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Coupe du muscle droit

19. Fibres arciformes de'peudautes des muscles petit olilique et Iransverse , descendant sur le cordou des vaisseaux spermatiqnes , et contribuant à former le cremaster.

Usages. Il comprime les colonne vertébrale.

iscèrcs abdominaux en les refoulant vers la

MYOLOGIE. 18'

GRAM) DROIT DE L'ABDOSîEX.

Préparation. 1" Tendre le muscle en plaçanl un billot sous la région lombaire ; 2o diviser les te'gumenls , de l'appendice xyphoïde au pubis, et découviiirapone'vrose abdomiuale ; o" fendre celte apone'vrose longitudinalemeut ei dans toute sou étendue, à tiois cenlimètres en dehors de la ligne me'diane ; 4o diviser les ndhe'reuccs de cettemême aponévrose aux intersections fibreuses du muscle.

Situation. A la partie antérieure de l'abdomen, sur les côtés de la ligne blanche.

Figure. Celle d'un plan très allongé , large et mince à sa partie supérieure, étroit et plus épais inférieurement.

attaches. En bas, au bord supérieur du pubis, dans l'intervalle compris entre l'épine et la symphyse; — en haut, aux cartilages des cinquième, sixième, septième côtes, et par quelques fibres au sternum.

Direction. Un peu oblique de bas en haut et de dedans en dehors.

Structure. Tendineux à son extrémité inférieure , coupé par des intersections fibreuses, transversales ou flcxueuses, incomplètes, très adhérentes à l'aponévrose abdominale , variables dans leur nondjre et occupant en général la moitié supérieure du muscle.

Picipijorts. Ce muscle, situé dans une gaine fibreuse très forte, constituée par l'aponévrose abdominale , répond médiatement , en avant aux téguments de l'abdomen, en arrière au péritoine et à l'artère épigastri([ue.

Jction. Il abaisse le thorax en fléchissant le tronc , et comprime les viscères abdominaux en les refoulant en haut et en arrière.

Les intersections paraissent avoir pour usage de conserver au nniscle la forme qui lui est propre ; car les libres qui le composent , occupant supérieurement une large surface d'insertion , et inférieurement une surface assez étroite, tendraient, si elles étaient abandonnées à elles-mêmes, à se rasseuibler en faisceau et à former un cône au lieu d'un plan ; mais enchaînées comme elles le sont dans leur juxtaposition latérale, toute fasciculation devient impossible. Les intersections aponévrotiques du grand droit de l'abdomen rempliraient donc relativement aux fibres qui le constituent le rôle de ces tiges transversales qui, dans la construction des grilles, relient toute la série de tiges verticales et les maintiennent dans lem- situation respective.

TYRAWIDAL.

Situation. Sur les parties latérale et inférieure de la ligne blanche, lorsqu'il existe.

Forme. Celle d'une pyramide à base triangulaire.

Attaches. En bas, au bord supérieur du pidiis, en avant et en dedans du grand droit de l'abdomen ; — en haut, à la ligne blanche.

Direction. Les fibres internes sont verticales , les externes obli(îues en haut et en dedans.

Structure. Charnu dans sa partie moyenne, aponévroiiquc à sa base et tendineux à son souimet.

Rapports. En avant avec l'aponévrose abdominale, en arrière avec le grand droit , en dedans avec la ligne blanche.

Usage. Tenseur de la li'^çne blanclie.

188 ANATUMIE.

APONEVROSE ABDOMINALE.

Les muscles grand oblique , petit oblliiue et transverse se terminent k leur partie antérieure par des aponévroses qui convergent vers la ligne médiane, où elles se réunissent en se continuant avec celle du côté opposé; de la réunion de toutes ces aponévroses en une seule, résulte un appareil fibreux, simple dans sa partie centrale, décomposé en plusieurs lames sur les parties latérales : cet appareil constitue l'aponévrose abdominale.

Un livre largement ouvert exprime assez bien la disposition la plus générale de cette aponévrose, le sillon médian de ce Uvre représentant sa partie médiane ou indivise , et les feuillets qui divergent à droite et à gauche, ses feuillets latéraux.

Nous avons donc à considérer dans l'aponévrose abdominale une partie médiane ou la ligne blanche, et des parties latérales ou les divers feuillets qui se portent aux muscles de l'abdomen.

DE LA PARTIE MÉDLiNE DE L'APOSÉYROSE ABDOMLNALE , OU DE LA LIGNE BLANCHE.

