'e des deux derniers os du métatarse ; en arrière, une surface convexe et concave en sens opposé, articulée avec le calcanéum.
Premier ou grand cunéiforme. Il occupe la partie antérieure et interne du tarse, et offre : en haut, un bord tranchant qui forme le sommet du coin qu'il représente; — en bas, une surface inégale (pii en représente la base et donne attaclie à divers ligaments ainsi qu'au jambier antérieur; — en dehors, une facette articulaire anguleuse, unie en arrière au deuxième cunéiforme, en avant au deuxième nuîtatarsien ; et une surface quadrilatère à insertions ligamenteuses ; — en dedans, une autre surface qui est recouverte par la peau ; — en avant, une facette articulaire large en bas, étroite en haut, contiguë à l'extrémité postérieure du premier métatarsien ; — en arrière, une concavité en rap[»ort avec le scaphoïde.
Deuxième ou petit cnnéiforme. Saibasc, tournée eu liant, donne attache à des ligaments ; — son sommet, qui regarde en bas, est destiné au même usage ; — sa face externe offre, en arrière, une facette verticale qui se jointà une facette correspondante du troisième cunéiforme, et en avant des inégalités ligamenteuses ; — sa face interne porte une facette composée de deux branches, l'une horizontale supérieure, l'auti'e verticale postérieure , réunies à angle et articulées avec la facette également anguleuse du grand cunéiforme ; dans le reste de son étendue cette face est inégale et en rapport avec des ligaments qui s'y implantent ; — les faces antérieure et postérieure sont l'une et l'autre lisses, triangulaires, plus larges en haut qu'en bas, et articulées, la première avec l'extrémité postérieure du second métaiarsien, la seconde avec le scaphoïde.
Troisième ou moyen cunéiforme. Sa base, comme celle du précédent, répond à la face dorsale du pied, et offre des points d'attache à plusieurs ligaments; — son sommet, tourné vers la face plantaire, est aussi recouvert par des faisceaux fibreux ; — sa face externe porte deux facettes en haut et en arrière pour l'arliculation de cet os avec le cuboïde, et des rugosités en avant pour des insertions fibreuses ; — sa face interne est également munie de deux facettes, l'une postérieure échancrée en avant, en rapport avec le second cunéiforme, l'autre antérieure beaucoup pins petite, échancrée en arrière, unie au côté externe de l'extrémité postérieure du second métatarsien ; ces deux facettes sont séparées par des inégalités où se fixe un ligament interosseux;— les faces antéi-ieure et postérieure, planes, triangulaii-es , correspondent, la première à l'extrémité postérieure du troisième métatarsien, la seconde au scaphoïde.
Les os du tarse sont de tous les os courts ceux qui présentent au plu. haut degré la structure spongieuse. Le calcanéum se développe par deux points d'ossification ; tous les autres par un point unicpie.
MÉTATARSE.
Le métatarse, ainsi que le métacarpe, avec lequel il offre la plus grande analogie, est composé de cinq os longs, parallèles entre eux , contigus par leurs extrémités, séparés dans leur partie moyenne par un espace proportionnel à la gracilité de leur corps. Ces os présentent des caractères (lui leur sont communs, et d'autres qui sont propres à chacun d'eux.
lo Caractèi'es communs à lous les métatarsiens.
Leur corps est prismatique et triangulaire, légèrement courbé sur luimême, à concavité inférieure. — Des trois faces de ce corps, deux sont latérales et regai'dent les espaces interosseux ; la troisième, très étroite, répond à la région dorsale du pied. Des trois bords deux sont latéraux, le troisième est inférieur et tourné vers la région plantaire.
Leur extrémité postérieure ou tarsienne est très volumineuse, cunéiforme, et offre ; en haut, une facette très large à insertion ligamenteuse qui en forme la base ; en bas, un simple bord qui donne attache à des ligaments et qui en constitue le sommet ; en dedans et en dehors, des facettes articulaires qui se joignent à celles des métatarsiens voisins ; en arriére;
une autre facette, articulaire, qui s'unit avec une facette correspondante des os du tarse. Cette extrémité tarsienne, de même que Textrémité carpienne des métacarpiens, offre donc cinq facettes, trois articulaires et deux ligamenteuses.
