I. Artère temporale superficielle
i357. U artère temporale [arteria te/nporalis), plus petite
34<î ANAJOMIE SPÉCIALE.
et plus superficielle que la maxillaire interne, continue de marcher dans la direction du tronc. Elle se porte de bas en haut et un peu de dedans en dehors. Les rameaux qu'elle donne peuvent être distingués en antérieurs et postérieurs.
Les principaux rameaux antérieurs sont :
i° Assez souvent un rameau, appelé artère massélérine supérieure (arteria masseterica superior) , qui pénètre tantôt dans la couche externe et tantôt dans la couche interne du muscle masseler , mais qui provient fréquemment du suivant.
2° L'artère transversale de la face (arteria transversa, s. transversalis facieî) (1), qui est souvent le premier rameau de la temporale, et qui naît immédiatement au-dessus de la bifurcation de la carotide externe. Il est rare que ce soit cette dernière qui la fournisse, auquel cas elle tire presque toujours son origine de la bifurcation même. Elle s'avance, accompagnée par le canal de Stenon, sur le muscle masseter, immédiatement au-dessous de son bord supérieur, donne l'artère massétérine supérieure, quand celle-ci ne provient pas directement de la temporale, fournit plusieurs ramuscules qui s'enfoncent dans la peau, pénètre en avant dans une portion plus ou moins considérable du muscle orbiculaire des paupières, et s'anastomose, par un nombre considérable de ramifications, avec l'artère faciale qui vient à sa rencontre, et avec la sous-orbilaire. C'est elle quelquefois qui fournit toute la partie supérieure de la faciale.
Chez, certains sujets, elle s'étend bien plus haut , par des ramuscules ascendans, et parvient jusqu'à l'extrémité externe du rebord orbitaire.
Quelques lignes au dessus de l'artère transversale de la face,
(1) Sœmmerring ( toc. cit., p. 1^6 ) la fait provenir de la carotide externe avant sa bifurcation , dit qu'elle naît aussi quelquefois de la carotide interne , et cjtc pour garaus Mayer, Murray et Walter. Mais Murray la désigne expressément comme la quatrième branche de la temporale externe (p. 17). Mayer la décrit bien comme étant la dixième branche rie la carotide externe (p. 84), mais dit positivement qu'elle prend son origine à une ligne environ au-dessus de celle de la maxillaire interne. Les descriptions de Portai (p. 1SG), Boyer (p. 42 ), Bichat (p. i52)etMonro (p. 267), s'accordent, de niCmc que celle de Murray, avec les résultat! de mes propres observations.
DE l'artère carotide externe. 5^9
un peu au-dessous de i'os de la pommette, naît ordinairement Y artère temporale moyenne (arteria temporalis média), rameau considérable, qui marche d'abord de bas en haut, donne un ou plusieurs ramuscules à la partie supérieure du muscle masseter, se courbe ensuite à angle droit en arrière, entre le tronc et le muscle crolaphyte , et se termine, d'une part, par des artérioles qui pénètrent dans la substance du muscle, où elles s'anastomosent avec les artères temporales profondes, de l'autre par des ramuscules superficiels, qui se perdent sur le conduit auditif, où ils communiquent avec ceux de l'artère auriculaire postérieure.
Après avoir fourni cette artère, le tronc de la temporale se porte en haut et en avant, sur le muscle du même nom, en décrivant, immédiatement sous la peau, un arc considérable dont la convexité regarde en arrière , et se termine, sous le nom d'artère temporale antérieure ( arteria temporalis anterior) , en s'anastomosant plusieurs fois avec la frontale, et donnant des artérioles au muscle frontal, ainsi qu'à la peau du front.
De la partie antérieure et concave de l'arc qu'elle décrit proviennent de petits rameaux inconstans, qui se portent en avant, dans la portion externe du muscle orbiculaire des paupières, et qui communiquent avec les rameaux ascendans de la faciale transverse, de même qu'avec les ramuscules supérieurs de la temporale antérieure.
Les rameaux postérieurs de la temporale superficielle sont : i° Les artères auriculaires antérieures et iriférieures [arteriœ auriculares anteriores inferiores) , ordinairement au nombre de trois ou quatre, qui naissent, immédiatement les unes au-dessus des autres, de sa partie inférieure et qui se répandent dans la partie inférieure et antérieure du pavillon de l'oreille.
20 V artère auriculaire antérieure et supérieure {arteria auricularis anterior superior ) , souvent simple, rarement' double, qui prend son origine à peu près en face des rameaux précéderas, cl qui se rend à la partie supérieure et antérieure du pavillon de l'oreille , nin«i qu'au muscle auriculaire supérieur.
3° Ordinairement plusieurs, deux ou trois, rameaux plus considérables, qui se dirigent en arrière, en devant et en haut, se subdivisent un grand nombre de fois, et s'anastomosent tant entre eux qu'avec ceux du côté opposé et arec l'artère occipitale superficielle , qui les remplace quelquefois en partie. On les nomme artères temporales postérieures ( arterice temporales posteriores) , et l'on commet ordinairement l'erreur de les considérer, par opposition à l'artère temporale antérieure, comme ne formant qu'une seule branche.