DES MUSCLES EN PARTICULIER
MUSCLES DE LA RÉGION POSTÉRIEUrxE DU TRONC. (Fig.72.)
Ces muscles forment plusieurs couches successives, qui sont, en procédant des supcrticielles vers les profondes : le trapèze, le grand dorsal , le rhomboïde; les petits dentelés, divisés en supérieur et inférieur ; l'angulaire, le spléuius , le grand complexus, le petit complexus, le transversai re du cou; les muscles spinaux postérieurs , divisés en sacro-lombaire , long dorsal et transversaire épineux; les interépincux du cou, le grand et lo petit droits, le grand et le petit obliques postérieurs de la tète.
FiG. 72.— Muscles supe?Ju i,-L. du dos et du cou. — 1. Trapèze, — 2. Occipital, ô. Epine de l'omopkite. — 4, Aciomion. — 5. Deltoïde — 6. Soiis-épineux. — 7. Petit rond. —8. Grand rond. — 9. Giand dorsal. — 10. Aponévrose du grand dorsal. — 11. Grand fessier. — 12. Espace triangulaiic limité en arrière par le grand dorsal, et en avant par le grand obliqvie. — 15. Grand oblique. — 14 Splénius. — lu. Angulaire. — lu. Petit rhomboïde. — 17. Rhomboïde. — 18. Sus-épineux. — 19. Grand dentelé. — 20. Angle inférieur de Fomoplale. 21. Aponévrose des petits dentelés. — 22, Petit dentelé inférieur. — 23. P.ait oLl que. — 24. Cl été iliaque.— 25. Moyen fessier. — 26. Pyramidal.— 27. Jumeau supérieur.— 28. Obturateur interne.— 29. Jumeau inférieur.- 30. Carre' crural. — ôl. Grand ligameut sacro-sciatique. — 52. Tubérusité sciiitiquc. — oo. Insertion du grand fessier. — 3i. ncmi-membrancux.
MYOLOGIE. 171
Frcparation. lo Placer un billot sous le thorax, de manière que la tète et les membres supérieurs, en s^ift'aissaut, tendent le muscle et rendent sa dissection plus facile. 2o Pratiquer deux incisions, l'une longitudinale et me'diane , étendue de la protubérance de l'occipital aux premières vertèbres lombaires; l'autre transversale, dirigée de racromion à l'apophyse c'piueuse de la septième vertèbre cervicale. 5° Soulever la lèvre, supe'rieure de l'incision transversale, en ayant soin de détacher comme une seule couche toutes les parties molles qui recouvrent le muscle. 4o Conduire le tranchant de l'instrument dans une direction parallèle à celles des fibres musculaires, qui se portent obliquement eu haut et en dedans. 5o Disséquer ensuite les téguments rjui recouvient la moitié inférieure du muscle, en ayant égard aussi au trajet de ses fibres qui sont obliques de haut en lias et de dehors en dedans, c'est-à-dire en sens inverse des pré cédentes. 0° Après avoir pris connaissance des insertions, diviser le plan musculaire en deux parties, par une section faite parallèlement à la crête des apophyses épineuses, à égale distance de cette crête et de l'épine de l'omoplate. 7o Enfin isoler chacune des parties résultant de cette section, afin de pouvoir étudier les rapports du trapèze avec les muscles qu'il recouvre, et ensuite ces muscles euxmêmes,
Siluation. Le trapèze est situé à la partie postérieure du cou et supérieure du dos.
Figure. Très large, aplati et triangulaire plutôt que trapézoïde.
attaches. En dedans, au tiers interne de la ligne courbe supérieure de l'occipital, à l'entre-croisement libreux qui constitue le ligament cervical postérieur, aux apophyses épineuses de la sixième et de la septième vertèbre cervicale, à celles des dix premières et quelquefois des douze vertèbres dorsales et au ligament interépineux correspondant; — en dehors, au tiers externe du bord postérieur de la clavicule , au bord postérieur de l'acromion et à toute l'étendue du bord postérieur de l'épine de l'omoplate.
Direction. Les fibres supérieures se portent obliquement en bas, en dehors et en avant vers la clavicule , les inférieures obliquement en haut et en dehors vers l'épine de l'omoplate , les moyennes transversalement en dehors vers l'acromion.
Structure. Charnu dans la plus grande partie de son étendue, et aponévrotique : 1° dans son angle supérieur ou céphalique, qui adhère intimement aux téguments correspondants ; 2° dans son angle inférieur ou lombaire, qui est composé de fibres blanches et nacrées dont la longueur diminue progressivement de bas en haut ; 3° au niveau de ses insertions aux deux dernières vertèbres du cou et aux deux premières du dos, auxquelles il se fixe par des fibres resplendissantes formant une demi-ellipse qui s'adosse par son axe à celle du côté opposé poiu* constituer une ellipse entière ; 4° à l'origine de l'épine de l'omoplate , où ses fibres se juxtaposent sous la forme d'un petit triangle qui glisse sur la surface également triangulaire de cette épine , à l'aide d'une petite synoviale constante , mais quelquefois rudimentaire.
Piapporis. En arrière, avec la peau, à laquelle il est uni par un tissu cellulaire serre; en avant, avec les muscles eomplexus, splénius, angulaire, rhomboïde, petit dentelé supérieur, sus-épineux, grand dorsal cl spinaux.
