‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 328 sur 529 · DE LA PORTION THOUACIQUE DE L'AORTE · texte numérisé non relu

DE LA PORTION THOUACIQUE DE L'AORTE

' communiquent avec les rameaux œsophagiens provenons des bronchiques, de même qu'avec d'autres qui "sont fournis par les diaphragmatiques inférieures, avec celles-ci et avec les artères de l'estomac. Les anastomoses sont nombreuses, et se font par de très gros rameaux.

14^9. Les artères médiastines postérieures sont toujours petiles et très nombreuses. Elles se répandent en partie dans l'œsophage, en partie, et surtout, dans les parois de l'aorte

1 thoraciquc , et s'anastomosent tant entre elles qu'avec les artères œsophagiennes et les ramifications de la mammaire interne.

B. BRANCHES LATERALES ET POSTERIEURES. ARTERES INTERCOSTALES.

i44°- Les branches latérales etpostérieuresde l'aorte thoraciquc sont les intercostales inférieures et postérieures ou aortiques [arterice intercostales, inferiores,posteriores, s. aoj'ticce). On trou ve bien une branche artérielle dans chaque espace intercostal; mais l'aorte n'en fournit pas autant qu'il y a de ces espaces, car , 1" ordinairement le premier et le second, ou au moins le premier, reçoivent leurs vaisseaux de l'artère intercostale supérieure, branche de la sous-clavière (§ i5gS); 2° plusieurs artères intercostales, surtout les supérieures et les inférieures, mais quelquefois aussi les moyennes, sans qu'alors les supérieures et les inférieures participent à l'anomalie, naissent par des troncs communs, tant les artères opposées du côté droit et du côté gauche, qui se correspondent à l'égard de l'espace intercostal dans lequel elles pénètrent, que celles qui sont situées l'une au-dessus de l'autre du même côté. Cette dernière anomalie est plus rare que la première. Quand deux artères intercostales proviennent d'un tronc commun, j'ai toujours observé jusqu'à présent que l'inférieure est la continuation dq tnmc, dans la direction duquel elle marche, tandis que la supérieure passe ordinairement devant et plus rarement derrii:r<; le col de la côte, pour gagner l'espace intercostal , dans lequel elle se distribue ensuite à la manière accoutumée. Ordinairement un tronc commun ne se partage qu'en deux secondaires ; mais quelquefois aussi il en donne plusieurs, ce

dont Tarière intercostale aortique supérieure fournit surtout des exemples fréquens (i).

La circonstance que les artères intercostales supérieures et inférieures naissent la plupart du temps par un tronc commun est remarquable sous deux rapports :

1° Parce qu'elle fournit un nouvel exemple de la ressemblance qui existe entre l'extrémité supérieure et l'extrémité inférieure d'une, même région.

2° Parce que l'artère intercostale aortique supérieure , et l'intercostale supérieure, donnée par la sous-clavière, se correspondent ainsi d'une manière spéciale.

Les deux dispositions sont donc une répétition, dans la portion centrale du système vasculaire, de la ressemblance qu'on parvient à démontrer entre la moitié supérieure et la moitié inférieure de ce système, lorsqu'on considère le diaphragme comme la ligne de démarcation des deux moitiés.

Au reste, les deux séries d'artères intercostales ne se ressemblent pas parfaitement, et il arrive souvent que deux espaces intercostaux d'un côté reçoivent leurs vaisseaux d'un tronc commun, tandis que, sur l'autre côté, leurs artères naissent séparément l'une de l'autre (2).

Le plus ordinairement ou trouve de chaque côté huit (5) artères intercostales aortiques, parce que l'intercostale supérieure fournit aux deux premiers espaces intercostaux, et que les troisième et quatrième reçoivent le sang des branches de la première intercostale aortique. , .

II est fort rare que le nombre des artères intercostales se trouve augmenté d'une, ce qui arrive quand l'intercostale, ordinairement fournie par la sous-clavière , provient immédia -

(1) Par opposition avec l'intercostale supérieure, qui naît de la sous clavière.

(2) Bichat se trompe en disant que, considérées de l'un et de l'autre côté, ces artères se ressemblent presque entièrement {An. doscript., t. IV, p. 253).

(3) Bichat prétend, mais à tort, que leur nombre ordinaire est de neuf. Murray et Sœmmerring se trompent aussi en disant que leur nombre le plus bas est de huit seulement. Mayer commet une bien plus grande erreur encore en admettant ordinairement onze intercostales aortiques à droite >ït dix à gauche.

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tement de l'aorte pectorale (1). Ce cas est plus fréquemment la suite de ce que la première intercostale aortique ne se répand que dans le troisième espace intercostal.

Le nombre de ces artères se trouve quelquefois diminué d'un, et réduit à sept. Alors, tantôt la première se rend aux second, troisième et quatrième espaces intercostaux, tantôt, ce qui a lieu plus souvent, deux des inférieures proviennent d'un même tronc.

En général, toutes les artères intercostales naissent plus du côté postérieur de l'aorte que de sa partie latérale, très près les unes des autres, et celle de droite et de gauche à la même hauteur.

Elles se détachent toutes de l'aorte sous des angles un peu aigus , et se dirigent de bas en haut vers l'espace intercostal auquel elles correspondent, en passant sur les corps des vertèbres'et les cols des côtes inférieures.