L'extrémité antérieure ou digitale revêt la forme d'une tête, ou sphère , aplatie transversalement, plus étendue en bas qu'en haut, déprimée sur les côtés , et surmontée en arrière de cette dépression d'une saillie qui donne attache aux ligaments latéraux des articulations métatarso-phalangiennes.
2j Cai-actères différentiels.
Le premier métatarsien est remarquable par son volume considérable, par la forme régulièrement prismatique et triangulaire de son corps, par l'absence de facettes articulaires sur les parties latérales de son extrémité tarsienne , et par la présence de deux rainures articulaires sur la partie inférieure de son extrémité digitale.
Le second métatarsien se distingue par la quadruple facette que présente le côté externe de son extrémité postérieure ; de ces quatre facettes, les deux antérieures s'articulent avec le troisième os du métatarse, les deux postérieures, très petites, avec le troisième cunéiforme.
Le troisième a pour caractère distinctif une double facette taillée sur le côté interne de son extrémité postérieure.
L'existence d'une facette unique sur les côtés interne et externe de son extrémité postérieure différencie le quatrième.
Enfin le cinquième offre en dehors une saillie considérable qui lui est propre et le fait facilement reconnaître ; en outre sa facette postérieure est très oblique en avant et en dedans.
Le premier métatarsien, ainsi que le premier os du métacarpe, se développe par deux points d'ossification, l'un pour le corps et l'extrémité digitale, l'autre pour l'extrémité tarsienne; les quatre derniers métatarsiens, semblables aussi aux quatre derniers métacarpiens, présentent un point d'ossification pour le corps et l'extrémité postérieure, et l'autre pour l'extrémité digitale.
Les orteils sont conformés sur le même type que les doigts ; mais les phalanges des pieds peuvent être considérées comme atrophiées relativement aux phalanges de la main, à l'exception cependant de celles du gros orteil, qui conservent les dimensions propres à toutes les pièces qui composent la partie interne du pied.
Les premières phalanges, ou phalanges métatarsiennes, sont parfaitement semblables aux phalanges métacarpiermes.
Les secondes phalanges manquent de corps ; leurs deux extrémités s'adossent, en sorte qu'elles prennent une forme cubique.
Les troisièmes phalanges, très petites , ne diffèrent que par cette réduction de volume des phalanges unguéales de la main.
Ces phalanges se développent aussi par deux points d'ossification , un pour le corps et l'extrémité antérieure, l'autre pour l'extrémité postérieure.
ARTHROLOGIE.
Les os représentent des leviers ; ces leviers, pour entrer en action, nécessitent un point d'appui; ce point d'appui exige une surface résistante, et comme les diverses pièces du squelette sont les seuls organes de l'économie capables d'offrir cette résistance, il en résulte que toutes ces pièces s'unissent les unes aux autres. Les parties par lesquelles les os sont ainsi unis ont reçu le nom d'articulation. Ces parties sont : 1° des surfaces osseuses; 2° des cartilages ; 3" des fibro-cartilages ^ 4° des ligajntnts ; 5° des membranes synoviales. Nous les décrirons d'abord d'une manière générale; nous étudierons ensuite chaque articulation en particulier.
lo Surfaces osseuses.
Les surfaces par lesquelles les os se correspondent sont réciproquement configurées; la yjlupart se juxtaposent et demeurent indépendantes; quel- (jucs unes se continuent entre elles à l'aide d'une substance cartilagineuse; d'autres ont pour moyen de continuité un tissu fibreux ; de là trois grandes classes d'articulations , savoir : les diarthroses ou articulations viobiles ; les synarthroses ou sutures, qui ont pour attribut l'immobilité; les amphiarthroses ou symphyses, qui participent des premières par les mouvements qu'elles exécutent, et des secondes par la nature et les bornes étroites de ces mouvements.
PREMIÈRE CLASSE. — Diarthroscs. Le sens , le nombre, et l'étendue des mouvements que présentent ces articulations sont rigoureusement en rapport avec le mode de configuration des surfaces articulaires. En prenant pour point de départ les différences de conformation de ces surfaces, on arrive à reconnaître avec M. le professeur Cruveilhier qu'il existe six genres de diarthroses.