Usages. Lorsque toutes les fibres de ce muscle se contractent simultanément , l'épaule se ra{q)rochc du plan médian en se portant un peu en
arrière; les fibres supérieures , agissant isolément, attirent le moignon de l'épaule en haut , en arrière et en dedans ; les fibres inférieures abaissent l'omoplate ; si l'épaule est fixée , les premières impriment à la tête un triple mouvement d'extension, d'inclinaison latérale et de rotation.
GRAÎSD DORSAL.
Préparation. 1" Tendre ce muscle de la même mauière'que le trapèze ; seulement, au lieu de laisser |-eiidre le membre antérieur, ou le portera en haut et en avant; 2o faire une incision médiane e'iendue des dernières vertèbres dorsales au sacrum; 5o faire tomber sur la partie moyenne de cette incision longitudinale une incision oblique partant du bord postérieur du creux de l'aisselle; 4o disse'quer l'insertion humérale avec soin, etpre'parer en même temps le muscle grand rond qui offre des rapports intimes avec sou angle supe'rieur.
Situation. A la partie postérieure , inférieure et un peu latérale du tronc.
Figure. Large , aplati et quadrilatère dans sa partie inférieure, étroit et anguleux supérieurement.
yJltaches. D'une part, en dedans, aux apophyses épineuses des six ou sept dernières vertèbres du dos, à toutes celles des lombes et du sacrum ; en bas, au tiers postérieur de la crête iUaque ; en dehors, aux trois ou quatre dernières côtes par autant de languettes qui s'entre-croisent avec celles du grand o])lique. — De l'autre, dans la coulisse bicipitale de l'humérus, entre le tendon du grand pectoral qui s'insère à la lèvre antérieure de cette coulisse et le grand rond qui se fixe à la lèvre postérieure ; quelquefois à l'angle inférieur de l'omoplate.
Direclion. Les fibres internes se portent d'abord horizontalement en dehors, les inférieures obliquement, les externes verticalement; parvenues au niveau de l'angle inférieur du scapulum, toutes ces fibres se réunissent pour former un seul faisceau qui devient graduellement plus étroit , et se dirige vers le creux axillaire dont il contribue à former le bord postérieur.
Structure. Charnu dans la plus grande partie de son étendue ; fibreux dans sa partie inférieure et interne, où il est constitué par une aponévrose triangulaire qui se confond avec celle du petit dentelé inférieur , celle du petit oblique, et le feuillet postérieur de celle du muscle transverse, aponévrose qui bride et contient les muscles spinaux; tendineux à son insertion humérale, où il fournit une expansion fibreuse à l'aponévrose du bras.
Picipports. En arrière, avec la peau dont il est séparé supérieurement par l'angle inférieur du trapèze ; en avant, avec les muscles spinaux postérieurs, le petit dentelé inférieur , les intercostaux externes, le grand dentelé , l'angle inférieur de Tomoplate, et enfin le grand rond par lequel il est ensuite recouvert.
Usages. Il attire le bras en dedans et en arrière ; si le bras est porté en haut et fixé , il élève le tronc et les côtes et devient alors inspirateur.
MUSCLE RHOMBOÏDE.
Situation. A la partie supérieure du dos.
MYOLOGIE. i73
Figure. Large, mince, quadrilatère, plus épais à sa partie supérieure, qui est souvent distincte , et qui a été désignée par quelques anatomistes sous le nom de 2)etit rhomho'ide.
Jttaches. En dedans , à l'entre-croisement fibreux qui forme le ligament cervical postérieur , aux apophyses épineuses des deux dernières vertèbres du cou , à celles des quatre ou cinq premières vertèbres du dos, et aux ligaments interépineux correspondants ; — en dehors , aux trois quarts inférieurs du bord spinal de l'omoplate.
Direction. Oblique de haut en bas et de dedans en dehors.
Structure. Aponévrotique à ses insertions , charnu dans le reste de son étendue.
Piapiwrts. En arrière, avec le trapèze, et par une très minime partie de sa surface avec le grand dorsal ; en avant , avec le petit dentelé supérieur, les spinaux postérieurs , les côtes et les intercostaux correspondants.
Usage. Il porte l'omoplate en arrière et un peu en haut, en lui imprimant un mouvement de bascule qui a pour effet d'abaisser l'angle externe de cet os.
PETIT DENTELE SUPERIEUR.
Situation. A la partie supérieure du dos.
Figure. Aplati , mince , quadrilatère.
Jttaches. En dedans, au tiers inférieur du ligament cervical postérieur , aux apophyses épineuses des deux dernières vertèbres cervicales , et à celles des trois premières dorsales ; — en dehors, à la surface externe et au bord supérieur des seconde, troisième, quatrième et cinquième côtes.
Direction. Oblique de haut en bas et de dedans en dehors.
Structure. Charnu dans sa moitié externe , aponévrotique dans sa moitié interne.
PMfiiorts. En arrière, avec le rhomboïde et le trapèze; en avant, avec les spinaux postériem-s, les côtes et les intercostaux cori-espondants.
Usage, Élévateur des côtes, et par conséquent inspirateur.