Situation. A la partie antérieure et moyenne de l'abdomen, entre les deux muscles droits.

Figure. Celle d'une bande fibreuse , plus large dans sa moitié supérieure que dans sa moitié inférieure.

Attaches. En haut à l'appendice xyphoïde, en bas à la symphyse pubienne.

Piap2oorts. En avant, avec les téguments qui lui adhèrent d'une manière assez intime , principalement au voisinage de l'ombilic; en arrière, avec le péritoine dans la plus grande partie de son étendue.

Lorsque la vessie se dilate par l'accumulation du liquide urinaire, elle s'élève au-dessus des pubis, refoule le péritoine en arrière , et s'applique immédiatement à la pai'oi antérieure de l'abdomen ; ce rapport important permet de parvenir jusqu'à la cavité vésicale à travers la ligne blanche sans léser la séreuse abdominale : de là ce précepte chirurgical qui prescrit, dans certaines rétentions d'urine , la ponction de la vessie à travers l'hypogastre; de là aussi la taille hypogastrique.

Direction. Verticale.

Structure, La partie médiane de l'aponévrose abdominale est constituée par des fibres qui s'entre-croisent en passant d'un côté à l'autre, de telle sorte que les fibres aponévrotiques du grand oblique du côté droit deviennent les fibres aponévrotiques du petit oblique du côté gauche; par conséquent l'entre-croisement a lieu non seulement d'un côté à l'autre, mais aussi d'avant en arrière.

Les six muscles qui concourent à former cette partie médiane pourraient être considérés comme trois m.uscies digastriques.

Sur divers points de son étendue la ligne blanche présente des perforations qui livrent passage à des branches vasculaires et nerveuses. Entre tous ces orifices, le plus remarquable est celui que traversent la veine et les artères ombilicales pendant la durée de la vie intra-utérine : il est circulaire, et s'oblitère après la naissance en contractant avec la cicatrice des

MYOLOGIE. 189

téguments correspondants une adhérence intime. Cet orifice , ou l'anneau ombilical , est d'abord plus rapproché de l'extrémité supérieure que de l'extrémité inférieure de l'axe du corps; mais la cicatrice qui lui succède, ou l'ombilic, s'élève peu à peu à mesure que les membres abdominaux se développent, et devient supérieure chez l'adulte à la partie moyenne de cet axe.

DES FEUILLETS DE L'APOiNÉVKOSE ABDOMINALE.

De la ligne blanche partent de chaque côté deux lames aponévrotiques, qui passent l'une en avant, l'auire en arrière du muscle droit.

La lame antérieure, parvenue près du bord externe de ce muscle, se divise en deux lamelles ou feuillets : un feuillet superficiel, (lui forme l'aponévrose du grand oblique; un feuillet profond, qui constitue le feuillet antérieur de l'aponévrose du petit oblique.

La lame postérieure, simple jus(pi'au bord externe du nmscle droit, se partage comme la précédente au niveau de ce bord en deux feuillets : l'un antérieur, qui représente le feuillet postérieur de l'aponévrose du petit oblique ; l'autre postérieur, qui forme l'aponévrose du Iransverse.

JXous décrirons successivement ces trois aponévroses.

lo Aponévrose tUi grand oblique.

Elle est (piadrilatère , plus large en bas qu'en haut, et correspond : en avant, au fascia superficialis et à la peau ; en arrière, au feuillet antérieur de l'aponévrose du petit oblique, auquel elle adlière d'une manière intime dans ses trois quarts supérieurs et dont elle se sépare seulement au niveau du bord externe du muscle droit.

Son bord externe s'étend de l'épine iliaque antérieure et supérieure au cartilage de la huitième côte. — Son bord interne s'entre-croisc avec le bord correspondant de l'aponévrose du côté opposé pour concourir à la formation de la ligne blanche.— Son bord supérieur, très court, est obliiiue de haut en bas et de dehors en dedans; il donne insertion à quehpies libres du muscle grand pectoral. — Son bord inférieur répond au i)li de l'aine , région d'une structure compliquée , résultant de la jonction de l'abdomen avec le membre abdominal ; il contribue à former : 1° l'arcade crurale , 2° le canal inguinal.

Arcade crurale.