1° L'énarihrose, caractérisée parla réception d'une éminence sphérique dans une cavité de même forme ; ex., l'articulation coxo-fémorale. Ces articulations sont celles (^ui offrent la mobilité la plus étendue et la plus variée; leurs mouvements sont : la rotation, dans laquelle l'un des os pivote sur l'autre, autour de son axe ; — V adduction, qui rapproche du plan médian l'extrémité inféi'ieure du levier en voie de déplacement; — V abduction, qui éloigne cette extrémité du même plan ; — la flexion, qui la porte en avant; — V extension , qui la ramène en arrière; — enfin la circîtmchiction ou mouvconent en fronde, qui la fait passer successivement par les quatre positions précédentes, et tous les états intermédiaires ; dans ce mouvement le membre tout entier décrit un cône dont le sommet répond à sa partie supérieure, et la base à son extrémité libre.
2° L'ariiculation par eniboïtenient réciproque, dont les surfaces sont l'une et l'autre concaves dans un sens, et convexes dans le sens perpendi-
ARÎHROLOGIE. '• 107
cnlaire au pivinicr; ex., rarticulafion sferno-clavicnlaîrc. — Elle jouit de tous les mouvements qui appartiennent à l'énarthrose, moins la rotation.
3" L'articulation condyliennc, formée par la réeeptiou dNnic émiuence ellipsoïde dans une eavité analogue; ex ., l'articulation temporo-maxillaire. Sa mobilité offre le même caractère (jue celle du genre qui précède, avec celte différence que les mouvenicnts parallèles au grand axe des surfaces articulaires sont beaucoup moins étendus que ceux qui s'accomplissent dans le sens du petit axe; il y a pour toutes ces articulations deux mouvements d'opposition principaux et deux mouvements d'opposition accessoires.
4'^ Varlicnlation trochlccnne oulc rjingly me angulaire , qui rappelle par le mode d'emboîtement des deux os correspondants , la configuration et le mécanisme de la poulie ; ex., l'articulation huméro-cubitale. Ses mouvements ont lieu dans deux sens opposés seulement; ils sont angulaires et varient de 180° à 1 5° ou 2u°.
5° L'articulation pivotante ou ginglyme latéral, constituée par la réception d'un cylindre dans un anneau partie osseux, partie fibreux; ex., articulation radio-cubitale. La rotation est le seul mouvement <pi'el!e présente.
6'^ L'arthroclie, caractérisée par des surfaces planes ou presipie planes; ex., la pbipart des articulations des os du carpe et du tarse. Sa nsobilité consiste dans un simple glissement.
Deuxième classe. — Synarthroses ou sutures. Les os du crâne et de la face sont les seuls qui offrent des articulations eomplétement immobiles. Cette absence de mobilité dépend moins de la configuration de leurs siu'faces articulaires que de leurs rapports respectifs, qui rappellent le mode de juxtaposition et d'enchaînement récipi'oque des parties constituantes d'une voûte : cependant les bords par lesquels ces os se réunissent sont, en général, conformés favorablement pour l'immobilité : la plupart sont armés de dentelures profondes; quelques uns taillés obliquement, celui-ci aux dépens de sa face externe, cebii-là atix dépens de sa face interne, sont surmontés de simples inégalités ; les autres sont perpendiculaires et rugueux. Ces différences ont fait distinguer trois genres de sutures : 1° la suture dentée ou par engrenage; 2° la suture écaillense ou sc[uameuse ; 3° la suture harmonique on par juxtaposition .Onç\<\\\Q9, auteurs admettent encoi'e deux autres sutures, la schindylése, ou articulation en soc de charrue, formée par la réception de la crête du sphénoïde dans la gouttière du vomer, et la gomphose, constituée par fimplantation des dents dans leurs alvéoles. Mais la première peut être rattachée à la suture harmonique, et la seconde ne saïu'ait être admise, puisque les dents appartiennent à la classe des produits épidermoïdes, et non à celle de os.
