IV. GRAND COMPLEXES
1021. Le grand complexus {inusculus eomplexus) est situé u côté du précédent, dont on devrait le considérer comme la partie externe (1). Il est plus large et plus fort, mais plus court que lui, car il ne s'étend ordinairement que.de la troisième vertèbre du cou à l'occipital. Il a la forme d'un carré très alongé et inéquilatéral.
Il naît par six à neuf têtes charnues, fortement tendineuses à leur partie inférieure, dont il manque plus souvent une inférieure qu'une supérieure, et qui proviennent des vertèbres, depuis la troisième du cou jusqu'à la cinquième du dos. Les trois ou quatre inférieures naissent de la partie supérieure et externe des apophyses transverses; les autres, plus en dedans, des apophyses articulaires , de telle sorte que chacune de ces dernières tire son origine de deux vertèbres à la fois. Toutes montent obliquement, les inférieures plus droit que les autres, vers les apophyses épineuses et le muscle digastrique du cou, et se réunissent en un large ventre charnu, dans lequel on peut encore presque toujours reconnaître les faisceaux des têtes qui le constituent.
Un peu au-dessus du milieu de ce ventre , on aperçoit un tendon intermédiaire plus ou moins complet, ordinairement plus fort à sa partie interne, qui s'unit, par cette partie, avec le second tendon intermédiaire du muscle digastrique du cou (§ 1021 ), et qui est aussi plus apparent sur la face externe que sur l'interne.
Le complexus s'attache, par des fibres tendineuses très tourtes, qui forment un bord large, simple, rond et concave
(') Ce muscle et le précédent sont compris par Chaussier sous le nom commnn de trachélo-occipital.
QO ANATOMIE SPECIALE.
supérieurement, à la partie externe de la ligne courbe supérieure de l'occipital.
Ses usages sont les mêmes que ceux du précédent, mais il tire la tête plus obliquement de son côté , quand il agit seul.
1022. Quelquefois il naît de l'apophyse transverse de la seconde vertèbre du dos un muscle accessoire mince qui monte vers la tête, et s'attache à l'os occipital, entre le muscle coinplexus et le droit postérieur. Cette conformation est remarquable comme analogie avec les oiseaux.