‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 253 sur 529 · III. SYSTÈME MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

III. SYSTÈME MUSCULAIRE

1284. Le système musculaire fournit aussi plusieurs argumens péremptoires.

1° La force considérable des muscles des membres inférieurs :

2" La force extrême et la disposition de certains d'entre eux , savoir :

a. L'épaisseur des muscles du mollet, dont la tête inférieure tire toujours la jambe en arrière et l'étend , tandis que les deux supérieures retiennent en arrière le corps, qui tend sans cesse à tomber en avant.

b. La disposition des fléchisseurs de la jambe, comparée à celle des fléchisseurs de l'avant-bras ; car l'un des trois longs fléchisseurs du premier de ces membres n'est manifestement développé qu'à moitié, en sorte que le nombre des muscles correspondais est plus considérable à l'avant -bras qu'à !a jambe.

c. L'épaisseur des muscles fessiers , en particulier du grand.

d. La multiplication des muscles à l'avant-bras, pour l'exécution des mouvemens particuliers aux os qui le forment; de même aussi la différence entre le nombre et le développement des muscles propres du pouce et du petit doigt à la main, du gros et du petit orteils au pied.

CONSIDÉRATIONS SUR LES MOU VEMENS DU CORPS I1UMA1N. 2/j 1

e. La situation plus déclive de plusieurs muscles, qui occupent l'avant-bras dans les membres supérieurs, el le pied seulement dans les inférieurs: tels sont, en particulier, le court fléchisseur et le court extenseur communs.

fi Le peu d'étendue de l'insertion des fléchisseurs de la jambe, qui favorise l'extension de ce membre, et prévient la flexion forcée continuelle qu'il éprouve chez les quadrupèdes.

g. La petitesse des petits muscles de la tête, qui, jointe à la faiblesse du ligament cervical et à la situation du trou occipital en devant, forme un caractère très frappant, surtout lorsqu'on a égard au développement considérable de ces parties chez les quadrupèdes, dont la tête est cependant moins volumineuse que celle de l'homme.

1285. Toutes ces circonstances réunies attestent suffisamment que la station verticale sur les membres inférieurs est naturelle à l'homme.

Maintenant il faut examiner comment cette station droite se trouve maintenue dans l'état de repos, et comment le corps qui se tient droit exécute des mouvemens de progression. Nous allons donc nous occuper de la station et de la marche , en tenant compte des modifications qu'elles présentent toutes deux.

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