Troisième classe. — Jm.phiarthroses ou symphyses. Dans (outes les articulations de cette classe, les surfaces articulaires sont planes, et maintenues à une distance variable par une couche de tissu fibreux extrêmement i-ésistante ; les mouvements (pi'elles evé-cutent sent d'autant plus
étendus que cette couclie est plus épaisse; elles basculent sur elles-mêmes, et ne glissent pas; ex., les articulations des corps vertébraux.
3o Cartilages.
Il existe deux genres de cartilages bien distincts ; les uns revêtent les surfaces articulaires mobiles ; les autres font partie des articulations synartbrodiales et de toutes les cavités qui devaient réunir dans leurs parois la mobilité à l'élasticité. Les premiers appartiennent à la classe des tissus épidermoïdes ou inorganiques ; les seconds doivent être considérés comme des os que la nature, dans vm but d'utilité spéciale, maintient à l'état cai'tilagineux pendant toute la durée de la vie.
1° Cartilages articulaires , d'encroûtement ou épidermoïdes. Ils affectent la forme de lames, dont la configuration rappelle parfaitement celle des extrémités osseuses sur lesquelles elles sont appliquées. Ces lames présentent deux surfaces', l'une superficielle libre, unie, et enduite d'un liquide onctueux; l'autre profonde, intimement adhérente au tissu osseux.
Leur épaisseur varie dans les diverses articulations , et sur les différents points d'une même surface articulaire: ainsi, dans les énarthroses, la lame cartilagineuse qui revêt la cavité hémisphérique est très mince au centre, et plus épaisse près delà circonférence; sur la tête de l'os, cette lame, d'une épaisseur remarquable au centre de la surface, se termine en mourant sur ses limites ; en adossant ces deux lames cartilagineuses on obtiendrait, par conséquent, une lame unique dont l'épaisseur serait uniforme : mais par cette disposition inversé des lamQs opposées, l'emboîtement des deux os devient plus complet. Dans les autres articulations mobiles la disposition des cartilages est analogue; en sorte qu'on peut avancer d'une manière générale que sur toute surface convexe le cartilage offre plus d'épaisseur dans sa partie centrale que sur sa circonférence, et que sur toute surface concave cetteplus grande épaisseur occupe la périphérie de celle-ci. Dans les articulations arthi'odiales, ou à surfaces planes, l'épaisseur des cartilages est à peu près uniforme.
Ces cartilages sont élastiques, d'un blanc naci'é, d'une dureté qui les rend incompressibles, et difficilement divisibles par l'ongle ; ils paraissent formés de fibres parallèles entre elles , et perpendiculaires , implantées sur les surfaces osseuses. Lorsqu'on scie un os jusqu'auprès de sa sui'face articulaire , si on écarte les deux moitiés de la section , on voit le cartilage se rompre toujours d'une manière très régulière au niveau même de la fracture du tissu osseux.
Les injections les plus pénétrantes ne démontrent la présence d'aucun vaisseau dans ces cartilages. On voit bien, à la suite de ces injections, quelques artérioles s'avancer sur la circonférence de la lame cartilagineuse, à la distance de 3 ou 4 millimètres ; mais ces ramuscules ne font que la traverser pour aller se perdre dans le tissu osseux, auquel ils appartiennent en réalité. On n'y trouve également ni filet nerveux ni tissu cellulaire ; de là cette opinion émise par M. Velpeau, que les cartilages sont de simples lames inorganiques, une espèce de vernis appliqué sur les surfaces osseuses, afin de les protéger et d'en favoriser les mouvements. Nous n'hésitons pas à partager pleinement cette opinion; pour nous, ces lames représentent un
AUTnROLOGIE. 109
simple produit de sécrétion qui s'étale sur les surfaces articulaires comme lépidermcetles ongles sur les téguments, comme l'émail et l'ivoire autour de la pulpe dentaire ; en effet :
1° Les cartilages articulaires ne possèdent aucun des éléments généraux de l'organisation ;
2° Ils s'usent par le frottement comme l'épiderme, les ongles et l'émail des dents , ou plus généralement comme tous les corps qui sont à la fois durs et privés de vie ;
3" Lorsque les os, organes sécréteurs des cartilages, s'enflamment, ces derniers se détachent et tombent, de même que l'épiderme s'exfolie à la suite de l'érysipèle ;
