‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 266 sur 529 · VAISSEAUX (i · texte numérisé non relu

VAISSEAUX (i

1298. Le.cœurades vaisseaux sanguins, proportionnellement très volumineux, qui portent le nom de coronaires ( vasa coronaria cordis). Les artères et les veines coronaires ont plusieurs traits d'analogie les unes avec les autres.

i°. Ces vaisseaux (les artères) naissent immédiatement du commencement des troncs des vaisseaux du corps, ou (les veines) s'ouvrent d'une manière immédiate dans le cœur.

a° Ils se contournent autour de la base du cœur, dans le sillon

(il Hallcr, De vases cordis propriis, Goettingtic , 17J7. — Ilcratm observaliones, 1739.— Geiiiler, Commenlalio de sanguitlU per vasa coronaria oordi molu , LOipsick, 17^.

circulaire, d'où ils envoient, vers le sommet, de grosses branches nées a angle presque droit, qui sont destinées aux ventricules, et marchent dans le sens de la longueur du cœur, tandis que d'autres, plus petites , et qui suivent une direction opposée , vont gagner les oreillettes.

3° Les gros troncs et les grosses branches marchent sur la face externe de l'organe, et se ramifient vers l'intérieur.

4" Les veines sont garnies de valvules à l'endroit de leur abouchement, mais elles en sont dépourvues dans leur trajet.

Il y a deux artères d'un calibre à peu près égal, tandis qu'on ne trouve qu'une seule grosse veine coronaire qui soiteonstante; niais, indépendamment de cette dernière, on en observe plusieurs, inoins volumineuses, qui s'ouvent d'une manière immédiate dans le cœur. Ces dernières ne s'abouchent toutefois qu'avec la partie droite de l'organe, et particulièrement avec l'oreillette droite ; elles ne s'ouvrent même que dans la cloison, et on n'en voit pas qui versent le sang qu'elles contiennent dans la partie gauche du cœur (i), comme l'ont préteudu quelques analomistes, entre autres Vieussens (2) et Thebesius (3). A la vérité, Abernethy (4) a tout récemment encore soutenu cette dernière opinion, d'après laquelle le sang veineux du cœur se mêlerait au sang artériel qui va nourrir le corps , sans traverser les poumons ; il l'a seulement modifiée en disant que ces orifices des veines coronaires dans la moitié gauche de l'organe , servent principalement à prévenir la replélion de la moitié droite dans les cas où le passage du sang à travers les poumons se trouve gêné, parce qu'ayant injecté les artères et veines cardiaques, sur un sujet dont le poumon était malade, il a vu la liqueur pénétrer dans le ventricule gauche par de larges ouvertures. Mais comme , en général, les injections même très fines , ne font que transsuder sur toute la face interne, sans qu'on aperçoive jamais, du côté

(1) Sabatier, Sur les veines do. Tlieùesius; dans Traite d'anat., éd. III, t. III.

(2) Nouvelles découvertes sur le cœur, Montpellier, 1706. — Traité du cœur, 1715.

(à) De circulo sanguinis in corde, Léipsick, 1708. — De virai (0 sanguinis per cor , Léipsick , 1759.

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LE COEDR. 25g

gauche, aucun vestige bien prononcé d'orifices veineux, on est fondé à admettre que les ouvertures existantes dans les cas observés par Abernelhy avaient été produites accidentellement, soit pendant la vie, soit après la mort, par des obstacles au cours de l'injection, à cause de la faible résistance qu'opposaient les tuniques des veines affaiblies par la maladie, et considérablement distendues, tant par le sang accumulé dans ces vaisseaux, que par la masse injectée.

Page 1