La distance comprise entre leur origine et leur espace intercostal est beaucoup plus considérable, et l'angle qu'elles font avec le tronc plus aigu en haut et plus obtus en bas dans les supérieures que dans les inférieures. Jamais il n'arrive à aucune d'entre elles, pas même aux dernières, dé faire un angle droit avec l'aorte.

Ces artères diminuent de calibre à proportion qu'elles deviennent plus inférieures. Cependant il est nécessaire de fixer quelque chose de plus précis à cet égard. En effet, la première intercostale est beaucoup plus volumineuse que les autres ; d'un côté parce qu'elle se distribue à un plus grand nombre d'espaces intercostaux, de l'autre parce qu'à droite au moins elle donne naissance à l'artère bronchique droite, soit en totalité, soit en partie.

Les intercostales droites, en raison de la situation de l'aorte sur le côté gauche de la colonne vertébrale, sont plus longues

(i) Monro paraît considérer cette conformation comme aussi commune que la règle (Oullincs, p. 3m); mais cilc est réellement très rare, circonstance qui n'est peut-être pas sans intérêt en ce que l'aorte pectorale parait avoir, précisément au-dessus de l'origine de la première intercostale aortique, une grande tendance à se rétrécir beaucoup ou a s'oblitérer.

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que les gauches de toute la moitié droite des vertèbres sur lesquelles elles passent.

Non loin de leur origine, elles donnent des ramifications à l'œsophage, et en général à toutes les parties contenues dans le médiastin postérieur, et se partagent, ordinairement au voisinage de la tête des côtes, en deux branches , l'une postérieure , l'autre antérieure.

La branche postérieure (ramus posterior, s. dorsalis) traverse l'espace intercostal , pour se jeter sur-le-champ en arrière , donne quelques ramuscules aux vertèbres , en envoie d'autres à la moelle épinière , par les trous de- conjugaison , mais se distribue principalement aux muscles postérieurs du tronc, situés dans la gouttière comprise entre la colonne vertébrale et les côtes, le mullifide du rachis et le long dorsal. Elle pénètre même jusqu'à la peau, par ses ramifications superficielles, et s'anastomose, au moyen de rameaux ascendans et descondans, avec les branches dorsales voisines, supérieures et inférieures.

La branche antérieure, ou thoracique, ou intercostale (ramus anterior thoracicus , intercost&lis ) , qui est ordinairement beaucoup plus grosse que la dorsale, qui la surpasse surtout en volume dans les intercostales supérieures, et qu'en raison de sa direction on peut considérer comme la continuation du tronc, marche d'abord entre la plèvre et la partie postérieure du muscle intercostal interne, auquel elle est faiblement unie, passe ensuite entre le muscle intercostal interne et l'externe, et ne tarde pas à se partager en deux rameaux.

Le rameau inférieur ( ramus costalis inferior ) , bien plus petit que l'autre , se porte en devant, le long du bord supérieur de la côte inférieure, passe bientôt sur la face interne de cet os, donne des ramifications à sou périoste, en fournit aussi quelques unes, mais peu nombreuses } aux muscles intercostaux, et se termine en s'anastomosant avec les rameaux supérieurs de son tronc et de l'artère intercostale qui vient immédiatement après.

Le rameau supérieur [ramus costalis superior) , continuation du tronc , marche au-dessous de la côte supérieure de son espace intercostal, logé dans le sillon qu'elle présente sur son

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bord inférieur, se dirige en avant , donne des ramuscules aux côles , aux muscles intercostaux, à ceux du dos, à ceux du ventre, au diaphragmé , et s'anastomose, tant avec les artères intercostales antérieures qui viennent de la mammaire interne, qu'avec les artères épigastrique et iliaque externe.

La première artère intercostale se distingue des autres par les caractères que j'ai déjà fait connaître. Elle fournit à plusieurs espaces intercostaux, quelquefois même à trois.

La droite et la gauche diffèrent l'une de l'autre en ce que la première donne ordinairement l'artère bronchique droite, tandis que la seconde se répand plus fréquemment qu'elle dans un troisième espace intercostal.

Quoique cette dernière disposition n'ait pas toujours lieu, je n'ai cependant jamais vu les deux premières intercostales se correspondre parfaitement à l'égard de la première

La dernière est la plus volumineuse de toutes, après la première, qu'elle surpasse même quelquefois en calibre. Elle naît derrière la portion lombaire du diaphragme; après avoir donné quelques rameaux à ce muscle, elle passe presque tout entière au-dessous et au-devant de lui , et, marchant en dehors et en avant, derrière la portion supérieure du carré des lombes, elle se partage en plusieurs grosses branches, qui se répandent dans ce dernier muscle et les muscles larges de l'abdomen, descendent jusqu'à la crête iliaque, et s'anastomosent fréquemment, tant avec les artères lombaires qu'avec la circonflexe iliaque.

Les deux intercostales inférieures naissent fréquemment d'un seul tronc, qui provient de la partie postérieure de l'aorte. Il leur arrive quelquefois de ne point exister, soit d'un côté seulement , soit des deux côtéâ à la fois; elles sont alors remplacées par la première lombaire.

." (i) Ainsi que Sremmerring ( p. azj 9) paraît l'admettre , puisqu'il attribue le volume des deux premières intercostales à ce qu'elles fournissent les artères bronchiques, liichat s'accorde avec moi (p. 25o) sous ce rapport.

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