4° Enfin il est une loi générale de l'organisation qui veut que partout où une pression , un frottement considérable existe , une substance inorganique se produise pour pi'otéger l'organe qui en est le siège ; c'est en vertu de celte loi que réi)iderme se développe sur les papilles de la peau, que les dents occupent le boi'd libre des mâchoires , que des étuis cornés de mille formes différentes entourent l'extrémité terminale des membres de la plupart des animaux , etc. Ces substances épidermoïdes, il est vrai , sont situées en dehors de l'organisation , tandis que les cartilages d'encroiitement sont inlra-organiques : or, poui'ra-t-on objecter, il est dans la nature des tissus vivants de repousser tout ce qui est privé de vie; et puisque les cartilages articulaires sont tolérés, il faut admettre leur vitalité. Nous répondrons à cette objection en faisant remarquer qu'il existe pour l'économie deux espèces de substances inorgani(|ues bien différentes : les unes viennent du dehors et provoquent, en effet, presque constamment un effort éliminateur ; les autres prennent naissance dans l'économie elle-même; ces dernières peuvent séjourner impunément au milieu de nos organes ; et si ces substances , nées sous l'influence d'un état maladif ou perturbateur, sont inoffensives, à plus forte raison celles qui seront sécrétées par des organes sains dans un but d'utilité manifeste jouiront-elles du même privilège. Nous ajouterons que la présence des cartilages épidermoïdes au milieu du parenchyme de nos organes n'est pas un fait isolé : les dents, longtemps avant leur éruption, sont intra-organiques, quelquefois même, lorsqu'elles prennent une fausse direction, elles n'apparaissent jamais au dehors , et quoique privées de vie et sans utilité, elles habitent au dedans des mâchoires sans manifester leur existence par aucun phénomène. Le caractère inorganiiiue des cartilages d'encroûtement n'est donc nullement incompatible avec leur présence au milieu de l'économie.
2° Cartilages périchondriques. Dans cette classe il faut ranger : 1° les cartilages interarticulaires des sutures ; 2" les cartilages costaux ; 3° les cartilages du larynx et de la trachée -artère ; 4° ceux des ailes du nez , de la cloison des fosses nasales, de l'oreille externe, des paupières et de la trompe d'Kustache.
Ces cartilages diffèrent des précédents par la membrane fibreuse et vasculaire qui les entoure, membrane qui porte le nom de périchondre, et qui offre avec le périoste la plus grande analogie par sa nature , ses propriétés et ses fonctions ; l'un et l'autre ont pour usage de transmettre à l'organe (lu'ils circonscrivent les éléments de sa nutrition en tamisant en quelque sorte l'appareil vasculaire qui les apporte. Les vaisseaux ramilles dans le
périchondre ne paraissent point passer , il est vrai , de cette enveloppe à la substance cartilagineuse, comme ils passent du périoste au tissu osseux. Mais lorsque les os sont encore entièrement cartilagineux, on ne voit aucune branche vasculaire plonger dans le cartilage qui doit s'ossifier, et cependant on ne peut nier la vascularité de ce cartilage ; car il est d'abord essentiellement composé de tissu cellulaire et de vaisseaux , et en passant à l'état cartilagineux il ne se dépouille pas de ses éléments primitifs , qui sont nécessaires à son complet développement ; il en acquiert seulement un troisième , la gélatine , qui masque les deux premiers, de même que , plus tard, il en recevra un quatrième, le phosphate calcaire. L'absence apparente de toute vascularité reconnaît ici pour cause le petit nombre des vaisseaux, leur infinie petitesse, et l'imperfection de nos méthodes d'injection. Si dans les cartilages temporaires on ne peut constater anatomiquement la présence des vaisseaux , bien qu'elle soit réelle , de l'impossibilité dans laquelle les anatomistes ont été jusqu'à ce jour de démontrer un appareil vasculaire dans les cartilages permanents on ne saurait donc conclure que cet appareil n'existe pas ; loin d'adopter une semblable conclusion, nous pensons qu'il convient de regarder comme très vraisemblable l'existence de cette vascularité , et d'admettre, par conséquent, pour ces substances une vitalité diffuse ; cette opinion repose sur les faits suivants :
1° Ces cartilages présentent des propriétés tout-à-fait identiques à celles des cartilages temporaires ;
2° Ils peuvent s'ossifier et acquièrent alors tous les caractères du tissu osseux .