L'arcade crurale ou fémorale , appelée aussi ligament de Fallope , ligament de Poujjart, est une bandelette fibreuse obliquement étendue de l'épine iliaque antérieure et supérieure à l'épine du pubis et à la crête pectinée ; elle se compose de deux ordres de libres , les unes propres et les autres accessoires : les premières , qui constituent essentiellement l'arcade crurale, s'étendent de l'épine iliaque antérieure et supérieure à l'épine pubienne; les secondes , dépendantes de l'aponévrose du grand oblique , marchent d'abord parallèlement aux précédentes et les contournent ensuite en se réfléchissant autour d'elles , comme des spirales autour d'un cylindre, pour aller s'insérer à la crôte pectinéale. L'arcade crurale présente donc une portion directe et une portion rénéchie.

Portion direclc. Elle affecte la forme d'un ruban très étroit dont les

bords regardent l'un en avant et l'autre en arrière, et les faces l'une en haut et l'autre en bas.

Le bord antérieur se continue supérieurement avec l'aponévrose du grand oblique, et inférieurement avec l'aponévrose fémorale.

Le bord postérieur se confond en dehors avec le fascia iUaca, et en dedans avec le fascia transversalis.

La face supérieure, inclinée en avant, donne insertion dans son tiers externe à quelques fibres des muscles petit oblique et transverse ; dans le reste de son étendue elle est lil)re et en rapport avec le cordon des vaisseaux spermatiques chez l'homme , et le ligament rond chez la femme.

La face inférieure, un peu tournée en arrière, répond dans sa moitié externe aux muscles psoas et ihaque , dans son quart interne aux fibres réfléchies qui s'enroulent autour d'elle pour se rendre à la crête pectinée , et dans le reste de son étendue à l'artère et à la veine crurales ; au niveau de ces deux troncs vasculaires , elle devient complètement libre et forme la base d'un orifice triangulaire , dont les muscles psoas et ihaque constituent le côté externe, et le muscle pectine le côté interne; cet orifice, destiné au passage des vaisseaux cruraux, a reçu le nom d'anneau crural.

Portion réfléchie ou ligament de Gimhernat. Elle occupe l'espace angulaire qui sépare la portion directe de la crête du pubis. Sa figure triangulaire permet de lui considérer deux faces et trois bords.

La face supérieure regarde en haut et un peu en avant ;

La face inférieure est tournée en bas et un peu en arrière ;

Le bord antérieur se confond avec la portion directe de l'arcade crurale ;

Le bord postérieur s'insère à la crête pubienne ;

Le bord interne concave forme l'angle interne de l'anneau crural ; lorsqu'une anse intestinale envahit cet anneau , elle s'introduit entre les vaisseaux fémoraux qu'elle repousse en dehors et en arrière , et ce bord, à la fois immobile , inextensible et tranchant , qui peut devenir pour elle une cause d'étranglement.

Canal inguinal.

Nous avons vu précédemment que la face supérieure delà portion directe de l'arcade crurale est complètement libre dans ses deux tiers internes ; nous avons vu également que cette même portion directe se continue par son bord antérieur avec l'aponévrose du grand oblique, et par son bord postérieur avec le fascia transversalis ; de la continuité établie entre ces trois plans fibreux résulte une gouttière queles fibres les plus inférieures des muscles petit oblique et transverse transforment en un conduit ; ce conduit, qui a reçu le nom de canal inguinal, s'ouvre d'une part dans l'abdomen , et de l'autre au-dessus du pubis pour permettre soit au testicule , soit au ligament rond, de franchir l'enceinte abdominale, et de se porter au dehors sous les téguments. Nous avons donc à examiner le canal inguinal proprement dit et ses deux orifices.

Le canal inguinal s'étend obliquement de haut en bas, de dehors en dedans, et d'avant en arrière; sa longueur varie de 4 à 6 centimètres.

Ses parois sont formées : l'antérieure, par l'aponévrose du grand oblique ; la postérieure, par le fascia transversalis; l'inférieure, par l'arcade crurale ; la supérieure, par les fibres confondues des muscles petit oblique et trans verse.

MYOLOGIE.

V orifice inférieur ou cutané an cvLXidX inguinal, appelé aussi anneau inguinal inférieur, occupe l'angle inférieur et interne de l'aponévrose tlii grand oblique. Sa forme, qui pi-ésenle quelques variétés , est celle d'un ovale dont le grand diamètre se dirige obliquement de haut en bas et de dehoi-s en dedans.

