CLOISON
i5io. Dans l'état normal, la cloison du cœur sépare complètement les deux moitiés de cet organe l'une de l'autre, même lorsque la valvule du trou ovale ne s'est pas toul-à-fait réunie avec l'isthme de Vieussens à sa partie supérieure. Dans la portion veineuse du cœur, elle est beaucoup plus mince que les oreillettes , qu'elle sépare l'une de l'autre, et moins haute qu'elles, puisque celles-ci la dépassent en haut. Elle n'est pas inusculeuse partout, car ordinairement on n'aperçoit pas de fibres musculaires dans la partie supérieure de l'ancienne valvule du trou ovale.
Au contraire, dans la portion artérieuse, la cloison est fortement inusculeuse, et formée presque uniquement par les fibres du ventricule gauche. Elle (ait une saillie considérable dans le ventricule droit, tandis que sa face postérieure, qui forme la paroi antérieure du ventricule gauche, offre une excavation profonde. Sa hauteur égale celle des ventricules. Elle est triangulaire, parce qu'elle se termine insensiblement en pointe vers le sommet du cœur. Son épaisseur est considérable , et en général de quatre à cinq lignes ; mais elle s'élève même à plus d'un demi-pouce dans les endroits où de gros faisceaux font saillie au-dessus de la surface, chez les sujets qui ont un cœur volumineux. Sa partie la plus épaisse se trouve au-dessous des orifices des gros troncs artériels , cl sa partie la plus
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mince au-delà de ce point, vers la cloison inter-auriculairc. Presque toujours elle est un peu plus faible au sommet, où les couches qui !a constituent sont moins serrées et plus faciles à distinguer les unes des autres,