3° Lorsqu'ils sont envahis par l'élément calcaire, les modifications qu'ils éprouvent sont exactement celles qu'on observe pendant l'ossification des cartilages temporaires : ils jaunissent, une auréole vasculaire apparaît, un point osseux se dépose, et ce point s'accroît par l'ayonnement ;
4° La vascularisation et le dépôt des sels calcaires débutent constamment par le centre du cartilage et se propagent ensuite de ce point central vers sa surface : ce dernier fait suffirait à lui seul pour démontrer la vascularité des cartilages périchondriques ; car si les vaisseaux n'existaient pas préalablement dans leur substance, s'ils se formaient de toutes pièces pour les besoins de l'ossification , ce développement vasculaire devrait s'accomplir de la surface au centre, et puisqu'il s'opère, au contraire, du centre à la surface, il faut bien admettre que les vaisseaux existaient primitivement, et n'ont fait que s'hypertrophier.
Les cartilages périchondriques sont donc très analogues aux cartilages d'ossification. Ces deux classes de tissus cartilagineux ne diffèrent que par le nombre des transformations qu'ils éprouvent et les usages qu'ils remplissent; les cartilages temporaires destinés à jouer le rôle de leviers et à supporter des efforts considérables, s'ossifient afin d'échanger leur élasticité contre la solidité qui \env sera nécessaire ; les permanents se maintiennent indéfiniment sous cet état pour conserver au conti-aire cette même élasti-» cité qui compose toute leur fonction.
Dans la vieillesse , la plupart des cartilages qu'entoure le périchondre présentent une tendance bien manifeste à la transformation osseuse; ceux qui subissent le plus fréquemment cette transformation sont les cartilages costaux, surtout celui de la première côte ; viennent ensuite les cartilages du larynx , puis quelques uns des cerceaux de la trachée , et le cartilage
ÂRTHROLOGIE. ^\^
triangulaire de la cloison; ceux qui occupent les ailes du nez, le bord libre des paupières , le pavillon de l'oreille , jaunissent , deviennent plus rigides , plus cassants , mais paraissent résister constamment à l'envahissement des sels calcaires.
ôo Fihro-carlilnges.
Les fibro-cartilages n'appartiennent qu'à un petit nombre d'articulations. On les trouve entre les surfaces articulaires dont la configuration réciproque est incomplète : entre le condyle de la mâchoire et le condyle du temporal, qui sont l'un et l'autre convexes; entre la facette du sternum, qui est convexe et concave en sens opposé, et la facette de la clavicule, qui est presque plane ; au-dessus des tubérosités du tibia , dont ils agrandissent les cavités glénoides; autour des cavités qui logent la tête des humérus, des fémurs, des métacai'piens et des métatarsiens. Leur forme se moule exactement sur celle des surfaces opposées ; ils ont pour fonction principale de compléter l'emboîtement de ces surfaces , en agrandissant les cavités articulaires sur lesquelles ils reposent , et pour fonction accessoire d'affaibUr par leur extrême élasticité les effets des pressions subites et considérables.
Ces organes sont formés de fdjres circulaires , entre-croisées sous des angles très aigus, et reliées entre elles par une couche cartilagineuse mince appliquée sur leur périphérie, à la manière d'un vernis; pour bien voir cette structure il faut les couper, soit perpendiculairement aux fibres , soit parallèlement. En examinant le profil de la coupe, on distingue, au centre, des faisceaux de fibres blanches, unis par un tissu cellulaire dense, et sur la périphérie , une couche de cartilage qui offre à peine un millimètre d'épaisseur. Les éléments fibreux et cartilagineux qui entrent dans la composition des fibro-cartilages ne sont donc pas mélangés comme on le pense généralement ; ils occupent chacun une place déterminée et invariable , le premier étant constamment centi'al et le second périphérique , en sorte qu'ils jouent, l'un par rapport à l'autre, les rôles d'organes contenu et contenant. Cependant l'élément cartilagineux n'entoure pas complètement le tissu fibreux ; ce dernier est toujours libre sur la circonférence du fibrocartilage ; c'est par cette circonférence qu'il s'unit aux tissus fibreux du voisinage, et qu'il reçoit ses vaisseaux nutritifs.