L'extrémité inférieure de cet orifice répond à l'intervalle qui sépare la symphyse de l'épine du pubis ; — son extrémité supérieure , fortifiée par (les fibres qui croisent perpendiculairement celles de l'aponévrose du grand oblique , est arrondie.

Les bandelettes qui le circonscrivent ont été comparées aux piliers d'une arcade, et distinguées en supérieure ou interne et inférieure ou externe.— Le pilier interne, un peu plus large, s'entre-croise au-devant de la symphyse du pubis, avec celui du côté opposé; — le pilier externe se fixe, soit au corps , soit-à la symphyse du pubis.

Fig. 7^

Canal inguinal.

1. Orifice inférieur du canal inguinal. — 2. Pilier externe de cet orifice. — 3. Pilier interne. — 4. Aponévrose du grand olîlicjue , formant la paroi ante'rieure du canal inguinal, incisée un peu avi-dessous de l'arcade crurale, pour montrer l'intérieur de ce canal. — 5. Arcade crurale, formant la paroi inférieure du canal. — G. Fascia trans\ersalis, formant sa paroi postérieure. — 7. Bord externe du muscle droit. — 8. Bord inférieur des muscles petit oblique et trans- \erse , constituant la paroi supérieure du canal inguinal, et abandonnant au cordon des vaisseaux spermatiques des fibres arciformes qui contribuent à la formation du crémasler. — 9. Cordon des vaisseaux spermatiques. — 10. Ligament suspenseur de la verge. — M. "Veine saphène interne. — 12. Aponévrose crurale divisée pour montrer les rapports des vaisseaux fémoraux avec l'arcade crurale. — 15. Artère crurale. — 1 i. Veine crurale.

192 ' ANATO^IIE.

L'orifice supérieur ou pérïtonéal, situé à 12 millimètres au-dessus de la pai'tie moyenne de l'arcade crurale et en dehors de l'artère épigastrique , présente une forme demi -circulaire; son côté interne, limité parle fascia transversalis, est seul bien déterminé.

Le canal inguinal donne passage chez l'homme au cordon des vaisseaux spermatiques , et chez la femme au ligament rond. Son obliquité si remarquable se rattache à une loi générale de l'organisation ; cette loi est celle-ci : tout conduit excréteur qui traverse une paroi musculeuse pour se porter, soit vers une muqueuse, soit vers la peau, traverse cette paroi très obliquement ; ainsi le conduit excréteur des glandes salivaircs chemine obliquement dans l'épaisseur des parois de la bouclie , le conduit excréteur du foie se porte obliquement à la surface du canal intestinal , le conduit excréteur des reins s'ouvre obliquement dans la vessie ; de même le conduit excréteur, du sperme traverse obliquement les parois de l'abdomen. Le but de cette constante obliquité est de protéger tous ces conduits contre l'envahissement des corps étrangers , et le canal inguinal contre la tendance des viscères abdominaux à se porter au dehors.

2» Aponévrose du petit ohliquc.

Elle naît de la ligne blanche, et diffère suivant qu'on l'examine dans ses trois quarts supérieurs ou dans son quart inférieur.

Dans ses trois quarts supérieurs, elle se divise dès son origine en deux feuillets , l'un antérieur au muscle droit , l'autre postérieur à ce muscle ; le premier adhère d'une manière intime à l'aponévrose du grand oblique, dont il se distingue seulement par-la direction de ses fdjres ; le second contracte avec l'aponévr'ose du transverse une adhésion tout-à-fait semblable. Parvenus au niveau du bord externe du grand droit de l'abdomen, ces deux feuillets se séparent des aponévroses du grand oblique et du transverse, se rapprochent l'un de l'autre , et se confondent en un seul plan d'où partent les fibres musculaires du petit oblique.

Dans son quart inférieur, l'aponévrose du petit oblique ne se dédouble pas; le feuillet unique qui la compose passe au-devant du muscle droit, sans adhérer à l'aponévrose du grand oblique.

3o Apone'vrose du transverse.

Elle se divise aussi en deux parties, à l'union de son quart inférieur avec ses trois quarts supérieurs.

Sa partie inférieure passe au-devant du muscle droit, comme la portion correspondante de l'oblique interne avec laquelle elle se confond.

Sa portion supérieure passe en arrière du même muscle ; intimement unie en avant au feuillet postérieur de l'aponévrose du petit obhque , elle répond en arrière au péritoine , qui lui adhère par un tissu cellulaire plus serré sur la ligne médiane que dans le reste de son étendue.

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