‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 308 sur 529 · Artère cervicale ascendante · texte numérisé non relu

Artère cervicale ascendante

i3g2. L'artère cervicale ascendante, ou dorsale supérieure (arteria cervicalis adscendens , s. dorsalis supremà) , branche très constante de la thyroïdienne intérieure, provient quelqueibis, mais rarement, de la sous-clavièreelle-même, cequiarrive surtout lorsque les branches que j'ai déjà décrites naissent séparément de la thyroïdienne proprement dite. Quelquefois aussi elle tire son origine de la mammaire interne. Elle monte le long des apophyses transverses des vertèbres du cou, entre le muscle long du cou et les scalènes. Dans son trajet, elle envoie en dehors, en arrière et en haut, plusieurs rameaux considérables, qui se répandent dans la partie supérieure du muscle trapèze, l'angulaire de l'omoplate, le grand dentelé, le petit dentelé postérieur et supérieur, les scalènes, les splénius et la peau de la nuque. Au-dessous de l'apophyse transverse de la troisième vertèbre du cou , le tronc se porte ordinairement en arrière, s'enfonce profondément entre les muscles transversaire de la nuque et petit complexus , et gagne ainsi la face postérieure du cou, où il se termine par deux branches principales. L'une, plus petite , monte derrière les apophyses transverses des vertèbres cervicales, fournit des ramifications au petit complexus, ainsi qu'aux petits muscles postérieurs de la tête, s'anastomose avec les artères vertébrale et occipitale , et finit par pénétrer, entre la première et la seconde vertèbres du cou, dans le canal rachidien, où elle se termine dans la dure-mère. L'autre, plus considérable, qui est la continuation du tronc, se porte en dehors, entre les faisceaux du grand complexus, et se termine tant dans ce muscle, que dans le digaslrique de la nuque et les muscles postérieurs de la tête.

i3g5. La branche thyroïdienne (rainus thyroidcus), qui naît quelquefois seule de la sous-clavièrc , de l'aorte, du

tronc innominé, ou du tronc commun des carotides externe et interne, qui mauque même tout-à-fait chez certains sujets (§ 1 387) j est ordinairement la plus grosse de toutes celles de la thyroïdienne inférieure. Elle est très flexueusc , et décrit plusieurs grandes courbures en montant vers la thyroïde. Pour gagner cette glande, elle passe ordinairement derrière et rarement devant la carotide primitive. Un peu avant d'y arriver, elle se divise en un nombre considérable de rameaux qui pénètrent principalement par le bord et la face inférieurs de cet organe, et s'anastomosent tant entre eux qu'avec ceux de la thyroïdienne supérieure.

Le rameau thyroïdien donne en outre , chemin faisant, des ramuscules plus petits au muscle long du cou, au pharynx et surtout au larynx. Ce dernier est connu sous le nom d'artère laryngée inférieure [arteria laryngea inferior).

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