‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 280 sur 529 · VENTRICULE GAUCHE · texte numérisé non relu

VENTRICULE GAUCHE

i5o8. Le ventricule gauche , postérieur ou aortique {ventriculus sinister , s. posterior, s. aorticus), est la plus forte de toutes les parties du cœur, do/nt il détermine la figure. Sa paroi postérieure, et sa paroi antérieure, qui forme la face postérieure de la cloison, sont convexes en dehors et concaves en dedans, de manière que sa forme totale est ovalaire. La face interne de la paroi postérieure est fortement réticulée ; celle de l'antérieure est lisse dans sa partie supérieure et réticulée dans l'inférieure, mais moins que celle de la paroi postérieure. Les colonnes charnues sont arrondies.

L'épaisseur des parois est un peu moins grande vers le sommet, et plus considérable à la base que dans tous les autres points. Chez l'adulte, elle s'élève à cinq ou six lignes près de la base , et à trois seulement au sommet.

La capacité du ventricule gauche vaiie , chez l'adulte, entre huit et vingt drachmes.

i3og. Au-devant de l'orifice veineux, qui est arrondi, se trouve la valvule mitrale ( valvula mitralis ) , composée de deux languettes, l'une supérieure et l'autre inférieure. La supérieure naît immédiatement au-dessous ou plutôt au-devant de l'anneau des valvules sigmoïdes de l'aorte, et s'attache à trois ou quatre colonnes charnues, qui proviennent toutes de la face interne de la paroi postérieure du ventricule, les une;* en haut, les autres en bas, et parmi lesquelles ou en distingue surtout deux, la première supérieure et la seconde inférieure qui sont beaucoup plus grosses que les autres. La languette inférieure et externe, bien plus étroite, s'attache en grande par-

lie, par ses filamens tendineux, ù une colonne charnue courle , mais très épaisse.

Toutes ces colonnes charnues naissent de la paroi postérieure du ventricule gauche", de sorte que celles delà bandelette supérieure, qui prennent leur origine près du sommet du cœur, couvrent celles de l'inférieure, de même qu'on ne peut non plus apercevoir la languette inférieure elle-même qu'après avoir enlevé la supérieure, ou l'avoir détachée de ses colonnes charnues.

L'orifice artériel est situé immédiatement au-dessus du veineux. Ses valvules sigmoïdes sont épaisses, et presque toujours garnies de tubercules (noduli Arantii) très prononcés.

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