Les fibro-cartilages sont donc en partie organisés , et en partie inorganiques ; l'élément central ou fibreux est organisé et vivant ; l'élément périphéri(iue ou cartilagineux est inorganique et semblable à celui qui recouvre les extrémités osseuses ; comme ce dernier il représente un simple produit de sécrétion, et comme lui il est sécrété dans un but protecteur; car si les surfaces articulaires demandaient à être protégées contre les effets d'un frottement réciproque , le tissu hbreux, placé entre ces surfaces pour compléter leur emboîtement et amortir les chocs violents qu'elles éprouvent^ ne devait-il pas jouir aussi des avantages de cette protection? Il est digne de remaniuc que ces deux variétés de cartilages, qui offrent tant d'analogies dans leurs propriétés et leurs fonctions , se continuent presque constamment enti'c eux sans aucune ligne de démarcation ; ainsi celui qui revêt la cavité glénoïde de l'omoplate se continue avec celui qui revêt la sui'face interne du fibro-cartilagc glénoïdien ; il en est de même des lames cartila-
gineuses qui doublent la cavité cotyloïde et la face interne du fibro-cartilage cotyloïdien , de celles qui s'étalent sur rextrémité carpienne du radius et la face inférieure du fibro-cartilage radio-cubital , elc.
4» Ligaments.
Les ligaments sont des liens fibreux qui unissent entre elles les surfaces osseuses correspondantes, et les maintiennent dans leurs rapports naturels.
Les fibres qui constitunt ces liens articulaires sont tantôt parallèles et tantôt entre-croisées.
Les ligaments formés de fibres parallèles se présentent sous la forme de membranes , de bandelettes ou de faisceaux ; ils occupent en général la périphérie des articulations mobiles.
Les ligaments composés de fibres entre-croisées n'affectent aucune forme déterminée ; ils sont situés dans l'intervalle des surfaces osseuses qu'ils unissent, et prennent le nom de ligaments interosseux.
Les ligaments périphériques qui affectent la forme de bandelettes sont celluleux par leur face externe , lisses et séreux par leur face interne , insérés par une de leurs extrémités sur l'une des surfaces articulaires, et par l'autre sur la surface opposée. Ces bandelettes sont ordinairement disposées par paires, l'une en dehors et l'autre en dedans, ou bien l'une en avant et l'autre en arrière de l'articulation ; quelquefois elles se multiplient et existent sur tous ces points à la fois. Si elles deviennent plus nombreuses elles s'unissent et forment une véritable membrane qui prend la forme d'un manchon, et qui embrasse par ses deux circonférences les surfaces adjacentes.
Les ligaments interosseux cachés entre les surfaces qu'ils unissent sont irréguliers et composés de fibres courtes, qui se croisent en sautoir le plus souvent.
Indépendamment des liens articulaires que nous venons de faire connaître, il en existe d'autres, en petit nombre, caractérisés par leur couleur jaune et leur élasticité ; ces ligaments jaunes ou élastiques existent en général sur les parties du squelette où une réaction permanente devait servir de contre-poids à une force sans cesse active : ainsi la colonne vertébrale, infléchie par le poids des viscères thoraciques et abdominaux , est ramenée en arrière par l'élasticité d'une longue suite de bandelettes fibreuses qui relient les unes aux autres toutes les lames vertébrales.
5') MeuiLraues synoviales.
Ces membranes appartiennent aux diarthroses ; elles s'étalent sur la face interne des diverses parties qui les constituent, et communiquent à chacune d'elles l'aspect uni qu'elles présentent.
On considère généralement les membranes synoviales comme des cavités closes qui offrent deux surfaces, l'une interne, l'autre externe: la première, en contact avec elle-même, est lisse et constamment lubrifiée par un liquide d'apparence onctueuse, appelé synovie-, la seconde adhère aux parties cartilagineuses et ligamenteuses par un tissu cellulaire fin, extrêmement serré, qui ne permet pas de l'isoler des organes auxquels elle est unie.
