V. PETIT COMPLEXUS
1023. Le petit complexus , tracïie'lo- mastoïdien, Ch. {musculus trachelo-mastoideus s. mastoidcus lateralis , s. complexus parvus) , qui suit le grand complexus en dehors, et qui est beaucoup plus faible que lui, ne devrait point, à la rigueur, être séparé du transversaire , dont il n'est, en effet, que la partie interne et supérieure.
Il naît par des têtes au nombre d'une jusqu'à sept, dont il manque plus ordinairement quelques unes des supérieures que des inférieures. Il s'étend depuis la troisième vertèbre cervicale jusqu'à la sixième dorsale. Il provient de la partie supérieure des extrémités externes des apophyses transverses par ses têtes inférieures, et des apophyses obliques par les supérieures. Il s'unit intimement, dans ce dernier point , avec les origines du digastrique de la nuque, du complexus et du transversaire, et presque toujours aussi, à sa partie inférieure, avec le long du dos. Ces têtes se réunissent en un muscle mince, qui monte le long du bord antérieur du muscle grand complexus , et dont l'extrémité supérieure s'attache au bord postérieur ainsi qu'à l'extrémité inférieure de l'apophyse mastoïde du temporal.
Telle est la disposition ordinaire du petit complexus. Mais quelquefois ce muscle est partagé en deux ventres par un long tendon intermédiaire. D'autres fois, sa partie supérieure est fendue en deux et même en trois languettes, dont les inférieures s'attachent aux apophyses transverses de la première et même aussi de la seconde vertèbre cervicale.
Il tend le cou, qu'il incline obliquement de son côté, en faisant pencher un peu la tête dans le même sens.