Les membranes synoviales sont-elles partout continues à elles-mêmes, et
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représentent-elles véritablement des cavités closes? La plupart des anatomistes le pensent, cependant cette opinion nous paraît peu vraisemblable ; rien ne démontre l'existence de ces membranes sur les cartilages articulaires; ceux-ci , il est vrai , se distinguent de tous les autres par l'éclat, le poU et l'aspect miroitant de leur surface libre; sans doute la présence d'une membrane séreuse sur cette surface offre une explication satisfaisante et très spécieuse de cet aspect. Mais le même poli , le même éclat appartiennent à toutes les substances inorganiques qui sont dures et soumises à un frottement souvent répété; or, nous avons vu que les cartilages diartbrodiaux ne présentent aucun des éléments de l'organisation , qu'ils sont très durs et dans un état de frottement réciproque presiiue continu ; dès lors pourquoi le poli de leurs surfaces libres ne serait-il pas le résultat de ce frottement incessant? Pour se convaincre (pi'il en est ainsi, cpi'on enlève avec un instrument bien trancbant la couche la plus superficielle de ces cartilages , et on reconnaîtra ([ue la couche cartilagineuse qui apparaît au-dessous de cette coupe est aussi douée d'un éclat remarquable, très peu inférieur à celui de la surface libre.
Les synoviales appartiennent à la classe des membranes séreuses ; elles ont pour usages de lubrifier toutes les parties (lui doivent frotter les unes sur les autres, et de favoriser ainsi leur frottement mutuel.
Indépendamment des séreuses intra-articulaires, il en est d'autres qui sont situées en dehors et autour des articulations, sur les divers points où s'opèrent des frottements ; ces séreuses extra-articulaires sont de deux ordres : les unes s'enroulent autour des tendons réfléchis, et par la lubréfaction de la surface osseuse d'une part, et de la surface tendineuse de l'autre, elles facilitent le glissement de ces surfaces : elles sont connues sous le nom de gaines synoviales , on de synoviales tendineuses; les autres, plus simples dans leur disposition, se développent an-dessous d'un muscle ou audessous de la peau , en prenant la forme d'une vessie qui correspond par une de ses faces à la saillie osseuse, par l'autre aux muscles ou à l'enveloppe cutanée; elles ont pour usage aussi de favoriser le jeu des nmscles ou les mouvements de la peau : on les nomme bourses synoviales, bourses muqueuses ; mais leur forme, leur structure, la nature du liquide qu'elles sécrètent, doivent les faire considérer comme des membranes séreuses plus ou moins rudimentaires; c'est pounpioi nous les désignerons, avec M. Nélaton, sous la dénomination de bourses séreuses.
DES ARTICl^LATIOXS EX PARTICULIER.
Prcparnlion. La plupart des aiticulalions étant entourées par des muscles, il est souvent nécessaire, pour les étudier, d'enlever ces organes, dont il importe cependant do connaître les rapports avec les liens et les surfaces articulaires; lorsqu'il y a utilité à les enlever, il convient de les inciser transversalement à leur partie moyenne et de conserver l'extrémité correspondante à l'articulation; ou pourra ensuite la réappliquer pour rétablir les rapports primitifs.
Le lissn cellulaire qui recouvre les ligaments doit disparaître dans sa lolalllé aPui de laisser voir nettement la direction des filnes ligamenteuses et le point précis de leur attache. Après avoir étudié toutes les parties périphériques, on procédera à l'examen de la synoviale et des surfaces articulaires à Laide de coupes ])arallèles ou perpendiculaires à ces surfaces.
Les sujets les plus favorahles à Lélude des arliculatious sont ceux qui réunis-
seul à uue grande maigreur une le'gère infillratiou; cette étude doit être faite sur des préparations fraîches, et non sur des pièces qui ont mace'ré ; la mace'ratiou, alors même qu'elle est peu prolongée, a l'inconvénient de communiquer à toutes les parties molles articulaires une opacité uniforme qui ne permet pas de les distinguer aussi facilement.